Karachi-bis.

En soutien au Collectif de familles de victimes dans l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi et après lecture du billet de solidarité du Coucou de Claviers, BiBi remet en ligne son article datant du 8 juillet 2009 sur ce scandale d’Etat.

RIBERY : le cache-sexe du football français (1).

Les Médias aiment les Légendes de pacotille.

Ce qu’il y a d’extraordinaire avec le Monde du Football et les médias qui le glorifient, c’est la façon dont on monte en épingle une Affaire. Pour occuper le terrain, la Presse, solidaire des radios et télés, a construit, affiné, amplifié une légende de pacotille avec un parfum de tragédie grecque : la Saga-Ribéry.

Citons les Héros : Frank-le-Balafré comme, en son temps Œdipe boiteux, bouc-émissaire à la fois fascinant et repoussant. Ajoutons-y le duo de l’Innocente et/ou de la Perverse Zahia, un peu Hélène de Troie, l’épouse fidèle malgré les tempêtes (Pénélope) puis en lieu et place du Chœur Antique : les managers troubles, les médias voraces, les journalistes en pseudo-observateurs.

Une Affaire peut en cacher une autre.

Les Affaires dans le Foot  sont comme les trains SNCF : attention un « Scandale » peut en cacher un autre, il est même là – hypothèse-BiBi – pour un cacher un autre. En l’occurrence, la plastique et les formes de Zahia cachent la forêt épaisse des Transferts frauduleux du PSG (BiBi en reparlera). Ce n’est évidemment ni dans le Grand Journal de Canal Plus – BiBi attend de pied ferme qu’Apathie et Michel Denisot tirent leur penalty en pleine lucarne TV – ni dans le Petit Journal de Yann Barthès ( pourtant des caméras au sortir du Tribunal auraient pu nous faire beaucoup rire…) qu’on entendra parler de tout ça. Le PSG était à l’époque une entreprise sous-traitante de Canal Plus.

Autre subtile façon de censurer : on s’empare de l’Affaire et on la noie sous une avalanche de qualificatifs : « obscure » affaire, « insondables » méandres, histoire « complexe » et « très opaque« . On répète ça à l’infini, on questionne beaucoup sur filières inconnues et tours de passe-passe en les effleurant. Magic Médias.

Coucou, revoilà Jean-Pierre !

BiBi rapporte ici une Nouvelle passée inaperçue : dans les tribunes du match-aller Bayern de Munich – Olympique Lyonnais, on y repérait l’épouse de Ribéry et aussi une vieille connaissance-BiBi : Jean-Pierre Bernès, l’Agent des Agents très argentés du Footbll français. Les plus jeunes supporters de l’OM n’ont pas connu le bonh(OM)me : bras levés, poings serrés, il se promenait fier comme Artaban dans les travées du Stade-Vélodrome de Marseille, il y a vingt ans avant d’être condamné par la Justice et rayé de la carte du Football français. Ensuite, au grand étonnement de BiBi, il bénéficiera des largesses de la Fédération. Jen-Pierre allait redevenir comme par enchantement l’Incontournable du Milieu de terrain.

Bernès-Ribéry : le Temps des Belles affaires.

En 1999, Jean-Pierre Bernès connaît une grave dépression mais il se soigne : cures, remises en forme sur la Costa del Sol, farniente à Marbella et hop ! Coucou le revoilà ! Il se relance comme agent de joueurs alors qu’il ne devrait pas selon les règlements de la Fédé (son casier judiciaire n’est pas vierge). Il a comme double parrainage celui de la Fédération qui le remercie d’avoir témoigné à charge contre le pesant Bernard Tapie et celui d’Alain Miggliaccio. Sans le copain Alain, rien n’aurait pu être possible à nouveau. Alain, l’Agent numéro Un, le pote omnipotent, lui aussi condamné dans les affaires des comptes de l’OM en 1998 est l’Agent qui conclut l’Affaire du Siècle : le transfert de Zidane au Real.

Voilà donc notre Jean-Pierre dans les plus hautes sphères du Marché français et européen, avec, sous contrat – excusez du peu – Samir Nasri, Frank Ribéry (comme joueurs), Laurent Blanc, Alain Perrin ( comme entraineurs) et de tant d’autres. En février 2005, l’agent de Ribéry n’est pas encore Jean-Pierre Bernés… (A suivre).

Les bons vieux 45 tours (français).

Au premier semestre 2008, il y eu 803000 disques vendus dans le monde. Le Vinyl qu’on donnait pour mort enregistrait alors une hausse de 77% pendant que le CD marquait le pas. Bien entendu, le Vinyl reste un produit désuet, mal distribué, à la qualité variable. Le chiffre de deux milliards de disques écoulés en 1978 ne sera plus jamais atteint.

Pour BiBi, le 45 tours et le 33 tours avaient une qualité de profondeur que le CD au laser d’aujourd’hui ne possède pas, support à la surface musicale bien trop lisse. C’est vrai qu’avec le Vinyl, il faut savoir régler l’installation de la platine, régler, nettoyer ses disques, se lever pour changer de face. C’est peu pratique mais l’écoute en est religieuse alors que pour un CD, l’attention est moins forte.

BiBi présente ici quelques 45 tours français qui ont fait son histoire ( pour les anglais – ça viendra plus tard) : Adamo, Ronnie Bird, l’indicatif de Campus de Michel Lancelot, Robert Charlebois, Jane Birkin, Alain Barrière et Roger Mason.

Les Flèches au curare de BiBi (25 avril-2 mai)

Hubert Védrine dans la vitrine.

On a beaucoup parlé de Madame Chirac qui a pris une retraite de luxe chez Bernard Arnault. On a un peu moins causé de Delphine la fifille, nouvellement décorée par Estrosi et du Fiston à pistons (Antoine) mais on a carrément fait l’Omerta sur la présence au CA d’Hubert Védrine, donneur de leçon socialiste et européen. L’ ami du vénérable Bernard Arnault, eh bien, oui, ce cher Hubert, a la tête dans le Sac Vuitton depuis bien plus longtemps.

Le Conte est bon.

Si BiBi compte bien, il y 4 minarets en Suisse et 367 burqas en France. Par contre, il ne compte plus les articles du Figaro là-dessus pour chaque jour qui passe. Finalement, il ne faut pas se voiler la face : c’est bien de la Propagande.

Savoie de son Maitre.

Il parait – selon l’avis autorisé d’un médecin retraité d’Annecy – que Chouchou aurait du sang savoyard. « Nicolas, rapporte le vieux médecin au journal Le Faucigny, macédonien sépharade par son grand-père, le Docteur Malah, serait haut-savoyard par sa grand-mère, une Félisaz-Hudry de Villard-les-Boëge. Quant à l’arrière grand-mère de Carla, elle serait née Renand de Monnetier-Mornex avant d’avoir été mariée à Annemasse». Chouchou va certainement demander à Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du Renseignement Intérieur de mener l’Enquête pour savoir si, oui ou non, il s’agit d’une rumeur descendue des Montagnes.

Zahia Dehar.

Frank Ribéry et sa pulpeuse amie secrète font parler et écrire. Ainsi la Tribune de Genève ironise : « A quelques semaines du Mondial, Ribéry va-t-il céder sa place en milieu de terrain pour faire un tour dans les cages ? »

Les mots contre l’Omerta.

Roberto Saviano, auteur du best-seller Gomorra, est venu ouvrir la Conférence Mondiale du Journalisme d’investigation. Entouré de gardes du corps, il a parlé aux 500 journalistes présents. Malgré les menaces de Berlusconi, il écrira un prochain livre sur les organisations criminelles et sur leurs liens avec la Finance internationale et européenne. « Je suis la démonstration que les mots ont un pouvoir énorme ». Peut-être qu’alors le mot Clearstream sera prononcé ?

Dominique Farrugia, toujours aussi Nul.

Grand défenseur de Chouchou, Dominique, cire les pompes à Jamel Debouzze : «  Il a été un vrai déclencheur. Sa réussite a fait entrevoir à des jeunes que c’était possible de réussir dans la comédie et qu’il y avait peut-être là un ascenseur social ». BiBi invite à méditer sur ce succulent « peut-être ».

Le charme d’Anne Fulda.

Dans le Figaro du 16 avril, Anne Fulda célèbre la guest-star de LVMH : Bernadette Chirac. «Madame Chirac n’est pas une bête de mode mais c’est ça qui fait son charme ». «Elle est plus anti-conformiste qu’il n’y parait ». « Elle a révolutionné bien des usages ». «Elle est parvenue à se faire aimer des Français». Place enviée que celle de Première Dame de France ! Dire que… la journaliste, ancien flirt de Chouchou, a raté tout ça.

Claude Evin.

Enrôlé par son Chouchou Nicolas, Claude Evin, ex-socialiste, mène une grande bataille. Il milite avec son ami Jacques Remiller, député UMP de la Vienne, pour la distribution par les buralistes de cendriers de poche biodégradables aux fumeurs. Réplique-BiBi qui fera – à n’en pas douter – un tabac : « Et les cendriers pour fumistes ? »

Flèches de Cœur.

Au zing de Cromwell Bar, on peut s’accouder et en redemander. Cette fois-ci, le patron du blog vous sert un indispensable « Eloge à Bourdieu ». Vous entrez de plein pied dans l’article mais attention… en sortant du Bar.

Ces écrivains qui nous aident à vivre.

C’est important de prendre appui sur Ceux qui ont écrit des choses que vous ressentiez. Inestimable est le soutien silencieux et désintéressé de ces Ecrivants  qui mettent en mot ces courants qui vous traversent et ce, beaucoup mieux que vous ne l’auriez fait vous-même avec votre pauvre langage.

Il est des Ecrivants qui lisent en vous : ils n’ont guère besoin de vous suivre, de vous épier. Ils sont là, ils vous regardent tranquillement et tout, du premier à leur dernier mot, vous touche, vous berce, vous perce, vous renverse.

Octave MANONNI.

« Une expérience a été faite sans qu’il la comprenne, par De Quincey. Il raconte qu’à un moment donné, il fréquentait une église où se trouvaient seulement des Espagnols et où, par conséquent, on ne parlait qu’espagnol, langue qu’il ne connaissait pas. Il s’y rendait uniquement pour le plaisir d’entendre cette langue. Cela provoquait chez lui une émotion qu’il ne pouvait expliquer.

Je considère que des expériences de ce type rappellent un moment de la petite enfance ; en effet notre langue maternelle a été pendant une certaine période un pur jeu linguistique pourtant plein d’obscures promesses de sens.

C’est pour cette raison que certains lecteurs éprouvent de l’intérêt pour des poèmes qu’ils ne comprennent pas, comme ceux de Mallarmé, mais dans lesquels ils retrouvent continuellement cette promesse de sens qui, n’ayant jamais été complètement tenue, laisse goûter le jeu des signifiants, jeu comparable à celui de la musique certainement, pas à cause de sa sonorité mais à cause de ce qu’il présente comme combinaisons, rencontres, répétitions, rappels et oppositions ».

Georges HALDAS.

1. « Ce n’est pas ce qu’on écrit qui compte. Nos livres, en effet, avec le Temps – et même bien avant – deviennent poussière. Ce qui compte en revanche c’est tout ce qu’en les écrivant on découvre : de nous-mêmes, des autres, du Monde et surtout de la Vie. »

2. « Lire vite, quand il s’agit d’un texte inspiré, est une maladresse et une profanation. Maladresse, parce que la rapidité ne permet pas de s’en nourrir (comme pour un repas), ni de l’assimiler. Et profanation parce que cette même rapidité est une offense à celui qui a inspiré le texte. Et qu’on n’accueille pas comme il faudrait, avec l’attention et le respect qu’il faudrait. C’est en fait empêcher la Source de pénétrer en nous. »

Elias CANETTI.

« Il n’y a rien qu’on sache tout de suite ; quand on a l’impression de savoir quelque chose tout de suite, c’est qu’on l’avait appris longtemps auparavant. Ne vaut que le savoir qui a vécu en nous secrètement ».

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