Les Flèches pipolitiques de BiBi. (1/10 novembre).

Mettons le Sport en carafe !

Gilles Dufeigneux, l’ex-chef du cabinet adjoint de Matignon qui avait démissionné en septembre dernier après avoir été contrôlé en état d’ébriété vient d’être nommé Délégué interministériel aux Grands Evènements sportifs ! BiBi espère qu’il a bien arrosé sa promotion. Si ce n’est pas le cas, que l’ami Gilles sache que les Sportifs attendent leur mise au verre.

Who’s Whoooooo ?

22000 personnes se côtoient dans l’édition du dernier Who’s Who. 1007 exactement font leur entrée au Bottin du Gratin. On ne paie pas pour y figurer. Chaque année, une liste de personnalités représentatives de la Politique, de l’Economie, des Arts et du Sport est établie par un comité de sélection. Ensuite, la personnalité donne ou non son accord. Bernard Thibault de la CGT a manifestement dit Oui alors qu’une certaine Bruni Carla et une certaine Bet… Bettencourt Liliane ont refusé. Quelqu’un peut-il dire à BiBi qui… qui sont ces deux dames ?

Keith Richards ou la Poudre aux Yeux.

BiBi veut bien qu’on habille le guitariste des Rolling Stones en habit de Rebelle. Avouer publiquement avoir sniffé les cendres de son père en les mélangeant avec de la coke nous fait mourir de rire mais que dans la publicité qui suit, on retrouve Keith posant pour Louis Vuitton, alors là, BiBi ne pense qu’à des cendres le guitariste et à réduire sa guitare en poudre.

Luc Ferry (1).

Le Brave Luc a vu dans les manifestations «un déferlement d’égocentrisme et de veulerie». Il a rajouté que «la situation des jeunes n’a jamais été aussi enviable qu’aujourd’hui». BiBi se souvient qu’au cours de l’année scolaire 2009, Luc Ferry avait emmené ses filles en croisière sur le Princess Danae (aux frais de la princesse, voir article-BiBi). Ses filles n’étaient pas du tout en vacances mais Papa Ferry, très cool, avait cédé devant leur insistance pour qu’elles ratent leurs cours et puissent écouter Papa-Cool lors de ses Conférences sur la situation (très enviable) des… «Enfants-Roi ».

Luc Ferry (2).

« Je suis de ceux qui pensent que la Réforme des retraites amendée comme elle l’est désormais est juste, nécessaire et courageuse » Fort bien. Mais il rajoute «Elle n’en est pas moins pénible». Et soudain, BiBi se demande ce qui pourrait être pénible dans la vie de ce laquais et soupire : «Il y a vraiment des coups de pied au luc qui se perdent».

Valérie et Yasmine.

BiBi n’est pas mécontent de son Buzz sur «la Phénoménale Valérie Hortefeux» mais il aurait aimé que Valérie partage un peu plus la vedette avec Yasmine Besson, née Tordjmann, la délicieuse femme d’Eric Besson. BiBi est en mesure d’expliquer la raison principale de sa présence à la réception mondaine en l’honneur de Hu Jintao : c’est grâce à sa carte d’étudiante-stagiaire chez «Séguéla Events» qu’elle a pu traverser la Cour de l’Elysée aux bras de son mari ce soir-là.

Jamet toujours.

Dans le Journal de Saône et Loire du 16 octobre, Dominique Jamet, journaliste rebelle de Bakchich, nous parle de Liliane Bettencourt. L’ancien journaleux de l’Aurore nous exhorte à ne plus en parler car, dit-il, Liliane Bettencourt est «aussi un être humain» et que «jusqu’à plus ample informé, la vie privée de Madame Bettencourt ne nous appartient pas». Rappelons que la vie privée de Liliane n’est pas privée de tout puisque 100 millions d’euros lui ont été rendus au cours de ces quatre dernières années au titre du bouclier fiscal. Liliane ne lui aurait-elle pas glissé un bakchich dans une petite enveloppe ? Allez, Dominique, un petit mot sur ta vie privée et BiBi n’en parlera plus.

Chouchou et son nouveau couplet.

«La priorité, c’est d’apaiser le pays, de le fédérer sur des valeurs humanistes. Fini, la tentation extrémiste. Ceux qui rêvent de m’imposer une ligne proche de celle du FN n’ont rien à faire à mes côtés». Le Canard Enchaîné nous rapporte que cette envolée pleine de détermination est de notre Chouchou. BiBi croit plutôt que c’est Chochotte qui lui a «imposé» de chanter les pauvres paroles de cette nouvelle chanson.

Flèche de cœur.

« La critique littéraire, si l’on met de côté de bons sites internet et quelques revues à petite diffusion (Le Matricule des anges), si l’on admet qu’il n’est jamais question de vrais livres à la télévision et qu’à la radio, la part qui leur était consacrée fond d’année en année, la critique littéraire donc se résume aux cahiers livres des principaux quotidiens. Leur épaisseur se réduit régulièrement, ce qui n’est pas très grave car la plupart des articles n’ont aucun intérêt. Les grands groupes d’édition sont aussi de grands annonceurs, et ceux qui payent des encarts publicitaires aiment qu’on parle de leurs livres, de préférence pour en dire du bien : d’où ces critiques dithyrambiques de faux livres ou de livres nuls, d’où les publicitaires n’auront qu’à tirer de petites phrases pour meubler leurs placards. Et puis, les journalistes, surtout littéraires, sont très souvent des auteurs en puissance (ou confirmés) et pratiquent donc ce sport peu spectaculaire mais bien utile qu’est le renvoi d’ascenseur ».

Ce sera donc à l’unanimité du Jury-BiBi qu’on accordera le Premier Prix à Eric Hazan, auteur de ces belles paroles.

Deux livres, une interview et les 4 mots de l’Etranger.

1. Ces Mots qu’on dit  «importants » et qui le sont… (Interview d’Arlette Farge à Nouveaux Regards. Juillet/Sept 2005) :

«On a pu parfois se féliciter qu’il n’y ait plus d’intellectuels en France, se réjouir de la mort du Père, signes d’une liberté retrouvée. Mais il faut bien constater qu’à force d’être libres et indépendants de cette manière nous sommes devenus orphelins… J’ai pris lentement conscience de la volonté constante de réfléchir à l’utilisation des mots (…). Peu à peu, je me suis aperçue que mes étudiants sursautaient lorsque j’utilisais des termes comme  «domination», «travailleurs», pour ne rien dire de l’emploi de la notion de «lutte des classes». Ce qui m’a incitée à proposer un séminaire sur ces mots, sur leur histoire, leur emploi, leur trajectoire ou leur disparition, leur euphémisation également.
Mais les réactions de la jeune génération ne font que refléter les reniements de la génération précédente. Les engagements politiques, les appartenances militantes ont été oubliés au profit d’un intérêt pour une douce Europe et la déclinaison d’une pensée «molle» inhabitée par les mots que l’on veut anciens et par la compagnie des êtres humains.
Dans le cadre de la recherche universitaire, de nouveaux termes sont promus pour décrire des réalités sociales sans aucun souci pour la pensée et les stratégies des gens eux-mêmes. Ces stratégies discursives et ces effets de nomination sont assez puissants et visent à disqualifier ou à faire disparaître des acteurs sociaux. On nomme des situations en les euphémisant pour faire advenir des concepts sans aspérité qui gomment le réel».

2. Ces évidences qu’il faut imposer contre les idées reçues du Grand Kapital (Frédéric Lordon. Jusqu’à quand ? Éditions Raisons d’Agir, p. 49):

«Providentiel Kerviel ! De la Société Générale, on aurait pu conter l’histoire de son ralliement au modèle de la banque de marché, faire l’analyse des forces structurelles qui ont distordu ses comportements, mais non : le «voyou» – qui ne fait jamais qu’exprimer à sa manière l’essence du système – portera tout. Le département Banque de Financement et d’Investissement de la Société Générale dégageait 700 millions d’euros de profit en 1999, il en donne 2,3 milliards en 2006 et contribue à lui seul à la moitié du résultat total de la banque, n’y aurait-il pas d’intéressantes choses à dire à ce sujet ?»

3. Cette sensation finement analysée par J.B. Pontalis (Dans « Les Marges du Jour » Gallimard, p.52) et qui traverse ceux qui, dans la France, se lèvent tôt.

Le saut :

« Au saut du lit : ce saut qui – brutalement – c’est pourquoi j’en diffère le moment en prolongeant le demi-sommeil qui me permettra une transition plus douce – nous précipite hors de l’espace du dedans et du hors-temps pour nous projeter dans le monde extérieur.

Quand, douché («moi-peau ») – jet d’eau chaude puis froide, la seule opposition binaire que j’apprécie !- et soigneusement vêtu («moi social»), je traverse la cour de l’immeuble, ouvre la porte cochère, je suis saisi par le bruit, me sens attaqué par la violence de ce bruit, moteurs des voitures, pétarades des motos, marteaux-piqueurs, bétonneuses sur le chantier voisin, je retrouve, accentuée, la même impression d’une coupure entre deux mondes antagonistes ».

4. Les quatre mots de l’Étranger.

L’Etranger, le livre d’Albert Camus, est resté un des plus importants « Livres de Vie » de BiBi. Le destin de Meursault, le héros, a frappé son Imaginaire dès son entrée en lecture. L’incipit de la fiction de l’Algérois de Lourmarin – les 4 mots du début du roman – frappe aujourd’hui BiBi dans le Réel. Quatre premiers mots qui portent son deuil :  » Aujourd’hui, Maman est morte« .

Olivier Jay du JDD et « le Président Sarko ».

«Les Habits neufs du Président Sarko » : c’est le titre de l’éditorial d’Olivier Jay suite à la visite du Président Hu Jintao. Du neuf, l’Editorialiste du JDD nous en donne aussi.

Un nouvel avatar.
Le JDD veut lui aussi faire dans la nouveauté : désormais, le Canard laquais se veut résolument sérieux et proche de son lectorat. Notre Olivier a donc troqué la veste pour la chemise et il s’est doté d’une barbe naissante discrète (mais suffisamment visible).
Intéressant ce poil : d’abord, ça vous pose un homme et ça vous fait encore «Homme au travail» (hypothèse possible : «Voyez, je n’ai pas eu le temps de me raser»), ça vous fait Penseur de proximité et/ou Grand Penseur de la Nouveauté (laissons lui un peu de temps et on le verra bientôt, belle barbe fleurie digne d’un philosophe grec).

Une culture solide mais stratégiquement discrète.
Remarquons le discret plagiat : le titre de l’édito rappelle -pour tout Intellectuel digne de ce nom– le livre de Simon Leys («Les Habits neufs du Président Mao» édité en 1971). Ce que notre éditorialiste ignore c’est que ce titre était déjà un emprunt à Hans Christian Andersen ( «Les Habits neufs de…  l’Empereur» !). De la formule de Leys, Olivier n’en fait pourtant pas un plagiat chic et insistant. Il ne s’y appesantit pas car cela viendrait rompre le lien ténu/ solide que le Journaleux veut garder avec le lecteur JDD de base. Pas question de passer pour un Intello qui en mettrait plein la vue : ça ferait perdre du lectorat.

Imposture et double posture.
Dans son titre, Olivier Jay écrit «Président Sarko». Ce n’est pas forcément pour faire la rime avec «Mao». D’écrire ainsi ce titre élimine les autres titres possibles. Voyons lesquels sont écartés :
–  Écrire : «Les habits neufs de Sarko» n’aurait pas été heureux : il y aurait eu, là – sans le nom de «Président» – une couleur un peu trop populiste.
–  Écrire a-contrario : «Les habits neufs du Président SarkoZY » l’aurait tenu trop éloigné de son lecteur car en écrivant SARKOZY, Olivier aurait ôté la connivence avec le lecteur populo qui, lui, parle plus volontiers du «Président Sarko» que du «Président SarkoZY».

Propaganda.
Plus loin, dans son article, voilà notre Jay qui prend son envol d’une plume toute «neuve» :
1. «Le Gouvernement remanié et resserré sera chargé de RELANCER le dialogue social». Que ce Gouvernement n’ait jamais dialogué depuis 2007 ne pose aucun problème à notre Jay tout neuf. Avec son verbe «RE-lancer», le Journaleux nous fait croire que le Dialogue a déjà bel et bien existé. Ce qui est hautement contestable.

2. «La nouvelle équipe DEVRA laisser plus d’espace au Premier Ministre et à de GRANDS ministres ». Passons sur le qualificatif de « GRANDS » et attardons-nous sur le futur du verbe « DEVOIR» ! Placé dans cette phrase affirmative, sa présence assène l’idée qu’Olivier Jay en est persuadé. Pourrions-nous imaginer un Olivier, plus prudent, écrivant : «Est-ce que la nouvelle équipe pourra laisser plus d’espace au Premier Ministre ?» Vous n’y pensez pas, c’est impossible : nous sommes dans le Journal du Frère Lagardère.

3. « La visite REUSSIE du Président chinois… ».Le qualificatif n’a l’air de rien mais il pèse de tout son poids dans la Propagande-Jay. L’idée à marteler, c’est que le Président SARKO aurait une dimension internationale, point sur lequel Chouchou, aidé d’Olivier, va faire donner les grandes orgues jusqu’en 2012. Dès lors, notre Journaleux ne se gêne plus : ce n’est pas la France qui va prendre la tête du G20 mais Nicolas. Nicolas en «avait proposé sa création au cœur de la crise» et peut alors apparaître comme celui qui «sauve la finance internationale et l’économie mondiale».

Olivier. Olivier. Olivier.
Reste alors à dérouler le tapis rouge devant le lecteur ébahi et presque KO. Car qui «inventera les outils de la reprise »? «Qui inventera des idées qui profitent à tous ?» Réponse : Nicolas. Nicolas. Nicolas.
Et qui inventera des mots tout neufs qui profiteront à Un seul ?
Olivier. Olivier. Olivier.

Les Aventures de BiBi et de la phénoménale Mme Hortefeux.

Réception des Ministres et de leurs époux/épouses hier à l’Elysée à l’occasion de la visite de Hu Jintao. BFM TV était là dans la cour de la Cour. Les rampes avaient été soigneusement installées, les éclairages donnaient un incroyable relief aux invité(e)s et les femmes (des Ministres ou Ministres elles-mêmes) illuminaient de mille feux cette somptueuse Nuit de Chine.

Nicolas avait vu les choses en grand. On rêvait (oui, c’est possible) sur les frous-frous de Roselyne Bachelot et sur l’ensemble aux couleurs arc-en-ciel de Christine Lagarde. Valérie Pécresse rajustait le haut de sa robe pour rester plus longtemps devant les caméras. Yasmine Besson, sourire éclatant, faisait une entrée fracassante dans ce Beau Monde (Euh… Eric avait oublié de mettre ses talonnettes pour être à hauteur) mais…. mais que dire de Miss Novembre 2010 de la Police ?

Comment qualifier en effet son incroyable robe bleutée, son bronzage marocain, son sourire qui réconcilierait Police et Syndicats ? Madame avait cette démarche souple et portait divinement un décolleté ravageur qui a surement rendu jalouse Carla elle-même, bien terne dans sa robe bleu nuit. Oui, il s’agissait de Madame Valérie Hortefeux, Messieurs et Mesdames ! Sublissime Valérie qui crevait l’écran et méritait bien que BFM TV s’attardât sur elle et sur sa démarche d’ange.

De l’autre côté de ce Monde, à quelques 700 kms de là, BiBi se préparait au petit matin à manifester contre la Réforme des Retraites sans se douter que son blog avait «explosé» pendant la nuit. Il n’imaginait pas que tant d’internautes avaient chaviré à la vue de la Déesse de la Police Nationale. 3.835 visites pour ce vendredi ! Et lorsque BiBi découvrit le score le plus mirifique de toute son existence informatique, il se dit que c’était sûrement ses derniers articles (sa critique sur le film de Guillaume Canet ou encore ses deux articles sur les Diners de l’Atlantique qui avaient fait cette différence d’avec le ronron habituel des visites…) Que non ! BiBi, un peu trop imbu de lui-même, se trompait lourdement !

Et alors, il comprit (1).

Il comprit que les Internautes affamés et éblouis étaient allés sur Google en taguant le nom de la Dame de Neuilly, norvégienne d’origine. C’est qu’au tag «Valérie Hortefeux», BiBi est classé en tête de liste sur Google, suite à son article «Valérie Hortefeux est un phénomène». Un vieil article mis en ligne en… mars 2009 et qui intéressa en son temps Jacques Rosselin pour son numéro spécial du défunt «Vendredi».

Alors pourquoi ne pas le répéter ici une fois encore, sur la vidéo comme dans l’article précis de BiBi, Valérie est vraiment phénoménale. Et BiBi (comme les 3.835 visiteurs de son blog), BiBi, joues aussi colorées que Brice le mari, en rougit de plaisir.
__________________________________________________________________________

(1) Merci à Guy Birenbaum qui mit BiBi sur la voie en lui signalant l’existence de la Vidéo BFM.

Du « Grand Bleu » aux « petits Mouchoirs ».

BiBi est allé voir «Les Petits Mouchoirs» de Guillaume Canet.

Les copains de Guillaume faisaient de l’humour, ronchonnaient, partaient en virée ou s’invectivaient lorsque, au milieu du film, l’amie-BiBi se pencha sur lui et chuchota : «Dis-moi, BiBi, on s’est trompé de salle ! Je crois que c’est «Camping 3» qu’on regarde». Pourtant, non, BiBi et son amie ne s’étaient pas trompés de film même s’il y avait peu de différences géographiques entre le camping des «Flots Bleus» de Frank Dubosc (tourné près de la dune du Pyla) et la maison du Cap-Ferret louée par François Cluzet. BiBi n’était pas devant un remake de «Camping». Petite différence notable : Frank Dubosc est analphabète mais Marion Cotillard, elle, est capable de lire «Le Monde». Bon, c’est vrai… à part ça…

En revenant sur son blog, BiBi s’est fendu d’un petit gazouillis-critique sur Twitter :

«Petits Mouchoirs. Petits copains. Petite amie.Très très petit film».

Le surlendemain, il revint encore se moucher dans ces «petits mouchoirs » et se souvint qu’au milieu du film, Canet avait placé un très court extrait d’un film de Jerry Schatzberg de 1973 «L’Épouvantail» avec Al Pacino et Gene Hackman. BiBi s’est trituré les méninges pour tenter de comprendre le pourquoi de cet extrait au milieu du film. Pas forcément parce que le film date de 1973 (année de naissance de Guillaume) mais peut-être parce que le réalisateur américain avait fait tourner Guillaume en 2001 dans le film «The Day the Ponies Come Back» et qu’en mettant cet extrait, Guillaume remerciait Jerry ? Bah ! Ce n’était que le énième petit merci  à un ami supplémentaire.

Il y a plus de 20 ans, on regardait le «Grand Bleu» de Luc Besson (1) et on se perdait au fond de la Mer. Le film nous disait : «Ben, oui, la mort existe mes petits loulous. C’est triste hein ?». Les grands ados du «Grand Bleu» ont grandi depuis 1988 : ils ont aujourd’hui 40 ans et ils sortent toujours leurs petits mouchoirs, pleurant chaudement encore aux enterrements. «Mince, semblent-ils dire, c’est con, hein ? On a beau faire, la Mort ça existe toujours».

«Grand Bleu», «Camping 1 et 2», «Petits Mouchoirs» : en tous les cas, la mort de ce cinéma, ce n’est pas pour demain. Il est toujours à l’agonie, n’en finit pas de mourir mais – paradoxe – il reste plus vivant que jamais sur nos écrans. Et BiBi, grand nigaud devant petits films, fait partie des trois millions de français qui ont couru voir le film.

Et même qu’il avoue : « J’ai beaucoup pleuré avec François, Marion, Benoît, Gilles et les autres. Je me suis longuement mouché dans mon petit mouchoir lors de cette incroyable séquence finale de la sépulture. Car, pour moi, tout triste à la fin du film de Canet, c’était peut-être bien le Cinéma qu’on avait enterré».

___________________________________________________

(1) C’est Europa Corp Distribution de Luc Besson qui a commandé, financé, distribué le film de Canet. Du «Grand Bleu» aux «Petits Mouchoirs», ainsi la boucle est bouclée.