T’as du courrier, Carla !

Les fidèles amis de BiBi se souviennent parfaitement qu’une amie italienne de Carlita avait déposé un premier courrier dans la boite aux lettres de BiBi. Nous étions en octobre 2009. Un an après, en septembre 2010, l’Amie italienne avait remis ça.

Pour la troisième fois, l’amie romaine de Carla Bruni Sarkozy nous fait parvenir cette nouvelle lettre.

C’est bien volontiers que BiBi en fait part et la met en ligne.

Jean-Pierre Bernès ou la Glorieuse incertitude du Sport.

Cela faisait longtemps que BiBi n’en avait pas parlé : Jean-Pierre Bernès, agent numéro Un du Foot-Bizzness, est de retour.

Jean-Pierre, il est un peu comme les Patrons new-look, ces Capitaines d’Industrie fiers d’être médiatisés. Un moment discrets ( la discrétion de Jean-Pierre a duré 10 ans), ils piaffent d’impatience derrière la grande scène médiatique mais une fois devant, quelle joie et quelle fierté de retrouver la lumière des projecteurs!

Voilà que le Figaro (18 janvier) offre à Jean-Pierre Bernès une interview dans laquelle on revient sur les grandes souffrances endurées par celui qui truqua les matches de l’OM et qui retrouva rapidement sa virginité pour devenir l’Agent (euh… le Conseiller) le plus puissant du football français.

Oui, c’est que le bonhomme n’aime pas ce mot d’Agent : ça doit faire agent secret, homme de l’Ombre, ou ça doit évoquer le signifiant A(r)gent si proche. Comment savoir? Monsieur Jean-Pierre préfère donc le mot « Conseiller». C’est vrai, ça fait plus chic. Donc Monsieur le Conseiller Jean-Pierre, très grand ami d’Alain Miccigliano (autre conseiller fortuné – de Zidane) conseille. Il conseille Nasri, Ribéry, Rami ( récemment transféré à Valence – combien ta plus-value, Jean-Pierre ?), d’autres joueurs encore et aussi des… entraîneurs.

Comme Jean-Pierre ne fait pas les choses comme les autres, il est le Conseiller à la fois de Didier Deschamps (entraineur de l’Olympique de Marseille), de Jean Fernandez (entraineur de L’ AJ Auxerre) et de Laurent Blanc (entraineur de l’Équipe de France). Il s’est bien débrouillé surtout que BiBi comprend mal qu’il occupe cette place puisque les statuts de la FFF interdisent à toute personne qui a un casier judiciaire non vierge d’exercer cette « profession». Peut-être que Guy Roux, s’il lit le Blog à BiBi, pourrait répondre à cette question ?

Curieusement, ce mercredi, se jouait le match AJ Auxerre – OM en demi-finale de la Coupe de la Ligue. De méchantes langues ( pas celle de BiBi bien sûr) ont imaginé un abracadabrantesque scénario d’avant-match : « Tu veux que l’OM gagne ? Pas de problème : un certain conseiller conseille à l’entraineur de l’AJA de mettre la pédale douce. Tu veux que l’AJ Auxerre gagne ? Tu vas voir le Conseiller et il conseille à Didier de lever le pied». Simple comme bonjour. Surtout qu’avec les antécédents, le Conseiller s’y connait en football : rappelez-vous le match OM-VA qui dura plus qu’une heure et demie !

Heureusement, tout ça, c’est du Foot-Fiction. Les amis de BiBi exagèrent toujours : faut pas les écouter.

Ainsi le match s’est joué (Victoire finalement de l’OM par 2 à 0). Voilà un des clubs de Bernès en finale. Les télés, l’Equipe, France-Info, la Fédération Française de Foot sont ravis. Ils gloseront une dernière fois sur le match passé et feront des pronostics à n’en plus finir sur la grande Finale du Sud (contre Montpellier) à venir… Une fois de plus, ils nous feront croire à la très Glorieuse incertitude du Sport.

Lecture de Paris-Match du 13 janvier (Part.2)

BiBi, un peu moins enthousiaste qu’à l’ouverture du numéro, finit sa corvée de lecture de Paris-Match. Après les trois hommes (Guillon-Sollers-Valls), l’hebdo cancane sur trois femmes : Farah Pahlavi, Marion Cotillard et Danièle Thompson.

Farah Pahlavi.

Paris-Match pleure sur le destin de Farah Dibah qui a perdu son second fils. Par contre, l’hebdo ne pipera mot sur les souffrances passées des Iraniens, de ce temps pas si lointain où le Shah avait aux ordres une police qui torturait, pendait, emprisonnait, coupait les mains et les têtes à tout va.

Farah a quand-même beaucoup de chance dans son malheur d’exilée : «A 72 ans, elle réside principalement à Paris, rive gauche, où elle bénéficie d’une discrète surveillance policière [ah bon ? Qui paye ?]. Elle y mène une existence assez mondaine [dégustons le «assez»], est reçue à l’Elysée par Chouchou, côtoie les Chirac, les Giscard, les Pinault et se rend parfois à des premières, toujours élégante». BiBi se demande si, en partant d’Iran, elle a pensé à faire comme Leila Ben Ali : partir avec une tonne et demie d’or dans son sac à main. Bien entendu, vous avez  la réponse : c’était beaucoup, beaucoup plus.

Marion Cotillard continue de piaffer.


Toujours dans le même numéro de Paris-Match, on s’étend sur Marion Cotillard et Guillaume Canet : «Marion a quitté son appartement pour se rapprocher de lui [touchant !] dans le Marais [ah, quand-même !]. Mais ils n’habitent pas ensemble [Moderne le couple !]. Ils jouent aux 4 coins sur une jolie place autour d’un jardin [ils y jouent avec l’infantile Philippe Sollers ?], elle dans un deux-pièces sous les combles [comme elle doit avoir froid l’hiver – ou trop chaud l’été, la pôvrette]. Lui, dans un duplex un peu plus vaste».

Qui aura un clap de fin pour dire à Marion que Piaf, c’est fini ?

Danièle Thompson.


Tournons la page de ce si riche numéro : au Théâtre Marigny (propriété de Pinault simple François), Danièle Thompson, décorée récemment par l’ami Sarkozy, fait répéter Bernadette Lafont dans «L’amour, la Mort, les Fringues». Paris-Match rapporte une réplique de la pièce ce jour-là :

«Évidemment, maintenant, il y a le Botox… parce que là aussi… quelle misère ! Alors opter pour un visage tendu comme une peau de yack sur un tambourin au-dessus d’un corps plissé, franchement, où est l’intérêt ?».

Conseil à Danièle : si Carla et Arielle (Dombasle) sont invitées à votre Première, retirez la réplique.

Lecture de Paris-Match du 13 janvier (Part 1).

BiBi furetant à la Bibliothèque Municipale se dit que cette fois-ci, il n’épluchera pas le sinistre Figaro ou les pages du Monde, il ne soupirera ni devant les billets Libé ni devant les constats de Politis. Alors, plein d’enthousiasme, il a choisi le numéro de Paris-Match du 13 janvier.

Un Stéphane Guillon bien tiède.

Hier, il quittait France-Inter sous les huées de Val. Aujourd’hui, il donne une interview dans le Paris-Match (13 janvier). A la question : «Existe-t-il des politiques qui trouvent grâce à vos yeux ?», il répond : « Même si je ne suis pas d’accord avec sa politique, je trouve que Fillon est un homme d’Etat. Si nous étions dans un monde normal,  il devrait être évidemment candidat en 2012». BiBi entend déjà les défenseurs de l’Humoriste : «Enfin, BiBi, il a clairement dit qu’il n’était pas d’accord avec sa politique. Que veux-tu de plus ?»

Hé bien, justement, c’est ce petit plus, cette petite phrase démultipliée ici, là et là («je trouve que c’est un homme d’Etat») qui contribue justement à ce leurre de l’image de Fillon comme Homme d’Etat  (représentant ainsi d’une Droite «acceptable»), leurre répété qui, en fin de compte, le légitime et – plus grave – légitime la politique qu’il mène.

Alors, à Guillon, BiBi offre cette jolie photo de cet homme normal dans une France et une Tunisie normales.

L’enfant Philippe Sollers et Papy Jean-Marie Rouart.

Toujours dans le même numéro de Paris-Match, Philippe Sollers et Jean-Marie Rouart papotent. «Un dialogue passionné» note l’hebdo. Extraits :

JMR : Ne me dites pas que vous n’avez pas connu le bonheur de la souffrance !

PS : Je l’ai éprouvé et même suffisamment pour m’en tenir éloigné. Je l’ai connu lorsque j’étais adolescent.

JMR : Voilà, vous n’avez pas su le rester comme moi !

PS : Non, je suis resté enfantin.

Ah ! Nos grands écrivains sont restés de grands enfants ! BiBi imagine alors Philippe détaler et aller préparer son papier mensuel pour le JDD. Vous avez remarqué ? Non ? Paris-Match et le JDD, hé ben, oui, oui, ils ont le même patron : Arnaud… Arnaud Lagardère.

Manuel Valls la braise.

Toujours dans le même numéro, on nous dévoile un pan de la vie secrète de Manuel Valls ( il connaît dans le même temps les honneurs du «Point»de cette même semaine. Article : «L’Homme qui ose»!). Le Socialiste présente sa nouvelle femme, Anne Gravoin. Un même tempérament de feu, violoniste de son état, elle dirige la Société Régie Orchestre – merci Paris-Match pour la pub 1 ! La musique, Valls la connaît ! Il pleure à chaque fois à la Traviata. On apprend aussi son surnom au PS : «Monsieur Moi-Même». BiBi lui rappelle que «Monsieur BiBi» est une marque déjà déposée 🙂

L’article se finit par une seconde tranche de pub : «Le dernier CD de son Travelling Quartet est riche de 14 titres arrangés des Beatles» et – formidable preuve d’amour – le morceau préféré d’Anne est dédié au travailleur Manuel : « All you Need is… ». Ah, l’Amour, il n’y a que ça de vrai !

Suite de cette lecture demain ? Après-demain ?

Villepin à 8% ou la grande frousse de Sarkozy.

Dans le dernier JDD (page 11), le journaleux Bruno Jeudy nous livre un article au titre bien optimiste et – une fois n’est pas coutume – de bonnes infos. A croire qu’il a lu le précédent billet-BiBi sur les tractations Sarkozy-Villepin.

Monsieur 8%.

BiBi y revient ici une nouvelle fois car ce qui est en jeu n’est ni plus ni moins les 8% dont on crédite Dominique au premier tour (s’il se présente). Et ces 8% feront perdre Sarkozy. D’où la grande frousse de notre Président, d’où cette grande pétoche qui sourd dans les couloirs élyséens – et que la grande presse aux ordres fait mine de ne pas voir, de peur évidemment d’indisposer (ou mieux : de contrecarrer le projet secret de Chouchou de réconciliation).

Les déjeuners se multiplient.

On apprend donc qu’une part importante du temps de nos Ministres et Hommes de l’Ombre UMP se passe en… déjeuners à tenter de convaincre le bel aristocrate «de renoncer à 2012». Pas rien comme tentatives, pas rien ces déjeuners présentés pourtant comme anodins, n’est-ce pas ?  Comment expliquer qu’ils ne fassent pas l’objet de commentaires ? Ce ne sont pourtant pas les caméras qui manquent lorsqu’on voit la médiatisation outrancière de Marine Le Pen à son Congrès.

Copé, Baroin et pas n’importe quels autres.

Donc notre Dominique déjeune très souvent : avec Jean-François Copé et avec François Baroin. Avec ce dernier, pas besoin de lui poser des questions, il répond toujours à côté. Mais Bruno Lemaire pourrait, lui. Très bavard sur ses amis tunisiens, ex-directeur de cabinet de Villepin, il pourrait s’expliquer sur la mission que Chouchou lui confie et détailler ce qu’il amène dans le panier présidentiel en échange du Grand Renoncement.

Conseil à Dominique : Attention à ta ligne politique et… physique (celle qui te fait gagner le cœur des électrices) ! Tu risques de prendre des kilos à multiplier les déjeuners : avec Alain Juppé, ton ami d’Ecole, «grand professionnel», avec Jean-Louis Borloo («On s’entend bien») et avec tant d’autres responsables UMP ( Hé ! Bruno Jeudy ! T’as oublié de donner les noms !).

Vers un échec ?

C’est dans le second article («Affaire Clearstream très loin de la trêve») qu’on aura plus de précisions. On sait déjà que Sarkozy – subitement tout mielleux – a invité les anciens premiers ministres (dont Villepin) au Sommet du G20. Ce Chouchou ! Il connaît son Dominique sur le bout des doigts. Villepin n’est en effet pas du tout du tout insensible à la tactique qui consiste à le bombarder dans la Jet-Set politique, à la Top-flatterie, aux courbettes bien faites, à sa ré-introduction dans le haut de la France d’En-Haut. Il a donc accepté l’Invitation à déjeuner entre le 20 et 28 janvier. Un point pour Chouchou.

L’omniprésent Djourhi.

Quid des autres repas ? Hé bien, De Villepin déjeunera aussi avec Alexandre Djouhri (au Bristol ? à Monaco ? ). Pour ceux qui ne connaissent pas Alexandre, la seule lecture de son cursus est édifiante. Le bonhomme est un intime de Pasqua, de Chirac, de Maurice Gourdault-Montagne et de Villepin;  il accompagne Sarkozy dans tous ses voyages présidentiels (rencontre d’avril 2006). Wouuuhh ! Pas rien, le bonhomme ! Voilà comment le JDD en parle :

«Proche de Claude Guéant, l’homme d’affaires Alexandre Djourhi, intime de Villepin, a plaidé à plusieurs reprises pour un «cessez-le-feu». Le patron d’EDF, Henri Proglio, avec lequel Villepin a déjeuné cette semaine, aurait également plaidé en ce sens. «Alexandre tient la ligne suivante, explique un des proches de Djourhi. Il dit que Sarkozy doit gagner en 2012 mais que pour y arriver il doit se réconcilier avec Villepin».

Fais attention, Dominique, les repas risquent de prendre fin car tu n’auras plus rien en caisse si tu persistes dans ton entêtement. Et la manne financière, c’est le nerf de ta guerre, non ?

Silence dans les rangs de Gauche.

Ce qu’il y a de très surprenant dans cette affaire, c’est qu’il n’y ait que BiBi pour soulever de telles questions. Surprenant : les hommes et femmes de Gauche (Jean-Luc Mélenchon y compris) font peu de cas de ces manigances. Or il semble à BiBi que tous ces mouvements d’envergure autour de Villepin sont du plus haut intérêt à analyser. A analyser pour cogner et pilonner sur ce point faible.

Deux Questions-BiBi.

A Villepin : « Alors, Dominique, tu te couches ?»

Aux gens de Gauche : «  Copé, Baroin, Borloo, Proglio, Guéant, Lemaire, Djourhi déjeunent et re-déjeunent avec Villepin et ça n’interroge personne ?»