Rolling Stones 1970 (Photos exclusives).

Octobre 1970 : petit minot, j’avais suivi les grands potes qui m’avaient emmené jusqu’au Palais des Sports de Lyon pour voir les Rolling Stones. Premier concert auquel j’assistais avec ces Stones où avait disparu Brian Jones mais qui avait vu l’arrivée de Mick Taylor. Les Stones jouèrent leur album «Get Yer’s Ya Ya’s Out» avec le formidable «Midnight Rambler». C’est toujours cette période stonienne que je considère comme la meilleure.

Quand les petites revues littéraires sortaient la mitraillette…

Dans le champ concurrentiel du (petit) Monde littéraire, il y a les petits, les grands, les aspirants à la notoriété, les divins j’men foutistes, les carriéristes, les plumitifs, les Yann Moix, les Beigbeder etc. Mais on sait que la littérature – qui ne demande rien – mérite mieux. Dans les années 1985-2000, BiBi avait trouvé ses petits bonheurs entre ses propres découvertes littéraires (Blanchot, Butor, Hrabal, Bernhard, Imre Kertesz, Kleist et bien d’autres) et ses lectures occasionnelles et/ou assidues de revues (Lettre Internationale, TXT, L’Autre Journal etc) dont la plupart sont mortes au Champ d’Honneur d’un Libéralisme impitoyable.

Hasard de rencontre : BiBi croisa d’abord la revue «Actuels», petite revue de grand intérêt qui fut remplacée par «La Main de Singe» (une vingtaine de numéros) – revue qui renaît de ses cendres via son site tonique (cliquez ici) – puis par «La Polygraphe».

Dans ses papiers, BiBi retrouva un double feuillet édité par les Editions Comp’Act (bases de lancement : Frangy puis Chambéry). Ce samidzat de papier défendait la création française et étrangère, en appelait au lecteur de tous les pays, exhortant les poètes (in)connus et écrivains à passer à l’offensive. Nous entrions alors dans le XXI ième siècle et les petites revues – même à l’agonie – affûtaient leurs armes et dressaient leurs barricades. Extraits écrits à la mitraillette.

J – 53 : Sarkozy au Salon de l’Agriculture (interview n°3)

BiBi s’est déguisé en adhérent UMP pour approcher Nicolas Sarkozy et sa basse-cour au Salon de l’Agriculture. Cette fois-ci, élection oblige, le Nicolas Nouveau est resté quatre heures au lieu des 4 minutes de ses précédentes visites. Gonflé par les sondages mensongers de l’Ifop-Fiducial, très en vue avec ses gros sabots, le Maître en Propaganda 2012 a accordé une troisième interview-vérité à BiBi. Un entretien pris sur le vif, entre veaux, vaches, cochons, moutons umpistes et canards-laquais. 

Sarkozy de retour de Lille (interview à J-55).

Dans le TGV de retour Lille-Paris, BiBi a réussi à obtenir un interview à grande vitesse du Président-candidat Sarkozy qui avait, jusque-là, l’habitude de se déplacer avec son Air Sarko One (rappel du coût de l’engin aérien : 259,5 millions d’euros).

A J-55, BiBi s’est glissé subrepticement dans la peau d’un de ses Supporters. Chouchou s’est fait filmer  dans le wagon Seconde Classe par les télés avant de rejoindre BiBi en Première Classe (sans caméras) pour une interview-express. 

« Se frayer un passage dans la langue ».

On croit que le Monde se réduit à l’élection présidentielle et que, dans l’attente du nom du prochain Élu, la Planète a cessé de tourner. Jour après jour, les Médias et les Médiums se targuent de nous parler d’actualité. Attachons-nous plutôt au rude Présent, à l’Actuel.

Derrière les citations et les blocs textuels relevés ici au hasard, point une brise douce et vivifiante, se lèvent vents violents et tremblements ravageurs. Ils sont d’hier et d’aujourd’hui confondus. Souffles jamais en désespoir de cause. Désirs humains d’existence. Rages increvables que celles de l’expression, de la création, du Sens.