Cinéma américain et bistro français.

VAGABONDAGE PARISIEN (suite) : à Paris, il n’est pas forcément question que de Paris. Sauf lorsqu’on se souvient qu’ici est né le Cinéma avec la 1ère représentation publique (au Salon Indien du Grand Café, 14 Rue des Capucines). 

CAFÉ, CINÉMA : Voilà qui justifie le titre de mon billet. Ce 28 décembre 1895, il y eut à peine 20 spectateurs pour la 1ère séance mais l’invention fut vite généralisée. Le projecteur des frères Lumière fit alors le tour du Monde (de l’Amérique). Des opérateurs furent envoyés aux quatre coins de la terre pour filmer, pour montrer, pour découvrir et ouvrir une Terra Incognita.

 

Photographies Capitale (BiBi in Paris).

 Une Semaine à Paris. Sans Net, sans Twitter. BiBi aime cette vacance de la Capitale où il se laisse bercer par les sonorités insolites : ça parle spanish, anglais, rubbish, italiano et joual. Parfois, on se demande d’où viennent ces étranges Étrangers ? Que font-ils ? Où sont-ils le reste de leurs années perdues ? Bien sûr, il reste les éternels paumés qui tendent la main au Carrefour de la Charité. Ils parlent roumains avec leurs accordéons, ils chantent à tue-tête dans les cours et les coins de rue… pendant que Valls les inscrit sur ses carnets de Vol, prêt à les mettre au violon.

Petites phrases de la quinzaine.

BiBi a flâné dans les quotidiens de ces derniers quinze jours. Il a slalomé entre Fakir, le Canard Enchaîné, le Figaro, Télérama et l’Equipe pour en ramener des petites phrases… Marquantes ou inutiles, c’est comme on veut.

«Qu’est-ce qui se passe, Anna ?»

C’est en furetant au hasard que j’ai trouvé cette émouvante photo d’Anna Karina tirée du film «Vivre sa Vie» de Jean-Luc Godard, l’histoire d’une femme qui – pour vivre sa vie – ira se prostituer de-ci, de-là. La légende qui aurait pu l’accompagner – «Anna ! Anna ! Qu’est-ce qui se passe, Anna ?» – m’est alors venue instantanément, condensée par quelques souvenirs encore à vif. Cette photo d’Anna en larmes me toucha que j’en fis un petit dialogue. Tranche de vie (imaginaire) entre le cinéaste et son égérie des années 60 mais… allez savoir ! 🙂

De Tolstoï à Bruno Jeudy.

Je traîne, je bosse, j’attends le soleil, j’ai enfin chaud, je veille tard, je m’occupe de Tosca (ma chatte), je lis, je relis aussi des petits textes épars, textes autrefois recopiés à la main. Parmi les relevés, celui-ci de Tolstoï dans sa seconde préface à Enfances. Et à l’opposé, sans le vouloir, je suis tombé sur ce petit livre émouvant de Jean Guéhenno (Carnets du Vieil écrivain), livre qu’il écrivit à l’âge de 76 ans. Inutile de préciser qu’on est à des années-lumière de la prose des Editocrates d’aujourd’hui…