Détecteurs, violence et relation pédagogique.

Le Maitre et ses deux élèves.

L’article des nous offre une interview intéressante d’, directeur de l’Observatoire international de la violence à l’école. www.cahierspedagogiques.com/article.php3?id_article=4517 . 

Le Monde du jeudi 28 mai en avait fait de même. Eric Debarbieux met à mal quelques idées reçues. Ainsi sur les détecteurs, il rappelle que seulement 1% des écoles américaines les ont mis en place (rapport annuel de Indicators on Scholar Crime Safety).

Sur la :
«Les effets pervers de détecteurs à l’entrée de l’école sont connus : ressentiment montant des élèves, sentiment de mépris, éventuellement renforcé par la fouille des cartables et, finalement, augmentation de la violence anti-scolaire».
Plus loin, il tient à nouveau des propos justes :
«La notion de sanctuariser l’école se fonde sur une fausse évidence : «la violence viendrait de l’extérieur». D’où une logique de clôture de l’espace scolaire. Pourtant, qu’on le veuille ou non, la relation pédagogique – mot devenu imprononçable en France – est au cœur du problème».

Des arguments qui sont à rappeler au moment où on culpabilise le corps enseignant.
Enfin, BiBi rappelle bien fort qu’il existe des collégiens, des écoliers, des lycéens aidés par profs et instituteurs qui ne font pas l’histoire mais qui auraient des… histoires et des projets à raconter. Au-delà de l’existence médiatique, s’élaborent et se concrétisent des milliers d’actions pédagogiques dans tous les coins de France.

La photo provient du blog de : http://www.jamano.over-blog.com/

36 Responses to Détecteurs, violence et relation pédagogique.

  1. Wam dit :

    J’en arriverais a soupconner Bibi de presenter les faits de maniere a servir sa cause sans se soucier du bon sens ni des faits.

    Faits :

    1. Certes, toutes les ecoles n’ont pas besoin ni d’une securite specifique, ni de portiques. Je doute que les ecoles du Cantal, ou bien celles de Thonon-les-Bains ou d’Evian aient un besoin de ces choses la. Personne d’ailleurs ne le pretend.
    1%, c’est meme surement beaucoup plus que le nombre d’ecoles effectivement « a risque » en considerant qu’il y a en France environ 60 000 ecoles.

    2. Il existe des ecoles ou des individus, etrangers a l’etablissement, qui y entrent armes. Ce ne sont pas du tout des evenements ponctuels mais au contraire qui tendent a se repeter dans certains etablissements. Dans ce cas, la violence vient bien de l’exterieur qu’aucune relation pedagogique ne saurait attenuer puisque, par definition, les individus exterieurs a l’etablissements n’en beneficient pas.

    3. L’objectif n’est en aucun cas de culpabiliser le corps enseignant mais au contraire de le laisser la possibilite de consacrer plus de temps a sa fonction premiere. Les enseignants, dans ces etablissements la, depensent plus d’energie a essayer de ne pas se laisser deborder plutot qu’a enseigner. La pedagogie n’y peut rien, l’origine est extra-scolaire.

    4. Personne ne croit que des portiques regleront le probleme globale de la mauvaise education dans ces ecoles la. Ils permettent simplement de rendre l’ecole un minimum securitaire. Je crois, moi, qu’il est beaucoup plus important que la majorite des eleves se sentent en lieu sur a l’ecole, au risque que certains aient un ressentiment, plutot que maintenir une ambiance perilleuse dans un seul principe d’egalitarisme theorique et aveugle.

  2. Wam dit :

    PS : 1% des ecoles aux Etats-Unis, c’est tout de meme un chiffre considerable, environ 1200 ecoles.

  3. BiBi dit :

    BiBi s’interroge sur ce « certes » qui démarre votre démonstration.
    Personne ne prétendrait qu’il faille mettre des portiques aux écoles ? Vraiment personne ?
    Vous voulez faire croire à BiBi que toutes les écoles ont besoin d’un minimum séuritaire ? Mais c’est que bcp l’ont – n’en vous déplaise (elles ne font pas la Une des journaux et des TV) ce qui ne veut pas du tout dire qu’il n’y a pas de choses difficiles à gérer.
    Arriver avec des armes à l’école ne serait pas ponctuel et serait très tendance ? ( citer vos sources SVP Le Figaro ? TF1 ?).
    Là encore, il me semble que vous venez ici non pour alimenter un débat serein mais pour faire enfler la (votre) peur…

  4. Wam dit :

    PPS : Les 1% avances par Debarbieux sont completement faux. Le rapport dit exactement ceci :
    « In 2007, the majority of students ages 12–18 reported that their school had a code of student conduct (96 percent) and a requirement that visitors sign in (94 percent). Ninety percent of students reported the presence of school staff or other adult supervision in the hallway, and 69 percent reported the presence of security guards and/or assigned police officers. Fifty-four percent of students reported locker checks, 61 percent reported locked entrance or exit doors during the day, and 66 percent reported the use of security cameras at their schools. Twenty-four percent of students reported that badges or picture identification were required. Metal detectors were the least observed of the selected safety and security measures: 10 percent of students reported the use of metal detectors at their school. »

    http://nces.ed.gov/programs/crimeindicators/crimeindicators2008/ind_21.asp

  5. Wam dit :

    « Personne ne prétendrait qu’il faille mettre des portiques aux écoles ? Vraiment personne ?
    Vous voulez faire croire à BiBi que toutes les écoles ont besoin d’un minimum séuritaire ? »

    Pourquoi demandez-vous exactement le contraire de ce que j’ai dit ?

    Je vais etre tres clair :
    1. Personne ne desire mettre les portiques a TOUTES les ecoles, seulement aux ecoles « a risque » (soit donc un faible pourcentage)
    2. Ce ne sont pas toutes les ecoles qui ont besoin d’outils pour minimum de securite, mais ces ecoles « a risque ».

    Pour les sources, je reviens avec quelques unes.

  6. BiBi dit :

    Un dénommé Xavier, celui-là, il veut en mettre partout. Où vivez-vous donc ? BiBi comprend que vous préfériez de loin le versant répressif au versant éducatif (versant éducatif que vous devez confondre avec le laxisme). BiBi ne vous suit pas sur ce que vous entendez par « écoles à risques » : ça laisse croire qu’il y aurait des meneurs qui auraient autorité dans ces écoles ou collèges. Vieux fantasme droitier. La présence policière, les moyens de répression feront augmenter le sentiment d’insécurité et de grogne. Là-dessus, vous esquivez.
    Merci pour vos interventions.

  7. Wam dit :

    Bibi feint-il d’ignorer qu’il y a effectivement des zones a criminalite beaucoup plus elevees que d’autres ? Croit-il peut etre que la criminalite scolaire est une donnee fixe qui est veritablement de 3% quelque soit l’etablissement ?

    « ça laisse croire qu’il y aurait des meneurs qui auraient autorité dans ces écoles ou collèges »

    Non Bibi, ca ce sont des tentatives d’explications de votre part. Je ne crois rien de tout cela, je constate simplement.

    Pour les cartes de criminalite de France, suffit de regarder sur google. La criminalite scolaire est plus difficile a trouver, mais les variations de criminalite generale est tres facile a trouver :
    http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/M292/CRIMINAL.pdf

  8. BiBi dit :

    BiBi parle de scolarité, vous, vous n’avez à la bouche que le mot criminalité! ( vous me refilez la carte de la criminalité… générale avec cet implicite : criminalité scolaire = criminalité générale !)
    Vous constatez ? Non, vous triez ce qui vous arrange : vous êtes sur le versant « répression » qui est l’anti-thèse de ce pourquoi un enseignant veut enseigner c’est-à-dire « transmettre ».
    Faut-il que vous ayez une sainte trouille de vous-même et de la vie des (de vos ?) élèves pour ne les voir qu’au teravers du prisme de la répression et de la rectification des comportements?
    Pas une seule fois le mot « éducation » dans votre démonstration : c’est un signe. Comme le dit le Slogan : »Nous n’avons pas les mêmes valeurs ». Pire pour vous : BiBi les combat.

  9. HERMES dit :

    Rien de pire que les portiques, fouilles, etc!
    D’abord c’est inéfficace: quand on est mome, on aime jouer au gendarme et au voleur. Et on trouve toujours un moyen de contourner l’interdit. Plus encore, l’interdit renforce le désir de transgression. On ne fait donc qu’amplifier le mal.
    Ensuite c’est dire aux enfants: vous entrez dans un lieu fermé, sécurisé -métaphore de la prison – quand ils sont à l’âge de l’ouverture et d’une liberté à venir. L’inverse d’un processus éducatif.
    Rien à voir avec du laxisme. On lutte contre la violence par les mots et l’exemple, pas par la peur. On réprime en cas de vraie nécessité, jamais par principe mais là encore pour éduquer.
    Chaque société qui choisit l’auto-défense sombre dans la violence.
    Nous ne voulons pas de la « loi « du Far-West!

  10. luc n. dit :

    en mon âme et conscience je ne peux que souscrire au propos de Bibi, auquel j’ajouterai ceci : on est en pleine faudercherie. Car les impératifs de sécurité ne sont pour le Xavier qu’un pur prétexte. Tout ce qui intéresse le Xavier est d’habituer dès l’école, les enfants, à la présence du gendarme.

  11. luc n. (suite) dit :

    (d’accord aussi avec HERMES bien sûr. à tel point que je n’aurais peut-être même pas posté, si mon post n’avait croisé le sien)

  12. BiBi dit :

    Les portiques ne servent qu’à endiguer la peur de ceux qui mettent des portiques. BiBi se demande comment ces mêmes personnes ferment leurs fenêtres ? Peut-être mettent-ils des barreaux à leurs fenêtres ? Et ainsi, étrangement, petit à petit, ils se retrouvent dans une prison avec pour seule pensée le ressentiment contre ceux qui veulent vivre à l’air libre. 🙂

  13. Wam dit :

    Je ne peux helas repondre a tout le monde sinon mon texte deviendrait beaucoup trop long.

    Pour repondre en quelques points :

    1. Pourquoi meprisez-vous a ce point la peur ? C’est pourtant un sentiment tres noble lorsqu’elle est raisonnee. La peur, pour soi ou pour d’autres, pousse aux plus grands actes de bravour. Que se serait-il passe si William Wallace n’avait eu peur pour son peuple ou si les Justes n’avaient eu peur pour la vie d’innocents ?

    Vous meme Bibi avez peur, de l’extreme droite, du racisme, de ces choses la. Ce n’est en rien meprisable et je pense qu’au contraire elle est necessaire a generer la bravour.

    Alors oui, je vous reponds : j’ai peur pour les trop nombreux enfants qui vont chaque jour a l’ecole avec le sentiment d’etre dans un lieu peu sur. Et ce sont bien a ceux-la qu’il faut penser, non aux voyous qui se sentiront frustres de ne pouvoir ammener leur couteau favori a l’ecole.

    Vous partez du postulat qu’augmenter la securite augmentera plus le sentiment de frustration (negatif) que le sentiment de securite (positif). Mais comment le savez-vous ?
    Je pretends savoir le contraire. La dessus, je ne pense pas que les enfants aient un comportement tres different des adultes. Un exemple concret : NY a connu un regain de touristes suite aux actions securtaires de Giuliani. Harlem a regagne en popularite notamment. Bibi, lors de votre sejour, j’imagine que vous avez visite ce fabuleux quartier qu’est le Bronx n’est-ce pas ?

    Il parait evident que le sentiment de securite est quelque chose de tres important a une majorite de personne et que l’ecole doit etre securisee.

    Hors, HERMES pretend exactement le contraire :
    « Ensuite c’est dire aux enfants: vous entrez dans un lieu fermé, sécurisé -métaphore de la prison – quand ils sont à l’âge de l’ouverture et d’une liberté à venir. L’inverse d’un processus éducatif. »

    Pour lui, securite = prison. Sans doute ignore-t-il ce qui se passe dans les prisons s’il croit que ce sont des lieux surs.

    « D’abord c’est inéfficace: quand on est mome, on aime jouer au gendarme et au voleur. Et on trouve toujours un moyen de contourner l’interdit. Plus encore, l’interdit renforce le désir de transgression. On ne fait donc qu’amplifier le mal. »

    On se demanderait presqu’a quoi servent les lois alors si la condition humaine veut qu’on les enfreigne. C’est peut etre ainsi que vous justifiez vos exces de vitesse, je doute que cela marche.

    Quant au jeu du gendarme et du voleur, quand deux eleves de 14 ans se battent au couteau dans une cour d’ecole, je crois que vous n’y etes pas.

    « Chaque société qui choisit l’auto-défense sombre dans la violence. »

    Non je ne crois pas. D’ailleurs c’est un postulat lache comme ca, sans la moindre once ni de reflexion ni de preuve. Pour le defaire, il me suffirait d’evoquer le Japon ou Singapour, qui sont des pays connus pour leur tres faible taux de criminalite et pour leur stricte intolerance a tout acte hors-la-loi.
    Le Far West est le contraire meme de ce que vous affirmez puisqu’il ne s’agit pas d’une societe qui s’auto-protege, mais de gens qui se font justice eux-meme.

    Mais passons ces points.

    Mettons l’hypothese que nous sommes au moins d’accord (sauf HERMES) sur l’objectif : rendre sur les ecoles qui ne le sont pas.

    Notre divergence intervient sur le procede.

    Vous parlez beaucoup de prevention et je suis d’accord avec vous qu’il en faut. Sauf que, ethymologiquement, ne parler que de prevention c’est nier les violences existantes puisque l’on ne peut prevenir que ce qui n’est pas encore.

    Je crois que dans certaines ecoles, ou il y a en moyenne environ 1.5 actes de violence par jour, la prevention ne suffit pas. Il faut vraiment agir et appliquer une certaine forme de repression. Jamais dans le but de punir pour punir. Mais dans celui de punir les quelques fauteurs de troubles pour redonner le sentiment de securite a la majorite des eleves normaux.

    Et pour finir :
    « Tout ce qui intéresse le Xavier est d’habituer dès l’école, les enfants, à la présence du gendarme. »

    Alors je vous pose la question : dans les etablissement a haute criminalite, vaut-il mieux habituer les enfants des leur jeune age a la violence ou a la presence du gendarme ?
    Pourtant, ne clamez-vous pas que les prisons jouent un role de catalyseur dans le processus qui ammene le petit delinquant a en devenir un plus grand ?

  14. celeste dit :

    entièrement d’accord avec Bibi et Hermès, je n’ajoute rien, l’essentiel a été écrit!

  15. luc dit :

    eh bien moi j’ai quelque chose à ajouter, celeste, vu que Warn a osé brandir l’image des… Justes, à l’appui de sa démonstration. Celles et ceux-là luttaient contre un régime qui n’était peut-être pas « le même » mais qui n’était pas non plus « le contraire », de celui aujourd’hui en place.

  16. BiBi dit :

    Punir, punir voila votre maitre-mot. Et encore ette périphrase : « écoles à haute criminalité » (Où avez-vous vu cela ? à l’ENA ? )Votre alternative est infondée, ses présupposés sont comme autant d’évidences non interrogées et de ficelles grossières : il n’y aurait qu’à choisir entre « Violence » ou le « Gendarme » ? BiBi lui veut transmettre, un mot inconnu de vous. Et non, BiBi n’est d’accord en rien avec vous. Vous confondez les mots grossiers d’un élève avec un meurtre, vous les rangez tous deux sous le mot de violence ou d’actes de violence. Vous rêvez d’une « stricte intolérance », ce qui est une violence de plus (Au Japon, le taux de suicide est élevé) Une loi (Interdit de voler) n’empêche pas les voleurs de l’enfreindre mais elle est nécessaire mais vous, vous rêvez d’une Loi d’une rigueur absolue. Vieux rêveur de Nettoyeur, vieux rêve infantile et totalitaire et cauchemar des Démocrates.

  17. BiBi dit :

    Les Justes (BiBi en a rencontrés beaucoup) n’avaient pas peur pour eux mais pour l’Autre.

  18. Wam dit :

    « Les Justes (BiBi en a rencontrés beaucoup) n’avaient pas peur pour eux mais pour l’Autre. »

    Oui, c’est exactement ce que j’ai dit…

    Mais c’est bien le sentiment de peur qui les guida, un sentiment que je considere noble quand il est raisonne. Et je considere raisonnable de craindre pour la securite des eleves de ZEP.

  19. BiBi dit :

    Non ce n’est pas ce que vous avez ecrit. Et pour enfoncer le clou, BiBi vous oppose ceci : ce n’est pas la peur qui a guidé les Justes mais le sentiment de JUSTICE.
    Enfin, vous n’êtes qu’une voix parmi d’autres. Et ces « élèves de ZEP » dont vous imaginez qu’ils sont unanimes à craindre pour leur sécurité est une plaisanterie. Ce qui ne veut pas dire que des problèmes – et des plus sérieux – n’existent pas. Seulement vous, vous raisonnez toujours en tout ou rien. La Vie, le Réel sont plus subtils…

  20. littré dit :

    « rejet’… « dégoût »… et bien d’autres mots encore pourraient qualifier ce qu’éprouvaient les Justes et tous ceux qui luttèrent contre la barbarie. Mais il faut avoir le cerveau ravagé par le bourage de crâne sarkoïde pour venir attribuer la moindre peur à celles et ceux qui précisément : n’eurent pas peur.

  21. Bonjour, juste une petite rectification à propos de la photo qui illustre votre article, il ne s’agit pas de 2 élèves et leur maître, mais de TROIS stagiaires en formation de maçonnerie qui travaillent en équipe. Le formateur est celui qui prend la photo.
    cordialement
    Jamano

  22. BiBi dit :

    BiBi peut quand même dire que… même absent, le Maitre est présent ! 🙂

  23. Wam dit :

    Bonjour BiBi,

    Alors, six mois apres, cette assertion

    «La notion de sanctuariser l’école se fonde sur une fausse évidence : «la violence viendrait de l’extérieur»

    Vous parait toujours aussi fausse ?

    La violence scolaire n’est toujours qu’un leurre ?

  24. BiBi dit :

    En vrac :

    1. Il faut être prudent avec les mots, avec les faits divers qui vous font forte impression, avec les Genéralisations, qui sont toujours à l’opposé des analyses que tentent BiBi.

    2. « L’école » « la violence », ces mots-fourre-tout ne cernent guère leur objet. Dans le temps insuffisant d’un commentaire, BiBi voudrait juste indiquer que la construction de l’Objet appelé « violence » (avec tout ce qui en découle : Qu’est-ce qui est nommé « Violence » et par qui ) est difficile. Oui, il serait interessant de voir qui légitime ce qui est appelé « violence »etc.

    3. BiBi a écrit ici même un article sur Violence et Agressivité (lire http://www.pensezbibi.com/bibi-educ/les-portes-du-penitencier-528 ) Si vous avez un peu de temps…

    4. La violence ? Elle est déjà en germe dans la façon dont notre Société pousse les élèves les plus démunis dans les seuls projets… d’impasse, de désespoir et de colère. Croyez moi, BiBi en sait quelque chose là-dessus.

    5. BiBi croit dans les capacités de tout être humain à dépasser ses limites, à les sublimer dès lors… dès lors qu’on lui offre les possibilités d’accès à la « Culture » (oui c’est vite dit). Or l’école du moment ( non l’école en elle même mais l’école du Libéralisme) ne veut que des élèves-soldats qui marchent au pas des Grandes Entreprises. Ou alors desélèves laissés pour compte, des éponges.
    Là gît la violence primaire, basique.

  25. po dit :

    Les mots, ah … les maux.

  26. Wam dit :

    Le fait que BiBi ne puisse se definir ce qu’est la violence et l’ecole ne l’empeche pourtant pas de critiquer la sois-disant violence scolaire (« Sur la violence scolaire : »)…

    Donc vous avouez critiquer pour la forme sans rien connaitre du fond. Vous seriez pas un peu ecolo sur les bords ?

  27. BiBi dit :

    Les tentatives de pensées de BiBi sur un sujet aussi épineux que celui de « LA violence » méritent, à son sens, des précautions méthodologiques. BiBi a lancé quelques bouts de ficelle…
    Libre à vous de délivrer vos anathèmes à vitesse supersonique et de faire le fier.
    Quant à être écolo, non. Tendez moi votre joue et c’est peut-être vous qui allez tourner au vert 🙂

  28. BiBi dit :

    Wam donne du travail à BiBi 🙂

    BiBi est allé chercher et lire quelques articles sur « La violence de l’institution scolaire » (ce qui diffère déjà de votre intitulé : « La violence scolaire »).
    BiBi signale l’article du Journal des Jeunes d’Octobre 2009 de Véronique Le Goaziou et Laurent Mucchielli ( « La violence des jeunes en question ». C’est le titre aussi de leur livre au Champ Social éditions 2009). Leur enquête a été menée en 97 et 2005 sur 557 dossiers judiciaires dans le département des Yvelines. 40 concernent les Violences à l’école.
    On y conclut que les violences ( et les violences graves rarissimes) sont plus rares que les insultes, les menaces et les chahuts.
    Dans quelques affaires, l’enseignant est simplement un adulte (interchangeable). Dans d’autres cas, l’enseignant incarne l’autorité. Autre cas : l’enseignant représente l’institution scolaire. Enfin dans les affaires les plus nombreuses, c’est « l’enseignant dans sa fonction qui est visé et c’est le cœur de la relation d’apprentissage qui pose problème ».
    Lors des auditions, les propos des jeunes invitent à s’interroger sur la violence de l’Institution scolaire (incarnée par l’enseignant). Ils rapportent remarques humiliantes, ironie blessante, jugements dévalorisants.
    Lectures possibles : C.Rey dir.  » Les adolescents face à la violence » (La Découverte 2000) et S.Beaud « 80% au bac … et après ? Les enfants de la démocratisation scolaire » (La Découverte 2000).
    A votre tour Wam : au boulot !

  29. Wam dit :

    Wam precise que  » La violence scolaire » n’est pas son intitule mais l’intitule de la premiere citation de votre article. Il a seulement repris les mots de BiBi.

    Wam renvoie BiBi au Mariane de cette semaine qui donne la parole a ceux qui sont sur le terrain (les profs), la maniere dont ils vivent l’insecurite au quotidien. En particulier la pression qu’ils subissent pour ne pas rapporter la violence (la raison est donne dans l’article).

    Enfin, Wam vous signale que votre theorie selon laquelle la violence est uniquement causee par l’aspect social ne tient pas face au reel. Depuis le debut de la crise, les criminologues ont en effet observe un effondrement de la criminalite aux Etats-Unis. Inexplicable selon votre theorie. Wam ajoute que la pauvrete rurale en France est un sujet dont personne ne parle. Le taux de pauvrete est tres eleve dans certains departements majoritairement ruraux sans que la violence n’y soit elevee.
    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1162

    Encore une fois, la theorie de BiBi est mise a mal.

  30. BiBi dit :

    La théorie-Bibi serait la » theorie selon laquelle la violence est UNIQUEMENT causée par l’aspect social » ? Là encore, vous êtes emporté par votre élan.
    Ce qui est indiscutable c’est que l’école d’aujourd’hui est un des lieux où se donne à voir et où transpire la violence du Libéralisme.
    Il n’y a pas de lien automatique entre la situation qui met des millions de pauvres sur le carreau (scolaire) et la Violence mais il y a des corrélations indiscutables.
    Vous parlez des conclusions des criminologues américains pour les transposer aussi sec sur la France. BiBi pense qu’il vaut mieux analyser concrètement une situation concrète et se méfier de tels rapprochements à la va-vite (France égal USA).
    BiBi vous ramène ( et vous envoie vers) des enquêtes précises : vous n’en dites pas un mot. De grâce, prenez le temps de vous informer et évitez les lieux communs.
    Quant aux violences rurales, elles existent : demandez aux vaches… folles.

  31. Wam dit :

    BiBi,

    Je connaissais deja cette etude et je vous y ai repondu en disant que le nombre de violences a l’ecole etait largement sous-evalue.

    Je constate que vous etes egalement en faveur de la « deliberalisation » des milieux scolaires ! Je ne me m’attendais pas a vous voir proner pour l’exclusion de tout ce qui est liberalo-capitaliste au sein de l’ecole, signifiant en particulier le retour aux uniformes.

    Vous avez quand meme une drole de methode d’argumentation. Vous alternez entre le « definissons de quoi on parle » et le « comparons ce qui est comparable ». C’est d’ailleurs ce qui fait que la sociologie attire autant d’incompetents puisqu’il suffit que le cadre soit bouge d’un demi millimetre pour qu’on trouve untel a objecter exactement les meme choses que vous. C’est la difference entre une science molle et une vraie science ou l’incompetence est descreditee d’elle meme.

    PS : la violence scolaire est au programme sur le grand journal.

  32. BiBi dit :

    Il faut vous reposer Monsieur Wam. Ecrire que BiBi est  » en faveur de la « deliberalisation » des milieux scolaires ! », faut le faire. Confondre « déliberalisation » des milieux scolaires et « Ecole du Libéralisme », BiBi en reste baba.
    Merci pour vos contributions.

  33. BiBi dit :

    Un article du Plan B qui donne des éclairages sur cette violence dite  » scolaire » :
    http://www.leplanb.org/La-violence-a-l-ecole-un-ecran-de.html

  34. Wam dit :

    Merci BiBi pour le lien.

    Ce texte serait formidablement drole s’il etait ironique, ce n’est malheureusement pas le cas.

    En quelques mots, je me mefie comme de la peste des journaleux qui pretendent etre les seuls a detenir la verite que tout-le-monde-nous-cache.
    Lui sait, les autres ne savent pas. Lui dit la Verite, les autres ne font que mentir. Lui le diagnostique, il le connait.

    Les tortillements de fesse du journaleux pour tenter d’expliquer les actes par des parametres fourre-tout (pour le coup BiBi aurait vraiment raison de parler de fourre-tout) sont poilantes. Mieux encore, sa tentative d’explication quant aux causes du mouvement des profs. C’est drole de le voir ainsi se contortioner pour ne pas expliciter le lien, pourtant clair et evident, de causalite entre violences et mouvement.

    Un vrai gaucho dans toute sa splendeur : il a sa theorie qu’il applique coute que coute aux faits, quitte a pas etre tres logique mais j’ai l’impression que logique et les gauchos ne sont pas tres copains.

  35. BiBi dit :

    Wam, il y a aussi des Gauchos splendides.
    Quant aux Journaleux, allez voir du côté du Figaro et du côté du JDD.
    La Vérité pour dire le Monde social est à chaque fois un enjeu et une lutte. Les « vérités » légitimes ( à combattre)sont majoritairement dites par des Journaleux du Plan A.
    Regardez bien au Plan Z ( niveau Zorro) : vous y trouverez BiBi.

  36. Wam dit :

    Bonjour BiBi,

    L’emission Replique d’Alain Finkielkraut (France Culture) parlait justement de ce sujet samedi dernier. Vous pouvez retrouver l’emission en podcast. Mais je vous avertis, ce que vous allez entendre risque bien de vous contrarier…

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