Echos contemporains : Bram Van Velde, Primo Lévi.

1. ] :  «Quelque chose cherche à naître. Mais je ne sais pas ce que c’est . Je ne pars jamais d’un savoir. Il n’y a pas de savoir possible. Le vrai n’est pas un savoir».

2. « Les mots ne sont rien. Ils ne sont que du bruit. Il faut beaucoup s’en méfier.Quand je vais vers la toile, je rencontre le silence».

3. « Ma toile propose mais n’affirme jamais. Ne pas chercher à convaincre. A prouver quoi que ce soit».

4. « On connaît plus souvent l’échec que la réussite. En peinture comme dans la vie».

5. « Quand je peins, je ne sais pas ce que je fais, où je vais. Je travaille jusqu’à ce que je n’aie plus à intervenir».

Primo Lévi

« Tous nous devons savoir, ou nous souvenir que lorsqu’Hitler et Mussolini parlaient en public, ils étaient crus, applaudis, admirés. Les idées qu’ils proclamaient étaient en général aberrantes, stupides, cruelles, et pourtant ils furent acclamés et suivis jusqu’à leur mort par des milliers de fidèles. Ces fidèles n’étaient pas des bourreaux-nés, mais des hommes quelconques, ordinaires, prêts à croire et à obéir sans discuter »

Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voix que celle de la raison. Dans la haine nazie, il n’y a rien de rationnel. Nous ne pouvons pas la comprendre, mais nous devons comprendre d’où elle est issue et nous tenir sur nos gardes. Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire parce que ce qui est arrivé peut recommencer« .

Les brèves annotations du peintre Bram Van Velde sont consignées dans le livre de Charles Juliet édité chez POL. Les deux longues citations sont de Primo Lévi.

6 Responses to Echos contemporains : Bram Van Velde, Primo Lévi.

  1. librellule dit :

    Quand j’ai découvert toute la bibliothèque fasciste chez des parents éloignés, j’ai lu et je voulais comprendre. c’était un tort. Rien à comprendre effectivement. Plus je lisais et moins je comprenais d’ailleurs.
    Mais connaître oui
    Savoir d’où ils viennent, ce qu’ils prônent et proposent, ce qu’ils font, ce qu’ils cherchent…

  2. BiBi dit :

    @librelulle
    Qu’y a t-il d’autre à comprendre chez les fachos que la haine de l’autre jusqu’à son élimination ? C’est là tout leur programme.

  3. librellule dit :

    C’est bien ainsi que je l’ai ressenti et vécu.

    La haine, le mépris, une absence de compassion…beaucoup de peur aussi et d’ignorance finalement, une sorte de mépris et de haine aveugles.

    Il y a ceux qui me disent que j’ai tort, que j’en rajoute mais moi, j’ai lu et pas eux.

  4. librellule dit :

    Ce sont des gens qui me sont devenus étrangers si je peux dire, plutôt « inconnus » et incompréhensibles et je ne vois pas pourquoi des liens « de sang » m’obligeraient à les fréquenter.

    Tant pis si j’en perds d’autres. Nous ne faisons pas nos vies avec nos familles…

  5. librellule dit :

    Les vrais étrangers me sont moins étrangers que ces gens-là, c’est ça que je voulais dire

  6. librellule dit :

    Je ne crois pas que je cherche à convaincre personnellement sinon par dérision ou ironie, je me sens bien trop ignorante, choquer sûrement, provoquer des réactions peut-être, des questions, chez moi aussi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *