To bibi or not to be (Georges Moustaki).

Petite page existentielle : j’ai retrouvé sur You Tube ce bijou de . Bien entendu, il y a ceux qui passeront à côté, il y a ceux qui ne lèveront qu’à peine leurs grandes oreilles, il y aura les Winners qui riront de cette supposée légèreté mais les autres, hein ? les autres : ils sauront que ce petit instant de félicité cache toute une philosophie de notre Présence au Monde. Avec une conclusion imparable…

Ceux-là, celles-ci, je salue leur écoute.

(Pour les paroles… appuyez sur « Plus »)


Libertin je me veux spartiate
Et je poursuis ce que je fuis
Héros quand je crois être lâche
Paresseux je meurs à la tâche
Oiseau de jour je vis la nuit
Je vais devant en marche arrière
Lorsque je mens je suis sincère
Je promets quand je me dédie
C’est en été que je grelotte
Je m’empoisonne aux antidotes
Et je suis moi en travesti

Je réussis ce que je rate
Je suis gauche de la main droite
Et je suis triste quand je ris
Innocent je me sens coupable
J’ai le génie des incapables
Nomade j’habite Paris
Je vais tout droit en ligne courbe
Honnête quand je parais fourbe
Fidèle à ceux que je renie
C’est en hiver que je transpire
Quand je fais de mon mieux c’est pire
Je commence quand je finis

Je réussis ce que je rate
En blue-jean j’ai l’air en cravate
Je dors partout sauf dans mon lit
Main de velours et gant de fer
À l’endroit je suis à l’envers
À l’envers je me rétablis
Avec tout ça comment pourrais-je
Avoir un jour le privilège
D’être vraiment ce que je suis
Je suis tout ce que je précède
Et quand je vais de A à Z
Je reviens sans être parti

GM

Avec tout ça comment pourrais-je
Avoir un jour le privilège
D’être vraiment ce que je suis

3 Responses to To bibi or not to be (Georges Moustaki).

  1. Robert Spire dit :

    J’aime les chansons de Moustaki qui contrairement à l’image qu’en donne les médias n’est pas un être nonchalent mais plutôt vif, l’oeil pétillant, la voix douce mais à haut débit. J’ai gardé cette image de lui croisée quelques minutes au comptoir du café en face du Palais des Glaces à Paris en 1984, juste aprés je rencontrai la compagne de ma vie au même endroit…Adieu ma Liberté…

  2. BiBi dit :

    @ Robert Spire
    J’ai suivi Moustaki de près, de loin de près de loin un peu comme… un juif errant, un pâtre grec 🙂
    Sur mon électrophone, les sillons creusés du « Temps de Vivre ». Wow, bientôt 30 ans à garder la femme de ta vie ! Heureux homme, oui. Heureuse femme… Euh… 🙂

  3. Robert Spire dit :

    Oui, une chance invraissemblable: « l’Amour fou », une offrande humaine aléatoire, inexplicable.(Rien à voir avec le ciel ou je ne sais quelle bondieuserie!)

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