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Henri Proglio, en habit de lumière EDF.

Henri Proglio

BiBi avait déjà relevé l’humanité du bonhomme en rappelant la Scène primitive qui l’avait poussé sur le chemin de sa grande Destinée d’Entrepreneur : lire http://www.pensezbibi.com/pensees-politiques/le-capitaine-proglio-et-les-11-marins-2-785. Bruna Basini, jeune journaliste de la nichée Lagardère au JDD, nous rallume la lumière du nouveau boss d’EDF. Cet homme est «capable de s’émouvoir devant les scènes du film indien « Slumdog Millionaire », ses bidonvilles et ses lavoirs d’un autre temps ». «Ce n’est pas un vrai dur». Cette figure de l’Entreprise française est d’une «légendaire discrétion». Mais comme l’écrivait BiBi (http://www.pensezbibi.com/pensees-politiques/grands-patrons-a-la-casse-316 ), les nouveaux Capitaines d’Industrie – vieux briscards comme jeunes loups – se doivent d’avoir une présence charismatique et médiatique. Non pas tant pour impressionner les citoyens que nous sommes mais pour donner du poids à l’entreprise face à d’éventuels concurrents et pour rassurer/intimider les salariés en interne. Cet homme discret a quand même droit à une page-portrait du JDD. Il lui sera donc de moins en moins possible de «se réfugier» où que ce soit. Ni derrière sa famille d’immigrés piémontais, ni derrière les 16 milliards d’euros laissés en ardoise par le Jean-Marie Messier de Vivendi. «Un non-sujet» selon Dear Henri ! (sûrement un hors-sujet à noyer sous les eaux de Veolia).
Pour notre chère Bruna du JDD, Henri Proglio est arrivé «par hasard» au Sommet. Il est resté dans le circuit «par attachement aux hommes et aux métiers de Veolia». Diplômé d’HEC ? Un hasard. Rencontrer Sarkozy au Fouquet’s un soir de mai 2007 ? Un hasard absolu. Au bras de Rachida ? Un hasard, un pur, très pur hasard platonique. Avoir appris le métier via l’aide de Paul-Louis Girardot, ex-patron du groupe et via Guy Dejouany ? Deux hasards. Jouer à la belote au CA de Veolia avec Baudoin Prot (BNP), Augustin de Romanet (Caisse des Dépôts), Daniel Bouton (d’électricité), George Ralli (Lazard Europe), Jean-Marc Espalioux (ex-Accor) etc. ? BiBi vous le donne en mille : un  h-a-s-a-r-d.

L’eau a été et sera toujours son affaire : ce cher Henri en vend à 67 millions de personnes et il règne sur un Empire de 330000 salariés. Aujourd’hui tout le monde est au courant de sa promotion EDF. Henri Proglio est sorti de l’eau Veolia. Eternel sarko-compatible, il est comme tous les requins des Affaires et de la Finance : il sait parfaitement nager.
BiBi, lui, voulait juste féliciter ce lumineux Capitaine d’Industrie pour sa promotion-éclair et mettre humblement son charisme en pleine lumière.

Le Capitaine Proglio et les 11 marins.

Capitaine Proglio et ses 11 marins.

Voila une jolie « Histoire d’Eau« .

Dans le numéro de l’Expansion (mars 2009), la journaliste Chloé Hecketsweiler nous offre un portrait d’Henri Proglio, Capitaine de Veolia (leader mondial de la Propreté et de la Distribution d’eau). Le titre de son article ? «Henri Proglio, touché mais pas coulé». La métaphore marine va être son fil rouge jusqu’au Final où Chloé rapporte un souvenir de jeunesse de Dear Henri.
«Pendant mon service militaire, je déjeune un jour avec un Pacha qui me raconte qu’une voie d’eau s’est déclarée sur son navire. Le Pacha a ordonné le cloisonnement du compartiment inondé, condamnant à mort les 11 marins qui s’y trouvaient». La belle leçon d’humanisme du Pacha lança la carrière d’Henri qui conclut l’épisode ainsi :«Quelle que soit l’estime, l’amitié que l’on porte aux gens, il faut être capable d’assumer ses responsabilités».
Notre grande journaliste ne fait évidemment pas de lien entre le titre qui ouvre son article et l’anecdote qui la ferme. Elle veut continuer à mener le lecteur en bateau. BiBi a gardé les pieds sur terre. Il fait la conclusion à sa place «en assumant ses responsabilités» :
«Pour que Dear Henri puisse continuer à faire le brave et le fier Capitaine d’Industrie, noyons tous les Marins-Chômeurs, débarrassons-nous des Prisonniers des courants libéraux, gardons haut et fiers la devise de l’Internationale de la Finance : « Au Royaume du Laisser-Faire, laissons couler».