Articles tagués ‘Tribune de Genève’

Les Flèches nationales de BiBi.

Mardi 13 juillet 2010

du 8 juillet nous rapporte la volonté du Chef de l’Etat de parier sur la « coupure estivale » pour enrayer l’Affaire Woerth. BiBi prendra bien quelques jours en août mais pas question de couper court, de couper sa parole ou de couper sa langue ensoleillée.

Eric Woerth (1).

Il serait «amaigri», «sous pression». Il aurait le «visage blême», les «traits tirés», serait «victime d’un torrent de haine». Le Chef de notre Etat l’aurait incité «à faire part de sa souffrance». Ce qui fut fait à TF1.

Le même jour, Chouchou est allé rendre visite aux malades de l’Hôpital de Brie-Comte-Robert en Seine et Marne. En âme charitable, l’ami Nicolas a surement du demander s’il y n’avait une petite place pour le souffrant Éric.

Eric Woerth, le Chamoniard (2).

La Tribune de Genève est allé enquêter sur le lieu de repos du couple Woerth, à Chamonix : un 60 m2 (sans vue sur le Mont-Blanc, au contraire Édouard Balladur, autre chamoniard). Le modeste appartement coûterait – selon estimation- quand même 300.000 euros.

Sophie Roselli, journaliste de la Tribune de Genève, maniant un certain humour-BiBi, finit ainsi son article sur notre Éric, très bon alpiniste : «L’Amoureux de la Grimpe doit souffrir de dévisser dans les sondages». Souffrir, toujours souffrir !

Finalement, l’Affaire Woerth ne sent pas le soufre mais la Souffrance !

Souffrance (bis).

Catherine Pégard, ex-journaleuse, conseillère de Chouchou, nous rapporte une confidence du Maitre : » Il faut bien réfléchir avant, on n’est pas au pouvoir pour être heureux » (JDD du 11 juillet). C’est vrai, Cathy : on est au Pouvoir pour souffrir, pour vivre dans la Douleur. Freud et Lacan l’ont assez écrit : Jouir, Souffrir, ça va souvent, très souvent ensemble.

Gérard Longuet.

Gérard Longuet réapparaît ces derniers temps sur la scène politique. Souvenons-nous de toutes les casseroles qu’il traîna derrière lui : ancien trésorier du Parti Républicain, il avait été mis en examen pour abus de bien sociaux, pour abus de confiance et pour infraction au financement des Partis politiques. BiBi a trouvé une des ses magnifiques envolées dans du 8 juillet : «Tout doit être parfait. politique n’en est pas encore là».

Gérard connaît ses dossiers : il sait parfaitement de quoi il cause !

Alain Juppé.

BiBi a retrouvé aussi une perle ancienne du Maire de Bordeaux : «Je n’ai pas l’intention de me laisser mettre à la porte par les campagnes du Canard Enchaîné». Sur ce, il avait déménagé aussi sec, queue et tête basses, de son 181 mètres carrés de son appartement classé aux HLM d’un Paris tenu par l’ami Tibéri.

Hervé Gaymard.

Notre Expert en littérature avait lui aussi pronostiqué : «Je ne vais pas me laisser épingler comme un pigeon alors que je suis propre comme un sou neuf». Dix jours plus tard, Hervé le pigeon perdait ses plumes et quittait son poste de Ministre de l’Economie pour son nid savoyard.

Nadine Morano.

Madame préfère partir en guerre contre les «méthodes fascistes» de MédiaPart et perdre son temps à défendre l’ami Eric plutôt que de se rappeler ses promesses faites aux Handicapés (12 juin). La hausse programmée de l’Allocation d’Adulte Handicapé qui devait être de 4,5% sera seulement de 3%. L’UNAPEI s’indigne «du reniement des engagements  du Président de la République et de son gouvernement». Nadine ne défend qu’une seule famille d’handicapés : celle de l’.

Copé confirme.

Copé vise 2017 et ne veut dorénavant qu’une chose : faire perdre Chouchou en 2012. Il se dit : « Mieux vaut un gouvernement de gauche dès aujourd’hui, ça me laissera le temps de me préparer et d’apparaître comme le Messie que la France ne manquera pas d’attendre ». C’est pour cette raison qu’il a repoussé une mesure-phare du projet de loi sur le « dialogue social » dans les petites entreprises, mesure défendue par Eric Woerth. L’entreprise Copé est vraiment une petite entreprise.

Nicolas Sarkozy, le Maître.

Allait-il parler à la TV ou non ? Un des proches de Chouchou, très agacé, a répondu que «Sarkozy est maître du Temps». En d’autres temps – pas si lointains – Claude Askolovitch du JDD félicitait son Ami Nicolas «maître du Monde ». Rien moins ! Cette fois-ci, c’est François Fillon qui nous lâche : «Nicolas Sarkozy est maître de son calendrier, maître de ses choix». Surtout maître de France 2 où il viendra, ce lundi 20h30, en maitre censé nous en maitre plein la vue.

Coucou la Suisse !

Mardi 6 juillet 2010

Notre Président n’aime pas les Helvètes.

Nicolas Sarkozy prétend ne pas aimer la Suisse mais fait silence sur ses coffres-forts. «Liliane Bettencourt est la femme la plus riche de France et elle est restée en France. Est-ce qu’on aurait préféré qu’elle parte en Suisse ? Je ne veux pas qu’elle foute le camp en Suisse, moi !». BiBi rectifie quand même : l’argent de Madame Bettencourt est déjà en Suisse. Elle détient déjà deux comptes en Helvétie : l’un de 13 millions d’euros et l’autre, à Vevey ( de 65 millions d’euros) tous deux non déclarés au fisc français. N’est-ce pas plutôt ça le problème ? En tous les cas, ce n’est pas à elle que notre Chouchou nous refera le coup du : « Allez, casse-toi pauvre C… » !

Le couple Woerth en villégiature genevoise.

Comme sa femme Flo, Eric connaît bien la route qui mène à Genève et au Lac Léman. Tous deux viennent souvent rendre visite à un ami très… cher :  Pierre Condamin Gerbier, responsable de l’ à Genève et gérant de fortune ardent défenseur des « family offices », ces sortes de banques qui n’acceptent que les Puissants. Comme banquier amoureux de Genève, BiBi n’avait qu’un ami : Edouard Stern mais hélas, il a définitivement démissionné. BiBi se demande quand même si le couple Woerth et Edouard se connaissaient ?

«  » à l’heure du Patronat suisse.

BiBi avait parlé du racisme de l’Intelligence envers ces «Bleus» illettrés. C’est tout le contraire avec les dithyrambes du Monde à propos de Nicolas Hayek, patron des montres Swatch et des Mercèdès de même nom. ne tarit pas d’éloges sur l’entrepreneur suisse, récemment décédé : «Pour Nicolas Hayek», résume la journaleuse Nicole Vulser, «un entrepreneur doit retrouver la fantaisie originelle qui est en lui. C’est un artiste. Il crée des choses, il surmonte des obstacles (…) C’est quelqu’un qui admire la beauté et la culture, qui motive, qui refuse la domination de la finance sur l’industrie, qui passe très vite de la théorie à la pratique, à la réalisation». Gageons qu’avec les nouveaux repreneurs du Monde, ces éloges se feront quotidiennement. BiBi attend impatiemment les prochains articles sur Pierre Bergé.

Veaux, vaches…

En Suisse, l’Office Vétérinaire Fédéral estime que 2500 à 3000 étables devront être agrandies d’ici août 2019. En effet, les vaches grandissent et grossissent plus vite que leurs étables. Il est donc temps que leur logis soit adapté à leurs mensurations voluptueuses, a décidé le Conseil Fédéral. BiBi est vachement content pour elles.

… et Cochons.

Relevé dans la Tribune de Genève : «Faire le salut hitlérien ou arborer une croix gammée en public restera impuni en Suisse. Le Conseil Fédéral évoque des difficultés d’application de sanctions…». BiBi suggère que les membres très fatigués de ce même Conseil Fédéral soient désormais pris en charge par la Croix… Rouge.

Sepp Blatter déblatère.

La FIFA a procédé à 208 contrôles anti-dopages lors des 52 premiers matches de la Coupe du Monde. Tous négatifs. Depuis… 1998, aucun joueur n’a été contrôlé positif à une substance interdite. Sepp Blatter a-t-il été lui aussi contrôlé ? Car ce Président doit vraisemblablement se doper au mensonge tout terrain.

Racaille.

Dans la Tribune de Genève du 5 octobre dernier, on pouvait lire un encart publicitaire de l’UDC genevoise qui dénonçait « la racaille d’Annemasse ». Plainte avait été déposée par le Maire d’Annemasse pour injure publique, provocation à la haine et à la discrimination. Le magistrat a classé l’affaire, prétextant la perte des dossiers. Pourtant BiBi semble avoir vu les dossiers en question : ils n’étaient pas très loin du juge, juste à côté, à son extrême-droite.

Les Flèches de BiBi (9-15 avril).

Jeudi 8 avril 2010

La voix de Carla déraille.

C’est Claude Askolovitch qui interviewe Carla Bruni-Sarkozy sur Europe 1. C’est du très très bon boulot avec des questions qui fâchent et tout et toutou. Les refrains de Carla ont été parfaits. Par exemple le couplet sur Rachida Dati : «Il n’y a aucune enquête de police. C’est inimaginable de dire une chose pareille ».

En écho sonore, on pouvait entendre les propos de Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) : « Mon service a été saisi par mon autorité de tutelle, le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard, début mars », afin d’«effectuer une remontée informatique au plus près du point de départ dans le temps et, si possible, de la source ». Un beau morceau. Dommage pour la fausse note, chère Carla. (Lire la suite…)

Trois jours en Helvétie (2).

Samedi 20 mars 2010

(Lire la suite…)

Sarkozy et le Marin Jean-Claude dans la Tempête.

Jeudi 4 février 2010

Sarko à la Tribune (de Genève).

Sur l’Affaire Sarko-Marin-Villepin, BiBi a relevé dans un journal à l’étranger («La Tribune de Genève») des propos bien éloignés de ceux de la presse française aux Ordres : «Jean-Claude Marin aimerait terminer sa carrière par une belle promotion, à savoir le poste de Procureur Général de Paris. Dans cette optique, il faut éviter de déplaire au pouvoir en place ».

Dans un autre numéro du Quotidien genevois, on poursuit : «En obligeant Villepin à se concentrer sur l’agenda judiciaire, Nicolas Sarkozy le freinerait ainsi dans son élan». Rappelons que Villepin dans un récent sondage (Et l’Elysée n’ignore aucun sondage) que le Villepin se voit crédité de 8% aux Présidentielles de 2012. C’est vrai, il n’y a pas eu de réunion avec le Marin en eaux troubles. Et pour cause : l’Elysée savait – bien avant la décision - que le Procureur interjetterait appel en cas de relaxe de Villepin.

Première et avant-dernière Dames.

Tout ça a eu de quoi mettre en rage notre Chouchou qui a appelé Carla à sortir de la Réserve où il la tenait. A RTL, notre Dame du Macadam a ôté sa burqa et a tombé le masque. Finie la douceur feinte et la mièvrerie réelle. Madame a enfin rejoint la meute et a hurlé avec les loups : «Naaannn ! C’est une affaire pénale et pas politique». A son retour, très énervée, Chochotte a même raté le gâteau d’anniversaire de Chouchou : tout a vu que ça sentait le roussi et le brûlé à l’Elysée.

Anne Fulda, ex-de Chouchou et journaleuse du Figaro a fait semblant de s’offusquer qu’un « juge, soupçonné par certains d’avoir agi sous pression, indique en exclusivité à la Radio sa décision ». «C’est pour le moins troublant» rajouta t-elle. Troublant en effet. Mais – car il y a un «mais» dans la foulée qui annule tout ce que la journaliste a écrit plus haut : «Mais ce procès est clairement hors-norme». Eh oui, si ce Procès est hors-normes, alors l’intervention du Marin dans la Tempête se justifie pleinement… CQFD.

La (Basse) Cour a la chair de poule.

A la lecture du Canard Enchaîné, BiBi s’est réjoui des rugissements du Coq (sur Villepin) : «Il faut lui faire la peau, être très dur. Je le veux à terre et sans oxygène». BiBi s’est aussi réjoui de la tête et de la queue basses de Thierry Herzog, l’avocat de Chouchou (voir article de BiBi) annonçant la nouvelle de la Relaxe à son Maitre. «Il s’est pris la nouvelle plein pot» a commenté sobrement un proche du Président. Dans le bureau présidentiel, branle-bas de combat : tous les Chiens de Garde étaient là (Claude Guéant, , Thierry Herzog, Raymond Soubie, Pierre Charron, Patrick Ouart). Tous ? Sauf  Henri Guaino en train de rédiger le communiqué de l’Elysée. Tous sauf Grégoire Verdeaux, parti remonter le moral de Madame revenue d’Afrique.

Blogs surveillés ?

Mercredi 3 février 2010

Recevant un commentaire de Valérie sur la surveillance probable de son blog, BiBi a envie de lui répondre via sa lecture de la Tribune de Genève du 2 février. Cela suffira t-il à la rassurer ?

On y interroge , président d’un ethical hackingHigh Tech Bridge»). Son entreprise s’occupe de démontrer les failles «techniques» des systèmes informatiques. Bien entendu, notre bonhomme est très courtisé… surtout par les banques helvétiques. Les dernières affaires dans ces milieux habituellement fermés («pillage» de données et vols de fichiers de clients) ont inquiété et fortement ébranlé nos Amis banquiers. Vite, vite, c’est qu’on se doit de rassurer vite, très vite les titulaires de comptes. La Suisse sans coffre-forts, c’est comme la Télévision sans : impensable, impossible.

L’informaticien s’en amuse presque : «En Informatique, tout système est cassable, y compris ceux qui ont installé les cryptages les plus sophistiqués». 

A la question « On peut donc rentrer partout», Ilia répond : «Absolument. Et nous les sociétés de « hackers éthiques » le prouvons tous les jours. Tout système informatique possède sa petite faille, un petit trou de souris par lequel les hackers «criminels» peuvent pénétrer. Savez-vous que sur le marché noir, certains sites Internet hyperconfidentiels proposent en ce moment même, une partie, voire la totalité des fichiers clients des plus grandes banques de ce monde ? Il suffit d’y mettre le prix : 300000 dollars comme mise de départ».

«Qui ont accès à ces sites ?» La réponse d’Ilia se passe de commentaires : «Les gouvernements, la mafia et les grosses entreprises concurrentes. Autant l’argent est le nerf de la guerre, autant, aujourd’hui, l’information est la clé absolue du Pouvoir».

Chère Valérie, inutile de paniquer : ton site est (potentiellement) surveillé. Comme beaucoup d’autres blogs.

D’ailleurs, sais-tu qu’en ouvrant chaque matin ses pages informatiques, BiBi salue rituellement Brice Hortefeux ?

Marion Cotillard et Michel Bouquet à l’interview.

Samedi 19 décembre 2009

Marion et Michel Bouquet

(Lire la suite…)

Putain de blog.

Vendredi 2 octobre 2009

Putain de blog

450 articles en un an et demi de blog, soit 2 articles tous les trois jours. BiBi s’appuie le Figaro quotidien, se paye le JDD tous les dimanches, la Tribune de Genève, , Challenges, Le Point, Politis, les Inrocks, Diplo et puis au bout du compte, tournant une des dernières pages, il lui vient comme une nausée. Il se sent sale et sali par tous ces évènements dont la moitié ne le touche pas directement. Il a un mal de tête qui dure et perdure, il a des élancements qui le picotent, des fourmillements qui l’agacent. Et une fatigue généralisée.

Il se dit que toute Pensée écrite ne saura jamais dire et traduire ce dégoût subit, que rien ne pourra fixer cette mélancolie devant ces choses de la Vie qui l’accablent et qui le rendent tout chose. S’il s’écoutait un peu plus, un peu trop, il se dirait qu’il en a assez fait avec ce blog, que dorénavant, il ira dire les choses ailleurs, autrement. Il lui est facile de se persuader qu’il y a d’autres enseignements à tirer de sa vie. Le regard qu’il se porte est implacable : il est temps non de s’en aller (il n’est pas touriste ou suicidaire) mais grand temps, de savoir un peu plus ce qu’il veut.

Il tient un blog et – paradoxe – c’est le blog qui le soutient. Il ne cherche pas ses articles, il ne les calcule pas, il n’a pas ce défaut-là… heureusement. Il laisse venir , ce Monde qui lui envoie tant de signes, qui déverse sur lui autant d’ordures que de diamants. Il garde jusqu’à présent une force intacte, de celle qui lui permet de séparer cette activité de fourmi (le blog) de sa vie courante. Il a des carnets en pagaille, des notes en désordre, des archives personnelles bondées, trois, quatre articles qui attendent, il écrit aussi sec, il met en ligne à grande vitesse. Souvent, il ne sait même pas comment tout cela s’agence, comment tout cela se met en place. Il n’a pas peu à dire et à écrire mais plutôt trop : ça déborde, ça l’envahit. Il n’est pourtant pas dans l’automatisme de l’écriture. En écriture, il baigne plutôt dans une certaine forme de somnambulisme, d’un inexplicable somnambulisme. Mais il dort, il bosse, il joue, il marche, il boit, il invite, il voyage, il lui prend la main, il l’embrasse.  

Des fois, il se sent l’enfant qui aimait arpenter la rue des Ecoles, courant, bras ouverts en goûtant au vent chaud qui descendait des montagnes du Rif. Des fois, il repense à Gérard, son ami envolé, à leurs premières lectures croisées (découverte d’Artaud, Blanchot, Bataille, Joyce, Dostoïevski et tutti quanti). Alors, il sait qu’il fait fausse route avec ce blog, il s’en veut de perdre du temps à caviarder tous ces quotidiens qui lui salissent les mains, de ces articles lus qui lui salissent surtout surtout surtout l’âme.

Il s’en veut : il lit moins qu’avant, il a tellement de retard sur les Beautés du Monde. Il ne les rattrapera plus. Il voudrait tout Proust, s’attarder sur Shakespeare, relire Kafka, Faulkner, avancer dans les microgrammes de Robert Walser, il voudrait travailler en reprenant Bourdieu, il voudrait y voir clair, que le ciel se dégage, il voudrait voler et ne jamais atterrir mais, pauvre de lui, il s’aveugle et se plombe à son blog.

Il s’ébroue, il se donne du courage : cette «saudade» est provisoire. Le voilà qui choppe un livre tiré de ses étagères et, une fois ouvert à sa lecture, il refait un peu d’ordre dans sa tête : ce livre est un livre d’entretien de Madeleine Santschi avec . Il est content de voir se rallumer une petite flamme intérieure. Putain, oui, la Littérature a toujours raison. Il a ouvert ce livre et sa joie naît et renaît : ce temps, ce bonds, ce rebonds à lire ne seront pas perdus. Il tombe en arrêt devant la première citation de . En exergue, elle est rapportée d’un numéro de Paris-Match de l’année 78. Dieu, que faisait-il en 78 ? L’année de la  Coupe du Monde en Argentine. Avec Guillou, son joueur préféré et ce but ultra-rapide de Bernard Lacombe.

Butor, donc :

« Je pense que la littérature transforme la réalité. Le seul fait de constater un certain nombre de choses fait qu’elles ne peuvent plus rester comme elles étaient avant cette constatation. Un écrivain n’a pas besoin de s’engager. Il lui suffit de sa littérature. Presque tout ce qui fait notre vie passe par le langage. Dès qu’on touche au langage, on transforme la réalité. Il y a des choses que nous ne savons pas dire, faute de trouver l’expression juste. Si on arrive à cette expression, des pans de murs entiers s’écroulent, et on découvre des horizons tout neufs. C’est cela changer la vie».

Et la Joie, et la rage jusqu’alors éteintes, de naître, de renaître. Putain de littérature, putain de blog.