Articles tagués ‘Tribune de Genève’

Sarkozy et le Marin Jean-Claude dans la Tempête.

Jeudi 4 février 2010

Sarko à la Tribune (de Genève).

Sur l’Affaire Sarko-Marin-Villepin, BiBi a relevé dans un journal à l’étranger («La Tribune de Genève») des propos bien éloignés de ceux de la presse française aux Ordres : «Jean-Claude Marin aimerait terminer sa carrière par une belle promotion, à savoir le poste de Procureur Général de Paris. Dans cette optique, il faut éviter de déplaire au pouvoir en place ».

Dans un autre numéro du Quotidien genevois, on poursuit : «En obligeant Villepin à se concentrer sur l’agenda judiciaire, Nicolas Sarkozy le freinerait ainsi dans son élan». Rappelons que Villepin dans un récent sondage (Et l’Elysée n’ignore aucun sondage) que le Villepin se voit crédité de 8% aux Présidentielles de 2012. C’est vrai, il n’y a pas eu de réunion avec le Marin en eaux troubles. Et pour cause : l’Elysée savait – bien avant la décision - que le Procureur interjetterait appel en cas de relaxe de Villepin.

Première et avant-dernière Dames.

Tout ça a eu de quoi mettre en rage notre Chouchou qui a appelé Carla à sortir de la Réserve où il la tenait. A RTL, notre Dame du Macadam a ôté sa burqa et a tombé le masque. Finie la douceur feinte et la mièvrerie réelle. Madame a enfin rejoint la meute et a hurlé avec les loups : «Naaannn ! C’est une affaire pénale et pas politique». A son retour, très énervée, Chochotte a même raté le gâteau d’anniversaire de Chouchou : tout le Monde a vu que ça sentait le roussi et le brûlé à l’Elysée.

Anne Fulda, ex-de Chouchou et journaleuse du Figaro a fait semblant de s’offusquer qu’un « juge, soupçonné par certains d’avoir agi sous pression, indique en exclusivité à la Radio sa décision ». «C’est pour le moins troublant» rajouta t-elle. Troublant en effet. Mais – car il y a un «mais» dans la foulée qui annule tout ce que la journaliste a écrit plus haut : «Mais ce procès est clairement hors-norme». Eh oui, si ce Procès est hors-normes, alors l’intervention du Marin dans la Tempête se justifie pleinement… CQFD.

La (Basse) Cour a la chair de poule.

A la lecture du Canard Enchaîné, BiBi s’est réjoui des rugissements du Coq (sur Villepin) : «Il faut lui faire la peau, être très dur. Je le veux à terre et sans oxygène». BiBi s’est aussi réjoui de la tête et de la queue basses de Thierry Herzog, l’avocat de Chouchou (voir article de BiBi) annonçant la nouvelle de la Relaxe à son Maitre. «Il s’est pris la nouvelle plein pot» a commenté sobrement un proche du Président. Dans le bureau présidentiel, branle-bas de combat : tous les Chiens de Garde étaient là (Claude Guéant, Frank Louvrier, Thierry Herzog, Raymond Soubie, Pierre Charron, Patrick Ouart). Tous ? Sauf  Henri Guaino en train de rédiger le communiqué de l’Elysée. Tous sauf Grégoire Verdeaux, parti remonter le moral de Madame revenue d’Afrique.

Blogs surveillés ?

Mercredi 3 février 2010

Recevant un commentaire de Valérie sur la surveillance probable de son blog, BiBi a envie de lui répondre via sa lecture de la Tribune de Genève du 2 février. Cela suffira t-il à la rassurer ?

On y interroge Ilia Kolochenko, président d’un ethical hackingHigh Tech Bridge»). Son entreprise s’occupe de démontrer les failles «techniques» des systèmes informatiques. Bien entendu, notre bonhomme est très courtisé… surtout par les banques helvétiques. Les dernières affaires dans ces milieux habituellement fermés («pillage» de données et vols de fichiers de clients) ont inquiété et fortement ébranlé nos Amis banquiers. Vite, vite, c’est qu’on se doit de rassurer vite, très vite les titulaires de comptes. La Suisse sans coffre-forts, c’est comme la Télévision sans Michel Drucker : impensable, impossible.

L’informaticien s’en amuse presque : «En Informatique, tout système est cassable, y compris ceux qui ont installé les cryptages les plus sophistiqués». 

A la question « On peut donc rentrer partout», Ilia répond : «Absolument. Et nous les sociétés de « hackers éthiques » le prouvons tous les jours. Tout système informatique possède sa petite faille, un petit trou de souris par lequel les hackers «criminels» peuvent pénétrer. Savez-vous que sur le marché noir, certains sites Internet hyperconfidentiels proposent en ce moment même, une partie, voire la totalité des fichiers clients des plus grandes banques de ce monde ? Il suffit d’y mettre le prix : 300000 dollars comme mise de départ».

«Qui ont accès à ces sites ?» La réponse d’Ilia se passe de commentaires : «Les gouvernements, la mafia et les grosses entreprises concurrentes. Autant l’argent est le nerf de la guerre, autant, aujourd’hui, l’information est la clé absolue du Pouvoir».

Chère Valérie, inutile de paniquer : ton site est (potentiellement) surveillé. Comme beaucoup d’autres blogs.

D’ailleurs, sais-tu qu’en ouvrant chaque matin ses pages informatiques, BiBi salue rituellement Brice Hortefeux ?

Marion Cotillard et Michel Bouquet à l’interview.

Samedi 19 décembre 2009

Marion et Michel Bouquet

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Putain de blog.

Vendredi 2 octobre 2009

Putain de blog

450 articles en un an et demi de blog, soit 2 articles tous les trois jours. BiBi s’appuie le Figaro quotidien, se paye le JDD tous les dimanches, la Tribune de Genève, le Monde, Challenges, Le Point, Politis, les Inrocks, le Monde Diplo et puis au bout du compte, tournant une des dernières pages, il lui vient comme une nausée. Il se sent sale et sali par tous ces évènements dont la moitié ne le touche pas directement. Il a un mal de tête qui dure et perdure, il a des élancements qui le picotent, des fourmillements qui l’agacent. Et une fatigue généralisée.

Il se dit que toute Pensée écrite ne saura jamais dire et traduire ce dégoût subit, que rien ne pourra fixer cette mélancolie devant ces choses de la Vie qui l’accablent et qui le rendent tout chose. S’il s’écoutait un peu plus, un peu trop, il se dirait qu’il en a assez fait avec ce blog, que dorénavant, il ira dire les choses ailleurs, autrement. Il lui est facile de se persuader qu’il y a d’autres enseignements à tirer de sa vie. Le regard qu’il se porte est implacable : il est temps non de s’en aller (il n’est pas touriste ou suicidaire) mais grand temps, de savoir un peu plus ce qu’il veut.

Il tient un blog et – paradoxe – c’est le blog qui le soutient. Il ne cherche pas ses articles, il ne les calcule pas, il n’a pas ce défaut-là… heureusement. Il laisse venir le Monde, ce Monde qui lui envoie tant de signes, qui déverse sur lui autant d’ordures que de diamants. Il garde jusqu’à présent une force intacte, de celle qui lui permet de séparer cette activité de fourmi (le blog) de sa vie courante. Il a des carnets en pagaille, des notes en désordre, des archives personnelles bondées, trois, quatre articles qui attendent, il écrit aussi sec, il met en ligne à grande vitesse. Souvent, il ne sait même pas comment tout cela s’agence, comment tout cela se met en place. Il n’a pas peu à dire et à écrire mais plutôt trop : ça déborde, ça l’envahit. Il n’est pourtant pas dans l’automatisme de l’écriture. En écriture, il baigne plutôt dans une certaine forme de somnambulisme, d’un inexplicable somnambulisme. Mais il dort, il bosse, il joue, il marche, il boit, il invite, il voyage, il lui prend la main, il l’embrasse.  

Des fois, il se sent l’enfant qui aimait arpenter la rue des Ecoles, courant, bras ouverts en goûtant au vent chaud qui descendait des montagnes du Rif. Des fois, il repense à Gérard, son ami envolé, à leurs premières lectures croisées (découverte d’Artaud, Blanchot, Bataille, Joyce, Dostoïevski et tutti quanti). Alors, il sait qu’il fait fausse route avec ce blog, il s’en veut de perdre du temps à caviarder tous ces quotidiens qui lui salissent les mains, de ces articles lus qui lui salissent surtout surtout surtout l’âme.

Il s’en veut : il lit moins qu’avant, il a tellement de retard sur les Beautés du Monde. Il ne les rattrapera plus. Il voudrait tout Proust, s’attarder sur Shakespeare, relire Kafka, Faulkner, avancer dans les microgrammes de Robert Walser, il voudrait travailler en reprenant Bourdieu, il voudrait y voir clair, que le ciel se dégage, il voudrait voler et ne jamais atterrir mais, pauvre de lui, il s’aveugle et se plombe à son blog.

Il s’ébroue, il se donne du courage : cette «saudade» est provisoire. Le voilà qui choppe un livre tiré de ses étagères et, une fois ouvert à sa lecture, il refait un peu d’ordre dans sa tête : ce livre est un livre d’entretien de Madeleine Santschi avec Michel Butor. Il est content de voir se rallumer une petite flamme intérieure. Putain, oui, la Littérature a toujours raison. Il a ouvert ce livre et sa joie naît et renaît : ce temps, ce bonds, ce rebonds à lire ne seront pas perdus. Il tombe en arrêt devant la première citation de Michel Butor. En exergue, elle est rapportée d’un numéro de Paris-Match de l’année 78. Dieu, que faisait-il en 78 ? L’année de la  Coupe du Monde en Argentine. Avec Guillou, son joueur préféré et ce but ultra-rapide de Bernard Lacombe.

Butor, donc :

« Je pense que la littérature transforme la réalité. Le seul fait de constater un certain nombre de choses fait qu’elles ne peuvent plus rester comme elles étaient avant cette constatation. Un écrivain n’a pas besoin de s’engager. Il lui suffit de sa littérature. Presque tout ce qui fait notre vie passe par le langage. Dès qu’on touche au langage, on transforme la réalité. Il y a des choses que nous ne savons pas dire, faute de trouver l’expression juste. Si on arrive à cette expression, des pans de murs entiers s’écroulent, et on découvre des horizons tout neufs. C’est cela changer la vie».

Et la Joie, et la rage jusqu’alors éteintes, de naître, de renaître. Putain de littérature, putain de blog.

Paroles, paroooles…!

Mercredi 16 septembre 2009

Paroles & parooooles 

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Les Flèches estivales de BiBi.

Samedi 25 juillet 2009

fleches-de-bibi.jpg

BiBi rappelle que – jusqu’à présent – ses flèches ont été gentiment reprises par l’hebdo Vendredi de Jacques Rosselin. Le numéro d’été qui fait l’inventaire de 300 blogs est toujours en vente. En attendant septembre, BiBi décoche ses flèches estivales. Elles font cette fois-ci le Tour d’Europe…

Le  Canton de Vaud réclame 150000 francs suisses pour la gestion du passage du Tour de France (frais de sécurité et entretien des routes). Faut rajouter que les riverains se sont offusqués des déchets laissés par la Caravane. Un sale.. Tour joué aux Vaudois.

BiBi a rencontré dans le train un certain Pierre Blanchet, citoyen de la Confédération helvétique. Il écrivait à la Tribune de Genève pour protester contre le refus des autorités de son pays d’accueillir officiellement le Dalaï-Lama à Lausanne le 4 et 5 août. Aucun membre du Conseil fédéral ne daignera se déplacer. Prétexte : ils sont tous en vacances. Pour un trek au Tibet ?

Sarah Ferguson veut toiletter l’histoire et particulièrement la Reine Victoria. « C’est un exemple. Elle n’est pas la veuve éplorée, toujours vêtue de noir, anti-féministe, de mauvaise humeur. Non, c’est une jeune fille romantique, enthousiaste, énergique… » Sarah dopée à l’EPO ? A la Guiness ? L’humour british est toujours aussi stupéfiant.

Les Malheurs de Sofia.
La Bulgarie est mise au rang de l’Europe, épinglée comme «lanterne rouge de la lutte contre la Corruption». «Boïko Borissov, ancien maire de Sofia, devenu chef de gouvernement, a jusqu’ici montré peu d’entrain pour en découdre avec le Crime Organisé» signale Le Figaro.
Sur la Bulgarie, BiBi se souvient d’une phrase d’Eva Joly (dans une émission du vendredi sur France-Inter) qui suffisait – pour elle – à disqualifier Dominique de Villepin : «Il fait du lobbying pour… la Bulgarie ». Si vous voyez Eva, demandez lui des précisions.

Le Charme princier de Monaco.
A Monaco, belle initiative d’Albert : il a confié à trois experts en Com (!) la Mission de redorer le blason de sa Principauté au plan international. Il faut en finir avec cette idée très saugrenue que Monaco serait un paradis fiscal. Ce n’est pas le Silence qui a trop rainier là-bas mais les fausses rumeurs. On a dit par exemple que pour l’argent recyclé, il y avait eu le Prince Rainier, ex-père, très expert… Calomnie évidemment.

Ecologie et Glamour.

Jeudi 4 juin 2009

Tapis volants de Yann-arthus Bertrand

Yann Arthus Bertrand prend de la hauteur.  Avec son dernier film «Home», le voilà propulsé au Sommet. Financé à hauteur de 15 millions d’euros par François-Henri Pinault (le fils), marketé de produits dérivés signés Sergio Rossi, Yves Saint-Laurent, Gucci, Boucheron, Bottega Veneta, notre Français Volant ne fait évidemment pas de politique car, dit-il, «je suis photographe avant tout».
Pourtant lorsque le journaliste de la Tribune de Genève lui demande son avis sur Ecologie et Politique, il répond : «Si l’écologie veut aujourd’hui dire anticapitaliste et si elle s’oppose à toute stratégie industrielle, je ne suis pas d’accord». Il ne nous dira pas que – via son Agence Altitude Anyway – il a eu comme clients de bien grandes Sociétés polluantes. Vous voulez revoir le rapport d’activité de Total 2005 ? Les photos sont signées : YAB.
BiBi ne croit pas que le Français Volant soit là par hasard et qu’il occupe le terrain grâce à son (réel) talent. Ce sont plutôt les nouvelles tendances structurelles et idéologiques du Capital financier et de ses partisans qui l’ont accepté à cette place de Serviteur de la Bonne Cause.

La Bonne Cause ? C’est celle de l’Ecologie-Glamour, de la Généra(lisa)tion Verte, des Idées décomplexées et bien vagues sur la Planète Terre, de flirt rapproché avec les généreux Capitaines d’Industrie, de haussements d’épaules devant les Ringards de l’Ecologie première génération. Tout cette Opération idéologique complète bien celle du Petit Homme Vert et de son versant plus directement politique (Voir l’article tout récent : Little Nikos : le petit homme en Vert. du mercredi 3 juin 2009).

Vu de haut, tout se mêle : Le Petit Homme vert est ami du Sponsor François-Henri Pinault qui lui-même soutient YAB qui lui-même tutoie le petit homme vert qui a vu Home en avant-première privée etc. Et si on voit rôder autour de ce grenouillat un Besson, on ne peut pas se tromper, ce sera Luc et Eric.

Le coin des Artistes…

Dimanche 31 mai 2009

 

Expo Marick Coureul

Mobile de Marick Coureul et Texte de BiBi. 

MARICK COUREUL.
Marick Coureul vit à Lyon. Depuis 25 ans, elle s’intéresse à la recherche de formes en modelage-terre. Elle utilise la faïence noire, blanche ou rouge biscuitée à 900/960 ° ou encore le grès chamotté cuit à haute température 1300 °. Elle soigne l’utilisation d’engobes, de porcelaine et de couverte transparente pour apporter couleur et relief à ses pièces.
Marick Coureul a déjà exposé ses pièces dans l’Atrium de l’Hôtel de Ville de Lyon, à la MJC Monplaisir, à Vaise, à la Maison des Arts de Roanne. Elle transmet son savoir en présentant sa technique aussi bien dans les écoles maternelles lyonnaises qu’auprès des écoles en soins infirmiers.
Marick Coureul expose ses pièces originales à la MJC Louis Aragon de Bron, 18 Place Gaillard Romanet (69500) jusqu’au 10 juin.

GERARD DEPARDIEU.
Admiratif et inconditionnel de Gérard Depardieu, BiBi relève les propos d’un acteur sans équivalent : «Le Cinéma, j’en ai rien à foutre. Je ne me suis jamais battu pour faire des films. J’en ai tourné 200 sur le lot. 150 sont des merdes. C’était juste pour rendre service».
Cher Gérard, BiBi ne dit pas non pour une poursuite de tes services éventuels à rendre : il cherche en effet un financement pour un moyen métrage avec des adolescents en difficulté.

SIRI HUSTVEDT.
Siri, écrivain, est l’épouse de Paul Auster. Elle est l’auteur de Plaidoyer pour Eros (chez Actes-Sud). Titre prometteur. Elle répond sur New-York City dans la Tribune de Genève : «New-York est un caméléon en constante évolution, une métropole aux nombreux flux, mais c’est cela qui fait tout son charme. En dehors de cette qualité insaisissable, c’est un endroit profondément mixte où d’innombrables langues sont lues et parlées, ce qui fait de cette ville un ilot de tolérance où chacun est le bienvenu». Siri : une femme Auster qui ne l’est pas du tout.

RAPHAEL ENTHOVEN.
«L’Endroit du Décor» chez Gallimard est son dernier ouvrage sur lequel BiBi ne se prononcera pas (BiBi ne l’a pas lu). Le Monde du jeudi 28 mai lui adresse compliments et louanges en ces termes : «Il arpente la réalité en illustrant avec élégance sa définition de la philosophie «Une promenade insouciante et affective dans l’Inachevé».Est-ce vraiment sûr que ce Philosophe nous ait donné définition de Dame Philosophie ? Il parlait peut-être de…

Les figurines et le mobile sont de Marick Coureul. Le texte est de BiBi.