Tag Archives: Rolling Stones

Rolling Stones 1970 (Photos exclusives).

Octobre 1969 : petit minot, j’avais suivi les grands potes qui m’avaient emmené jusqu’au Palais des Sports de Lyon pour voir les Rolling Stones. Premier concert auquel j’assistais avec ces Stones où avait disparu Brian Jones mais qui avait vu l’arrivée de Mick Taylor. Les Stones jouèrent leur album «Get Yer’s Ya Ya’s Out» avec le formidable «Midnight Rambler». C’est toujours cette période stonienne que je considère comme la meilleure.

Les Rolling Stones créent l’émeute à l’Olympia (Octobre 1964)

Le 20 octobre 1964, le Magazine Cinémonde publie un interview des Rolling Stones. Le groupe à la notoriété ascendante vient à l’Olympia de Bruno Coquatrix. L’hebdo note avec humour : «Le spectacle en vaudra la peine car si vous pensiez que les Beatles étaient, disons, un peu « primitifs», les Rolling Stones vous paraitront «préhistoriques».

Mais moqueries, humour déplacé ne suffisent plus à enrayer le phénomène naissant de la StoneMania.

Une jeune fille bien encadrée.

BiBi participe au jeu d’écriture numéro 5 du Blog à Mille Mains. Cette fois-ci, il s’agit de rêver, d’écrire à partir d’une esquisse au crayon de Marlène qui représente une enfant à la fenêtre. BiBi présente son petit travail : « Une jeune fille bien encadrée ».

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« J’avais 19 ans. J’habitais Savigny, HLM Le Picasso, huitième étage. Le travail au magasin m’ennuyait à en mourir. Dans mes rares moments de repos, je restais le nez collé à la fenêtre de ma chambre. Que pouvais-je espérer de mon avenir de caissière chez SPAR ? Un mari plombier ou – au mieux – un receveur des Postes ? Une flopée de gosses ? Suivre les copines qui traînaient à Paris pour trouver un improbable Prince Charmant ? Qu’avais-je à rêver face à cet horizon bouché par ces trois impassibles immeubles grisâtres et sans vie ?

Alors, un jour, j’ai tout, absolument tout quitté.

J’ai tout quitté grâce à Federico, mon voisin espagnol dont j’étais tombé un peu amoureux : il me parlait sans arrêt de Cadaquès, son petit village natal sur la côte catalane, là où les hivers n’existent pas, où les maisons sont blanches, où le bleu du ciel nous fait de merveilleuses promesses.

A Cadaquès, c’est l’oncle de Federico qui m’a aidé à trouver cette place de serveuse au Café Central. On y voyait du monde et des artistes connus comme les Rolling Stones et Françoise Hardy. Il y avait aussi ce grand escogriffe qui se promenait, une canne à la main. Il parlait un espagnol mâtiné de catalan. Il s’exprimait aussi en un français un peu rude et dans un anglais bien approximatif. A ses apostrophes répétées, «Mais, viens à la maison, ma petite !», j’avais toujours refusé. Jusqu’au jour où j’ai dit à Federico «Entre toi et moi, c’est fini, fi-ni !». Mal m’en prit : sur pressions de sa famille, je perdis mon travail et me suis retrouvée à la rue. Je n’eus alors pas d’autre solution que celle d’aller frapper à la porte de mon bonhomme.

Il m’a nourri et logé. Il s’enfermait dans son atelier, entouré de ses tableaux, de ses sculptures, de ses esquisses. Je me souviens que c’est au troisième jour qu’il est venu me chercher dans ma chambre. J’eus à peine le temps d’enfiler mes espadrilles pour le suivre  jusqu’à son atelier. «Avance-toi jusqu’à la fenêtre et regarde la mer !» C’est tout ce que j’avais à faire : m’avancer jusqu’à l’encadré de la fenêtre et ne plus bouger. Je l’ai alors entendu derrière moi poser son chevalet, sortir sa palette et ses pinceaux.

Je suis restée dix ans chez lui, à Cadaquès.

Lorsque je suis revenue en France, je suis retournée à Savigny. La ville avait beaucoup changé et j’y ai acheté une petite maison.

Plaisir immense de la décorer ! Sur le mur de ma chambre, j’ai placé le seul tableau qu’il m’avait permis d’emporter. Je l’avais nommé : «Jeune fille à sa fenêtre». Oui, cette adolescente de dos, un peu lymphatique face à la mer, cette jeune fille qui perd son regard sur les eaux bleutées de la Méditerranée et sur la côte catalane, c’est moi.

Pendant ces dix années, j’ai été son égérie.

Car ce grand escogriffe à la drôle de moustache, à la canne dorée et à l’accent rude, c’était lui, Monsieur Salvador.

Dali qu’il s’appelait. Monsieur Salvador Dali ».

Les autres écrits-BiBi au Jeu d’écriture :

Les 45 tours-BiBi (Rock anglais 70’s).

BiBi a réécouté les Hymnes du Rock Anglais des années 70 qu’il a tant aimé. De ce foisonnement de groupes d’alors, il a ressorti quelques petites perles. Kinks et Rolling Stones sont en vedette  mais BiBi a gardé une tendresse particulière pour les géniaux Procol Harum, la voix poignante de Van Morrison, alors leader des Them, la probité de Jeff Beck des Yardbirds et l’orgue de Stevie Winwood (du Spencer Davis Group).

Prochaines livraisons : les 45 tours venus d’Amérique du Nord et du Brésil.

Les Pages People de BiBi.

 page-people.jpgPagePeople (BiBi)

LE GARACH : ça ne disait rien à BiBi. Traduit du russe en Français – Le Garage – pas plus. Mais le Figaro de ce jeudi nous signale qu’il fut construit sur 8500 m2 de la banlieue de Moscou ( Ulitsa Obraztsova 19A) et a été transformé en Centre d’Art Contemporain. Le bâtiment a été inauguré par Dashia Zukhova. Cette jeune femme de 27 ans en est désormais la Présidente. Sa particularité, c’est qu’elle est la petite amie de Roman Abramovitch. Le Président du Chelsea Football Club, milliardaire russe venu tout droit de Gazprom avait déjà fait sensation à New-York City en achetant et en confisquant aux regards publics un nu de Lucian Freud (33 millions de dollars) et un tryptique de Francis Bacon (86 millions de dollars). A l’inauguration, les amis select de Roman et de Dashia eurent droit à un concert d’Amy Winehouse qui a retrouvé sa voix perdue à Paris.
Dashia portait une belle petite robe bleue et a avoué à BiBi : « Avec ce projet, je veux toucher les gens ». François Pinault et sa collection seront  les prochains invités. Preuve que nous sommes déjà au Temps de l’Alliance de l’Artiste et du Milliardaire.

LIBERATION. Alain Duhamel : BiBi s’étonne encore que  ce héros télévisé des feuilletons politiques d’antan soit toujours vivant sur la Scène médiatique. Mais le plus éprouvant pour BiBi, c’est de voir qu’Alain puisse  rebondir dans les pages de Libé. Cette semaine, notre brillant Chevalier du Fiel pérore contre les laïcs et contre le Pape archaïque au nom de la liberté du coups de pied au culte. Ah cette sacro-sainte objectivité d’Alain ! Ah ces pieux mensonges ! Ce n’est assurément pas sur le site de BiBi qu’on lui avancerait un fauteuil. BiBi l’enverrait plutôt sièger sur le Trône.

Catherine MILLET : Une nouvelle fois, ça va beaucoup jaser dans les alcôves du Vatican ! Après les blagues de Q de Jean-Marie Bigard, Catherine Millet ( l’auteur qui nous conta par le détail ses Aventures sexuelles) a benoitement assisté à la Conférence de Presse du Pape. Désormais…cul-béni ?
« COCKERSUKER BLUES » est un film qui retrace la Grande épopée des Stones aux USA, Mick Jagger et Keith Richard unis dans tous leurs états, dans tous leurs ébats aussi. On y voit leurs prises de participation dans les Entreprises de Substances illicites et… leurs parties de jambes en l’air. Du côté de Little Nikos à l’Elysée, on s’est beaucoup inquiété et on a beaucoup frémi quand on a su que ce film était sur le Marché du Net (diffusions sur Youtube et Dailymotion). Mais on a été aussi vite soulagé lorsqu’on a su que c’était le Mick Jagger des années 70 qu’on y voyait.
RUBRIQUE NECROLOGIQUE :
1. Rick Wright des Pink Floyd est mort avant-hier. Syd Barett lui était déjà passé par la Grande Faucheuse il y a deux ans. Petit à petit le Floyd perd sa couleur et passe au Noir.
2. Dans la Tribune de Genève, un billet (pas un billet de banque !) s’est glissé en pages intérieures pour signaler le décès d’un cadre important de l’Institut Supérieur de Formation bancaire de Genève. Ce Monsieur avait pour nom…Frick. Mais son prénom n’était pas.. Richard.