Articles tagués ‘Libération’

Les Flèches de BiBi.

Jeudi 4 février 2010

 

Consacré ou sacré c… ?

Arthur a son article dans le Monde du 4 février. «En cinq ans, écrit la groupie Macha Séry, bon gré, mal gré, Arthur s’est imposé dans le paysage comique». Finalement, dans le Monde des Comiques, BiBi y inclura la Comique du Monde.

Barthes (Roland).

Non, BiBi ne vous parlera pas du héros des Simpson mais du grand intellectuel que fut Roland Barthes. On vient de faire paraître son Lexique inédit. Alain Finkielkraut – pour qui il y a toujours une oreille, un micro, une page ouverts ( ici, comme souvent : Libération) – s’enorgueillit d’avoir été son auditeur de Séminaire. A ce seul titre, il veut enrôler Barthes sous sa bannière d’idéologue de Droite : «Ce Séminaire [de 1974] amorce un tournant chez lui : la bourgeoisie cesse d’y être l’Idéologie à combattre». Allez Alain, va demander à ton Maître si par hasard, il n’y aurait pas une place de libre au Panthéon.

Rebonds à cent balles.

Trois Rebonds dans le Libé de ce jeudi : Alain Duhamel sur Villepin, Martin Hirsch sur la régulation du Capitalisme et une rubrique pour deux professeurs aux belles lettres de noblesse qui doivent visiblement impressionner BiBi et les autres : ils sont étiquetés HEC Chaire Danone Social Business Entreprise et Pauvreté (Ouf !). La régulation du Capitalisme continue avec la Régulation de.. Libération.

Coup de griffe au CRIF.

William Goldnadel a cette incroyable prétention de vouloir parler au nom des Juifs de France. Elu au Comité directeur du Conseil représentatif des Institutions juives, il se répand dans tous les médias aux Ordres. «Je me réjouis que cette année encore ni les Verts ni le PCF ne soient conviés au diner du CRIF». Plus précis et plus précieux encore : «Ce qui a changé aussi, c’est l’avènement du nouveau pouvoir qui a apaisé la Communauté juive». La diversité au CRIF ? Moins que jamais : Michel Zaoui, Gérard Unger écartés. Le CRIF, finalement, c’est comme si on réduisait le Catholicisme à Benoit XVI ou encore la France à Sarkozy.

Chouchou et Chochotte vont en voyage.

Nicolas et Carla se rendront à Haïti le 17 février. On s’attend aux habituels plaidoyers pro-domo de Nicolas, aux larmes de Carlita, aux mines compassés des Courtisans et… à tout le tremblement.

Claire Chazal très Psychologue.

Invitée du magazine Psychologies (mois de février) de Servan-Schreiber, Claire Chazal se déshabille sous le feu des questions. On apprend de sa bouche que TF1 est sa maison etc. Mais c’est le prologue dithyrambique qui a retenu l’attention de BiBi : «Silhouette de sylphide», on loue son «maintien de danseuse», sa «douceur» et sa «grâce» : «Elle ne lâche visiblement rien au temps qui passe » (Prenez-en de la graine, lectrices de BiBi), on y célèbre son «tempérament calme et posé». Claire est une «Mère, amie, compagne, une fille obsédée par les siens, anxieuse de bien faire». Pour être Femme complète, il n’est cependant pas dit si elle peut être aussi Amante (rêvée). Euh… réponse dans un prochain numéro ?

Le Cadet de nos soucis.

A Psychologies toujours, on ne manque pas de psychologie. On ose poser cette question déplacée à notre Dame de TF1 : «Qu’est-ce qui vous a fait choisir un compagnon de près de 20 ans votre cadet ?» Devant cette goujaterie, on s’attendrait à ce que notre Femme-modèle se lève et vienne flanquer une bonne paire de claques au Malotru. Mais non, Madame ne s’emporte pas.

Finalement, très chère Claire, il ne vous manque que cette belle qualité habituellement plutôt féminine : l’audace.

De Charleville au Jardin du Luxembourg.

Mardi 4 août 2009

De Charleville au Jardin du Luxembourg.

Paris, mardi 4 août, Jardin du Luxembourg.

De retour du local de l’hebdo «Vendredi» où tous sont en vacances aoûtiennes, BiBi a passé son après-midi à lire le Libération du jour et à fureter dans les boxes des livres d’occasion, boulevard Saint-Michel. Il a trouvé et acheté pour un euro «Ego Surf», journal de l’an 2000 d’Arnaud Viviant.

Au Jardin du Luxembourg, BiBi a tiré une chaise à l’ombre d’un cyprès nain, tout près du grand bassin. A la page «Rebonds»du quotidien, il a suivi l’indignation d’Emmanuel Terray, rédacteur de l’article : «Enfants internés : la honte». Eric Besson, copie conforme de Brice Hortefeux, amplifie sa politique d’internement des enfants en Centre de rétention à Metz et ailleurs. BiBi ne connaît ni la famille albanaise Isufi résidant à Charleville, ni les trois enfants Tatli de Lure, arrêtés à leur domicile.

BiBi relève la tête, regard perdu sur la façade du Sénat éclairé par un chaud soleil. Les paroles feutrées des badauds contiennent à grand-peine sa colère. Autour du grand bassin, un môme court à droite, fait demi-tour, repart une nouvelle fois en sens inverse. Armé d’un bâton au bout ferré, il tente de diriger le bateau en modèle réduit que Papa et Maman lui ont loué pour un petit quart d’heure. Toutes joies que ne connaîtront ni Zandale, ni Godge, ni Guriezm.

Replongé dans le livre d’Arnaud Viviant, BiBi regrette dès les premières pages son euro pas symbolique du tout. Les photos noir et blanc sauvent la mise. BiBi imaginerait bien la sienne : des enfants à Charleville et Metz se taisent, à l’ombre. Noir. D’autres, à Paris Sixième, pépient au soleil. Blanc.

BiBi, témoin des Jehovah.

Lundi 3 août 2009

BiBi, témoin des Jehovah.

Dimanche soir, Tour Eiffel.
Toujours la grande foule sur le parvis du Trocadéro, avec cette évidence : bien peu de visiteurs parlent français. BiBi a eu envie de revoir cette Tour Eiffel qui clignote à 23heures : il criera sûrement de joie lorsque toutes les lumières se mettront à danser. Mais tout à coup, drôle d’impression, il se sent cerné. Il remarque les badges sur les poitrines de belles polonaises, les mêmes encarts bleutés accrochés aux vestons des patriarches mexicains, américains et les inscriptions (avec nom et adresse) sur les tissus colorés de très chics hindoues. Sur les jardins du Champ-de-Mars, des cantiques attirent  la foule. BiBi découvre alors qu’il s’agit d’un rassemblement important de Témoins de Jehovah. On les estime à 60000 sur Paris.
BiBi n’a rien contre les religions, il se pencherait même avec gourmandise sur la vieille Bible et les textes sacrés. Il pense que la lecture (et non l’ânonnement) des textes sacrés est une belle invention humaine pour se consoler d’être mortel. Là où, par contre, BiBi décroche, c’est lorsqu’il suit leur raisonnement et leur façon d’appréhender le Réel. Ainsi, Gilles Pinheiro, conseiller en Com de nos Témoins, lâche dans Libération : «Le thème «Veillez» a été choisi par rapport à l’état du Monde actuel. Nous devons vérifier si les évènements planétaires récents correspondent aux Prophéties avancées dans les textes sacrés (…). Ce pourrait être prochainement l’avènement du Royaume de Dieu».
Avec ces Prophètes (mineurs ou majeurs), l’Avenir est déjà écrit. Ils le veulent conforme à leurs interprétations. Le Malheur ( la Joie parfois, jamais la Jouissance – toujours maudite) est leur pain quotidien.
BiBi aime sentir le Monde palpiter et il estime qu’il faut du temps et de l’ignorance pour en saisir les vibrations et les secousses. Les messages de ces Témoins (quel beau mot pourtant) ne laissent jamais de place à l’improvisation, à l’inattendu, à la Confusion, à la violence des Sentiments  et à la douceur d’en jouir.  BiBi espère encore que jamais le Paradis ne descendra sur Terre (Le Paradis, ce Temps de perfection, doit être d’un ennui mortel), il croit que la lutte entre le Bien et le Mal (pour aller vite) restera un processus inachevé et une énigme. Et il sait plus que tout qu’il ne sera jamais un petit Ange docile (trop de pulsions et d’impulsions incontrôlées).

France-Inter et Pâtée Marconi.

Samedi 27 juin 2009

Pâtée-Marconi

Dans le Libération du 26 juin, Pierre Marcelle égratigne, à juste titre, Nicolas Demorand, le «gourou de la tranche Matinale de France-Inter». Le chroniqueur de Libé rappelle la grogne de Nicolas s’offusquant des propos d’un Bayrou mettant en doute l’indépendance de la radio. Avec la mise au placard de Frédéric Pommier par Philippe Val, Nicolas aurait eu l’occasion de marquer sa solidarité journalistique. Il aurait pu racheter son premier silence qui avait cautionné et entériné la mise à l’écart de Michel Benasayag – qui tenait alors une rubrique sur France-Culture. Souvenons-nous que cette expulsion avait été décidée par la Femme de Gauche, Laure Adler.
Pierre Marcelle hésite à qualifier Nicolas Demorand de «caniche». Pour BiBi, une image insiste pourtant, c’est celle de ce brave toutou écoutant au gramophone la Voix de son Maître. Allez savoir pourquoi.

Attali, Minc, Labro, Cusset : les Salonards du Livre.

Dimanche 22 mars 2009

Les Salonards du Livre.

Au dernier jour du Salon du Livre parisien, BiBi s’est arrêté sur quelques livres exposés et il a tiré les couvertures à lui. Désolation.

Livres.
- Jacques Attali vient de sortir un énième ouvrage : «La Crise et après ?». Dans « Ripostes » de Serge Moati, Alain Minc avouait son amitié pour celui qui fait le bonheur conjoint de Sarko et des Bobos-gauchos : «Jacques qui est un aussi vieil auteur qu’un vieil ami, sait qu’il faut annoncer le malheur pour bien vendre». Les deux amis, amis des banquiers, vont peut-être finir par nous dire que le Bonheur est dans le prêt.
- Pour ne pas être en reste, Philippe Labro se félicite de la sortie du livre d’Alain Minc («Dix jours qui ébranleront le monde» chez Grasset) en attendant qu’Alain Minc félicite la sortie du livre de Philippe Labro («Les Gens» chez Gallimard). BiBi va attendre avec impatience que Serge Moati leur lance des invitations à blablater Littérature et Politique dans son émission. La boucle sera alors bouclée.

Catherine Cusset et le Bonheur.
BiBi avait lu son quatrième roman «Jouir» qui passait assez bien la barrière de son plaisir. Aussi, s’est-il plongé dans la Chronique qu’a offert le JDD de ce 22 mars à la gagnante du Goncourt des lycéens. Triste et désolant de voir des auteur(e)s accepter ce genre de proposition écrite plutôt que de la refuser. Catherine Cusset, la new-yorkaise, nous dit tout son bonheur parisien «de n’avoir rien à faire» sauf à pique-niquer face à la Seine, sauf à s’amuser de «son oisiveté d’écrivain qui n’a rien d’autre à faire qu’écrire ce texte sur le bonheur de n’avoir rien à faire».Elle se balade en vélib’, délaissant la marche, elle va faire un tour au Temple de sa Religion (le Salon du Livre). Les lieux communs sont en nombre : «Heureusement qu’il y a les livres», «En temps de crise, le livre comme valeur sûre» nous dit-elle. Triste et désolant là encore : BiBi se demande comment on peut encore faire cette généralisation hâtive : le Livre, les livres. En 1933, on brûlait des livres (ceux de Thomas Mann, de Kafka), on en glorifiait d’autres («Mein Kampft»). Et les livres d’Attali, Labro, Minc, des valeurs sûres ? Au secours !
Edmond De Rothschild connaît la Crise.
La petite Entreprise Libération semble avoir des soucis financiers. Mercredi dernier, BiBi se promenait dans les allées du Salon du Livre de Paris. Il s’est arrêté au Stand du journal dirigé par Laurent le Magnifique. Stupéfaction, BiBi constate que le quotidien du jour est vendu 1 euro (au lieu des 1,30 euros habituels). Stupéfaction (bis) : au stand d’à côté, La Croix est plus généreuse et plus charitable car, là, les hôtesses distribuent gracieusement les numéros du jour.
Ni People, ni peopolitique, ni politique.
Au stand de France-Culture, BiBi interpelle une journaliste de la radio publique pour tenter de savoir si Jean-Paul Cluzel allait être reconduit dans ses fonctions ou éconduit par Little Nikos. La journaliste ne sait pas. BiBi demande si elle sait qu’en toute indépendance, ce même Jean-Paul Cluzel est parrain d’un enfant d’Alain Juppé. Elle ne sait toujours pas. A France-Culture, on fait dans la Culture, pas dans la Politique.

« Vive la Crise ! » (1984-2009)

Dimanche 1 février 2009

Le JDD 2009 et Libération 1984

Le JDD de ce dimanche ne nous rajeunit pas. Ce «Vive la Crise » vient comme un écho du numéro spécial de Libération de février 1984, numéro qui faisait suite à une émission de TV diffusée alors sur Antenne 2.  BiBi se souvient de ce supplément hors série concocté par notre tandem toujours en poste dans les Sphères médiatiques : Serge July et Laurent Joffrin. Yves Montand, lui, envahissait alors nos écrans (télévisés). L’acteur y plaidait la cause de l’austérité, se proclamant «de gauche, tendance Reagan ». Son argumentation était simple : les Français refusent de se plier aux nouvelles contraintes économiques, obstinés qu’ils sont à réclamer «toujours plus». Dans son sillage, Pierre Rosanvallon, ex-théoricien de la CFDT, invitait les lecteurs à «apprendre l’austérité». Ah les Belles années des Eighties !

Libé d’hier, JDD d’aujourd’hui : pourquoi ce rapprochement entre ces journaux ? C’est que le Slogan «Vive la Crise » 1984-2009 est un doublon : il intervient dans la bataille idéologique. En février 84, la Propagande libérale glosait sur la  fin des idéologies, sur la futilité de l’Etat-Providence et célébrait le Culte de l’entreprise. Les Français étaient appelés à faire des sacrifices. L’Etat social et  les prétentions  syndicales devaient en rabattre sur l’autel de la rigueur. L’Europe unie applaudissait une Présidente nommée Margaret Thatcher. En janvier 2009, la Populace n’a toujours pas compris : elle défile en piaillant pendant que l’argent file, elle manifeste alors qu’elle devrait se mettre au travail. La Populace ne comprend pas que la Crise représente une «grande mutation», douloureuse, mais finalement profitable à long terme.

En 1984, l’émission d’Antenne 2 donnait la parole et l’image à un jeune énarque vendéen nommé Philippe de Villiers. Sous-préfet démissionnaire, il fut le Créateur de cet incroyable spectacle «libertaire et convivial » des Fêtes du Puy du Fou. En 2009, le JDD continue de nous faire saliver avec du pain et des jeux, du lard et de l’Art. Gloire aux Globes de Cristal avec Attali en vers ! Vive le Louvre et ses expos. Bravos aux braves nantais qui célèbrent leur Bach d’abord ! Grand soit Picasso au Grand-Palais ! Merci, merci, merci à Bernard Arnault en mécène et saluons Europe 1 du Frère Lagardère en fonds sonore qui chipote et chapeaute l’Expo du Gitan.

Doublon donc mais avec les réajustements d’aujourd’hui : la collusion de la Critique Artiste avec la Présence des Milliardaires y est portée à son point maximum (1). L’intertitre est d’ailleurs significatif : «Sans le Mécénat, adieu grandes expositions et festivals de qualité »(2). La Peinture, le Cinoche, la Chanson nous «jouent la mélodie du Bonheur». Dans le même tempo, il nous faut oublier «les lendemains qui déchantent ». Derrière ce Slogan de «Vive la Crise » revenu en première ligne dans la Boîte à Idées de nos Chiens de Garde, BiBi n’y voit aucune ironie, aucun humour distancié de Bobo. Pour lui, ce n’est pas un bon mot de potache, c’est plutôt l’Opération Idéologique du Nouveau Libéralisme : «Soyez fascinés par les traits, les couleurs, les Voix ». Comme nous le dit Jean-Jacques Annaud, il faut éteindre la Guerre du Feu, gommer le Conflit c’est-à-dire le Politique : «La Culture est notre chance, notre vocation, notre solidité et notre destin. Et notre horizon». L’Art – version Mécénat – est rassembleur, il efface les clivages. Enfin réconciliés devant l’énigme de l’Aventure humaine, nous voilà Un parmi d’autres. BiBi tient la main de Sophie Marceau et celle de Charlotte, 18 ans. Dans le Musée, BiBi déambule avec l’anonyme Emilie 24 ans, aux côtés de Bernard Arnault. Tous affluent, hors classes sociales : Mick Jagger comme les mulots, Nicole Kidman comme Eva Mendès et les 18.000 visiteurs derrière.

Le revers du Tableau est bien entendu mis sous silence. Les grondements du 29 janvier n’ont pas une ligne dans le JDD. Pour BiBi pourtant, deux millions d’anonymes ont montré ce jour-là qu’ils aimaient l’Art… l’Art de vivre.

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(1)   Voir Luc Boltanski et Eve Chiapello. «Le Nouvel Esprit du Capitalisme ». Gallimard 2000. (pages 500 – 576)

(2)  Voir Pierre Bourdieu et Hans Haacke. «Libre-échange » au Seuil.

Les amis de BiBi ont adoré aussi :

Lectures du Mercredi.

Mercredi 29 octobre 2008

              Titres de Unes sur fond de crise

SOUTIEN A DENIS ROBERT : Ils sont 486 journalistes qui se sont mouillés pour avoir envoyé leur carte de presse à Denis Robert et ce, afin d’appuyer son combat contre les agissements de Clearstream. Jeffrey Tessler, PDG de cette Chambre de Compensation luxembourgeoise, ex-dirigeant de la Bank of New-York, avait proposé un arrangement à l’amiable à Denis Robert – sans en informer directement l’ex-journaliste. Arrangement refusé par Denis Robert qui rappelle dans le Libération de ce mercredi, en pages Rebonds (et sur AgoraVox): « Clearstream n’est pas une « lessiveuse d’argent sale du Monde » mais une Chambre de Compensation internationale qui accepte que des milliers de clients ouvrent des comptes dans des paradis fiscaux ». Rappelons que Richard Malka, l’avocat-défenseur de Clearstream est aussi celui qui défend… Charlie-Hebdo et saluons les 486 journalistes qui sont l’honneur de la profession de journalistes. BiBi ne peut que conseiller aux ignorants de lire « Révélations » et « La Boite Noire » de ce même Denis Robert aux courageuses Editions des Arènes.

HOMMES DE L’OMBRE : BiBi  parlait des Hommes de l’Ombre qui mettent Little Nikos en pleine lumière (Frédéric Lefebvre, Patrick Ouart, Claude Guéant, Henri Guaïno, Gilbert Azibert…). A la lecture du « Monde », BiBi rajoute les quatre noms suivants,  peu connus mais hautement influents dans la liste des Courtisans du Président :
1. Jérôme Peyrat, venu tout droit du Périgord…noir, issu de l’héritage Chirac. Ce Monsieur de l’Ombre occupe le poste de Directeur Général du Parti de Little Nikos et assure les liens élyséens avec l’UMP. Accessoirement, il gère personnel, finances, dépenses. Ce n’est pas lui qui risquerait de se retrouver au chomdu.
2.  N’oublions pas Eric Cesari, venu tout droit de la Constellation Pasqua, et qui occupe le poste de Directeur de cabinet du Secrétariat général de l’UMP.
3. BiBi garde pour la bonne bouche, Thierry Saussez, le Monsieur Propagande qui désire « une émission gouvernementale à la TV publique », émission qui expliquerait la politique de Little Nikos bien mieux que ne le font les misérables et minuscules spots publicitaires d’aujourd’hui. Ce Monsieur Propagande a parlé de son bon plaisir sans que cela offusque nombre de journaleux. « Je suis là, poursuit ce grand démocrate, pour ancrer les messages, les réformes et les mesures dans la durée ». Le « Canard Enchaîné » de cette semaine donne le coût de la connaissance de ces mesures : 5,9 millions l’an dernier, et 23 millions pour l’an prochain.
4. Monsieur Propagande partage ses plans Com’ avec Jean-Michel Goudard, le grand publicitaire de BBDO International. Comme le rapporte le « Canard enchaîné » de cette semaine, cet  ami est un si précieux ami du Président qu’il fut invité à l’Elysée le 27 octobre à la séance du G7 ( les sept ministres préférés de Little Nikos).

VOYAGE EN SUISSE ROMANDE : En lisant les journaux de la Suisse Romande, on est surpris de lire : « Il serait injuste d’attribuer à la seule garde des Sceaux les errements de la France en matière de justice (…). Rachida Dati paye l’erreur fondamentale de Nicolas Sarkozy qui a donné la priorité à la réforme de la carte des Tribunaux sur celle des pénitenciers qui, elle, est vraiment urgente ». BiBi a beau lire les journaux version Rothschild et les quotidiens du Frère Lagardère, ce n’est pas en France qu’on pourrait lire cette très timide attaque (tirée de la Tribune de Genève).

Cette même Tribune de Genève fait un constat en cinq points : Little Nikos a saisi les tribunaux en cinq procédures civiles et pénales en une année seulement ! Il y eut tout d’abord l’affaire RyanAir puis l’épisode de « Casse-toi Pauv’con » puis l’histoire du Courrier périlleux, dossier en appel pour ce parisien qui avait envoyé à Little Nikos un courrier électronique évoquant Vichy et Pétain. Sans oublier la quatrième affaire, celle des Carnets de Monsieur Bertrand et enfin cette dernière, celle de la Poupée Vaudou de la Société K&B traînée au Tribunal de Grande Instance de Paris ( voir article plus haut : »Poupée-Vaudou et Poupée-Fleur »).
La Tribune de Genève conclut justement que «  la coutume – et non le droit – veut que le chef de l’Etat s’abstienne de recourir à la Justice dont il est le garant de l’Indépendance ». Mais Little Nikos, piqué au vif, a piqué ses cinq petites colères.

Dans le Matin (Bleu), journal gratuit de Genève, on rapporte en titre l’épisode suivant : « Il se coince le bras dans les toilettes du TGV. » Heureusement, se dit BiBi, ce n’était que le bras ! Avec le complément du « Monde » de ce mercredi 29 octobre, BiBi a moins de goût à s’esclaffer : « Environ 2,5 milliards de personnes – plus d’un tiers de l’humanité – utilisent les latrines qui n’offrent pas de garantie contre le développement de maladies liées aux matières fécales ». Et le quotidien de rajouter : « Et 1,2 milliard n’ont d’autres ressources que de déféquer dans la nature, selon l’OMS ».

BiBi à la pêche aux Nouvelles.

Jeudi 23 octobre 2008

      BiBi se jette à l’eau

BiBi a plongé dans les canards du coin, barbotant dans la Grande Presse sans trop de paresse. Il s’est réjoui de repêcher quelques Nouvelles du Monde, du Grand et du Petit, du Tiers et du Quart Mondes.
1. Samedi 18 octobre, Carla Bruni-Sarkozy a assisté au mariage du Directeur de l’Express, Christian Barbier. Hasard ou coïncidence, au programme de FR3, il y avait « Droit d’inventaire » une émission où Marie Drucker et le Grand Gallo Max décryptaient les liaisons dangereuses entre Pouvoir et Médias. Les invités ? PPDA, Michèle Cotta et Catherine Nay. S’étaient excusés : Christian Barbier et Carla Bruni-Sarkozy. Dommage ! Leurs témoignages auraient été de première main.
 
2. Carla dite « CBS » est à la trente-troisième place sur la liste des Disquaires. Chère Carla, dites 33 et viendra le temps de la guérison.

3. Jean-Claude Juncker s’est fâché rouge contre un reportage de France 2 où le journaliste établissait une équation entre secret bancaire et paradis fiscal : « ça ne tient pas la route ! ». Puis notre grand (luxem)bourgeois préféré s’en est pris à la France : « Nous ne nous laisserons pas dicter notre conduite par un Etat-Tiers ! » Arlette Chabot allait protester et défendre l’Indépendance des Médias en France vis-à-vis du Politique mais elle se ravisa, se plia en deux et s’excusa : « Je vous demande, Très Honorable habitant de ce beau Pays tout propre, de « ne pas considérer ce reportage comme une nouvelle manifestation de l’arrogance franco-française mais plutôt comme une insuffisance professionnelle». Arlette Chabot, ses témoignages, son expérience des médias auront beaucoup manqué, eux aussi,  à «  Droit d’Inventaire » cette émission précitée de FR3. (Lire la suite…)