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Médias, éditocrates en Macronie.

Lafarge chez Daech ? Les routiers et leurs blocages ? Pffft, pas des sujets interessants pour notre radio publique (France Inter). Par contre Photoshop ou non pour Madame Macron, voilà la question qui – pour Atlantico – remplirait d’aise les foules françaises. On se branche sur France Info ? V’la l’obsessionnel Aphatie qui bavasse exclusivement sur Mélenchon. On met Europe1 ? Raphaël Enthoven y vomit la novlangue (pas la novlangue patronale, hein?).

Ainsi va la Macronie.

Ainsi vont les Médias et leurs éditocrates.

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Retours hallucinatoires sur la Présidentielle 2017.

Chez la Médiacratie, les Temps Présents ne sont pas à l’analyse des derniers mois qui ont amené Macron sur la plus haute marche du podium. Sauf au travers du bla-bla-bla libéral classique où Mélenchon est évidemment un dictateur, où on classe le leader de la France Insoumise aux extrêmes en parfaite concordance des temps avec l’autre extrême, où la jeunesse du play-boy élyséen est absolument renversante etc.

Mais en faisant retour sur cette Présidentielle qui restera la Grande Arnaque de ce début de siècle, j’ai connu des hallucinations inhabituelles.

Avec ce 1559 ème bibillet, je viens vous les faire partager.

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22 V’la le @decodex et le @LibeDesintox

Sur le Net et ses réseaux sociaux, on a vu arriver récemment des équipes de journalistes de grands quotidiens se regroupant autour d’une idée : faire la chasse aux «fake news» (ça fait chic de parler anglais), repérer ce qui est considéré comme «intox», («fact checkers») bref s’improviser en Surveillants du Net. Si vous ou moi le faisions, nous serions vite considérés comme des rigolos. Ces « pools » par contre ont une certaine prestance (certains sociologues diraient : du capital économique et du capital de notoriété).

Nommons ces sites : le @decodex pour le quotidien Le Monde et @LibeDesintox pour Libération.

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Et si on parlait des intellectuels ?

En a t-on causé de l’intellectuel ! Souvent classé à «gauche»! présenté inexplicablement au service des Dominés, on le dit encore «sans attache, sans racines». Son travail est de classer en permanence les personnes (l’intellectuel médiatique et le «petit intellectuel de cour» ne font que ça). Par contre, ce qu’il ne supporte pas c’est qu’on lui cause des conditions sociales et historiques dans lesquelles il est né, dans lesquelles il baigne et dans lesquelles il travaille. Le voilà qui se met très très en colère lorsque, s’attribuant une fonction libératrice (souvent «de manière purement usurpée»), on la lui conteste, lui rappelant que, pour exercer cette fonction, il vaut mieux connaître et dominer quelque peu ce qui le détermine.

A savoir : se savoir classé, savoir d’où il parle et d’où il écrit, savoir à peu près où il se situe dans les classements. Préalable incontournable (mais qu’il dénie souvent) pour analyser la société et ses transformations.

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Dictature douce, brutalités policières et capitalisme délirant.

Reparler d’Anne Méaux, comprendre pourquoi on tait ses agissements. Noter un duel Twitter et remarquer la rapidité avec laquelle les esprits s’échauffent. Résister à la pensée des Sondages pour mieux penser bibi (singulièrement).

Et enfin saluer ce qui jamais ne peut s’esquiver : les auteurs qui nous donnent ce qu’ils ont de plus cher dans leurs livres. Aujourd’hui : Jean-Claude Pirotte.

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