Articles tagués ‘Jane Fonda’

Jane Fonda, Nicholas Cage et Sean Penn.

Dimanche 24 mai 2009

Jane Fonda et les Cinoches.

1. Les New-Yorkais aiment les acteurs, le spectacle et aiment recueillir les autographes des vedettes. On les voit se précipiter à la sortie des artistes et prendre d’assaut les balustrades en attente des stars du show nocturne auquel ils viennent d’assister. BiBi a fait de même. Cela se passait à l’Eugène O’Neill Théâtre. La pièce de Moisés Kaufman avait pour titre «33 Variations». Pour son interprétation, avait reçu 5 Tony Awards (l’équivalent de nos Molière). L’actrice signa des autographes tout en répondant en un français impeccable à l’admiration de BiBi. Ensuite, elle retrouva son petit caniche blanc gardé par son garde du corps puis quitta Broadway dans son taxi aux vitres fumées. A ce moment-là, BiBi se souvint de sa lecture d’un article de Jean-Luc Godard dans un Tel quel de 1972 qui analysait merveilleusement une photo de apportant son soutien au peuple vietnamien.

2. Le mois de mai est propice aux tournages new yorkais. La sixième Avenue a été bloquée pour de longues journées et de longues nuits pour des scènes du prochain film avec : «The Sorcerer’s Apprentice» (L’Apprenti Sorcier). Il est minuit. La moitié de l’Avenue est barrée dans sa longueur. Des taxis jaunes sont alignés en d’impressionnantes files d’attente. Tout est en place mais le tournage de la scène de poursuite à travers New York se fait attendre. On a pris plus de précautions que d’habitude car la veille, il y a eu des dérapages de voitures incontrôlés et on a frôlé la catastrophe. BiBi ne restera pas : il attendra Noël pour voir le film sur les écrans.

3. Autre lieu de tournage sur South Central Park cette fois-ci : une entrée d’hôtel réquisitionnée pour des scènes du dernier film avec en vedette : «». Là encore, BiBi attend, attend et restera là avec sa peine mais… sans son Penn.

4. Au Flea Market du dimanche matin de Colombus Avenue, on y a vu Catherine Deneuve, Madonna et Yannick Noah. Le vendeur de DVD pirates a vu le Velvet Underground du temps de sa splendeur underground mais sans la chanteuse Nico. BiBi s’est consolé en entrant au Chelsea Hotel où Nico et Léonard Cohen se sont connus.

5. C’est avec «Angels and Demons» qui sont star et film et qui occupent les écrans lumineux et incroyables de Broadway.

La garde-robe de Laurence Ferrari et de B.Henri Lévy.

Lundi 26 janvier 2009

Laurene, Bernard-Henri et Jane

Les Intellectuels du Prêt-à-Penser se confondent parfois avec les Intellectuels du Prêt-à-Porter. En examinant les garde-robes de et de , BiBi a sorti le beau linge de leurs placards et a relevé leurs pensées bien habillées.
Bernard-Henri Levy a tombé sa chemise (blanche) pendant que Laurence a revêtu son habit de baroudeuse. Finis les planques des Intellos médiatiques ! Il faut tordre le cou à cette idée insultante qu’ils ne travaillent que le temps de leur apparition télévisée. Aujourd’hui, ils vont au cœur de l’action et l’action qui fait la meilleure recette, c’est une bonne guerre : celle de Gaza, celle d’Afghanistan.
Il y a quarante ans, dans le numéro 52 de Tel quel, Jean-Luc Godard avait enquêté sur une image de au Vietnam et l’avait magistralement analysée. Au contraire de l’actrice américaine en gros plan, cachant presque un combattant vietnamien en arrière-fonds, Madame Ferrari se met légèrement en retrait avec une présence rapprochée du soldat français de l’. Grande humilité de la présentatrice qui fait discrètement et efficacement son travail de fourmi. Elle y est qualifiée de «Soldat de l’Info».

Mais contre quel ennemi ce Soldat TV est en guerre ? BiBi fait l’hypothèse que cette Combattante est en guerre contre l’Info aseptisée, contre l’Info-Pujadas-dans-son-bureau-et-qui-n’en-sort-pas. Elle est en guerre contre l’offensive de France 2. D’ailleurs, lorsqu’il s’agit de compter les gains et les pertes, cela ne se fait que par des pourcentages d’audience. Le séjour du JT de TF1 en Afghanistan de la semaine de Noël fera remonter Laurence au-dessus de la barre fatidique des 30%. Bataille gagnée (Madame a sauvé sa peau) mais la Guerre continue.
L’évènement, c’est de montrer que Ferrari est en capacité non seulement de faire oublier le bling-bling de Claire Chazal mais qu’elle est en capacité de se démarquer des plans-pantoufle des chaînes publiques. Aussi voit-on Laurence en patrouille, Laurence en déplacement, Laurence en véhicule blindé : un vrai petit Soldat. Pour que cet évènement fasse évènement, il y faut obligatoirement des a-côtés. Aussi, Laurence accordera au Supplément TV de La Tribune-Le Progrès ses commentaires exclusifs (6 pages avec 7 photos) présentés sous forme d’un journal de bord.
Capuchon avec liseré en fourrure (les hivers sont rudes dans cette Nature hostile), veste de baroudeur, veste légère en daim pour les interviews de personnalités, cheveux blonds impeccablement peignés. Négligemment aussi, un carnet de notes à spirale dépasse de sa poche de veston (elle note chaque détail car chaque détail compte dans les guerres). Madame est toujours entourée : pas d’ego surdimensionné… à l’inverse de , son prédécesseur. Elle pose avec des afghans, des enfants dans la rue, à l’école, des adultes combattants (de qui, de quoi ? Personne n’en saura rien). Tout est fait pour que Laurence apparaisse en témoin unique et en témoin objectif. D’être en Afghanistan est la preuve et la garantie qu’elle sait de quoi elle parle : toute future objection sur sa légèreté et son ignorance est déjà démontée.
Pas de chance pourtant pour Laurence : elle n’est même pas rentrée dans le Top 20 de TVScope (le Hit-Parade de ce même supplément TV de La Tribune-Le Progrès). Pire même : est à la première place et Claire Chazal à la seconde.
BHL est un habitué des Guerres. C’est un baroudeur qui sait, lui aussi, choisir sa garde-robe. Sur la photo du JDD, il discute (presque) d’égal à égal avec son interlocuteur israëlien, le Général (SVP) Yoav Galant en charge de l’Opération Plomb durci. BHL a oublié ses chemises blanches lavées par Arielle et a revêtu la tenue kaki de combattant. BHL est le nouveau Albert Londres, toujours au cœur de l’évènement ( la guerre), toujours au cœur de la bataille intellectuelle (avec ses réseaux surpuissants, il peut affronter n’importe qui). Ce guerillero des Médias est très aimé au JDD. Déjà, avec Michel Houellebecq, ils avaient eu droit aux grands Honneurs de la Une. Gageons que dans quelques semaines, le JDD ouvrira sur les «Souvenirs de Guerre »  de notre incontournable intellectuel.
La seule grande question qui taraude BiBi, c’est de savoir de quelle couleur sera la chemise sur la couverture de son prochain livre : alors Bernard-Henri, blanche ou kaki ?

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