Articles tagués ‘Claude Bébéar’

Henri de Castries, parachutiste au parachute doré (2).

Mercredi 12 mai 2010

Des phrases de légende.

Dear n’a donc plus rien à craindre et c’est en toute liberté qu’il pourra répéter ses phrases légendaires :

« Je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt. Il y a dans l’équipe du Président un certain nombre de personnes dont je suis proche ». Henri fut au service de Balladur dans un trio de choc : au Trésor, Jean-Marie Messier et Philippe Jaffré au ministère de l’Economie et des Finances. Avec Chouchou, ils se racontent les bonnes histoires du bon vieux temps balladurien.

« Je trouve formidable que le président de la République et le gouvernement manifestent un intérêt réel pour l’entreprise et pour l’économie ».

« Je suis partisan de l’économie de marché la plus ouverte possible. Aux Etats-Unis, il y a des inégalités choquantes mais c’est une économie de plein emploi. Vous trouvez cela réac ?»

« Ne stigmatisons pas, au nom de quelques excès, les gens qui font bien leur travail » ( Les Echos, septembre 2006).

Les Belles Années.

En mai 2007, le magnanime annonça qu’il renonçait à ses stock-options sur les titres AXA pour 2007. « J’estime, avec le conseil de surveillance, que j’en ai déjà reçu un nombre suffisant et que cette distribution annuelle de stock-options pour les dirigeants ne doit pas être systématique ». Sauf que l’année suivante, il se les ré-attribuent sans vergogne.

Les mauvaises langues (pas celle de BiBi) murmurent qu’il a fait souvent figure de très mauvais élève. Ainsi, en 2008, son « salaire fixe a été augmenté de 20% » alors que les bénéfices de la société avaient plongé de 83%. En 2009, l’Argus de l’Assurance rapportera ainsi (22 mars 2009) : « Il y a des voix qui s’élèvent pour défendre les stock-options. Le président de l’assureur Axa, , juge qu’elles ne sont pas forcément « mauvaises » pour l’entreprise ».

En 2010, il quitte la présidence du Directoire AXA pour en devenir le Grand Chef  PDG. Il s’entoure d’une Dream Team et féminise les instances de son CA avec Isabelle Kocher (Lyonnaise des Eaux), Suet-Fern Lee (Stamford Law) et Dominique Reiniche (dont BiBi loua les belles jambes).

Un enfant fragile malgré les attentions du Parrain.

Ce Dear Henri a toujours eu la réputation de se ronger les sangs à la moindre alerte. Un enfant fragile, paraît-il, qui pose question à BiBi : le Patron des Assurances AXA manquerait-il… d’assurance ? «Keep cool Henri » lui susurrent encore aujourd’hui les grands Capitaines d’Industrie pour le rassurer (y compris son parrain, Pépé ). Yes, keep cool, Henri !

Henri aurait beaucoup aimé – dit-il en fanfaronnant quelque peu – continuer à jouer les durs chez les Parachutistes de Pau (il ne les a servis qu’à Tarbes), ces Paras qui « ne sont pas du tout comme on croit ». Le malheureux Henry s’est hélas dirigé sur HEC à Saint-Cyr puis s’est orienté vers l’ENA (promotion Voltaire : celle de Dominique de Villepin, de Ségolène Royal et de François Hollande). Ah, Misère ! Le poids de la Belle et Grande Famille a probablement brisé une belle carrière de baroudeur.

Faut dire que porter sur ses épaules le poids de « Henri, René, Marie, Augustin de La Croix de Castries », 5ième Comte de Castries, ce n’est pas de tout repos.

BiBi a déjà écrit sur d’autres amis fortunés de Chouchou :

Henri de Castries : finies les tracasseries (1).

Mardi 11 mai 2010

 

Un habitué des Clubs.

BiBi n’a jamais rencontré , le PDG d’AXA. Pourtant il sait où trouver ce jeune homme de bonne famille, 56 ans, successeur de , le Roi vieillissant des Stocks-Options. Henri est un habitué des salons feutrés du « Jockey Club », 2 rue Rabelais, où il retrouve très souvent le baron Albert Frère et le Financier de Libé, Edouard de Rothschild. Catholique très pratiquant, il ne se fait pas prier pour fréquenter d’autres prestigieux Clubs de Prolétaires comme « Entreprises et Cités » où il rencontre régulièrement quelques gros calibres : son mentor , Bertrand Collomb, patron de Lafarge, Jean-Louis Beffa de Saint-Gobain, Thierry Desmarest de Total, Bernard Arnault le Grand Protecteur des Artistes et quelques « jeunes » de son âge, les Franck Riboud (Danone), Thierry Breton (Thomson, puis France Télécom) et Martin Bouygues.

Henri blanchi dans l’Affaire PanEuroLife.

On dit que ce cinquième comte de Castries serait un descendant du Marquis de Sade. Mais à l’inverse du Divin Marquis, Henri ne risque pas de croupir dans les geôles de la Bastille car il vient d’apprendre (le 5 mars) que le juge d’instruction du pôle financier, René Grouman, avait rendu une ordonnance de non-lieu général à son profit (à celui de son Maitre Bébéar et à 40 de ses collaborateurs) dans l’enquête sur la Société PanEuroLife.

Celle-ci, ex-filiale à 90% de l’UAP (Union des assurances de Paris) et à 10% de la Banque Internationale du Luxembourg, avait été créée en 1990. Dans ce dossier ouvert en 2001, PanEurolife, alors spécialisée dans l’Assurance-vie, avait été soupçonnée d’avoir mis en place un système de blanchiment de la France vers le Luxembourg en collectant des fonds – de particuliers mais également d’entreprises – d’origine parfois délictueuse, correspondant notamment à de l’évasion fiscale.

L’affaire avait été dénoncée par la Poste qui s’était étonnée de voir se multiplier dans ses services des dépôts de moins de 50.000 francs (7.622 euros) en argent liquide, à l’intention d’un compte de la banque Worms. La Brigade de recherche et d’investigation financière (BRIF) avait été saisie.

René Grouman : un magistral magistrat.

Aujourd’hui : non-lieu ! Tout le Monde peut dormir tranquille ! Mais BiBi rappelle à ceux qui l’ignoreraient que le juge d’instruction de l’affaire PanEuroLife, René Grouman, avait eu en mains le dossier concernant Alain Juppé et l’Affaire des dossiers fictifs en octobre 2003. Le Parisien du 22 mars 2003 avait dit que ce magistrat était «réputé proche de Jean-Claude Marin». D’autres journaux l’avaient surnommé « le procureur de Juppé ». Peine légère pour le Maire de Bordeaux : huit mois avec sursis et surtout surtout surtout pas de peine d’inéligibilité. Joli coup, n’est-ce pas ? On ne quittera pas ce Grand Justicier sans dire un mot de son passé politique : René Grouman avait emprunté la » Troisième Voie« , louant les initiatives de ce groupe-phare de l’extrême droite radicale, dans les années 80. Un groupe qui ferait passer le FN pour un parti romantique. Ce même René Grouman déclarait encore récemment au Canard Enchaîné : «J’étais proche de ces idées. Je le suis encore ».

Henri est donc blanchi : gageons que sur son CV, on ne retrouvera nulle trace de ces indignes tracasseries.

(A suivre).

Vendredi a la langue bien pendue.

Samedi 13 juin 2009

Vendredi : une nouvelle langue.

BiBi s’est évidemment rué sur le dernier Vendredi qui boucle son année 01 par un numéro spécial d’été. 92 pages que l’on déguste ou que l’on dévore sans retenue. Un abécédaire de 80 billets ouvre la danse et tente de résumer l’Année du Net. On part du A de Activisme et on finit sur le Double V de Wikipédia.
Puis viennent les Unes de la Saison 1 et les 300 sources d’Info-Net. Y sont consignés les Bloggeurs et bloggeuses de tous horizons : on se rend Rue-Affre, on regarde le Ciel de Celestissima, on évite le bistro de JegPol, on plonge dans le vrai débat et on s’endort auprès de la Femme de Georges.
BiBi fait la clôture de la Visite guidée. Il lit sa carte de visite en dernière page :
«Pensez BiBi : Blog d’un citoyen optimiste (mais inquiet), vivant près du Léman, cyclothymique, féru de lecture et de foot. Son auteur n’a d’autre motivation que de «faire penser». Gros lecteur de presse, il en tire des flèches acérées qui sont régulièrement reprises par Vendredi. » Tout cela est assez juste. Les deux articles repris dans ce numéro sont connus des Amis de BiBi : ils portent sur Valérie Hortefeux (1) et (2).
A la lecture, chacun s’apercevra que Vendredi a fait un joli choix de couverture. C’est vrai qu’avec Vendredi-Papier et Vendredi-Info, Jacques, Maud et les autres ont inventé une nouvelle langue.

C.Bébéar et B.Arnault, recordmen des Stock-Options.

Mercredi 6 mai 2009

Bernard Arnault, Hélène et Albert Frère.

– que BiBi a présenté en Justicier non justiciable (1) - est ainsi croqué dans le Canard Enchaîné de cette semaine : «En vingt ans, , le Pédégé d’AXA, a pu accumuler une fortune d.un milliard d’euros grâce à ses stock-options, jetons de présence et autres gâteries. Un record parmi les dirigeants des Entreprises du CAC 40».
Bernard Arnault que la «Maya nue» avait parfaitement cerné lors de son passage à l’exposition Picasso (2) est à nouveau sur le devant de la scène. En février par exemple, il a enfin révélé s’être fait avoir par Monsieur Madoff. L’emblématique pédégé de LVMH et principal actionnaire du groupe de luxe était en effet inscrit sur la liste Madoff à travers son holding personnel, la Financière Agache. Notre Grand Patron, féru d’art, témoin de mariage de Little Nikos (avec  Cécilia), s’est bien gardé de le claironner, charisme à maintenir oblige. Cela n’a pas empêché notre Amateur d’Art de toucher sa rémunération de 3.879.000 euros en 2008, soit 317.000 euros par mois, soit 10.000 euros par jour. Rémunération à laquelle s’ajoute 380 millions de dividendes et 23,5% des stocks-options émises par LVMH. Pour le Canard Enchaîné, le gain potentiel s’élèverait à 12,5 millions. Rajoutons que le Comité de rémunération de LVMH est dirigé par Antoine Bernheim (3), l’homme envers qui Little Nikos doit son ascension. Et rappelons encore que Nicolas Bazire, ancien du cabinet Balladur à Matignon est un pilier du groupe Arnault et autre ami très proche de Little Nikos.
Tout ce beau Monde connaît de très tristes moments de déprime mais lorsqu’on sait que Bernard est propriétaire de la Royal Van Lent – société qui fabrique des yachts haut de gamme de plus de 50 mètres (un Feadship vaut 30 millions d’euros et celui de Bernard s’appelle «Amadeus») – on peut supposer que Bernard va se refaire une santé sur la Mer des Caraïbes. BiBi voit déjà la scène sur le pont de ce yacht qui mouille en ce moment près des îles Caïman : Bono du groupe U2 est au micro et Madame (4) est au piano. Delphine relit les épreuves du livre de sa mère («Au fil des notes» chez Plon) pendant que le mari sert du Gancia sous les tentures.
Comme le chantait Jean Ferrat : « Que c’est beeeeeaaau la Vie ! » 

Autres options en stock : 

  1. Figaro-ci, Figaro-là. Mardi 5 mai 2009
  2. Quand la “Maja nue” regarde Bernard Arnault… Lundi 2 février 2009
  3. Antoine Bernheim, l’ami fidèle du Président. Mercredi 7 janvier 2009
  4. L’Alliance de l’Artiste et du Milliardaire.Vendredi 24 avril 2009

Figaro-ci, Figaro-là.

Mardi 5 mai 2009

Deux lecteurs du Figaro.

 Figaro du 3 mai.
1.
Non content de recevoir sa Légion d’Honneur des mains de son Maitre Little Nikos, , le fondateur de l’assureur AXA, présidera le Comité des Sages du MEDEF et de l’AFLEP. Celui qui siège ou a siégé aux Conseils d’Administration de BNP Paribas, de Schneider, de Vivendi, de LVMH, de la Société Générale, de Saint-Gobain va amener les patrons à «mettre en œuvre un plan social d’ampleur à reconsidérer l’ensemble de leur rémunération». Comité qui a reçu l’aval de l’ami Little Nikos. Or avait été mis en examen en 2001 en compagnie d’ – autre grand pote de notre Président – dans une affaire de blanchiment d’argent en provenance de France vers la Société luxembourgeoise d’assurance-vie PanEurolife. Des fonds d’origine délictueuse auraient ainsi transité entre les deux Compagnies. Mais Claude n’y est pour rien et personne – pas même BiBi – n’osera soutenir que Claude est un de ces Patrons-Voyous dont on parle tant.
2. Le Toutou à Dassault, Yves de Kerdrel tente de jeter au tapis en opposant l’argument du rire aux «attaques stupides» et aux «inepties» du leader du MODEM. Notre journaleux parle « d’écarts de langage » et d’un «usage travesti du vocabulaire propre à tout pamphlet» et demande à d’arrêter son «procès en sorcellerie». Il paraît en effet que Little Nikos «n’est pas attaché à une idéologie, à une ligne de pensée». Pour BiBi, les Pensées de Little Nikos n’ont – comme l’argent – pas d’odeur. Et BiBi rajoute que le Toutou Yves de Kerdrel, lui, est bien attaché à l’idéologie de ses Maîtres : prendre dassault François et aboyer sur tout ce qui bouge.
Figaro du 5 mai.
Il faut chercher loin, en page 10, pour s’informer du mouvement des Gardiens de Prison. Trente misérables petites lignes à propos des 79 établissements pénitentiaires bloqués par les gardiens en colère. Qu’il y ait 63351 détenus pour 52535 places disponibles ne semble pas émouvoir les ardents défenseurs des Droits de l’Homme que sont les toutous de la Niche Dassault. Au Figaro, ils ne savent toujours pas lire, même entre les barreaux.

L’Empire (de la Finance) contre-attaque.

Jeudi 5 mars 2009

L’Empire de la Haute Finance contre attaque.
Bernard ARNAULT.
Le 8 mars, c’est la Journée des Femmes. En parallèle à la sortie du numéro de Vendredi (numéro du journal exceptionnellement écrit par les bloggeuses du Net), LVMH rend hommage aux femmes engagées… par Bernard Arnault himself. Le Big Boss met à l’honneur les femmes de son entreprise via une expo-photos intitulée «Elles VMH, la richesse de la diversité ». Seules manqueront à l’appel les Smicardes LVMH qui achètent leurs sacs Vuiton via E-Bay.
Claude BEBEAR.
Bébéar – qui n’est pas un héros de Jean de Brunhoff (créateur de… Babar) mais le Patron éléphantesque de la Compagnie AXA – dénonce dans le Figaro du 5 mars «les dérives de la finance» avec toujours le discours moralisateur à la bouche. Ainsi, il dénonce la «cupidité et la perte de bon sens» des «acteurs du système». Louable péroraison de la Droite pour fustiger les Opérateurs du Marché. Mais ce même Bébéar… peut-il nous dire les raisons de la présence de son entreprise AXA sur les comptes non-publiés de la Chambre de Compensation Clearstream et nous rappeler les motifs de sa mise en examen et de celle d’ ? Cela mis à part, En tous les cas, c’est la dèche chez AXA : quelle vilaine veste et quelle horrible cravate sur la photo du Boss dans le Figaro du jour !
Antoine BERNHEIM.
Olivier Jay, brave toutou du Frère Lagardère, encense le Patron Patriarche plein d’Assurance, Antoine Bernheim.  Il nous exhorte à écouter la voix de l’Ancien (BiBi dirait : la «Voix de son Maître») :«Les Etats fournissant aux banques les liquidités nécessaires pour financer les entreprises, une certaine reprise de l’économie devrait intervenir assez rapidement». Si BiBi a bien compris, il faut continuer de vider nos poches pour nos pauvres banquiers. Olivier Jay de la Niche Lagardère, reste ce grand Sage devant l’Eternelle Grande Finance : il nous pousse à puiser dans les Conseils de Tonio «des leçons de sérénité».
Laurence PARISOT.
Le Tribunal de Grande Instance de Paris a débouté Laurence Parisot de son action pour diffamation et a reconnu «la bonne foi» de Daniel Dewavrin qui avait estimé qu’elle «savait depuis longtemps que ces choses-là existaient». Les choses dont BiBi parle, ce sont les détournements de fonds, pratiques courantes de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, l’UIMM. BiBi, sur l’air de Marcel Zanini se met alors à chanter à tue-tête : «Alors Lolo, tu sais ou tu sais pas ? Si tu sais…»
Vincent BOLLORE.
Auto-congratulation. Vincent Bolloré fait partout la Une avec sa voiture électrique : tout le monde sera bientôt au courant. BiBi a entendu sa Voix de Prophète sur toutes les Ondes publiques mobilisées pour le véhicule présenté au Salon de Genève. France-Info, une fois, deux fois. France-Inter trois fois. Et pour finir, BiBi a fait le tour du Monde en Blue Car (page 15 du 5 mars) avec interview intégral retranscrit des deux radios.
Arnaud LAGARDERE.
Invité du Figaro, Christian de Villeneuve de la Nichée Lagardère, nous vante l’édition du Samedi du Journal du Dimanche (50000 exemplaires attendus) qui viendra s’ajouter à celle du Dimanche (262087 exemplaires vendus). Pas de changement dans la ligne directionnelle. Ouf ! BiBi va pouvoir continuer à aiguiser ses flèches. Que Christian compte sur son lecteur Numéro Un : BiBi lira «plus intensément, plus profondément un journal qui est toujours plus riche» (BiBi médisant avait lu : «toujours celui des plus riches»).

BiBi avait déjà parlé de ses Grands potes de la Grande Finance :

Antoine Bernheim, l’ami fidèle du Président.

Mercredi 7 janvier 2009

   Tonio

Little Nikos veut faire populo, il dénigre le Capitalisme financier avec son salaire en or et une véhémence de Grand Rebelle. Cependant il oublie de dire qu’en chemin, il a rencontré l’argent – celui d’ Antoine Bernheim par exemple – pour faire son bonheur

Ce Monsieur est au top de la Grande Finance (troisième assureur de l’Europe des Travailleurs). Peu de journalistes pour aller poser un micro et l’interviewer. Pourtant, il en aurait des choses à dire sur la Crise du Nouveau Capitalisme.
Antoine Bernheim est le Patron français des Generali et il a un sacré réseau. Bien entendu, comme tout homme du réseau, il dit ne pas en avoir. Tonio pour les intimes a constitué son fabuleux carnet d’adresses à la Banque Lazard. Citons ses vieilles connaissances : Hubert Heilbronn, administrateur de la filiale française des Assurances italiennes,  François Voss, membre de l’Automobile Club de France au siège de laquelle se tiennent les réunions du Siècle (voir Articles de BiBi sur « Les affaires du Siècle »). Le bonhomme, bon pied, bon œil a toujours eu un faible pour Jean-Marie Messier, l’homme de Vivendi qui montrait ses chaussettes trouées sur un cliché de Paris-Match, pour Bernard Arnault (Tonio est toujours vice-président du CA de LVMH), pour François Pinault ( il l’a aidé à acquérir les magasins du Printemps) et surtout pour Vincent Bolloré dont le père, Michel, était, avec Tonio, élève à Janson-De-Sailly. Aujourd’hui, les meilleurs potes d’Antoine, sont ceux du fils, principalement au sein du Salotto Buono, c’est-à-dire de l’Aristocratie financière italienne. 
Antoine veut une paire de chaussures ? Il téléphone à Diego della Valle, patron de Tod’s. Il veut un placement en Espagne ? Il écrit à Ana Patricia Botin, présidente de la banque espagnole Banesto. Il veut visiter la Cathédrale de Milan ? Il s’adresse aux banquiers de Mediobanca ( Enrico Cuccia, Vincento Maranghi, Laurent Dassault). Gilberto Benetton, lui, lui offre des pulls pour cet hiver rigoureux et Giancarlo Cerruti, pantalons, vestes, chaussures et parfums.
Si Antoine veut parler français, il trouvera Jean-Philippe Thierry, président des AGF mais aussi , boss de Groupama. Si le troisième et le quatrième au bridge viennent à manquer, voilà que rappliquent (Generali a longtemps été deuxième actionnaire d’AXA) et Patrick Wajsman, éditeur de la revue Politique internationale. Sans oublier la remplaçante, Odile Jacob.
Monsieur Tonio n’a évidemment jamais fait de politique. Il ne traîne pas dans les meetings populaires, n’a jamais mis les pieds à l’Assemblée. Il fréquente plutôt pieusement les allées du Vatican et rend souvent visite à son ami le patriarche de Venise. Il aime s’aérer sur les greens du golf de Morfontaine.
En politique, mis à part les Bolchéviks, il aime tout le Monde : feu Pierre Messmer et feu Raymond Barre (ancien administrateur de Generali) étaient ses amis d’hier mais Tonio a aussi de très bonnes fréquentations aujourd’hui : DSK, les grandes figures révolutionnaires comme Laurent Fabius ou Jean-Paul Huchon. En Italie, Silvio et Romano Prodi viennent souvent le consulter à Trieste dont il est Citoyen d’Honneur.
Antoine Bernheim est un homme très ouvert sur la Culture – comme tout Boss qui se respecte – (Nous ne sommes plus dans le Siècle où l’on chantait « Les Bourgeois, c’est comme les cochons… »). Il aime bien le foot et son amour du sport l’a poussé à engager Zidane et son image pour gagner la partie.
Une de ses dates-fétiches restera ce 22 octobre 2007 où il fut promu au grade de Grand-Croix (comme Marcel Dassault). Cette distinction l’excita comme une puce. Cet honneur est très recherché puisqu’ils ne sont que 75 décorés. C’est évidemment Little Nikos qui lui a remis les insignes. Notre Président fut éternellement reconnaissant à Tonio de l’avoir poussé à poursuivre son combat politique après la déculottée balladurienne. Little Nikos voulait se reconvertir dans les banques d’Affaires mais le Messager de Trieste lui aurait sussurré : «Nicolas ! Tu as encore d’importantes missions à accomplir ».
Il parait que Tonio n’aime pas trop que les journalistes rappellent son âge. BiBi ne dira même pas que notre homme rentre dans sa 85ième année et que la Banque et les Assurances, finalement, ça conserve.

Les amis de BiBi aiment aussi :

Les Affaires du « Siècle » (2).

Mercredi 2 juillet 2008

Le Siècle de Louis Kessler

Les Gens de ce Cercle ont persuadé BiBi que peu importait les opinions politiques et les croyances religieuses. Il convenait avant tout d’être honorable en tous points, de respecter les valeurs démocratiques et républicaines, de gagner en puissance au sein de la société, d’être branché sur les réseaux d’influence, d’avoir reçu une bonne éducation mondaine, et bien entendu d’avoir envie de se retrouver entre « gens de qualité ».
BiBi soupire profondément : il n’a aucune chance d’ouvrir le diner ( photo 2) et d’ouvrir les débats parmi les 250 à 300 invités du Mercredi. Heureusement, BiBi va pouvoir demander quelques informations à nos Idoles des .
Sur son carnet d’adresses, BiBi a déjà coché ces grands journalistes qui font l’opinion. Ils sont membres et c’est étrange : ils ne s’en vantent pas.
Voilà sa liste en détail :

(Lire la suite…)