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Londres,Wuhan : peste bubonique et coronavirus.

Au milieu des troubles actuels, intimes ou non, m’est revenu un travail écrit que j’avais mené à bien il y a quelque quinze ans en arrière. Une pièce de théâtre que j’avais proposée à quelques troupes locales. Refusée. Et aussi à quelques éditeurs de théâtre. Refusée. Un travail que j’avais « protégé » à la Société des Auteurs. Je viens de le relire après l’avoir ressorti de mes tiroirs. Son titre ? «Les Pestiférés. Londres 1666».

Pourquoi cette réminiscence aujourd’hui ? Certainement à cause de la prégnance de la confusion actuelle et de la présence grandissante de cette peur due au rampant coronavirus. Les analogies entre hier et aujourd’hui sont nombreuses.

Ce thème, cette idée d’écrire sur la peste londonienne m’était peut-être venue à la suite du 11 septembre (et de ses suites avec les calamités de la guerre d’alors en Irak). Mais ce qui a été beaucoup plus décisif dans ce rappel mémoriel n’a pas été le souvenir du livre d’Albert CamusLa Peste»), lu il y a bien longtemps. Non, c’était la lecture du Journal de Daniel Defoe sur la Peste mais aussi et surtout la découverte fortuite mais fascinante du Journal d’un certain Samuel Pepys au début des années 2000.

La plupart d’entre vous doivent ignorer qui était ce fonctionnaire, administrateur anglais du XVIIème siècle qui travaillait à l’Amirauté (la Marine royale anglaise). Né en 1633 à Londres, Samuel Pepys était de souche plutôt modeste. Ce qui va le rendre célèbre pour la postérité, c’est qu’il va tenir au jour le jour, un Journal dans lequel il rassemble les faits de sa vie de travail, de sa vie familiale (avec ses querelles et ses bonheurs), de sa vie amoureuse avec le récit de ses folles épopées extra-conjugales. En 10 ans, il va emplir six gros carnets avec une précision extraordinaire et des détails passionnants. Une plongée dans la vie de la Cité de Londres exceptionnelle.

Par peur de la cécité, son travail de diariste cessera néanmoins en 1670. Avant cela, autour des années 1660-66, Samuel Pepys connaîtra trois grands évènements : la Peste (1665), l’Incendie de Londres et la deuxième guerre de rivalité commerciale et maritime contre la Hollande.

Alors que le nombre de morts atteint des sommets (1/6ème de la population londonienne) Samuel Pepys est miraculeusement préservé. Il continue de travailler même s’il déménage provisoirement sa famille hors de Londres. La ville compte plus de deux mille morts de la Peste encore en 1666.

Ma pièce démarre en 1665, année de la Peste. Henry (très accaparé par la guerre navale contre les Hollandais) et Elisabeth Dickinson préparent le mariage de leur fille Isabella avec un comédien (ce qui, à l’époque, est mal vu). Dans la Maison, les valets et servantes parlent tout bas de la Peste et ont peur que le Maitre des lieux ne les renvoient. Alors que toute la famille, polarisée par le prochain mariage, pense enfin à se réfugier hors de Londres et fuir la peste bubonnique, une Enquêtrice va ordonner à tous les membres de cette famille de rester en quarantaine par décret. Monde inversé : ce sont les pauvres qui doivent visiter les Maisons (dont celle des Dickinson) et déterminer puis signaler tout membre atteint de la peste. Monde désormais à l’envers où les Dominés tiennent (mais très provisoirement) le pouvoir.

Pour présenter mon travail à l’extérieur, j’avais écrit un texte de présentation en ouverture de ma pièce. Le voici :

Aujourd’hui, je lis des tweets de personnes qui pensent que le coronavirus va mettre le Capitalisme à bas et qu’il y a lieu de se réjouir. Terrible illusion : le Capitalisme ne s’écroulera pas de cette façon. Il a des réserves insoupçonnées. Structurellement et idéologiquement, il est capable de se maintenir et de nous faire payer cher, très cher son maintien et ses errances. Reste que cette pandémie – dont nul ne sait quand elle s’achèvera (rappel d’importance : la Science ne sait pas tout) entraînera paradoxalement des effets de connaissance sur ce Régime qui nous asservit depuis trop longtemps, sur ce Régime si brutal, sans pitié pour les plus faibles. Et, bien entendu, ces effets sont et seront précieux dans les luttes et les combats à venir.

C’est à tous ces combattant(e)s que je pense. A ce merveilleux personnel hospitalier moqué, ignoré, qui, depuis plus d’une année, s’est associé aux gilets jaunes pour crier sa détresse et brandir sa révolte sans faiblir.

PS : Sait-on jamais ? Pour qui s’y intéresse (de préférence éditeurs & gens de théâtre), mon texte est… disponible.

Les flèches de BiBi.

Les Flèches de BiBi

Les flèches de BiBi sont lancées. Elles vous toucheront et – BiBi l’espère – toucheront leurs cibles.

C’est reparti pour un Tour.
Au moment même où l’on présentait haut et fort le profil du prochain Tour de France en présence de Contador et d’Armstrong, on ne pipait mot sur l’arsenal «thérapeutiquement étonnant» trouvé dans leur équipe Astana lors du dernier Tour.
C’est que sur la Grande Boucle, on se doit de boucler le Tour et… de la boucler.
 
Tirelire chinoise très colorée.
La Chine a augmenté le nombre de ses milliardaires en 2009. Elle se place au second rang mondial: 130 contre 359 aux USA mais devant la Russie (32) et l’Inde (24). Hier, Gardes rouges. Aujourd’hui, billets verts. Demain, péril jaune ?
 
La face cachée des Moon.
Le Révérend Père Moon, fondateur de l’Eglise de l’Unification, cède la gestion des affaires quotidiennes à ses 3 fils. Seule différence avec Jean Sarkozy : les trois fils sont diplômés de l’Université d’Harvard. Même ressemblance : ils sont cons comme la Lune.
 
Propos maigrichons.
Karlito Lagerfeld rejoint Chouchou lorsqu’il dit préférer les femmes maigres : «Personne ne veut voir des femmes avec des formes». L’un s’occupe des formes, l’autre des réformes mais l’argument est léger. Et aucun des deux n’en sort grandi.
 
Richard Malka, un avocat abîmé.
L’avocat de Clearstream se dit «fatigué et usé par huit ans de procédures» contre Denis Robert mais sa fatigue vient d’ailleurs. Richard Malka tente en effet de dessiner des BD et de les vendre. Aigreur et jalousie de voir que celle de Denis Robert («L’affaire des Affaires» chez Dargaud) se vend comme des petits pains.
 
Sœurs jumelles.
Marie Drucker (ex attachée de cœur de François Baroin) et Béatrice Schönberg (épouse de Jean Louis Boorlo) sont des journalistes indépendantes du pouvoir politique. Les deux présentatrices de la chaine publique FR3, nous ont offert une première émission sur «le Mystère des Jumeaux».En toute gémellité politique.
 
Tu touilles, tu mélanges.

Boïko Borissov est le nouvel ami bulgare de Chouchou. Il a servi Todor Jivkov, ex-Président corrompu, il a évolué dans les milieux troubles et doubles, entre les Services secrets communistes et les mafieux de l’Ouest. Aujourd’hui, il dit son admiration pour l’Europe de l’Ouest et son libéralisme. On touille, on mélange : c’est le yaourght bulgare.

Alain Minc.

Il se présente comme une sorte de Curé-Confident. Parole de vérité pour ce Conseiller des Puissants : il bénit les coffre-forts et absout le Fils bien faible.

Cinq petits tours et puis s’en vont.

Le Monde de demain ?

Bruits de couloirs et silences d’ailleurs.

Silences de Morts et bruits vivants
SILENCE DE MORT : Dans ce charmant village roumain de la Mer Noire de monde, le Maire de Mangalia a désormais interdit le défilé traditionnel des cortèges funéraires. Plus question de suivre la tradition orthodoxe qui est de promener son mort dans la ville avant d’être enterré. Le Monde du 7 août rapporte les paroles du premier magistrat : « Cela nuit au confort des touristes, génère un état de tristesse et de mécontentement, gêne le trafic pendant la saison estivale ».
BiBi ne veut pas accabler le Maire mais aimerait lui rappeler qu’en oubliant ainsi ses morts, il manque de savoir-vivre. Car si on oublie la mort, on perd un peu de vie. Ce passage d’entre-deux est, pour BiBi, le paradoxe et la vérité de la vie même.
En tous les cas, pas de tour de ville pour nos défunts roumains mais BiBi leur offre un tour gratuit sur son site.

Nouvelles de France et d’ailleurs.

Paris et ailleurs

AU HASARD.
1. BiBi a parcouru de son œil distrait les pages des Quotidiens de ces derniers jours. Il s’est arrêté sur la progéniture de Khadafi dont la Tribune de Genève faisait grand cas. Le fiston s’appelle Hannibal et il a été arrêté et inculpé pour maltraitance sur sa gouvernante. Le journal suisse traite le papa de « Dictateur bédouin » et rappelle que le fiston dénommé Esaâadi avait été footeux à Pérouse où il avait joué seulement dix minutes en Série A avant d’être déclaré positif. Ce même fiston était entré dans le capital de la Juve à hauteur de 7,5% au nom de la Lybian arab Foreign Investment Company. Au plaisir de revoir la Famille !

2. Le baptême de la fille de Dieudonné a été célébré par l’abbé intégriste Philippe Laguerie, grand défenseur de l’ancien chef de la milice pronazie de Lyon, Paul Touvier.

3. Dans le Figaro, BiBi relève cette phrase de ce pauvre Manuel Valls qui n’en peut plus d’occuper les pages des quotidiens de droite si bienveillants à son égard. « La Gauche, déclare le bonhomme, doit s’adapter au monde et à la société, redonner de l’espoir. Il faut une Gauche qui s’oppose ». Défense de rire.

4. Le Pape Benoit XVI n’a pas eu un mot pour les enfants victimes de prêtres pédophiles à Sydney. Faut dire que ce n’est pas le personnel de l’Hôtel où il a dormi qui aurait pu l’aider à réparer cet oubli dans son discours. Le Centre religieux où le Pape s’est reposé appartient à l’Opus Dei.

ROCK-MUSIC : Bibi apprend avec un peu de tristesse la mort du Rock-Critic Alain Dister. Il se souvient de ses articles dans les vieux numéros de Rock et Folk. Comme lui, BiBi aime Bob Dylan, Janis Joplin, Frank Zappa.
Il parait que dans les archives de l’INA-L’Harmattan existe un court film du réalisateur Raoul Sangla sur Jimi Hendrix, un dimanche Rue Daguerre, guitare à la main gauche. Bibi essayera d’aller trouver ça. Les Amis du site peuvent l’aider à trouver.

PETIT NIKOS : Sur la photo du Petit Nikos parue dans le Monde, BiBi y voit 2 lampes-chandeliers dorés, 3 télécommandes bien alignées, une pipe, une boite avec étiquette du RAID, une figurine du Petit Nikos himself, un cadre avec photo du Petit Nikos himself, des DVD. Il répond aux journalistes du Monde : « Il est important pour la démocratie d’avoir des médias qui puissent continuer à prospérer ». Défense de rire.

CASSE-TÊTE CHINOIS : BiBi a des nouvelles de Pékin. Il a noté la présence de 300.000 caméras de sécurité dans la ville olympique. En 2006, il y a eu 140.000 morsures de chiens dans la Capitale. Les morts sûres (et hélas certaines) n’ont pas été comptabilisées.
Le Dauphiné Libéré, parfait dans son rôle, défend la ligne chinoise du Petit Nikos. Le titre d’une abonnée du Courrier des Lecteurs : « Plutôt le Dialogue (avec la Chine) que la Censure ». Petite manipulation habituelle au Royaume du Petit Nikos : le beau mot de Dialogue, c’est pour ne pas rompre avec nos amis chinois et pour justifier l’arrivée triomphale du Petit Nikos à Pékin. Par contre, ceux qui protestent contre les crimes politiques du Gouvernement chinois sont, eux, qualifiés de Censeurs.

SPORTS BIZ : Ce matin, BiBi écoute le reportage de France-Info sur le dernier dopé du peloton (l’espagnol Moises Duenas). Richard Virenque, consultant de la radio publique et ami du Petit-Nikos-roi-du-Vélo, est étrangement silencieux. Il est pourtant bien placé pour donner son avis. Il était probablement occupé à aller faire son petit pipi. Mais BiBi en est sur : Virenque va nous revenir bien vite pour nous parler en exclusivité du dernier dopé l’Italien Riccardo Ricco. Branchez-vous France-Info.

Dans l’Equipe du jour, il y a un article sur l’arrivée de Ronaldihno à Milan, le club cher à notre Ami Silvio. Le journaliste n’écrit pas «Ronaldihno» mais… « l’ancien joueur du PSG » ! Ah, Nostalgie ! Quand tu nous tiens !

Le footballeur Eto’o signerait au Kuruvchi Tachkent en Ouzbekistan pour 40 millions d’euros l’année. Etoonant non ?
Koné, lui, a signé à Marseille. Pour une fois, les dirigeants n’ont pas déconné car Koné, BiBi le connaît et le reconnaît : c’est un tout bon. Mais si l’OM manque de liquidités pour le transfert, il peut toujours faire appel à Bernard Tapie.
A bibientôt.