Tag Archives: Carla Bruni Sarkozy

Le Top 10 de Sarkozy 2011 !

10. LES FLECHES DE BIBI.

Janvier 2011 : Avec ces Flèches au curare qui ouvrirent l’année 2011 (cibles : les Sarkozy), BiBi revint sur la Princesse bottoxée et sur son Jules, ami de Jacques Servier (celui qui empoisonna la vie de tant de Français).

Propaganda-Sarkozy 2012 : R. comme Rupture ?

Parfois, les mots s’échappent et ils disent mieux – dans leur apparente innocence – que ce qu’ils sont censés cacher. Ainsi, notre Chouchou a programmé ses efforts à venir : «Il faudra que j’apparaisse en rupture avec moi-même» clame t-il.

BiBi soulignera à quel point le verbe «apparaître» sonne merveilleusement bien. Car il s’agit pour Chouchou non d’être mais d’apparaître, de faire image – ce qui est le but du langage publicitaire (nous faire prendre l’image pour le réel). Avec, toujours cette insistante idée que les français seront dupes de la Manipulation.

Sarkozy-Propaganda 2012 : la Lettre et le Néant.

Notre Président est prêt à évaluer les Maîtres d’école mais n’aime pas qu’on lui fasse la leçon. Pourtant si l’on s’en réfère à ses travaux de français, il n’est pas tout à fait à la hauteur. BiBi renvoie ses fidèles au bulletin de notes désastreux du Petit Nicolas. (Lire billet-BiBi ici)

Voilà notre Chouchou pris d’une pulsion d’écriture ! Il veut écrire une lettre d’amour aux Français. Il a définitivement choisi l’écrit, voulant «s’inspirer de «la Lettre aux Français» de François Mitterrand en 1988» mais il n’a pas encore décidé sous quelle forme. Ce sera 1. soit un envoi d’un simple document 2. soit – via la publication – un livre édité sur mesure. Rassurez-vous : pour les enveloppes, il n’y aura aucun problème. Il y a déjà les enveloppes de Liliane B. sur les bureaux élyséens. Quant au transport, sont prévues les valises de Bourgi et les sacs-Bazire de chez Louis Vuitton.

Les Flèches de BiBi à la « Une » !

Re v’la François !

Voilà Bayrou qui s’engage dans la Campagne. Oh, la campagne, il connait : non pas la Campagne présidentielle puisque c’est la troisième fois que François se présente. Non, notre bonhomme a longtemps vécu à la campagne dans un petit village du Béarn où il a connu beaucoup de membres de la Béatitude, ces chers intégristes qui agitent les grelots et qui crient haro contre l’avortement. « Ce sont des gens infiniments respectables. Je les estime, a déclaré le candidat du Centre. Cela fait trente cinq ans que je les vois vivre dans mon village. » BiBi a vite compris quelle sera la Stratégie de ce bon François : la Béate Attitude.

Retrouvant la composition de l’Equipe Balladur 1993, BiBi a été obligé de relever le nom des élèves du Maître. Il y avait là Sarkozy qui portait la parole d’Edouard et un certain François Bayrou qui sortait ses cahiers pour avoir de bonnes notes (Ministre de l’Education). BiBi nota aussi les présences des cancres Carignon et Pasqua et un petit qui ne pensait qu’à être conducteur de F1 : François Fillon.

Maîtrise de la langue et décret obscène en Sarkozye.

*

Il va de soi pour BiBi que la langue ne se met pas au pas. Celui qui écrit prose et poésie sait combien fautes de syntaxe et fautes de grammaire sont des plus précieuses. Jouer avec la langue, en faisant fautes volontaires ou non – et en jouir tout autant – reste une des libertés fondamentales de l’animal humain doué de langage.

Mais dans le décret publié au Journal Officiel, il s’agit de tout autre chose. La Sarkozye vient en effet de pondre un de ses textes les plus obscènes : les Autorités exigent dorénavant un meilleur niveau de français et une langue française mieux maîtrisée pour acquérir la nationalité française par naturalisation.

Souvenons-nous pourtant lorsque l’italo-française, Carla Bruni Sarkozy, Reine du Combat contre l’illettrisme, avait souligné que son mari «était changé». Faut-il pousser à rappeler que notre Chochotte aurait été recalée dans ce cas-là car les futurs français doivent dorénavant être en mesure «d’émettre un discours simple et cohérent sur des sujets familiers»?

Pour ce qui est de la Simplicité et de la Cohérence, attardons-nous plutôt sur Nicolas et ses fôtes d’ortograffe :

Défendant le bouclier fiscal devant des ouvriers d’Alstom, dans le Doubs, le Petit Chef avait déclaré : «Si y en a que ça les démange d’augmenter les impôts, ils oublient qu’on est dans une compétition … »

Parlant des études des élites : «On se demande c’est à quoi ça leur a servi ?».

Sans compter les oublis des négations comme dans : «J’ai pas été élu pour augmenter les impôts» ou encore «J’écoute, mais je tiens pas compte !» (Provins, le 20 janvier.)

Mais la plus belle fut certainement cet hommage aux résistants lors des commémorations à Londres du 70e anniversaire de l’appel du Général de Gaulle : «Quelles qu’avaient pu être avant la guerre leurs opinions, ils se batturent tous au fond pour la même idée de la liberté, la même idée de la civilisation».

Le 13 mars 2009 à Rambouillet, Nicolas se prononce sur le plan de réforme des Hôpitaux : «On commence par les infirmières parce qu’ils sont les plus nombreux».

Dans Femme Actuelle (mai 2009) : «Je sors de ma douche parce que j’étais faire sport».

A Provins, devant des fonctionnaires éberlués (20 janvier 2009) il dit sans ciller : «C’est quand même agréable de voir des hauts fonctionnaires à qui vous comprenez quand y parlent».

*

BiBi laissera là notre «Grand Intellectuel» à son décret infâme. Dans un premier extrait, il relèvera la difficulté à écrire qui traverse aussi les plus grands écrivains de langue française. Ainsi de ce constat de Charles  JULIET pour lequel il n’est jamais facile – lettré ou non – de se plier aux exigences de la langue :

«Je dois dire que l’écriture pour moi c’est toujours un moment difficile. Il faut aborder quelque chose d’inconnu et d’immense. On voudrait pouvoir tout dire de ce qu’est l’être humain, de ce qu’est le drame d’exister, de ce que sont nos joies, nos avidités, nos déceptions, nos angoisses, nos instants de bonheur, nos « minutes heureuses » dont parle Baudelaire. Combien je me sens insuffisant face à cette immensité, face à tout ce qui existe et qui est toujours présent et bouche un peu l’horizon».

Le second texte fut écrit et chanté par Bobby Lapointe. Quoi de meilleure résistance que de reprendre en chœur la chanson qui avait pour titre : Toto ?

 « Eh Toto ya t’il ton papa

L’est pas là papa

Eh Toto ya t’il ta maman ?

L’est pas là Maman

Eh toto y a t’il ton pépé ?

L’est pas là mon pépé

Eh Toto ya t’il ta mémé ?

Yé pas Yé pas là

S’il n’y a pas ni ton papa ni ta mama ni ta tata

Ah quel bonheur j’viens de voir ta sœur ! »