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Le football de Frédéric Thiriez : ni indécent ni obscène ?

Dimanche 14 juin 2009

Frédéric Thiriez et ses fausses notes

Frédéric Thiriez, Président de la Ligue professionnelle de football, est un énarque (promotion 77). Son itinéraire est curieux : avocat au Conseil et à la Cour de Cassation, il a démarré à l’aile «gauche» avec Gaston Deferre puis Michel Rocard, a repiqué au Centre, a défendu Bayrou et enfin a fini à droite, fier de sa femme – Marie-Claire Carrère-Gee. Une épouse qui est accessoirement «provocatrice glamour et non-conformiste sur la forme et laboureuse professionnelle et technique sur le fond» (Le Nouvel Economiste. Février 2007) et, non-accessoirement, ex-protégée de Chirac (conseillère de l’ex-Président dès juin 2002), proche d’Alain Juppé et de… Little Nikos.
Frédéric Thiriez a donc accordé une interview au JDD du 14 juin pour donner son avis sur les transferts de Kaka et de Ronaldo au Real de Madrid. Le titre est aguicheur : «Indécent et obscène».
Passons sur le chauvinisme embryonnaire du Président (Le foot français est sans tâches), sur l’habituel croc-en-jambe geignard qui veut que l’Espagne, l’Italie trempent toujours les deux pieds dans les eaux troubles et que la France garde, elle, on le sait depuis la Vertueuse Déclaration des Droits de l’Homme et du Footballeur, toujours les mains propres.

Frédéric, amateur de violoncelle, connaît la Musique et les Silences entre les fausses notes. Il semble cependant atteint par la maladie d’Alzheimer car il oublie les perquisitions en chaîne aux sièges des huit clubs français Marseille, Troyes, Sochaux, Nice, Auxerre, Lille, Metz et Montpellier en octobre 2006. Il oublie encore les transferts douteux du PSG et de Marseille. Il efface les tractations de Pierre Frelot, de Stéphane Canard, de Manuel Barbosa, les agissements de Jean-Luc Baresi, de Pape Diouf et de son ex-Entreprise «Mondial Promotion», de Robert Louis-Dreyfus condamné par la Justice… Il raye de sa mémoire, Rolland Courbis, Jean-Michel Roussier, Yves Marchand, Marcel Dib, Jean-François Larios, Charles Camporo, tous pourtant bien présents le 13 mars 2006 devant la Sixième Chambre correctionnelle de Marseille. Il oublie l’affaire des arbitres de Ligue 1, le rôle des agents, l’ouverture des agents vers les clubs etc.
BiBi et Frédéric n’ont pas les mêmes valeurs. Voilà ce qui, pour BiBi, reste obscène et indécent :
1. «Obscène et indécent» de voir Jean-Pierre Bernès tenir le premier rang des agents de joueurs et d’entraineurs alors que le règlement interdit d’officier à quiconque possède un casier judiciaire non-vierge.
2. «Obscène et indécent», le silence de notre Président qui ne trouve rien à redire sur les primes de participation de chaque joueur aux rencontres de l’Equipe de France (150.000 euros entre 2008 et 2010).
3. «Obscène et indécent» lorsqu’il ne prend pas sa voix de baryton pour appuyer le Code de l’Association Mondiale Anti-dopage qui voudrait passer au crible l’état de santé des joueurs.
4. «Obscène et indécent» son soutien à Bernard Laporte. Reprenant les thèmes chers à la Droite («Le Système libéral sans régulation peut conduire à des situations absurdes»), Fred ouvre grand la Porte à son ami Bernard («Bernard a dit qu’il allait s’en remettre à l’Europe politique. Je comprends et j’appuie son agacement») qui lui-même ouvre la porte au Sport-Bizness (Team-Lagardère qui lui ouvre son journal, Havas-Sport), Sport-Biz qui brasse ces sommes folles qui «choquent et inquiètent» notre bon Président.

Photos : www.bp2.blogger.com &  www.daylife.com/

Sport : six brèves de comptoir.

Mardi 28 avril 2009

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OM par ci, PSG par là.
S’il fallait  choisir entre le Paris Mondain et l’OM populo, y a pas photo. C’est vers la Grande Bleue que les yeux de BiBi se tournent. Mais ce qui a intéressé BiBi cette dernière semaine, ce n’est pas l’Option prise par le club marseillais pour le titre de Champion de France, ce sont les propos des journalistes sportifs (radio, TV, journaux) toutes tendances confondues. Tout ce petit Monde voyait une double confrontation franco-française en demi-finales de la Coupe UEFA. Peut-être parce que ces reporters bien intentionnés ne savaient pas où se trouvait exactement  l’Ukraine sur une carte européenne ou ignoraient encore que Kiev et Donestz n’étaient plus des villes soviétiques ? Allez savoir… Ces Ukrainiens furent donc traités de façon très négligeable mais à l’arrivée, ils enterrèrent nos deux plus grands Clubs français, balle au pied. La fanfaronnade allait-elle se finir là ? Ben non. Après ces deux piteuses éliminations, voilà ce qu’en dirent les «Coachs». Le Guen :«Les deux équipes ne sont pas si éloignées l’une de l’autre. Je ne pense pas qu’il y ait un gouffre entre Kiev et nous». Et Gerets : «On ne mérite pas de perdre ce soir». (Lire la suite…)