Articles tagués ‘Bernard Arnault’

Les Flèches de BiBi : le retour.

Samedi 28 août 2010

LE LUXE DANS LA LUMIÈRE.

Le chanteur Bono, habitué des yachts de , va travailler avec Vuitton pour de l’Humanitaire en Afrique. Avec une très grande bonté, il redistribuera les miettes du groupe qui a connu +16 % de hausse du chiffre d’affaires au premier semestre 2010. Le groupe Richemont (MontBlanc, Dunhill, Cartier) est à +24 %. Hermès à +18,5 % et le groupe PPR (Saint-Laurent, Balenciaga) +9,5 %. Si l’avenir est sombre pour beaucoup, les firmes ont des jours très lumineux devant elles. « Fiat Luxe ! »

et le tour de France.

Pour notre Bébé-Rose, la Majorité et le Gouvernement n’ont « qu’un seul ennemi : les crapules qui empoisonnent la vie des honnêtes gens ». Après les Auvergnats, les Roms et les crapules… qui au prochain tour ?

ARMSTRONG, LE TOUR DE FRANCE ET LE PÈRE NOËL…

Floyd Landis, ex-coureur dopé, vainqueur déchu du Tour de France, a fait son show sur ABC en chargeant le coureur  préféré de Chouchou, Lance Armstrong : « Je ne vais pas rentrer dans le détail du nombre de fois où j’en ai été témoin, mais oui, j’ai vu Lance Armstrong se doper et recevoir des transfusions. A un moment, il faut dire aux enfants que le Père Noël n’existe pas ». Lance va t-il rendre les cadeaux de la Maison Amaury à l’heure où – pour lui – ça sent le sapin ?

BACK HOME.

Les soldats néerlandais ont passé le relais aux forces américaines et australiennes pour le contrôle de la Province de l’Uruzgan. Retour à la maison pour le premier des principaux pays pourvoyeurs de troupes.1950 soldats avaient été déployés depuis le 1er août 2006. Le schit estampillé Kaboul va faire un carton dans les Cafés bruns d’Amsterdam.

Les Afghans entre deux feux.

Le Président afghan Hamid Karzaï accuse les Forces Internationales d’avoir attaqué un village à la roquette et tué « 52 civils innocents » dans la Province de Helmand, bastion des talibans dans le Sud de l’Afghanistan. Roquette, côté Occident. Racket, côté Taliban.

CÉCILIAex-SARKOZY, INTERDITE DE SÉJOUR EN FRANCE ?

Quelques mots de rappel sur le père de l’ex-première dame : il s’appelait André Ciganer, il était né Aron Chouganov à Balti  dans l’actuelle Moldavie en 1898, issu pour moitié d’une famille de propriétaires terriens juifs de Bessarabie et pour autre moitié de… Tziganes de Moldavie (d’où le nom Ciganer). Si Cécilia a des problèmes de visa, elle pourra toujours demander de l’aide humanitaire à la grande humaniste top-model Carla, bien étrangement silencieuse sur les infamies actuelles.

IL VEUT SAUVER  (son) NAPOLÉON et (son) LOUIS XIV.

L’histoire va disparaître des classes terminales et les profs se mobilisent pour la défendre. Certains pourtant racontent de drôles d’histoires. Ils réduisent leur matière à Louis XIV et Napoléon (ah la théorie des grands hommes qui font l’histoire !). Max Gallo est de ceux-là : il craint le «zapping» dans l’apprentissage ( Le Figaro du 27 août). Rigolo : à chacun des zapping médiatiques sur l’Histoire, BiBi tombe neuf fois sur dix sur ce cher Max, supporter historique de France-Culture et de Chouchou.

Anelka, Finkielkraut et la Pensée néo-libérale.

Dimanche 20 juin 2010

Première et dernière page du JDD.

Le Football est, bien entendu, à la Une du numéro dominical du JDD avec cette question «Pourquoi tant de haine ?». Hasard objectif : en dernière page, on a la réponse avec un grand cadre publicitaire plein d’amour. L’encart nous offre Pelé, Zidane et Maradona jouant au baby-foot pour le plus grand Sponsor de luxe de la Planète (et de la Coupe du Monde) : le Louis Vuitton de , d’Hubert Védrine et de Bernadette Chirac. Au second plan du cliché, on aperçoit un sac Louis Vuitton rembourré (de billets d’argent sale ?)

Indécence et obscénité des Cols blancs sportifs.

Olivier Jay de son arbre perché est descendu réclamer dans son édito «plus de décence». En contrepoint, BiBi lui conseillerait bien de relire le billet écrit ici-même sur Frédéric Thiriez et l’indécence.

Alain Finkielkraut, lui, s’avance sur le terrain de la culpabilisation et circonscrit le problème autour des seules personnes que sont Domenech l’entraîneur («sans style et sans âme») et  les joueurs («sales gosses boudeurs» pleins d’ «arrogance j’men foutiste»). Comme à son habitude droitière, le Monsieur oublie de citer ces absents de marque dans sa démonstration que sont les cadres dirigeants, le Président de la Fédération et les Ministres qui ont donné l’aval à tout ça. Rappelons ici pour les footeux le capital de connaissance sportive de : en interview, elle parlait des phases éliminatoires 1998 pour la France, qui, pays organisateur était qualifié d’office ! Dans son article, ce sont pourtant les seuls joueurs que Finkielkraut qualifie d’ «inintelligents».

La feinte de Finkielkraut ne prend pas.

Ce même Finkielkraut si précis dans la mise au pilori des joueurs (il cite Ribéry, Anelka, Gallas) s’en remet à un vague « on » qui ne fait de mal à aucune mouche dirigeante : «On a voulu confier l’équipe de France à des voyous opulents et pour certains inintelligents » peut-on lire sous la plume du grand Penseur. Sur ce «On», rien ne sera dit, rien ne sera écrit. Là encore, BiBi lui conseillerait la lecture de la Catégorie BiBi-Foot, il y apprendrait que les «voyous opulents» sont à chercher du côté de Sepp Blatter et de Jack Warner, tous deux au sommet de la FIFA.

Stigmatisation et recherche de bouc-émissaire.

Voilà la méthode du philosophe : une méthode au prix du silence sur le Sponsoring éhonté (qui interdit aux petits marchands ambulants africains le bénéfice des ventes aux portes des stades), au prix de la Solidarité obscène des Politiques (on a demandé à la population sud-africaine de s’éclairer à la bougie pour ne pas bouffer trop d’électricité et permettre ainsi la diffusion des matches), au prix d’un déni au sujet de la gravité dans le langage (en écho des propos d’Anelka, le «Casse-toi pauvre con» oublié n’a pas été en Une du JDD).

Un Sport de gentlemen ?

Alors que réclame donc notre Philosophe ? Il souhaite virer ces «voyous opulents et arrogants» et en appelle à «sélectionner des gentlemen» (des Zidane sans coups de tête peut-être ?). Des «gen-tle-men» ! Ah, le beau et grand mot : il veut des êtres dépassionnés, maîtres de leurs corps et de leurs instincts, animés du Fighting-Spirit et au langage « irréprochable ». Vieille lune et vieil idéal du Sportif aristocratique anglais coincé entre Oxford et Cambridge, idéal né sur l’ignorance des conditions de vie de la classe ouvrière d’alors décrites par Engels.

Cruauté du Monde.

Finkielkraut oublie là aussi le Monde contemporain fait de brutalité, de cruauté (voir le marché esclavagiste des jeunes footballeurs africains et sud-américains), de compétitivité féroce. Il croit possible – ce naïf –  un Monde débarrassé de divisions et fait d’une «communauté liée» où serait gommée la place de chacun (joueurs, spectateurs) dans l’espace des positions sociales, où seraient abolis les clivages sociaux. Pauvre rêve ? Pas seulement. Ce type d’argumentation vient couvrir et dissimuler à bon escient les «dérives» d’un sport qui a «intégré, depuis longtemps, dans ses structures de gestion et les structures mentales de ses agents, la pensée libérale (1)».

(1). William Gasparini. Article de Libération du 20 juin 2002 : «Le Foot, Cheval de Troie du néolibéralisme».

Les Flèches au curare de BiBi (25 avril-2 mai)

Vendredi 23 avril 2010

Hubert Védrine dans la vitrine.

On a beaucoup parlé de Madame Chirac qui a pris une retraite de luxe chez . On a un peu moins causé de Delphine la fifille, nouvellement décorée par Estrosi et du Fiston à pistons (Antoine) mais on a carrément fait l’Omerta sur la présence au CA d’Hubert Védrine, donneur de leçon socialiste et européen. L’ ami du vénérable , eh bien, oui, ce cher Hubert, a la tête dans le Sac Vuitton depuis bien plus longtemps.

Le Conte est bon.

Si BiBi compte bien, il y 4 minarets en Suisse et 367 burqas en France. Par contre, il ne compte plus les articles du Figaro là-dessus pour chaque jour qui passe. Finalement, il ne faut pas se voiler la face : c’est bien de la Propagande.

Savoie de son Maitre.

Il parait – selon l’avis autorisé d’un médecin retraité d’Annecy – que Chouchou aurait du sang savoyard. « Nicolas, rapporte le vieux médecin au journal Le Faucigny, macédonien sépharade par son grand-père, le Docteur Malah, serait haut-savoyard par sa grand-mère, une Félisaz-Hudry de Villard-les-Boëge. Quant à l’arrière grand-mère de Carla, elle serait née Renand de Monnetier-Mornex avant d’avoir été mariée à Annemasse». Chouchou va certainement demander à Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du Renseignement Intérieur de mener l’Enquête pour savoir si, oui ou non, il s’agit d’une rumeur descendue des Montagnes.

Zahia Dehar.

Frank Ribéry et sa pulpeuse amie secrète font parler et écrire. Ainsi la Tribune de Genève ironise : « A quelques semaines du Mondial, Ribéry va-t-il céder sa place en milieu de terrain pour faire un tour dans les cages ? »

Les mots contre l’Omerta.

Roberto Saviano, auteur du best-seller Gomorra, est venu ouvrir la Conférence Mondiale du Journalisme d’investigation. Entouré de gardes du corps, il a parlé aux 500 journalistes présents. Malgré les menaces de Berlusconi, il écrira un prochain livre sur les organisations criminelles et sur leurs liens avec la Finance internationale et européenne. « Je suis la démonstration que les mots ont un pouvoir énorme ». Peut-être qu’alors le mot Clearstream sera prononcé ?

Dominique Farrugia, toujours aussi Nul.

Grand défenseur de Chouchou, Dominique, cire les pompes à Jamel Debouzze : «  Il a été un vrai déclencheur. Sa réussite a fait entrevoir à des jeunes que c’était possible de réussir dans la comédie et qu’il y avait peut-être là un ascenseur social ». BiBi invite à méditer sur ce succulent « peut-être ».

Le charme d’Anne Fulda.

Dans le Figaro du 16 avril, Anne Fulda célèbre la guest-star de LVMH : Bernadette Chirac. «Madame Chirac n’est pas une bête de mode mais c’est ça qui fait son charme ». «Elle est plus anti-conformiste qu’il n’y parait ». « Elle a révolutionné bien des usages ». «Elle est parvenue à se faire aimer des Français». Place enviée que celle de Première Dame de France ! Dire que… la journaliste, ancien flirt de Chouchou, a raté tout ça.

Claude Evin.

Enrôlé par son Chouchou Nicolas, Claude Evin, ex-socialiste, mène une grande bataille. Il milite avec son ami Jacques Remiller, député UMP de la Vienne, pour la distribution par les buralistes de cendriers de poche biodégradables aux fumeurs. Réplique-BiBi qui fera – à n’en pas douter – un tabac : « Et les cendriers pour fumistes ? »

Flèches de Cœur.

Au zing de Cromwell Bar, on peut s’accouder et en redemander. Cette fois-ci, le patron du blog vous sert un indispensable « Eloge à Bourdieu ». Vous entrez de plein pied dans l’article mais attention… en sortant du Bar.

Delphine Arnault était dans la salle d’attente.

Vendredi 26 février 2010

BiBi est allé chez son médecin et dans la salle d’attente, il rencontra Delphine Arnault – via et Point de Vue. La vie des riches donne toujours, hélas, quelques aigreurs supplémentaires à BiBi.

BiBi a déjà raconté le Mariage de Delphine avec Alessandro Vallarino Gancia du 17 septembre 2005. En guise d’apéro, les amis de BiBi peuvent toujours retrouver les parfums de ce beau mariage de Delphine au Château d’Yquem avec les invités d’honneur d’alors (Sarkozy, Védrine, T.Breton, JF Copé, Donnadieu de Vabres, Bébéar, Pébereau, Ernest-Antoine Seillières, les Dassault, Thierry Desmarets, Edmond de Rothschild, A.Bernheim etc). Aussi classe que la réunion du Fouquet’s, non ?

Ah ! Delphine ! Qu’était-elle donc devenue celle qui siégeait à moins de 30 ans au Conseil de LVMH et du Cheval Blanc ? BiBi, en salle d’attente de chez son Docteur, ouvrit au hasard «Point de Vue» (du 30 décembre 2009) et ce qu’il lut ne manqua pas d’intérêt. On y voyait « l’élégante décideuse » papoter au bras de son frère Antoine, lors de la matinée « Rêves d’Enfants » organisée à Noël par l’Association pour le Rayonnement de l’Opéra. Dans la foule des invités, on reconnaissait Jean-Luc Delarue, Fabienne Bazire, la phénoménale Valérie , son Pourfendeur d’Auvergnats et ses chères petites têtes blondes (Amaury, Edouard et Maxence).

BiBi se dit qu’avec la vie des riches, il était inutile de se rendre plus malade encore. BiBi délaissa donc « Points de Vue », attrapa le dernier « » mais tomba à nouveau sur Delphine en goguette. Cette fois-ci, BiBi reconnut son cher frère, Antoine, entre Hélène de Fougerolles et Alexandra Lamy. Un peu en retrait, du côté du bar, Béatrice Dalle jouait la rebelle fatiguée. Cette soirée-vernissage, au Palais de Tokyo à l’Art-Club, célébrait un artiste chinois, Ji-Ji, protégé d’Antoine (Monsieur aime beaucoup l’Art, comme son Papa). Delphine ne cessait de parler de sa merveilleuse soirée du mardi 16 dans les Salons de Dior. «Une cérémonie sobre » répétait Delphine. Oui, une sobre mais étonnante réception pour la remise de l’Ordre du Mérite à son humble personne.

Delphine ainsi récompensée y fit en effet un très beau discours. Elle singea Carla en citant, comme elle, deux de ses auteurs préférés : André Maurois et Jean Cocteau. Elle fit un jeu de mot bouleversant sur Christian Dior («nom magique qui comporte Dieu et Or »). La nombreuse assistance était ravie.

On chercha en vain Alessandro mais Bernadette Chirac était là. Elle demanda même à Delph’ une pièce jaune d’un rire de même couleur. Antoine Berheim, 85 ans, lui parla avec assurance de Generali ; le baron Albert Frère fit de même avec les moules-frites de Bruxelles. La divine Delph’ y alla même de sa petite larme lors de la remise de son insigne par Christian Estrosi devant le Papa très ému. Papa était en effet très fier d’installer définitivement sa Fifille dans le ghetto du Gotha. Il se prépare à en faire de même avec le Fiston-à-Pistons, Antoine Arnault, 32 ans, déjà dir’ Com’ de LVMH, déjà administrateur du Groupe et déjà membre du Conseil de Surveillance des « Échos », le quotidien de Papounet.

BiBi regarda la tablette où s’empilait les journaux et hebdos (Le Figaro, Le Point, Challenges, Psychologies, ) et eut un terrible haut-le-cœur. Au même moment, le Docteur ouvrit la porte et le salua : « C’est à vous, BiBi ». Et pendant que BiBi se levait difficilement, le bon Docteur s’inquiétait déjà : «Dites donc, BiBi, vous avez bien mauvaise mine».

Les Flèches de BiBi.

Lundi 25 janvier 2010

  A TOUJOURS LE TICKET.

Dans le Figaro, Patrick Poivre d’Arvor nous exhorte à donner pour Haïti : «Il faut donner. De l’argent. A qui vous voulez. Ils ont tellement besoin de nous». Avec Pierre Botton (ex-chiraquien en mission agréée par Alliot-Marie), pourrait mettre la main à la poche pour donner aux Haïtiens désœuvrés des billets d’avion gratuits Port-au-Prince-Paris. Il connaît la route et la marche à suivre.

JACK LANG.

Jack Lang comptait devenir le premier Ministre franco-allemand de l’Histoire. Pour ça, il s’était donné à fond. Qu’on en juge : notre Jack s’était inscrit au Goethe Institute pour parfaire son allemand et avait travaillé tout l’été. Hélas, cela ne se fera pas mais pour BiBi, c’est toujours drôle d’imaginer un Lang apprendre une langue.

LE FIGARO SE DEVOILE.

Le journal à prendre Dassault n’en peut plus de la burqa. Pas un jour sans qu’il ne nous en parle. Jeudi 14 janvier en page 3 («Sarkozy prêt à une loi après les Régionales»). François Baroin toujours page 3 du Vendredi 15 qui intervient etc, etc. Bas les Masques !

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Notre Luxembourgeois d’élite juge « contre-productif » un système d’échanges d’information automatique sur l’épargne des non-résidents. Il plaide évidemment pour son pays, le Luxembourg, royaume de la Transparence fiscale et bancaire comme chacun sait. En gros, il nous dit : «Foutez-nous la paix et laissez nous à nos (grosses) affaires».

ALBERT ALGOUD.

Déjà anobli par le JDD (il y a tenu récemment une chronique d’une page), voilà l’ex de la «grande» époque de Nulle Part Ailleurs qui se vante de travailler avec Laurent Gerra (bon… passons), le voilà qui déclare aussi sans complexe : «Je suis un intello déguisé en clown». Bien prétentieux que tu es, Albert… car tu n’es ni un Intello ni (surtout) un clown. Juste un bébert.

BERNARD, FRANCOIS et BERNADETTE.

Le 25 janvier, et (nos deux têtes de l’Art réconciliées) sont invités par Bernadette Chirac, la Femme aux Pièces Jaunes, pour un dîner de bienfaisance. Cela se passera en toute simplicité à la Maison de Solenn, institution qui accueille des adolescents «en situation de souffrance» (Le Figaro). BiBi entend d’ici leurs cris de détresse : « M’dame, M’ssieurs, une p’tite pièce  jaune siouplait ! ».

BERNARD THIBAULT.

Toujours étonnant pour BiBi, ces vocables laissés sans contestation aucune aux lèvres des Puissants. On parle de «partenaires» sociaux (et non d’adversaires) sans que personne ne bronche. Nicolas Sarkozy venait de présenter ses vœux aux Syndicats et voilà ce que rapporte le Figaro : «Revenant sur cette année difficile, le Chef de l’Etat a reconnu n’avoir « jamais connu dans l’histoire un dialogue social aussi fringant et intense». Ce qui est incompréhensible pour BiBi, c’est de laisser dire de telles énormités en n’ayant que l’ironie comme pauvre réponse : «On a appris que le pouvoir d’achat a progressé, c’était donc intéressant de venir» lâche Bernard Thibault, nouvellement inscrit dans le Who’s Who. «De telles énormités» écrit BiBi… à moins que… que… que… pour Bernard Thibault, ce n’en soit pas. 

Le Show de Chochotte (3).

Samedi 26 septembre 2009

BiBi poursuit sa marche en avant. Après la réunion du Waldorf Astoria (1) où l’on célébra , il a slalomé entre les tables des petits déjeuners organisés par Brice (2). Le voilà à l’Hôtel Carlyle de New-York City où Chochotte vient faire son Show. La Première Dame de France n’est pas en reste, elle aussi, dès lors qu’il s’agit de Réceptions. BiBi avoue qu’à choisir entre une remise de prix à ou un petit déjeuner entre amis avec Brice, rue de Grenelle, il n’y a pas photo : il choisit Chochotte.

Chochotte

Admirons le tact : Chochotte ne veut pas entendre parler de «réceptions», de mondanités, de «cérémonies bling bling». Dans son entourage, on appelle ça un «programme de travail». BiBi ne s’est pas trompé en affublant Carla de son nouveau surnom de Chochotte, car, là, la Première Dame exagère ! Il s’agit bien d’abord d’un Show, d’une grandiose réception ( pour sa Fondation)  même si elle a lieu loin, bien loin des caméras.

Ce mardi 22 septembre, à l’Hôtel Carlyle de New York City, s’est en effet tenue une magnifique réception au cours de laquelle Chochotte a reçu une demi-douzaine de «décideurs économiques». BiBi ne sait pas si c’est l’épouse de Chouchou qui a, là aussi, placé , propriétaire de Fox News et Georges Soros, financier milliardaire, dans la case de «décideurs économiques», toujours est-il qu’ils étaient là, cœurs généreux, chèques et coffre-forts ouverts sur billet vert.
Chochotte devra remercier son Toutou ou son Gourou en Com, Grégoire Verdeaux (Verre d’eau ?) avec qui chacun sabla le Champagne… en toute discrétion. N’est-il pas malin ce Grégoire ? Là, il écarte les caméras tout en laissant filtrer les informations qu’il sélectionne ; ailleurs, il rameute les médias en criant haut et fort que Carla a créé une Charity afin de récolter des Fonds US pour sa Fondation Chochotte. Ailleurs encore, il a convaincu Chochotte de ne pas faire bande à part comme lors du G8 italien à l’Aquila et faire, au bas mot, copain-copine avec Michèle Obama.

A Pittsburgh, Chochotte a visité un quartier difficile sur la pointe de ses ballerines rosées. BiBi n’a pas su si elle avait emporté, avec elle, le «Karcher» acheté il y a trois ans par son mari.

« Bernard Arnault primé au Waldorf Astoria » (1).

Jeudi 24 septembre 2009

Bernart Ar(t)nault

BiBi entame là le premier des trois articles qui parlera – chacun à sa façon- des réceptions tenues et organisées par les grands de ce Monde chic, distingué ou sourdement souterrain. En lisant la Presse de droite, BiBi est frappé par l’importance de ces cérémonies où se croisent les «décideurs économiques», les personnels politiques agréés, les people, les Sous-fifres, les portiers et les liftiers. Sur tous ces temps-là, sur ces réunions top-BCBG, Pierre Bourdieu avait écrit certaines choses. Ces moments-là ne sont pas anodins : ils témoignent que l’Intérêt ne se loge pas seulement dans le créneau directement économique. La Guerre contemporaine que mènent ces Grands Capitalistes se joue en effet aussi sur des profits de distinction, de notoriété, sur des calculs de grandeurs, sur des luttes de places à prestige qu’on s’arrache etc. Bonne(s) lecture(s).

« BiBi va au bistrot, il salue le patron, il glisse un haut tabouret sous ses fesses pour s’accrocher au zing ou bien, lorsqu’il a le temps, il vise une table inoccupée. Parfois il s’isole, parfois il déborde sur les conversations en cours. Toute cette stéréophonie de bibistrot, c’est pour lui, BiBi au quotidien, pas pour son ami dont il a eu des nouvelles très récemment.

C’était au Waldorf Astoria pour la remise des prix de l’Appeal of Conscience Foundation. Cette Fondation, paraît-il, prêche la réconciliation et la coexistence (sûrement pacifique).
BiBi ne s’étonne donc pas de voir Bono de U2 serrer la main de , propriétaire de la Chaine Fox News, diffuseur de thèses nationalistes ultra-droitières, d’être sensible à l’humour du copain en direction de Mukhtar Kent, président de Coca-Cola : « Je préfère mes bulles aux vôtres !» lâchera t-il. Wow quelle insolence, Bernard ! Quelle in-so-len-ce ! Dans un coin, Julie Depardieu un peu (é)méchée est en grande discussion avec Uma Thurman ; Antoine Arnault Junior cancane avec la Reine de Jordanie et Gordon Brown. Sur la terrasse, Kissinger (toujours vivant celui-là ?) donne des leçons de stratégie politique à Renaud Dutreil l’ex-député rémois (bien loin de tout ça aujourd’hui en tant que Président de la filiale américaine LVMH). Le journaliste du Figaro se cache derrière sa flûte de champagne et n’en perd pas une miette. Il admire, il écrit déjà : «Tout le monde est en Dior».

Ensuite, chacun écoutera, extasié, , l’Amoureux des Artistes, le Passionné d’Art, l’un des trois lauréats annuels. En fin lettré, il évoquera magnifiquement Raymond Aron et Saint-Exupéry (ça vole haut), il dissertera avec une merveilleuse aisance sur l’Humain, trop humain. On cherchera en vain son épouse pour qu’elle joue du piano : son absence sera la fausse note de la soirée. On ne dira pas combien cela coûta à chacun des 1000 présents. Après tout, une telle remise des Prix est sans prix.
Reste que pour BiBi, la bière, elle, est montée à 2,50 euros en salle ».

Dessins : www.cedricgeney.over-blog.com

(Prochain article : « Petites réceptions entre amis… de Brice »).

Bernard Arnault fait son marché.

Samedi 1 août 2009

Bernard et Laudonia

a déclaré «compter sur l’efficacité de ses équipes pour poursuivre ses gains de parts de marché». (Figaro du 28 juillet) Il fait le bilan de cette dernière année : chute dans l’horlogerie, la joaillerie, assèchement dans le champagne, dans son pôle vins&spiritueux mais gros bonus pour Sephora, Go Voyages, Louis Vuitton et surtout pour les parfums Dior.
LVMHhmmmmh : ça sent toujours aussi bon.

L’amie de Bernard, Laudonia Pucci, fille d’Emilio Pucci (inventeur du prêt-à-porter italien) a eu droit à un beau portrait dans le Figaro du 29 juillet. Gardienne du Temple de son papa, elle avait vendu 67% de ses parts à Bernard en l’an 2000. Cette année, elle n’a pas voulu passer ses vacances à Capri pour des raisons bien compréhensibles : «Avec trois enfants, monter et descendre le chemin de cette île escarpée, ce n’est vraiment pas très pratique. Je préfère partir aux Philippines».
BiBi s’étonne que le généreux Bernard et sa belle Hélène (surement un peu triste de n’avoir pas très bien vendu son dernier livre) n’aient pas invité, sur leur yacht Amadeus (30 millions d’euros) qui mouille près de Miami Beach, cette «fine femme d’affaires», cette «vestale contemporaine». BiBi souhaite un bon séjour à Manille à celle qui porte loin la griffe de son père et pour qui «les vacances sont faites pour m’apporter la Paix mentale».