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Dernières Nouvelles de la Cour.

Jeudi 7 janvier 2010

La Cour et ses Comptes.

A plusieurs reprises, Philippe Seguin, décédé ce jour, avait sévèrement taclé Chouchou sur sa tenue des comptes. Par exemple, il avait épinglé notre Président sur ses dépenses pharaoniques lors du sommet de la fantômatique Union pour la Méditerrannée. On aura droit aux sincères condoléances de Chouchou sur tous les écrans et toutes les Ondes. De sa part, on peut s’attendre à un rapide remaniement de cette Cour qui… compte et comptera beaucoup pour lui.

Anne Fulda, journaliste élyséenne.

Anne Fulda nous apprend dans son billet du Figaro que Chouchou «ne présente plus ses vœux à une Presse qu’il ne porte pas en très haute estime après l’avoir utilisé avec maestria et domptée durant des années durant ». Charmant non… lorsqu’on sait qu’Anna aurait pu être la Première Dame de France. « Utilisée avec maestria » et «domptée» : BiBi ne sait pas trop de qui, de quoi Anne Fulda parle ici. De sa Corporation ? Ou bien fait-elle, là, un retour sur son passé ?

Frédéric Mitterrand le Top du Courtisan.

On se souvient de sa phrase reprise par le JDD : «Je ne suis pas là pour être dans le moule». Un vrai rebelle que notre Freddy, bras en écharpe. Quand, au début de la réunion de rentrée 2010, Chouchou lui dit : «On abandonne le scooter quand on est ministre», Frédéric-l’Insoumis, se dresse fièrement, relève sa mèche rebelle et déclare à sa sortie aux journalistes : «Pour moi, le scooter, c’est fini». Encore un qui… même debout, se couche.

Un Courtisan de Campagne.

Oyez Hoyé, Braves Gens ! Bernard Hoyé (Maire de Gonneville-sur-Mer dans le Calvados), refuse de retirer un portrait du Maréchal Pétain affiché dans la Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville. On attend les protestations d’Eric et de Brice contre cette offense à la République. BiBi, placide et de bon conseil, a déjà averti Monsieur Hoyé que le 6 juin prochain, les Américains débarqueront sur les plages et qu’il fera mieux, alors, de faire ses valises et de filer en quatrième vitesse. A Vichy par exemple.

Déjeuner chez MAM(my).

13 ministres à table pour un déjeuner à l’initiative de MAM. Comme d’habitude, Chouchou s’est invité à l’apéritif. Bizarre pour quelqu’un qui ne boit pas d’alcool. Monsieur s’est éclipsé au bout d’une heure. Avec son… Verdeaux ?

« L’ambiance était chaleureuse » a dit Fadela Amara. La rebelle féminine, ni pute, ni soumise, a impressionné son monde. Pleine de courage, magnifique de bravoure, elle a osé interpeller le Chef Suprême : «Il faut plus de femmes politiques, Monsieur le Président !» Un Frédéric Mitterrand au féminin, non ?

Roselyne Bachelot, elle, a vécu ce déjeuner comme «un petit oasis en début d’année». Probablement qu’elle n’a été prise en grippe par personne.

BiBi remet le couvert pour ses amis-lecteurs : Tartare de Saint-Pierre accommodé de quelques grains de caviar/ dos de bar grillé avec sa fleur de courgette farcie au plat/ fromage/ gratin de fruit rouges. MAM a ensuite offert un cadeau à chacune : une « bougie au thé vert de Baccarat ». Dans son compte-rendu, le Figaro minimise l’importance du présent en rappelant que nous sommes en «disette budgétaire». Soit. Mais si MAM a offert ces cadeaux en sortant son propre porte-monnaie pour quelle raison le Journal de Dassault précise que le cadeau ne coûte pas cher et parle de «disette budgétaire» ? Alors, s’interroge BiBi, Argent public ou cadeaux aux frais de MAM ? Que MAM vienne nous éclairer sur ces 14 bougies, les commentaires-BiBi lui sont ouverts.

Pas de potage mais des Papotages.

Le Figaro rapporte que «les femmes-ministres ont papoté pendant plus d’une heure». Elles ont parlé des sports qu’elles pratiquent (lorsqu’elles sont probablement invitées aux Sports d’Hiver par les Stations de Ski huppées), elles ont causé des boutiques chics de la Place Vendôme (Certaines ont du voir Valérie Hortefeux au bras de Charlotte Rampling). Mais ce n’est pas tout : entre le poisson que MAM adore et le fromage, la conversation a oscillé entre le «sérieux et le frivole». On y a parlé des… « Hommes séduisants du Parlement ». Secrets d’alcôves pour 13 ministres et Secret-Défense pour Madame Alliot-Marie.

La Loi Estrosi par la bande.

Mardi 30 juin 2009

Monopoly pour être honnête.

L’Assemblée a donc voté la proposition de loi Christian Estrosi qui crée le délit de participation à une bande violente. Délit passible de trois ans de prison et de 45.000 euros d’amende.
BiBi a relevé qu’Estrosi s’est appuyé sur un rapport très discutable des anciens RG pour faire passer sa loi. Il paraîtrait que 2453 individus forment le noyau dur de 222 bandes en France, réparties à 79% en Île-de-France. «La précision, écrit Franck Joannès dans le Monde du 24 juin, n’a aucun sens : les alliances dans les quartiers sont par essence mouvantes et on n’adhère pas à une bande comme au Rotary de Nice».
L’Association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste devient désormais applicable aux jeunes voire aux enfants puisque selon notre Ami Estrosi, les bandes seraient constituées pour moitié de mineurs. D’autre part, la proposition de loi entérinée ne poursuit plus la culpabilité mais la dangerosité. Foin donc de l’accusé présumé innocent, la personne dangereuse sera, elle, présumée désormais dangereuse.
 
Le sociologue Laurent Mucchielli, auteur de «La Frénésie sécuritaire» rappelle que le Fichier STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) fichera bientôt 6 millions de personnes, soit près de 10% de la population. Il s’interroge : «Jusqu’où va-t-on entretenir l’illusion que l’on répond fondamentalement aux problèmes de délinquance en ajoutant des lignes dans le Code Pénal ? Ce dernier a été modifié à plus de 40 reprises depuis 2002».
Pour lui, la Grande Peur des bandes (après les premiers Apaches du début du siècle, les Blousons noirs, les Loubards, les Zonards, les Jeunes des Cités d’aujourd’hui) persiste aujourd’hui «à cause de certaines politiques qui cherchent à exploiter les faits divers et de certains journalistes qui s’y précipitent dans une logique sensationnaliste» (Source : Le Monde du 25 mars).

Le rapporteur Eric Ciotti et Michèle Alliot-Marie ont étendu la sanction aux personnes non armées participant à un attroupement violent. Une circonstance aggravante a été créée lorsque l’auteur de violences sur les personnes ou de dégradations de biens dissimule volontairement son visage, par exemple en portant une cagoule.
BiBi se demande si un visage grimé de suie noire pourra être considéré comme celui d’un terroriste. Il se demande aussi si les clowns blancs qui font des spectacles de rue seront arrêtés ? Si les personnes portant des masques d’Halloween seront fusillées ? Et si les enfants encagoulés le jour de Mardi-Gras seront envoyés aux Galères ?

Photos : www.vd.ch et www.joyeuxdrilles.com