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Les Flèches de BiBi (Le retour).

En ce premier jour d’automne, c’est un BiBi nostalgique et déterminé qui ressort son arsenal à l’assaut des Puissants. Sur la cible : Jean-Pierre Raffarin, Charb, Bernard Arnault, Albert Frère. Que du gros poisson !

Et n’oubliez pas qu’avant d’éteindre votre ordinateur, vous pouvez (vous devez) donner votre voix à BiBi qui se présente aux… Golden Blog Awards 2012. Pour le soutenir, c’est ici ! 🙂

Dominique Desseigne, Milliardaire de Droite (1).

Lorsque BiBi tente d’analyser la France d’En-Haut, il la considère toujours comme un iceberg. Il se rend compte alors que plus les choses visibles prennent de l’importance et plus il y en a de caché.

En se penchant sur Dominique Desseigne («DéDé»), ce qui se dégage surtout, ce sont :

1. Les liens de solidarité de classe. Les recherches de BiBi qui ont démarré sur DéDé vont inéluctablement, inévitablement croiser les Sarkozy, Woerth, Eric de Sérigny, les Desmarais, le SportFive de Lagardère, la Maison Bouygues, Albert Frère etc…

2. La présentation du parcours de DéDé, ses relations de confiance et de reconnaissance s’appuient sur une légende abondamment nourrie par les magazines Challenges, Paris-Match, les sites Pure People, les interviews à des journaux à haute teneur économique etc. Exemple de ces fictions : «Qu’est-ce qui fait courir le veuf de l’héritière des casinos Barrière ? Les femmes et l’argent, disent les uns. L’amour de ses enfants, dont il fait prospérer l’héritage, disent les autres. Lui se fiche des on-dit, il gère».

DéDé, un « grand petit garçon ».

La légende Dominique Desseigne-Barrière est toujours rapportée via un parfum mortifère (ça fait vendre plus les journaux que son livre – «Tout pour être heureux» chez Plon que l’on trouve à 0,90 euro chez Price Minister) :

1. Lucien Barrière : en 1991, il décède d’un arrêt cardiaque au cours d’un test d’endurance à l’effort.

2. Diane Barrière est sa fille adoptive. Son premier mariage, avec Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget, a tourné court. En 1980 chez Régine, Diane rencontre le beau «Prince Consort», notre Dédé surnommé moins flatteusement «le grand petit garçon» (il fait 1.91m) ou «le bel adolescent prolongé» (dixit l’ami Philippe Bouvard)

Diane, sa femme est décédée en 2001 après avoir été tétraplégique suite à un accident d’avion survenu le 16 juillet 1995. «Cela, rapporte DéDé, m’a fait voir les vraies choses. Je suis devenu à la fois plus fort et plus fragile».

Voyons voir de plus près ces «choses vraies». Peut-être les trouve t-on dans cette belle phrase assénée : «Ma responsabilité, c’est de protéger les actifs de ma famille». Dans ce monde-là, remarquons que «Actifs de la famille» et «famille», c’est exactement la même chose.

La famille.

Avec Joy et Alexandre (ses deux enfants avec Diane), il forme un trio très uni : «Pour eux, j’ai été la maman et le papa», explique-t-il. Aujourd’hui Joy a 19 ans, Alexandre, 22 ans. Tous deux ont obtenu mention «bien» au bac. Elle est en préparation HEC à Franklin. Lui, après deux ans aux Etats-Unis, a réussi à un master (ne demandez pas à BiBi lequel).

Ils se disent complices et complémentaires. Il n’a pas le permis de conduire. Joy, elle, préfère souvent le métro au chauffeur. Le métro ? Noooon, sans blague ? Alex est – parait-il – le roi de l’Internet. Il pourra toujours venir saluer BiBi sur son blog et y déposer un com’.

Hélas, nous dit son papa, Alexandre est réservé, mesuré, et couche-tôt. Joy, elle, est le portrait craché de Diane. «Elle me bluffe, nous dit son papa, je retrouve ma femme (..) Elle a la même soif de vie, la même énergie. Capable de bosser comme une brute pendant la semaine, et le samedi, son jour de sortie, de rentrer à 6 heures du matin, après avoir fait la fête au Baron, aux Planches ou chez Régine». Heureuse progéniture !

Playboy vieillissant.

Playboy vieillissant (il a 66 ans), un peu flétri, Monsieur n’aime pas boire, n’aime pas fumer. Par contre, il aime la drague et les femmes. Attention ! Pas n’importe lesquelles. :«Il a eu des amours flatteuses, pas précisément des caissières de supermarché» clame odieusement un de ses amis.

Avant sa rencontre avec Diane en 1980, il avait déjà conquis une fille de la famille Darty et surtout – sans suite – Corinne Bouygues, réfugiée aujourd’hui en Helvétie avec son mari, le cinéaste Sergio Gobbi.

En 2002, DéDé se fiance un temps avec la richissime et médiatique milliardaire Libanaise Mouna Ayoub (une in-cro-ya-ble fortune !)  DéDé viendra souvent avec elle à Deauville au bal de l’Association Care animé de façon très «humanitaire» par Michel Drucker et Arielle de Rothschild. Adieu Mouna et Bonjour Sophie Desmarais avec qui il partagera sa vie de 2006 à 2010. Cette starlette est la fille du Québécois Paul Desmarais, l’ami de Chouchou. Sophie est la fille d’une des plus grosses fortunes mondiales et l’ex-épouse de l’acteur Christophe Lambert. Qui dit mieux ?

Entretemps, DéDé a connu Rachida Dati avec qui il voyagera – heureux hasard – dans le même avion en partance pour les îles (d’Arros ?) En 2009, l’infatigable Dédé partage sa vie avec Elisabeth Bouteiller, issue de la noblesse bordelaise, qui a abandonné France 2 («Envoyé Spécial») pour…  « Stars et Fortune » sur M6 ! Elisabeth a beaucoup de chances car Dédé doit probablement lui donner beaucoup de tuyaux et de conseils pour étayer son émission. (A suivre).

Billets à venir :

Henri de Castries : finies les tracasseries (1).

 

Un habitué des Clubs.

BiBi n’a jamais rencontré Henri de Castries, le PDG d’AXA. Pourtant il sait où trouver ce jeune homme de bonne famille, 56 ans, successeur de Claude Bébéar, le Roi vieillissant des Stocks-Options. Henri est un habitué des salons feutrés du « Jockey Club », 2 rue Rabelais, où il retrouve très souvent le baron Albert Frère et le Financier de Libé, Edouard de Rothschild. Catholique très pratiquant, il ne se fait pas prier pour fréquenter d’autres prestigieux Clubs de Prolétaires comme « Entreprises et Cités » où il rencontre régulièrement quelques gros calibres : son mentor Claude Bébéar, Bertrand Collomb, patron de Lafarge, Jean-Louis Beffa de Saint-Gobain, Thierry Desmarest de Total, Bernard Arnault le Grand Protecteur des Artistes et quelques « jeunes » de son âge, les Franck Riboud (Danone), Thierry Breton (Thomson, puis France Télécom) et Martin Bouygues.

Henri blanchi dans l’Affaire PanEuroLife.

On dit que ce cinquième comte de Castries serait un descendant du Marquis de Sade. Mais à l’inverse du Divin Marquis, Henri ne risque pas de croupir dans les geôles de la Bastille car il vient d’apprendre (le 5 mars) que le juge d’instruction du pôle financier, René Grouman, avait rendu une ordonnance de non-lieu général à son profit (à celui de son Maitre Bébéar et à 40 de ses collaborateurs) dans l’enquête sur la Société PanEuroLife.

Celle-ci, ex-filiale à 90% de l’UAP (Union des assurances de Paris) et à 10% de la Banque Internationale du Luxembourg, avait été créée en 1990. Dans ce dossier ouvert en 2001, PanEurolife, alors spécialisée dans l’Assurance-vie, avait été soupçonnée d’avoir mis en place un système de blanchiment de la France vers le Luxembourg en collectant des fonds – de particuliers mais également d’entreprises – d’origine parfois délictueuse, correspondant notamment à de l’évasion fiscale.

L’affaire avait été dénoncée par la Poste qui s’était étonnée de voir se multiplier dans ses services des dépôts de moins de 50.000 francs (7.622 euros) en argent liquide, à l’intention d’un compte de la banque Worms. La Brigade de recherche et d’investigation financière (BRIF) avait été saisie.

René Grouman : un magistral magistrat.

Aujourd’hui : non-lieu ! Tout le Monde peut dormir tranquille ! Mais BiBi rappelle à ceux qui l’ignoreraient que le juge d’instruction de l’affaire PanEuroLife, René Grouman, avait eu en mains le dossier concernant Alain Juppé et l’Affaire des dossiers fictifs en octobre 2003. Le Parisien du 22 mars 2003 avait dit que ce magistrat était «réputé proche de Jean-Claude Marin». D’autres journaux l’avaient surnommé « le procureur de Juppé ». Peine légère pour le Maire de Bordeaux : huit mois avec sursis et surtout surtout surtout pas de peine d’inéligibilité. Joli coup, n’est-ce pas ? On ne quittera pas ce Grand Justicier sans dire un mot de son passé politique : René Grouman avait emprunté la » Troisième Voie« , louant les initiatives de ce groupe-phare de l’extrême droite radicale, dans les années 80. Un groupe qui ferait passer le FN pour un parti romantique. Ce même René Grouman déclarait encore récemment au Canard Enchaîné : «J’étais proche de ces idées. Je le suis encore ».

Henri est donc blanchi : gageons que sur son CV, on ne retrouvera nulle trace de ces indignes tracasseries.

*

Ici : Le second épisode des aventures d’Henri de Castries.

Quand la « Maja nue » regarde Bernard Arnault…

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Cheveux courts et grisonnants, drapé dans un costume noir, bras le long du corps, Bernard Arnault, le Patron de LVMH est là, photographié parmi les visiteurs comme un quelconque quidam. Pourtant, trois choses le mettent en valeur.

1. Les visiteurs sont floutés alors que Bernard ne l.est pas.

2. Les autres regardent la Maja nue mais lui, ne l’a pas regardé (ou bien, seconde hypothèse : il en a terminé avec elle).

3. La légende du JDD rapporte son identité : il est aussi Patron de LVMH et Mécène de l’Exposition-Picasso. Rajoutons le titre de l’article : «L’Economie en crise, la Culture en Fête ».
Le Patron de LVMH est donc notre égal. Il se confond avec la foule mais il ressort quand-même du lot, restant le seul qui soit parfaitement identifiable.

Notre Bernard ne regarde rien en particulier mais peut-être est-il là seulement pour contempler son œuvre, pour se féliciter d’avoir organisé cette Exposition qu’il offre au Public comme il offrira bientôt, fin 2011, au Jardin d’Acclimatation, sa propre collection d’Art ? Peut-être pense t-il aussi à cette vente aux Enchères qu’il organisera à New-York pour financer l’expo d’un de ses designers Steven Sprouse ? Des enchères qui seront destinées à aider les enfants défavorisés de New-York.
Il est à distance du tableau sans se douter que c’est la Maja Nue, placide et goguenarde, qui le regarde et le met à nu. La Maja Nue sait tout des choses de la Vie. Elle connaît tous les secrets cachés de ses Visiteurs, elle qui ne cache rien. Elle sait que derrière le sourire tranquille du Patron se cache un amour vain pour l’art et les Artistes, elle sait que ce Grand Escogriffe, mélange de Pierre Richard et de Bernard Menez, veut se parer et s’emparer de tout ce qui compte de Beauté en ce Monde.

Elle se souvient qu’à l’achat, le yacht de ce Grand Boss s’appelait «One Eagle ». Trop prédateur ! Bernard le débaptisera pour «Amadeus» (plus élégant, non ?) et l’enregistrera aux îles Caïman (Prix de la restauration : 30 millions de dollars).
La Maja Nue a un regard amusé : elle a tout compris de ce Bernard Arnault qui se défile. Elle a eu le temps de lui rappeler sa présence à la Nuit de la Victoire au Fouquet’s et son absence… en rade de Toulon en septembre 2008. Là, où son ami, Little Nikos, brocarda les Paradis fiscaux, îles Caïmans en tête. Elle a lu dans les yeux de Bernard Arnault le montant de sa fortune (la septième du Monde – 21,5 milliards d’euros en 2005, un salaire de 4 millions d’euros).

La Maja nue regarde Bernard Arnault qui s’éloigne : elle sait combien les Puissants peuvent avoir de haine et d’hostilité à toutes les idées nouvelles, combien ils ignorent tous ceux qui, comme son Peintre, affichaient des sympathies pour les idées de la Révolution. Elle devine aussi pourquoi le Grand Bernard est préoccupé : tout à l’heure, il va rejoindre son ennemi juré, François Pinault et ils vont parler «Trêve et Cessez-le-Feu» autour d’une bonne table. Ils y seront avec Albert (Frère) et Alain (Minc). Ils y parleront Luxe et Culture car, pour tous deux, la Culture est à la fois un Luxe et une Marchandise.

La Maja Nue sait tout cela : elle sait qu’un jour, elle devra poser sur les murs de l’un ou de l’autre (Au Palazzo Grassi de Venise pour Francesco, à la Fondation Vuitton pour Bernardo). Elle est en paix. Eux, ils sont en guerre et ils se déchirent pour tout : la Gloire, la Notoriété, la Volonté de Puissance. Ils se battent pour Pucci, Fendi, TAG Heuer, Chaumet, Yquem, Zénith, Moët and Chandon, Dom Pérignon et Veuve Cliquot etc (C’est à Bernardo), ils vont se réconcilier avant de se battre encore pour Boucheron, Balenciaga, Bottega Veneta, Sergio Rossi, le Printemps, la Redoute etc (C’est à Francesco).
La Maja nue, elle, n.a rien d’autre à offrir que sa nudité. Elle sait que son insolente Beauté ne peut s’acheter car la Beauté est sans prix.

Les amis de BiBi ont dévoré aussi :