Archives: octobre 2014

ALEP, Mon Amour.

 

ALEP cette superbe ville (août 2010) est aujourd’hui une ville détruite (octobre 2014). Dans ma cosmogonie géographique et humaine, aucune autre Cité d’envergure ne saurait l’égaler (sauf Athènes).

On le disait jadis avec raison : «Rien n’est plus terrible que la destruction d’une Cité».

Arrêt sur Image : le Dîner de la Biennale vu par Paris-Match (2)

TTTTT

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Le 9 septembre 2014, de prestigieux invités firent partie du grand Dîner de la Biennale de Paris. Biennale des Antiquaires à Paris où BiBi croisa Bernadette Chirac, Laurent Fabius et sa femme, Juliette Binoche, de grands antiquaires et de célèbres joailliers (Dior, Piaget, Bulgari, Cartier, Chanel, Boucheron, Van Cleef & Arpels, Wallace Chan). Ajoutez-y des «tas d’autres milliardaires» comme l’écrit la Chroniqueuse du Canard laquais de Lagardère (Paris-Match). Voici donc la deuxième partie dans laquelle BiBi présente ce plateau de haute volée, de haute valeur (je n’ai pas dit de «hauts voleurs» mais n’en pense pas moins). Entrechoc : à peine mon second billet terminé que – sans gêne et sans honte – un Socialiste de haut rang, Monsieur Rebsamen, se désole de l’augmentation du chômage.

Arrêt sur Image : la Biennale vue par Paris-Match (1)

prom_biennale_2014

Avant de vous informer de ce qui se passa ce mardi 9 septembre 2014, j’expliquerai dans quelles circonstances m’est venue l’idée de ce double billet. J’attendais patiemment mon tour dans la salle d’attente de mon cher Docteur. Pour tuer le temps, je me suis mis à feuilleter distraitement les magazines people sur la petite table (remarquons au passage que les instances médicales ne s’abonnent jamais à Fakir, l’Humanité-Dimanche ou à Politis et préfèrent étaler les n° du Figaro Madame, de Voici ou de Paris-Match). Et c’est justement l’hebdo Lagardère, le Paris-Match du 18-24 septembre qui attira mon attention. Et plus particulièrement la dernière page avec la rubrique d’Agathe Godard. 

Au retour, en plus des médocs soignant ma toux, je continuais de penser à cette dernière page de l’hebdo (mise en ligne ici) qui célébrait – à sa façon pipolitique – le Dîner de gala de la Biennale des Antiquaires, le 9 septembre de cette année.

Double billet dont voici la première partie.

Le Tour de ma Méditerranée.

 ulysse

Lors de mes derniers jours, de mes dernières nuits, je n’ai guère eu envie de suivre les péroraisons des Artistes suivistes qui ont donné leurs bénédictions à Bernard Arnault et à sa Fondation Vuitton. Guère envie non plus de convaincre quelques Blogueurs de Gauche s’extasiant devant la multitude des Opérations politiques de Com. Mes oreilles n’en peuvent plus.

Il y a crise. Crise de notre Monde ? Pas forcément. Plutôt crise dans la représentation que nous nous en faisons (moi compris). Crise qui fait fêlure dans nos habitus et face à l’Inconnu (demain nous mourrirons) ; nous qui avons été élevés dans le Progrès glorifié, dans le Savoir tout-terrain, dans la Réponse à Tout.

Ces derniers jours, ces dernières nuits, j’ai donc décidé de me changer les idées en faisant le Tour de ma Méditerranée.

Elle me disait… (épisode 10)

MeDisait 10

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Je lui parlais de mes souvenirs de plage, des châteaux de sable humide et des parties de volley-ball entre adultes. J’aimais ces disputes de grands pour un point au filet ou un service raté. Elle me parlait de ses cris de bonheur en dévalant les grandes dunes au petit matin, de cette nacre arc-en-ciel trouvée lors du reflux de la marée. Elle disait encore qu’à cet âge, elle ne rêvait pas, elle levait souvent sa tête pour regarder les nuages qui passaient et qui – se désagrégeant – ne laissaient aucune trace. Puis elle abandonnait sa lecture pour, bâton en main, dessiner sans fin des arabesques et des lettres sur le sable. Pour, disait-elle, que le temps ne soit pas perdu.