Archives: mai 2014

Incipit-Twitter : « Elle me disait… » (Episode 5).

Juste Ciel BiBi

Longtemps, j’ai cru qu’Elle me donnait des conseils de Vie mais je me trompais. Longtemps j’ai cru que je pouvais mettre mon Réel à l’aune de ses paroles soufflées. Là encore, je faisais fausse route. Derrière ces Paroles livrées sur un pied (l’autre est prêt à vous entraîner, à vous inviter à danser), derrière ces Phrases au phrasé délicat, on peut deviner les ombres d’un Château aux solides murs de pierre. Ni fictions minuscules, ni aphorismes de distinction, ni remparts de protections dans ce Cinquième Episode. 

L’Énonciatrice est là, toute présente à son Dire. C’est cela, elle arrive, on ferme les yeux, on écoute, c’est cela, rien d’autre que cela.

Et s’il fallait traduire cette envolée multiforme, elle serait proche de l’éparpillement imprévisible d’un pollen de printemps. Et là, seul le Vent matinal (qui souffle sur lecteurs et lectrices) en décide les directions.

Européennes 2014 : choses vues et entendues.

EUROPE

Faut-il rajouter quelque chose à ce qui s’est passé dimanche ? Un FN au top certes. Les 25% font impression brune mais il ne s’agit «que» d’un quart des votants. Ramené aux 60% d’abstentions, le chiffre interdit de dire que la France est raciste et anti-Européenne (mais… elle est contre cette Europe certainement). Dans les rangs de Gauche, il faut sortir de cette tristesse et réfléchir sur les raisons d’une déception. L’auto-critique est indispensable, non pour se flageller ou désigner des coupables mais pour éclaircir le présent et retrousser les manches. Mais tout cela doit être fait en connaissance de cause(s).

En attendant ( la pensée-bibi n’est pas automatique et demande du temps 🙂 !) voici quatre humeurs dénichées sur les écrans cathodiques qui restent toujours, plus que jamais, Voix et Images du Pouvoir.

Prolos, intellos : à propos d’un article de « Fakir ».

Front Pop

Tout part d’une simple lecture d’un article de François Ruffin dans le dernier numéro de Fakir («Prolos, Intellos : qu’est-ce qui coince ?»). Voilà qui me reporta quelques dizaines d’années en arrière où, du haut de mes 20 ans, lisant la Nouvelle Critique, parfois Libération, parfois L’Humanité, suivant les interventions d’Althusser et découvrant Pierre Bourdieu en autodidacte, j’avais inscrit cette question de l’alliance des prolos et des intellos comme première et décisive. Je cherchais comment relier un parcours personnel à une trajectoire collective, je cherchais à faire du lien entre mon côté populo et mon côté d’entrant intello.

*

Canal Plus, Bayrou, Valeurs Actuelles : leur foutre la honte.

Bayrou

Abonnés ou non, vous êtes déjà tombés sur les émissions en clair de Canal Plus.

Vous avez  déjà vu par exemple les interviews de Jean-Luc Mélenchon. C’est moins le leader du Front de Gauche qu’il faut alors regarder (et écouter) que ceux qui l’apostrophent. Voyez comment au bout de dix secondes, ces derniers, censés être la crème des journalistes/animateurs se transforment. Prenons le cas Jean-Michel Aphatie : le voilà se métamorphosant aussitôt en teigne, coupant la parole et – détendu, ironique, rictus aux lèvres – savourant son triomphe d’Aristocrate des Médias.
Tout se lit sur ses lèvres : «T’es que de la merde, petit Père du Peuple, tes arguments je les connais, tes trucs ne sont que de l’esbrouffe et du mensonge stalinien. Ouais, on t’a fait venir ici mais je t’avertis,  si tu veux t’expliquer sache qu’avec moi, tu ne réussiras jamais à finir tes phrases».

Mais ce mardi, il n’était pas trop question de Jean-Michel Aphatie étonnamment discret ni de Jean-Luc Mélenchon mais de François Bayrou.

*

Quatre caresses musicales.

 Musique

*

Comme l’écrivait Vincent Van Gogh à son frère : « Il faut vivre musicalement ». On laissera Mozart, Haydn, Dvorak de côté. On laissera les guitaristes (d’Hendrix à Paco De Lucia) de côté. On ne parlera ni de Janis Joplin, ni de Dylan, ni de Springsteen, ni du Floyd ou des Stones. Ne viendront ici que des instantanés musicaux, des petites pièces qui vous font chavirer, qui vous emportent, qui vous font rêver. Douceurs éphémères d’une nuit tropicale. Echos des silences de montagnes. Tout se mélange pour nous porter à l’étonnement climatique, à la surprise inouïe.

*