Archives: octobre 2011

Revue des Blogs et autres petites choses…

BiBi a fait sa tournée des blogs. Au hasard mais d’un hasard objectif. Une promenade dans sa blogroll, une plongée dans ses tweets et chez des bloggeurs (quasi) inconnus, un regard sur les journaux. Trois coups d’œil pour un billet.

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BLOGS HORS ZONE OFFICIELLE.

Voilà ce qui fait du bien à BiBi : en navigant sur le Net, il trouve des blogs qui sortent de la Zone Officielle.

Christian COTTET-EMARD : Lorsque BiBi est tombé sur les deux billets de Christian Cottet-Emard, il eut comme un double ravissement. Deux courts billets mais de haute tenue : lisez donc (c’est un Ordre !) : «Les ennemis du poète» et «Leurs petits besoins».

Frédéric SCHIFFTER : Un billet qui ne fera pas plaisir à tous, c’est celui de Frédéric Schiffter, «philosophe sans qualités» (en voilà une jolie qualité). Il a pondu un billet d’une belle et incisive envergure sur le Duo Stéphane Hessel/Edgar Morin, frères de combat, en concluant par ce rappel que tout avait commencé par… Abel et Caïn. Dans le Com-BiBi qui accompagne son billet, une certitude : ni Hessel, ni Morin n’ont hélas lu Cioran et Thomas Bernhard.

Le Blog d’AGONE est toujours aussi instructif. Outre le billet d’Alain ACCARDO, il y a l’intervention de Xavier Montanyà Les vieux vautours de la Françafrique ont atterri en Libye»). Le meilleur des articles lus sur la Libye.

BIBLIOSURF  lance cet appel opportun à propos des livres numériques. On y apprend que «les sociétés Apple et Amazon qui ont leurs sièges sociaux au Luxembourg bénéficient d’une totale exonération alors que les librairies françaises reversent 19.6 % de TVA à l’Etat français sur la vente de livres numériques». Billet à lire. Pétition à soutenir.

DANS LA BLOG-ROLL DE BIBI.

NICOCERISE : Un petit signe amical à NicoCerise qu’un Libertaire vient emmerder au nom de l’Esprit Libertaire. Ben oui, Nico, il y a des petits Maîtres et des petits Dieux partout.

BEMBELLY s’arrache sur Rachida (Dati). Et croyez-en la lecture-BiBi, son billet n’est pas fictif. Il rappelle opportunément que Fillon pioche dans nos bourses publiques pour payer sa future Campagne parisienne. Un scandale de plus.

CUI CUI FIT L’OISEAU : BiBi est heureux de voir qu’il n’est pas le seul à tirer le portraits des Brigands de la Brigade élyséenne. Voilà CuiCui l’Oiseau qui plante son bec dans les chairs de Laurent Wauquiez. L’Oiseau a une belle plume et il sait où la mettre…

PLUME DE PRESSE : Dans le blog offensif d’Olivier Bonnet, propos instructifs de Sonia Mitralias, citoyenne grecque membre du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde. En Grèce, l’inquiétude monte encore  : «Le chômage atteindra probablement 30% l’année prochaine. On aura 40% de moins d’hôpitaux et de lits d’hôpitaux (…) L’Etat grec se trouve déjà dans l’incapacité de fournir des livres scolaires à ses écoliers et les invite à en faire des photocopies. Et la faim, oui la faim, commence à faire son apparition dans les grandes villes tandis que les suicides se multiplient dans un pays plongé dans le stress et le désespoir». 

LES COULISSES DE JUAN (SARKOFRANCE) : BiBi aime beaucoup Brassens (Voir ici l’interview du Copain Georges ). Mais la chanson mise en ligne par Juan, chanson qui rappelle que «Quand on est cons, on est cons», n’est pas de la meilleure veine pour BiBi. Arrêtons-nous sur ce refrain : on serait donc con à vie, on ne pourrait pas ainsi être con parfois et intelligent à d’autres moments. Il y aurait donc des cons figés une fois pour toutes dans la Connerie ? Eh bien, BiBi n’est pas du tout de ce côté car, la Psyché humaine n’est pas toute Une, n’est pas définitivement Une… même si chacun d’entre nous a moult exemples de Connards restés à vie dans la (leur) Connerie.

LES JOURNAUX.FR

LE MONDE.FR fait un carton sur l’article «La Strauss-Kahnie entre rage et amertume». A propos de Dominique Strauss-Kahn, on écrit : «Il est chez lui toute la journée, il tourne en rond ». Et BiBi de tweeter : «Étonnant pour cet amateur de parties carrées».

Le Numéro 1 du Grand Webze.

Ils voulaient une émission «décalée». Ils ? Les animateurs du Grand Webzé sur France 5, ce vendredi.

Les Invités, le trio d’animateurs.

1. Rythmée par un @Jcfrog dont le jingle ouvrait chaque séquence, BiBi vit apparaître des français bien anonymes, talents cachés du Web : un expert-comptable, une sculpteur-in-bouse-in-buzz ?, un allumé très scientifique se promenant dans la Voie Lactée, une chinoise donnant la leçon à trois pékins, un dessinateur, fils de Bernard Mabille. Pourquoi pas ? On est au Pays de la Télé démocratique, hein ? Tous pour Une émission. Une émission pour Tous.

2. En Maitres de séance : VinVin, François Rollin – qui doit être un écrivain (Amis-BiBi confirmez SVP) et Alexandre Astier ( sosie du judoka Thierry Rey).

Esprit d’Equipe.

Tout le long de l’émission, on resta dans l’Esprit démocratique du XXI ième siècle : coulisses et devant de la scène à égalité de chances visuelles. On se promena dans le studio dont le décor oscillait entre bar de prolo et atelier de bobo. On y montrait techniciens, amis de techniciens, maquilleuse et amies de maquilleuse, script solitaire ; on y remarquait Florence Dorcel, tenante de la Time Line Twitter (Lire gazouillis-BiBi (1)). Voyez, comme on partage, disaient-ils tous, voyez ce magnifique Esprit d’Equipe. Manquait juste la pub de la Société Générale (2) sur les murs.

«Peu me chaut»

Alors ? Et cette émission ? Tint-elle toutes ses promesses, en particulier celle-ci : «réconcilier la Télé et le Web» ? BiBi, plutôt partisan de «la Bagarre», de l’Humeur rageuse et de l’Humour d’Enragé, répond en trois mots : «Peu me chaut». Laissons Alexandre Astier en Roi Artur traduire cette prose médiévale.

Se distinguer.

Ce qui frappe plutôt, c’est cette volonté obsessionnelle de vouloir faire décalé, c’est cette volonté, cette intention affichée, affirmée à tout va, de dire qu’on va faire du différent et qu’on n’est donc pas comme les autres (…comme les autres présentateurs, les autres émissions). C’est cette drague éhontée du téléspectateur par l’annonce d’un «Regardez-moi, écoutez-moi, vous sauvez pas, je suis pas pareil» qui évidemment gâche tout. On reste ainsi dans la ligne conformiste de tous les médias et de toutes les chaînes confondues (De Drucker France 2 à Canteloup TF1), tous enchaînés à la question «Comment se distinguer dans ce champ concurrentiel ?»

La Grande Frousse de l’Audimat à Zéro % (le GrandWebzero ?)

Derrière cette volonté de Distinction, derrière le temps de l’émission qui file, file, file, demeure corrélativement la Grande Frousse de voir le Téléspectateur se sauver. Au-delà du contenu, c’est évidemment cette présence en surplomb, cette présence surmoïque (restera ? Restera pas ?) qui empêche le rire libérateur. Ils ont beau tout vouloir nous montrer, se tourner dans tous les sens, il y a toujours ce Rideau derrière lequel se cachent les Puissances Tutélaires, le Pouvoir politique et économique qui nomme les Directeurs de Chaînes et donnent la Sentence de l’Audimat etc.

L’Axe basique, c’est l’Humour.

François Rollin est drôle. VinVin (Cyrille de Lasteyrie) carburant à l’eau-l’eau est drôle. Astier sort ses blagues-Kamelott. On rit ? Ben… Après une séquence fadasse sur «Burnes et XV de France» (pas d’essai transformé sur cet Humour Q), après les résultats du jeu SMS-SOS, toujours encéphalogramme plat, toujours pas de Fukushima du Rire.

Debout, de boue, Debouze.

Arrive alors cette Femme-Sculpteur qui façonne ses animaux avec de la bouse de vache… Arrive, dans un même élan, la vanne centrale qui résume tout, la blague de potache qui restera dans les anals de l’émission. C’est Cyril qui, fiche en main, attend sa minute, il respire profondément, il la répète, ça y est, c’est le moment, il regarde ses acolytes, genre vous-allez-entendre-ce-que-vous-allez-entendre, il guette d’un œil la caméra, de l’autre œil sa fiche, hé caméra ! sur moi, sur moi, SVP, et voilà, hop, il lâche à la Sculpteur-de-bouse : «Et si vous faisiez Djamel, on dirait que vous faites du Djamel Debouze».

On rit.

On rit parce qu’on voit alors tout le décalage, le gouffre qui sépare cet humour préparé, répété, prédigéré, prérédigé, prédirigé, calculé, démultiplié par la TV (et le Net) de l’humour par exemple d’un Devos (Ou du jeu sur les mots d’un Vincent Roca). Ici, on rit mais hélas d’un rire qui ne rit pas. Un rictus plutôt. Et nous revient alors ce mot en pleine figure : le célèbre mot de Cambronne.

RDV le 25 novembre pour le n°2.

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(1) Voili-voilà les 13 twittos-BiBi de la Réconciliation (Émission à voir ici).

1. Je suis comme une vache qui regarde passer les trains. Je regarde donc #LGW

2. @LeGrandWebze compte sur un expert-comptable pour enrichir l’émission.

3. Séquence : la leçon de chinois. Trois pékins pour présenter.

4. Manque de rythme ? François, t’es pas très Rock and Rollin !

5. Invité de LGW: Pierre Billon, fils de Patachou. C’est la Crème !

6. J’aimeuh beaucoup cette Sculpteur.

7. Oui, c’est vrai, les vaches sont souvent maltraitées.

8. Sur le jeu de mots «bouse» et «Debouze», glissons.

9. A @Donjipez Tout se résume dans la (pauvre) blague sur Debouze : préparée, annoncée, enveloppée, présentée, citée, récitée, appuyée etc.

10. A @FlorencePorcel Je ne suis pas un troll. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé François Trollin.

11. Problème de son : l’émission mériterait un bon… direct.

12. @philippesage Hélas cette émission est dans la Promo du « décalé ». C comme les blagues appuyées : même l’inattendu en devient fade.

13. @philippesage C’est qu’il faut beaucoup de gentillesse et beaucoup plus de perfidie (politique entre autres) pour faire rire BiBi.

Van Morrison l’irlandais.

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Tout le monde ne connaît pas Van Morrison. On connaît beaucoup plus son homonyme Jim Morrison des Doors. L’irlandais de Belfast a bourlingué sur tous les continents, lancé dans la « carrière » par la grande chanson (« Gloria ») qu’il écrivit à Belfast. Van Morrison, 20 ans, ouvrit un petit club (Le R&B Club) à Belfast et forma les Them. Repéré par Bert Berns, le groupe eut une ascension fulgurante dans les charts britanniques avec «BaBy, Please don’t go», «Here Commes the Night» et le célébrissime «Gloria».
Cette dernière chanson devint un classique qui fut repris par les plus grands (les Doors, Jimi Hendrix, Patti Smith et tant d’autres). Dans l’extrait présenté, Van Morrison nous offre un G-L-O-R-I-A juteux à souhaitavec John Lee Hooker.

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En 1966, les Them firent alors une tournée sur la West Coast où ils donnèrent des concerts avec un groupe inconnu alors : les Doors. On rapporte même qu’au concours de beuverie entre Jim Morrison, Eric Burdon (leader des Animals) et lui, c’est Van qui restait debout le dernier. Sous contrat avec Bill Graham, Van Morrison et les Them se produisirent entre autres au Fillmore East Auditorium de San Francisco, temple de la musique de ces années.

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Le « MoonDance » fut le morceau de l’année 68 et resta dans les Charts (Hit-parade) jusqu’en aout 1970. Dans cette chanson, la voix de Van Morrison a gardé ce timbre rocailleux, imparfait et souple à la fois qui a toujours emporté l’adhésion-BiBi.

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L’aura du groupe déclina alors. Van Morrison débuta une carrière en solo, délaissa les hits et mit sa voix au service d’une musique plus noire, plus R&B. BiBi le vit seul à Newcastle en 1973 puis plus tard au Festival de Lucques en Italie, toujours au sommet de sa forme.
Un des albums préférés de BiBi restera toujours le «Saint Dominic’s Preview» avec ces deux fabuleux morceaux que sont les lancinants et troublants «Almost Independence Day» et (surtout) «Listen To the Lion» (présenté ici dans sa version live). Avec Shane MacGowan (les Pogues), Rory Gallagher et Van Morrison, l’Irlande restera toujours au Top.

DSK en visite chez Michelle et Barack Obama.

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Dans cette affaire du Carlton, le début d’enquête a permis de pêcher de gros poissons… Probablement des Rouget de Lille.

Bon, alors notre DSK ? Hé bien, il fait ce qu’il veut avec sa queue de poisson : BiBi n’est pas là pour faire de la Morale et écailler gratuitement les personnalités ou les Divas sur divans.  Qu’il (se) paye des prostituées, je suppose qu’avec l’argent qu’il a (ou avec ce que lui prête sa chère Anne), il est comme un poisson dans l’eau (à New York, sur la Seine ou sur l’Escaut). Qu’il n’ait pas réussi à faire de l’Elysée un lupanar, ça ne fait rien : Courtisans et Courtisanes du moment y font déjà du très bon travail.

Restent quelques pensées de BiBi qui, lui, n’a pas perdu le Nord :

1. DSK se permettait de faire visiter le siège du FMI aux protégées de Dodo la Saumure… Voilà qui ne manquait pas de sel.

2. La Société Eiffinage a gagné l’appel d’offres pour la construction du Grand Stade de Lille. Qu’en pense Martine Aubry du haut de sa tribune officielle ?

3. Le Commissaire Jean-Christophe Lagarde, patron apprécié de la Sûreté Départementale, participait aux réunions de travail de la Fondation Terra Nova à l’Assemblée Nationale. Euh… à l’Assemblée Nationale ? Là où on trouve Députés qui vendent leurs voix à bon marché ?

4. Jean-Jacques Urvoas, Monsieur Sécurité du PS, a de l’humour. Il dit que le sieur Lagarde, mis en examen pour proxénétisme aggravé, est «quelqu’un de franc du collier».

5. Dans le Libé du jour, le Journaleux Luc Levaï défend le Journaleux Ivan Levaillant (à moins que ce ne soit l’inverse : Ivan Levaï et Luc le Vaillant). Épinglé par Sébastien Fontenelle (Lire ici son article dans Politis), Luc La Vaillance se fait fort de régler ses comptes à «la Gauche vertueuse», au «Féminisme punisseur» et à «la Jeune Garde qui braille ses «qu’ils s’en aillent tous». Il y a vraiment des coups de pied au Luc qui se perdent !

6. La photo originale date du Sommet de Pittsburgh en 2009. (Voir ici).

Sarkozy, The GoodFather 4.

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Hier, BiBi s’est attardé sur l’intervention télévisée de TF1 Pictures.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir un Président, Parrain mal aimé des Français, paré d’un impeccable veston bleu Marine et tiré à quatre épingles. BiBi a beaucoup apprécié la discrétion de ses deux gardes du corps (Calva et Pernod), il a admiré la belle table et, dessous, bien entendu, les dessous de table. Un Président cependant, sans la moindre valise derrière lui. Autour de son poignet, une montre dont BiBi n’a pas pu hélas deviner la marque.

BiBi n’a pu s’empêcher de prendre quelques photos : ce n’est pas tous les jours qu’on peut admirer un Good Father sur nos écrans.

Le seul moment désagréable fut celui où il fut question de ses Affaires et des Amis de ses Affaires (Edouard et Nicolas). On vit alors notre GoodFather se crisper, se pencher en avant, un peu raide sur ses avant-bras, agité et secoué à nouveau de spasmes renaissants.

So Good Father : Oui, de son statut de Bon Père, il n’en fut question qu’une seule fois. Que les Méchants se le disent : la petite Giulia se porte merveilleusement bien. Tous auront remarqué à ce moment-là combien le sourire du Padre Padrone fut attendrissant. La relève est assurée.