Archives: octobre 2010

Les Flèches pipolitiques de BiBi.

1. Mauvaises odeurs.

Titre du Figaro (26 octobre) : «Berlusconi affronte une nouvelle guerre des ordures». Toujours là, Silvio : les ordures durent.

2. Cool Balkany, coule.
Balkany a promis aux Seniors de Levallois une promenade gratuite en bateau-mouche. Il continue de mener ses électeurs en bateau. Sa devise : Fluctuat nec mergitur ( Traduction de la devise parisienne : « Il flotte mais ne sombre pas« ).

3. Petit suisse.
Trouvés dans le courrier des lecteurs de la Tribune de Genève (28 octobre), les propos d’un certain Jean-Marc Mooser : «Les mesures d’assainissement du Président Sarkozy sont nécessaires et même vitales : je dirais aux amis français qu’il y a un temps pour manifester mais ce n’est manifestement pas le moment». Seul hic manifeste, cher Jean-Marc : BiBi n’est pas de tes amis.

4. Femmes A Fric.
Sur les conseils d’Anne Méaux, Leila Ben Ali, la femme du grand Chef tunisien, accueille le Congrès de l’ «Organisation de la Femme Arabe». L’OFA en est à son troisième congrès avec, pour thème cette fois-ci : «La Femme arabe et le Développement durable». Il est probable qu’on y verra Yasmine Besson, la femme d’Eric, résidente de Marsa (le Saint Trop’ tunisien). Viendra t-elle parler de son mariage qui ne ferait pas que des heureux dans la famille ? Nous dira t-elle si son Union est sur la voie d’un «développement durable» ?

5. Maison close.
La création de «La Maison de l’Histoire de France», voulue par Chouchou pour redorer son blason auprès des Intellectuels de renom, rencontre une belle résistance. Les historiens comme Arlette Farge, Roger Chartier, Le Goff dénoncent cette opération. «Cette Maison a tout d’une Maison close» lâche Arlette Farge. Il ne reste plus à Sarko qu’à la fermer.

6. Saint-Raphaël !
Il ne s’en vante pas mais Raphaël Enthoven, philosophe, ennemi des blogs et bloggeurs, vient de faire une entrée triomphale dans le «Who’s Who», cette Bible qui célèbre le Ghetto du Gotha ! Félicitons notre bon Raphaël, animateur des «Chemins de la Connaissance», embarqué cette fois-ci sur… les chemins de la Reconnaissance ! A quand la Légion d’Honneur remise par Woerth ?

7. Les singeries de Sophie.
Sophie Marceau clame tout son amour pour Christophe Lambert dans Paris-Match : «Pour lui, je veux bien devenir une guenon». Quel dommage que la Star, supportrice de Sarko, n’imite pas son homonyme silencieux : le Mime Marceau.

8. Cartier de Deauville.
Bernard Fornas, PDG de Cartier International, a fait une grande partie de sa carrière chez Jean-Pierre Guerlain pour qui il a lancé le parfum Samsara. Récemment, Bernard a récompensé deux femmes noires (Birame Sock, américaine et Ann Kihengu, tanzanienne) au Women’s Forum de Deauville en ces termes : «Un moment vrai : ça me touche le cœur. Elles ont la rage de vaincre et de réussir». De méchantes langues (pas du tout celle de BiBi) disent qu’il aurait pu déclarer : «Pour une fois, vous vous êtes mises à travailler comme des négresses. Je ne sais pas si les négresses ont toujours tellement travaillé, m’enfin…».

9. Señor Soubie.
Raymond Soubie, 70 ans, ne prendra pas sa retraite. Il s’est réservé une place de choix chez ALIXIO et au Conseil Économique, Social et Environnemental (5000 euros net mensuels). Il a placé ses amis (Hervé Marseille, Yves Urieka, Patrick Bernasconi). Beau travail, Raymond ! Toujours grand Seigneur, le Señor Soubie !

10. Flèche de Cœur.

Innombrables sont les blogs et sites qui nous parlent de la Littérature comme refuge hors-temps. Le Site, «La Main de Singe», lui, garde les mains dans le cambouis et en tire des pépites (par exemple sur Gombrowicz). Patte velue, paume calleuse, Louis-Watt Owen tient son blog de main de maître. Son blog mérite vraiment un bon coup de main. «La Main de Singe» : un site au poil.


Didier Porte débarque à Bernex (une vidéo-BiBi)

Jean-Michel Nanjod a tenu l’Art Puce Café à Paris et s’y est constitué un beau carnet d’adresses. Avec Frédéric Pastore, créateur de sites Internet et Laurent Lacroix, patron du Blues Bar Café de Saint-Paul-en-Chablais, ils ont fondé l’Association «Artistic Attitude» et organisé la première édition du Bernex Comic Show. Premier invité : Didier Porte venu présenter son spectacle «Didier parle aux masses». BiBi était aux premières loges de la Salle Bernolande à Bernex (Haute-Savoie) ce 29 octobre 2010 : il en a ramené une vidéo.

Didier Porte commença par brocarder les fonctionnaires avant de rentrer dans le vif de ses sujets : Johnny (Didier rappela sa JeanPhilippeSmetophobie), Barbelivien, Rachida, Brice, Nonce Paolini, les deux Eric et les deux Frédéric. Dans l’extrait-BiBi, l’humoriste s’attarde sur ce Dominique Ambiel (renommé Jean-Phil), membre de l’UMP retrouvé dans une voiture un soir en galante compagnie roumaine.

Pas question évidemment d’oublier les pivots de la soirée : Chouchou et Chochotte. La lettre lue par Nicolas à sa Princesse Bottox fut un modèle du genre. Entrecoupé de prières au Très-Haut, de conseils du Grand-Frère Guy Bedos, d’extraits des interventions de Didier sur France Inter, le Show de l’humoriste enchanta les quatre cent spectateurs présents.

En fin de ses deux heures d’humour corrosif, Didier Porte annonça son scoop : Gérald Dahan venait, à son tour, de faire ses val(ises) à France-Inter, viré par Hees et Val, les deux compères sarkozystes.

Comme l’écrit BiBi dans son générique de fin : « Le spectacle sarkozyste continue… Rideau en 2012 ? ».

Les Inrocks et l’horrible Lorie ?

Un p’tit tour en forêt…

Les « Inrocks » dénient à la chanteuse Lorie le droit de s’exposer nue sur la mousse d’une belle forêt. Diane Lisarelli, la journaleuse de service, s’aiguise les dents en ne cessant de se moquer de la posture de la starlette qui pose dans Paris-Match. Son intervention, pourtant, est toute aussi affligeante que celle de l’hebdo de Lagardère. Lorie y est traitée par exemple de «Lady Chatterley de supermarché». Elle prendrait une «pose lascive mais sauf naturelle» (Quoi ? N’aurait droit de cité que des poses «naturelles» ?) Passons.

Diane chasseresse.

Diane Lisarelli, l’Inrockuptible, se gausse donc de cette pauvre Lorie mais n’a pas un mot sur le canard laquais de Paris-Match bien préservé en cette occasion. Elle n’en reste même pas là : pas gênée du tout, notre Diane chasseresse de Lorie placarde… la photo qu’elle dénonce !

Procédé courant qui a un double bénéfice : celui de satisfaire notre pulsion voyeuriste (via la reprise de la photo de Paris-Match) et celui de conforter notre morale de rebelle inrockuptible (via la critique empreinte de jalousie de la journaleuse). Jolie manipulation, non ?

Renvoi d’ascenseur ?

Il ne reste plus à Paris-Match qu’à renvoyer l’ascenseur dans un de ses prochains torchons. BiBi proposerait bien une légende appropriée : «Diane chasseresse et ses jolis champignons au cœur de la forêt».

Eric Woerth ? Mais tout « Le Monde » l’aime !

BiBi ouvre le Monde de ce jeudi 28 octobre. Tiens, encore un article sur Éric Woerth. Pas anodin, il est en page trois. Rédigé par Patrick Roger, il s’intitule : « Éric Woerth : trois mois de solitude » En bout de lecture de l’article, on se pince : non, y a une erreur. Mais en seconde lecture, ça se  confirme. Constat d’évidence : ce pauvre Éric ! Comme il a dû souffrir !

BiBi a tiré la « substantifique moelle » de ce panégyrique. Pour ceux qui – en ce jour de grève – n’ont pas trouvé le Monde, en voici la traduction-BiBi qui laisse bien volontiers la parole à ce cher Journaleux, le canard laquais du jour, Patrick Roger :

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«Cher Éric,

Pour moi, tu es une sorte de poor lonesome cow-boy, très injustement martyrisé ! Esquissant «un sourire timide» qui ne peut mentir, tu captes déjà notre sympathie car en toi, «ni triomphalisme, ni arrogance». Nous savons combien toutes ces épreuves t’ont «fragilisé» et nous t’admirons d’avoir su finir «ton long marathon».

Peu de gens savent – comme tu nous l’as dit en confidence –  que tu as traversé «des moments difficiles, de grands moments de solitude». Oui, tous ceux qui t’attaquent en éructant ne connaissent rien de toi : ils ne devraient pas t’en vouloir d’avoir défendu ce magnifique projet de loi ! Ils ne devraient pas t’en vouloir, toi qui parle «discrètement», toi qui as traversé «trois jours de travail en commission» comme autant d’ «épreuves» ?

Moi, je laisserai tomber de côté tous ces ragots sur toi et Madame Bettencourt : on en a assez dit, on a même tout dit.

Après tout, tu es un citoyen comme les autres, avec ta grandeur et tes faiblesses, avec tes émotions et tes colères, hein ? Je me dois de faire taire ces critiques injustes et plutôt louer ta «descente» – avec courage n’est-ce pas ? – «dans la fosse aux lions».

«A l’Assemblée», dis-tu, tu as essuyé «des balles réelles» et moi, Patrick Roger, j’en suis le témoin. Et si tu as traité une députée socialiste de «collabo», c’est que… hein ? quoi ? «elle l’avait bien cherchée».

Je dois dire que tu poses un regard lucide et incontestable sur toi-même en le disant mieux que  je ne pourrais l’écrire : «Ma ligne, dis-tu, c’est d’être combatif sans tomber dans la provocation». Tu es en effet l’exact contraire de tous ces braillards qui ne te laissent pas en paix faire ton travail si utile pour le Bien commun.

Ils devraient te voir, «armé de patience, endurer ces débats pendant de longues heures où tu es assis, seul, au banc du gouvernement, accompagné des jeunes membres de ton cabinet». Tu parles évidemment du très gentil Sébastien Proto, l’ami intime d’Antoine Arnault qui fait des Affaires avec Betfair, de Vincent Talvas qui disait avec raison que tu es «un des hommes politiques les plus réglo que j’ai été amené à rencontrer». (et contrairement à ce qu’écrit BiBi sur son blog, Vincent a bien dit «réglo» et pas «rigolo»).

Pour moi, cher Éric, tu es une figure de Héros shakespearien à travers ta simplicité. Tu es la Grande Victime qu’on veut crucifier. Seul contre tous, tu en es devenu sublime. Comment peux-tu être honni des foules alors que tu as fait consciencieusement ton travail ? Et jusque dans l’adversité, tu luttes, tu résistes : «On a essayé de fracasser mon image mais j’ai gardé la tête froide»

Fracassé ou non, moi, Patrick Roger, je t’aurai aidé de toutes mes forces, de tout mon cœur, à recoller tous les morceaux. Et de morceau de choix, j’espère que mon article en est un.

Merci, Eric, mille fois merci».

Le Bloggeur et son Double.

Parfois, BiBi écrit à la première personne…

La Panne.

«Je suis là, un peu hébété, un peu lézard devant mon écran mais – certitude –  je vais m’atteler à un énième billet sans hésiter. Le Monde ne cesse en effet de venir me bombarder de tous ses signes (cris de foules, chuchotements singuliers, bruits de l’ombre, grondements souterrains ou à ciel ouvert) et me somme de répondre. Je n’ai évidemment aucune idée de ce que sera le contenu du post à venir car pour moi, ce ne sont pas les idées qui me guident, ce sont plutôt les mots. A l’entame de ce billet, c’est le mot « Amitié » qui me pousse en avant : je pense à mes lecteurs-amis et à mes amis lecteurs. L’un d’entre eux me répète : «Chanceux que tu es… de ne jamais tomber en panne d’écriture !». Comme je voudrais pouvoir rester avec lui, penser comme lui ! Comme je voudrais réfléchir à son apostrophe mais le Vent – allez savoir pourquoi – m’emporte déjà bien loin, me pousse tout tout au loin».

La Vie donne beaucoup.

«C’est vrai : je n’ai jamais été guetté par le Grand Assèchement devant mon écran, guère été inquiet sur la possible disparition de l’Inspiration. Je ne me suis jamais arrêté devant ces paralysies, devant ces Blancs qui épongent tout désir d’écrire. S’il fallait trouver des raisons à cela, la première serait peut-être que j’ai commencé à écrire sur le tard. Peut-être encore que je considère le ralentissement, le freinage, le point mort comme autant de moments d’écriture ? Peut-être aussi que j’ai toujours eu en moi cette double Croyance basique – impossible à démolir – que la Vie donne beaucoup et qu’inépuisable, elle donne aussi beaucoup à l’écriture ?»

En masse, en force.

«Bien avant de découvrir analytiquement ce qu’est le Surmoi (le Censeur), je l’avais quelque peu tenu éloigné de ce «moi-même». Certains s’échinent toute une vie à faire sauter ce blindage conceptuel, ils cherchent à s’alléger du poids pesant d’un lourd Passé, ils tentent d’enrayer la Machine œdipienne et faire barrage à toutes les autres choses qui empêchent l’Ecriture de se déployer… mais moi, non : j’ai d’autres soucis en tête. Celui par exemple d’arrêter les phrases qui arrivent ici en masse et en force, celui de canaliser les innombrables tournures qui se chevauchent plein écran ou celui, encore, de brider les formules qui s’y étalent avec morgue (ou indifférence)».

L’écriture pauvre.

«J’ai toujours été plus proche (et dans le même temps : à cent lieues) de tous ceux qui ont bourlingué dans les Territoires de Folie : Walser, Bernhard, Blanchot, Haldas. Tous ces noms qui, trop souvent brandis dans notre Jungle de la Starisation, seraient plutôt des étendards de Vanité. Aussi stoppons ici tout autre Inventaire et laissons ces amis, artisans de l’écriture pauvre, à leur nécessaire Solitude».

Muets, mutiques, mutants.

«Ne jamais entendre les écrivains : bouche ouverte sur leurs productions, les voilà aussitôt embarqués dans le Chaudron de la Trahison. Ils perdent le Nord, ils perdent la tête, ils perdent même toute considération à expliquer en détail leurs menus travaux. Ils ne sont alors pas jugés par leurs lecteurs mais par l’Œuvre elle-même qui vient leur dire ceci : «Pauvre Pomme, tu ne m’as pas assez travaillé, tu n’as pas assez souffert pour moi ! Car si tu avais écrit juste, tu n’aurais pas eu besoin de venir m’expliquer et m’exhiber sur toutes les Places publiques».

Photo : back-to-intro.com