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Les Canaux de la Propagande.

On les appelait les Jaunes.

Tu te réveilles un matin et tu ouvres machinalement cette Radio-publique qui devrait être la notre : France Inter. Invité : Laurent Berger. Le voilà qui prône «le dialogue social». Je me dis : «Bah, rien de changé». Mais la veille, je m’étais penché sur la période d’entre deux guerres et je m’étais arrêté sur le parcours «exemplaire» d’un René Belin.

René BELIN,
la marionnette de Jacques Barnaud (Banque Worms)

Ce René Belin, que le Patronat et ses synarques avaient été chercher, fut propulsé par eux (en catimini) dans l’appareil ouvrier (courant du syndicat CGT réformiste). Il atteint rapidement la place de numéro Deux avec financement patronal. Sa tâche ? Diviser le mouvement syndical y compris, bien entendu, après la réunification de Toulouse (Mars 1936). Une réunification où les postes importants furent – à travers manœuvres et intimidations – occupés par des futurs traitres CGT. Les autres, syndiqués CGTU, étaient dans la bagarre sur leurs lieux de travail, bientôt emprisonnés et déclarés « terroristes » après fin 1939.

Ce René Belin, donc, fut nommé en récompense premier des Ministres du Travail du gouvernement Pétain. Il s’occupa si bien des Travailleurs qu’il rédigea la Charte du Travail, promulgua des décrets (9 novembre 1940) qui signèrent la fin de tout syndicalisme. Quant, en 1942, on n’eut plus besoin de cause syndicale à effacer, on le vira dans un poste subalterne. Il mourut dans son lit en… 1977.

Oui, rien n’a changé mais il faudrait se garder de croire que l’Histoire repasse toujours les mêmes plats. Non que le Patronat (MEDEF d’aujourd’hui) ait abandonné cette stratégie de pourrissement/division du mouvement ouvrier (Laurent Berger aujourd’hui, Nicole Notat hier). Non, mais l’époque change et il est plus qu’important de situer cette stratégie patronale dans les temps d’aujourd’hui.

Pousser au «dialogue social», continuer à prôner le partenariat, n’est pas la seule façon pour les Puissants (je parle ici du personnel politique appuyant les volontés du MEDEF) d’affronter le Réel et la contestation citoyenne en jaune ou en rouge. Cette stratégie des Classes dominantes est tout azimuth. Elle est d’autant plus facile qu’elle peut compter sur les trois ateliers de production symbolique, énormes institutions tentaculaires qui «structurent solidement  notre inconscient social».

Un dispositif à trois Têtes.

Arrêtons-nous sur ce dispositif à trois têtes, dispositif que la Crise COVID19 met en pleine lumière. Le Pouvoir sait qu’ils sont les pivots de son intervention politique :

  1. Le système scolaire (et universitaire)

Un dispositif qui est là pour inculquer/imposer les Normes (du libéralisme of course). Je prends juste appui sur cette terrible photo de bambins de maternelle parqués dans des carrés tracés à la craie sous l’œil vigilant d’une maitresse. Tout y est : d’abord, l’ombre de cette Enfance mythique dans la Cour d’école, increvable cliché du Bonheur, de l’Innocence. Sans cette idée romanesque du Paradis enfantin, la portée de la Propagande serait très largement atténuée. Mais ici, elle joue à plein car elle montre ce qu’un Pouvoir autoritaire (couple MEDEF-Macron) est capable d’imposer en profitant des circonstances sans retenue. Voyez ces carrés pour imposer la logique arithmétique avec 4 côtés égaux (Propagande au carré), pour imposer le «chacun pour soi» (Demain, chers enfants, c’est à la faveur de votre seul courage que vous réussirez – idéologie du « Self-Made-Man »), pour imposer ces parcours où le futur adulte devra piétiner l’Autre (qui, de son seul côté, fera pareil bien entendu).

Voyez, dit encore cette photo : toute votre vie, vous serez contenu, avec des limites à ne jamais dépasser. Interdiction de sortir du cadre pour rejoindre l’Autre, pour aller en manifestation avec lui. Pour cela, le Pouvoir a des délégués (et si les Maitres et Maitresses sont récalcitrants, on saura les y forcer à coups d’intimidations, de lois, de sanctions.

2. Le système mediatique Information/Communication.

Ici une halte est bienvenue. Je ne referais pas l’étalage de cette puissance Medias (puissance tellement massive qu’hier, BFMTV, auxiliaire du Ministre de l’Intérieur, ordonna à la Police de Castaner d’intervenir sur le Canal Saint-Martin sur simples grognements des animateurs de la Chaine !)

Aux Radios à genoux – celle de Sibyle Veil (RadioFrance), celle de Vincent Giret (FranceInfo) -, à la Presse-Papier et numérique (Les articles du Monde associant Mélenchon et Marine LePen dans la Colère) qui ne laisse guère de place aux discours critiques, exceptés ces témoignages citoyens (qui gomment toujours le Politique), je rajouterai :

les Think Tanks, ces Officines financées par le Medef (ici Institut Montaigne, Fondapol, Cevipof), qui prônent par exemple l’allongement de la durée du travail etc.

Je rajouterai aussi ces Instituts de sondages à la con qui fabriquent du Réel avec des mensonges quotidiens sur ce que penserait l’Opinion (avec échos amplificateurs des Medias Presse TV).

Je rajouterai enfin les dernières initiatives mortifères du Pouvoir s’attaquant aux très vilains réseaux sociaux. Conjointement et tout dernièrement, nous avons eu un sondage qui dénonce l’augmentation de la Haine sur Twitter et Facebook. Sont visés ces salopards d’internautes qui se cachent derrière des pseudos insupportables. Aussi voit-on apparaître une loi Laetitia Avia qui donne le Droit au Pouvoir de Police de qualifier de terroriste untel ou une telle, de supprimer leurs comptes, de les traduire en Justice etc. Une première tentative présentée par Sibeth Ndiaye a heureusement avorté mais elle fut suivie aussitôt d’une nouvelle proposition de loi (Loi Avia).

Atteinte aux libertés : la Loi AVIA

Complotiste que je suis, je n’hésite pas à mettre ces derniers évènements avec ce qui est existant : à savoir le rappel que Mark Zuckerberg a rencontré Macron le 10 mai 2019. Pour quelle raison ? Ben… pour mettre en place – contre ces comptes Facebook de ces calamiteux Gilets Jaunes – une gentille répression. Rappelons encore, dans notre foulée de complotiste, que le Pouvoir est très satisfait de voir l’ardeur au travail des Egoutiers du Net (Lordon) qui cachent toujours leurs coffre-forts (alimentés par l’argent de FaceBook). Nommons-les une fois de plus : ils ont pour noms, Les Decodeurs, CheckNewsfr, Afpfactuel, 20 Minutes.

Macron et le Boss de FaceBook (10 mai 2019)

3. Le système politique de la démocratie représentative.

Avec ce billet déjà bien assez long, je laisserai de côté pour cette fois le troisième dispositif, celui qui touche au système politique de la démocratie représentative où la minorité n’a que son courage à revendre et ses yeux pour pleurer.

Les Flèches de BiBi (1-15 novembre 2011)

*

Nicolas cultive son champ (de bataille).

Le quotidien de Dassault écrit noir sur blanc la Stratégie présidentielle : «Pendant que François Hollande semble encore chercher les bons réglages face à cette crise qui se durcit et se répand, Nicolas Sarkozy continue de creuser son sillon de président au travail».

«Nicolas Sarkozy continue» : il n’a donc jamais cessé de se battre contre cette Crise, malédiction tombée du Ciel.

Il continue «de creuser» : creuser est bien le geste terre à terre d’un Homme qui ne rêve pas, qui a les pieds sur terre et même dans la terre, dans la boue : il creuse, continue de creuser malgré les catastrophes et les cyclones.

Il creuse même «son sillon». Le sillon est l’endroit où l’on sème, où l’on fait pousser les futures réformes qui se lèveront comme les blés mûrs, au début de l’été (2012).

Il creuse «son sillon de président» : président avec un petit «p». Fini le Président : Sarkozy se la joue modeste, besogneux, à niveau de son peuple en souffrance. Il se démène en «p»résident sauveur.

Nicolas Sarkozy est un président au «travail» pendant que François Hollande tergiverse, se perd dans l’attentisme, en est encore à «chercher les bons réglages» de son motoculteur. Hollande : cet éternel pseudo-président à la ramasse, en tracteur-arrière.

Le Figaro, Maitre-Danseur ?

«De plus en plus les tourbillons et les cyclones qui balayent les grandes économies de la Planète apparaissent aux proches du Président comme la voie qui lui permettra de reconquérir une opinion qui lui reste pour le moment largement réfractaire». Le Combat réside dans ces trois mots : «pour le moment». L’avantage est à Gauche. Mais attendez -malgré les sondages défavorables qui disent un peu la vérité sur l’impopularité – vous ne payerez rien pour attendre. Riez, Gens de Gauche pour le moment, mais… attendez la suite. Amusez-vous, rigolez bien ! C’est ça, chantez bien pour le moment ! On verra bien qui dansera en Mai 2012.

BiBi un menteur ?

Conversation surprise entre Sarkozy et Obama : «Je ne peux plus le voir, c’est un menteur» aurait lâché notre petit Chef à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Mais il n’aurait pas été impossible que ce soit l’inverse et que cette phrase ait été prononcée par BiBi à l’encontre de Sarkozy. Euh… rappelons que BiBi n’est pas le Bibi du présent blog mais que c’est le surnom du Premier Ministre israélien.

CFDT-CQFD

Une sommité de la CFDT n’a pas apprécié du tout que BiBi s’attaque au fils de François Chérèque. « Ce n’est pas franchement correct » et même plus : placer Chérèque – père et fils (1) «en serviteurs du beau monde» est diffamatoire.

La semaine dernière, François Chérèque s’est montré, une fois encore, toujours aussi limite dans son flirt sarkozyste. Le Boss de la CFDT est toujours à croire que le Père Noël de Droite va amener de beaux cadeaux pour les Travailleurs. Voilà Chouchou qui déjeune avec une délégation de jeunes syndicalistes mondiaux à Cannes, voilà qu’il fait ses sempiternelles promesses sur pouvoir d’achat et emploi et hop, hop, hop voilà notre bon père François qui s’extasie : «S’il [NicolasSarkozy] y arrive, ce sera une avancée importante à mettre à son actif». Ah, ce magnifique «S’il y arrive» plein d’espoir (et de leurre) ! Pas de doute par contre, François Chérèque finira (comme Nicole Notat) par se mettre à table aux Dîners du Siècle. Oui, c’est sûr : lui, il y arrivera.

Sarkozy entre mots et maux.

Dans les discours de Nicolas Sarkozy, les mots et formules suivantes sont désormais écartées et déjà enterrée. On ne retrouve plus : «Baisse du pouvoir d’achat, Austérité, Chômage en recul, Priorité à l’éducation, France en récession, Bilan de mon quinquennat, Rigueur, Promesses, Georges Bush, Ben Ali, Fouquet’s, Disneyland, Ma Carla, Karachi…» BiBi payera à boire au premier Internaute qui relèvera une de ces formules pas encore rayées dans les scribouillages présents et à venir préparés par Henri Guaino ou Camille Pascal.

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(1) BiBi a rappelé –  via la source du Point – que le fils Chérèque avait fait un stage au Plaza Athénée et avait – peut-être – servi Alain Minc, habitué de l’Etablissement très sélect.

Les Flèches de BiBi sont de retour.

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Humour anglais.

2,6 millions de Britanniques sont désormais au chômage, chiffre inégalé depuis octobre 1994 (le pourcentage des jeunes touchés atteint 21,3%). Le Premier Ministre anglais David Cameron a trouvé ces chiffres «décevants» : il espérait probablement un plus fort taux de chômage pour être satisfait.

Les crasses de Papa.

La fille de Carla suivra t-elle les crasses de son papa ou le chant de sa Mamma ? C’est le 19 octobre que le divin enfant est né. Seule personne connue à avoir la même date de naissance : le communiste Robert Hue. Il ne reste plus à Guilia – qui a un père un peu marteau et une mère portant faucilles – qu’à «chanter» un jour à la fête de l’Humanité.

Bustes et valises Vuitton.

De passage à Paris, BiBi n’a pu se rendre aux visites «Journées particulières LVMH», organisées par Bernard Arnault le 15 et 16 octobre à Paris. Il paraît qu’il y avait de grands tableaux expliquant l’histoire de la Maison. Il est cependant peu probable qu’on y ait signalé que l’entreprise de Bernard Arnault avait remercié le Maréchal Pétain en lui offrant 2500 bustes. Et dire que LVMH fait encore mieux aujourd’hui : l’entreprise a prêté 2500 superbes valises à Robert Bourgi et à Takiedinne – via Nicolas Bazire, son Numéro 2.

Une Vie de Chien.

Dans le Direct Matin du jeudi 13 octobre, on a pu voir deux entrefilets qui se faisaient face. L’un concernait le maire UMP Jacques JP Martin qui a pris un arrêté qui expose toute personne fouillant dans les poubelles ou conteneurs à 38 euros d’amende. L’autre nous présentait l’initiative de la Préfecture de Police qui a commandé 14 tonnes de croquettes pour ses chiens renifleurs. Ces derniers mangent 300 à 500 g de croquettes par jour. Le maire de Nogent-sur-Marne ne sait pas ce que c’est d’être exposé à une vie de chien. BiBi, lui, sortirait bien les crocs pour lui mordre les mollets.

Jail et Geôles.

Marie Jégo nous envoie une lettre de Russie (Le Monde du 14 octobre) : «En Russie, 11 personnes meurent en moyenne chaque jour en prison. La palme revient aux Centres de détention provisoire où les prisonniers n’ont aucun droit». Put in Poutine in jail.

Évitez le Carrefour.

Lars Olofsson, l’archétype du Patron-scélérat, est très discuté. En effet, son entreprise «Carrefour» dégringole et les actionnaires (Colony et LVMH) commencent à grogner. Pour espérer toucher sa retraite complémentaire (autour de 500.000 euros), le bonhomme doit tenir jusqu’en janvier. Au Carrefour de la saloperie.

Agence de Notat.

Le lauréat du Prix Vigeo sera décerné au grand Capitaine d’Industrie, patron de Vivendi Jean-Bernard Lévy. Ce prix récompense la meilleure gouvernance d’entreprise du CAC 40. C’est Nicole Notat, ex-Boss de la CFDT, reconvertie en lèche-bottes du Patronat, qui remettra la palme au Méritant. Chérèque sera-t-il invité ? Peut-être au Plaza Athénée où le fils du syndicaliste officie en tant que serveur de salle ? (Source : L’Express)

Photo-BiBi prise au Musée des Arts de Paris : peinture de Martin Barré.

Le menu du Zélium, nouveau journal satirique.

BiBi salue les revues et journaux qui se lèvent au milieu du grand Tumulte du Monde et qui tentent de nous mettre à leur page. Après les disparitions de «Vendredi» et de «Bakchich Info», voilà qu’apparaît l’équipe informelle de «Zélium» qui va désormais nous servir la soupe chaque mois (Zélium. Journal mensuel satirique. 3 euros). Un minestrone plutôt, qu’on peut avaler en ayant le choix entre chaud et froid.

L’entrée en matière.

Le format n’est pas forcément adapté à nos poches trouées. Plus grand que le Monde, plus rigolo quand même que le Figaro. Dans le métro, on déplie ses jambes en faisant gaffe au voisin. Avec Zélium, on occupera tout le wagon à soi tout seul. Dommage : Small is beautiful.

Et tant que BiBi y est, y a l’écriture qui, certes, ne manque pas de caractères, mais qu’il faut approcher avec des lunettes à verres d’avant-guerre. Small is not beautiful.

L’entrée en manière.

1. L’idole ici, c’est Professeur Choron qui donna jadis ses leçons dans le défunt Hara-Kiri (page 14). C’est vrai qu’on peut rire à l’avancée de son Humour-Panzer Division mais faudrait faire suivre ses attaques avec les escadrilles d’un  Humour plus aérien, de cet humour qui donne de l’air. Et là, c’est vrai, faut avouer qu’il y a comme de grosses variations et de gros trous d’air (1).

2. Il y a le hors-d’œuvres franchement raté. Lourdingue et indigeste. Tiens ça rime avec Manifeste (page de couverture). Au Menu de la Déclaration en Une : de l’humour à n’en plus finir qui n’a jamais vraiment commencé. Le tout accompagné, page 2, d’un vin aigre et qui sent le bouchon. Bon, BiBi pardonnera cette entrée en manière. Après tout, Zidane a bien raté des matches.

Dans le ventre du Mammouth.

Terrain vague. Forêt fouillis et entrelacs. Dans ce numéro, on y trouve de tout… comme aux Galeries Lafayettes. En fouillant, BiBi va tempérer sa déception sur sa ligne de départ.

Rubriques à Thèmes. Citons en vrac : «Petits fours, apéritifs, zakouskis », «Sucré-salé, mise en bouche et autres amuse-gueules».

Au dos du Menu, y a le choix et y en a pour tout le Monde avec surtout des «Nouvelles d’un ailleurs pas de chez nous». Un très bon compte-rendu du 11 au 14 janvier à la Marsa par une Tunisienne vivant d’ordinaire en France.

« Environnement, Presse-Citron, Société» : un très bel article de Lirlac Cagam (Salut, collègue !)

BiBi attendait un peu mieux d’Etienne Liebig qui nous sert une soupe un peu cul-cul dans sa feuille de chou (Rubrique : «Coït, stupre, fornication et cruciverbe») ou de ce «Tchao la France» de Corinne Maier.

Suivra une double impasse-BiBi sur les jeux vidéos et sur cette branlette intello dont BiBi n’aura rien à branler.

Les rubriques « Sport, bouquins, Zizique, Cinéma (pas hélas celui de papa et de Pappy) » oscillent entre vent mauvais et grand souffle. Les Nouvelles fraîches, balancées par des lecteurs en dernières pages, gargouillent quelque peu l’estomac.

Des petits diamants.

C’est aussi pour les perles suivantes que BiBi recommande de se shooter à Zélium aux prochains numéros. Car des cerises sur le gâteau, il y en a : en particulier, Patti Smith à la Salle Pleyel, l’article sur l’itinéraire exemplaire de l’ex-patronne de la CFDT, Nicole Notat (2) avec son agence de notation, l’entrefilet «Le Chiffre du Mois : 1» (Consternation : sur les 249 attentats recensés en Europe en 2009, il y en a, en tout et pour tout, qu’un seul qui a été commis par des terroristes islamistes»), le coup de pouce au combat de Bertrand Gobin, journaliste indépendant, qui a révélé le passé de collaborateur d’Édouard Leclerc, père de Michel-Edouard (3).

BiBi ne s’en tirera pas (et ne se tirera) pas comme ça : il signalera aussi certains dessins qui valent le coup d’œil et le coup de crayon. Encore deux semaines à attendre : Rendez-vous est donc pris pour le Numéro 2.

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(1). «Et pour s’envoyer en l’air, on peut toujours se regonfler à l’Hélium de BiBi», souffle un supporter-BiBi !

(2). «Depuis 2002, Nicole Notat est aussi PDG de Vigeo, agence de notation extra-financière, censée mesurer de façon objective et indépendante les politiques des entreprises en matière de développement durable et de responsabilité sociale. Dont certaines figurent carrément à son capital».

(3). www.bertrandgobin.com.

Les Flèches de BiBi (15/30 novembre).

1. C’est un beau roman, c’est une belle histoire…
Peut-être que les Lecteurs du Blog vont éclairer les pensées-BiBi et l’aider à comprendre ces correspondances incroyables ?
Eric Woerth est salarié du cabinet Arthur Andersen en 1997/ En 2001, Florian Bourges, jeune informaticien enquête dans le même cabinet sur Clearstream la Chambre de Compensation après la parution de Révélations de Denis Robert/ En 2005, Anne-Gabrielle Heilbronner est au cabinet Woerth promu Secrétaire d’Etat / Anne-Gabrielle est la femme d’Imad Lahoud/ De Villepin est l’empêcheur de tourner en rond pour l’élection 2007/ Edouard S., banquier de l’UMP, « décède » le 28 février 2005/ Imad Lahoud déjeune 15 fois avec François Pérol grand ami de Sarkozy/ Imad dîne avec Eric Woerth le 5 mai 2005/ L’Affaire Clearstream 2 éclate/ Novembre 2010 : c’est via Clearstream que – peut-être – a navigué le bateau des rétro-commissions. Quelqu’un pour mettre tout ça en ordre ?

2. La Fable de Karachi.
Pour notre Président, cette Affaire n’est qu’une fable ou un plagiat de fable. BiBi est allé chercher son titre dans une des Fables de La Fontaine et a retenu «Les vautours et les Pigeons». On y lit qu’à propos des vautours «C’était plaisir d’observer leurs efforts/ C’était pitié de voir tomber les morts/ Valeur, adresse, et ruses, et surprises/ Tout s’employa». Avec cette chute savoureuse du fabuleux fabuliste : «Ceci soit dit en passant; je me tais».

3. Et un million ! Un !
Charles Millon reconnait qu’il y a eu rétro-commissions dans cette Affaire. Il y a donc bien eu des milliards pour les rétro-commissions et un… Millon pour les confirmer.

4. De bon ton.
1. Lors de l’intervention de mardi, BiBi a entendu de la bouche de notre Président que «le chômage allait baisser en 2011». Ton similaire en 2007 lorsque « le Pouvoir d’Achat allait augmenter» et lorsqu’en 2008, les «Paradis Fiscaux avaient disparu».

2. Lors de cette même intervention télévisée, Pascal Riché a relevé un très beau lapsus du Président. «Le plus grand depuis l’invention de l’Inflation» a rajouté le journaliste de Rue89 : «Ma détermination, a dit Chouchou d’un air déterminé, ma détermination n’a rien changé» («rien» au lieu de « pas »).

5. Le Syndicalisme mène à tout… même au pire.
On a enfin ôté le masque à Michel Rocard. Il était temps. Voilà que le Canard Enchaîné nous parle d’une autre vieille connaissance : Nicole Notat qui, un jour, une année, dix années fut au Top du Syndicat CFDT. Elle faisait croire alors qu’elle était un ardent Défenseur de la Classe Ouvrière en soutenant les Réformes Juppé en… 1996. Aujourd’hui la voilà à nouveau au Top ! Elle vient d’être élue Présidente du «Siècle», cette Association qui réunit tous les derniers mercredis du mois les Larbins médiatiques, les Grands Capitaines d’Industrie et le Personnel politique de Droite, de Gauche. Au prochain remaniement, elle remplacera sûrement Christine Lagarde.

6. Le Perroquet ne gazouille pas.
Bernard Accoyer, le Perroquet du Perchoir, n’aime ni les blogs, ni les blagues, ni surtout Twitter. Cela ne devrait étonner personne car lorsqu’on parle du cri du perroquet, on ne dit pas qu’il «gazouille» mais qu’il «ase» ou qu’il… «craque». Et dans la volière de l’Assemblée, notre Perroquet a craqué devant tous ces SMS et autres tweets lancés par les députés.

7. La Jupette.
Isabelle, la jupette de cœur d’Alain nouvellement nommé à la Défense, travaille chez le Frère Lagardère depuis 2002. Elle y officie comme «Directrice déléguée au développement durable». BiBi a appris aussi que Madame avait écrit des livres. Des livres qui n’ont connu, eux, aucun développement durable.

8. Malades du Foot ou Foot de malades ?
Jean-Pierre de Mondenard * publie un livre sur le dopage des footballeurs. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les postes : « Dans le foot, on trouve surtout des anabolisants, des stimulants, des transporteurs d’oxygène qui permettent de courir sans être essoufflé et surtout de tenir le dernier quart d’heure. Après, tout dépend du poste que l’on occupe sur le terrain. Un attaquant va prendre un stimulant de type éphédrine pour augmenter sa puissance de démarrage. Le goal, du cannabis pour se désinhiber. Les produits les plus utilisés sont l’hormone de croissance ». Les Footballeurs français de la dernière Coupe du Monde ont commencé leur guérison en abandonnant – paraît-il -… leurs cachets.
*Dopage dans le football. La loi du silence. (Jean-Claude Gawsewitch, 380 p., 19,90 euros).