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Photo de juillet 1940 : les légendes mensongères de l’extrême-droite.

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Sur les omissions et les mensonges déposés par l’extrême-droite sur les réseaux sociaux, revient très souvent cette photo (juillet 1940) des membres du premier gouvernement de Vichy, cliché accompagné de fausses légendes sur l’appartenance et le passé de ces mêmes membres d’avant 1940.

Mon billet sera ici de démonter ce fake qui ment sur chacun des parcours de ces hommes grimés et présentés en « hommes de gauche ». Sur ces trajectoires droitistes et extrême-droitistes de ces hommes de Vichy, les preuves présentées ici sont irréfutables, ce sont des faits vérifiés, nullement nés d’une option idéologique.

PIERRE CAZIOT de gauche ?

La qualification de « paysan » par l’extrême-droite est risible : elle évite de se pencher sur l’itinéraire de cet ingénieur agronome de droite avant 1940. Avant-guerre, il a servi comme inspecteur principal au Crédit Foncier de France, une banque foncière soutenue par l’État. Appelé à résoudre le problème du ravitaillement, il fut haut fonctionnaire avant 1940, défenseur d’une organisation corporatiste de l’agriculture, avec encadrement de l’Etat et refus d’y faire entrer des syndicalistes ! Pierre Caziot entre alors dans le gouvernement Pétain en juillet 1940 comme secrétaire d’État à l’Agriculture et au Ravitaillement. Il signe notamment les statuts des juifs de 1940 et de 1941. Il est décoré de l’ordre de la Francisque (pour lequel il fallait deux parrains). De gauche ce Pierrot ?

FRANCOIS DARLAN de gauche ?

Encore plus risible : il est qualifié de « radical de Gauche » par l’extrême-droite ! Avant-guerre, il fut un opportuniste naviguant entre centre-gauche et droite. Ministre secrétaire d’Etat à la Marine, puis dauphin de Pétain. A les pleins pouvoirs à Vichy de février 41 à avril 42 en tant que vice-président du conseil des ministres. Il fut un anglophobe et un antigaulliste acharné. Il signa le premier statut des juifs, puis le second du 2 juin 1941. Il fut reçu par Hitler pour parachever une plus étroite collaboration avec les nazis. Il se sauva à Alger pour se vendre aux bienveillants Américains. Les historiens le font passer pour un démocrate à l’esprit de gauche, homme d’ouverture ! Mouais ! Sur sa prétendue largesse, rappelons qu’il fut un des artisans de la création, en mars 1941 du Commissariat général aux Questions Juives, c’est dire ! 

PAUL BAUDOIN, de gauche ?

Il aurait même été d’« extrême-gauche » sur la légende de désinformation de l’extrême-droite. Une qualification pour cacher son opportunisme avant qu’il ne se vautre au final dans la Collaboration ! Ce polytechnicien voulait un Etat fort. Anti-parlementaire et anti-communiste, fasciste notoire (« anglophile la veille, il aiguillait aujourd’hui – juillet 1940 – la France vers une politique germanophile » disait Léon Blum à son sujet). Il fut recommandé par Joseph Caillaux au président de la Banque d’Indochine, Thion de la Chaume, avant d’en devenir  directeur général en 1930. Chef synarque de la Banque d’Indochine et ministre des affaires étrangères, il signa le premier statut des juifs le 3 octobre 1940. Avant juillet 1940 ? Il assistait au Conseil des Ministres, fut sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Après 1945, le 3 mars 1947, il fut condamné à cinq ans de travaux forcés qu’il ne fit pas, bien entendu car il fut ménagé par le pouvoir gaulliste.

YVES BOUTHILLIER, de gauche ?

Inspecteur des Finances. Bouthillier fut nommé, par décret du 31 aout 1939, conseiller général de la Banque de France. Membre de la clique de la Banque Worms. Il fut secrétaire d’Etat à l’économie nationale et nommé au cabinet des Finances. Gentiment qualifié de « divers droite » sur Wikipedia, qui – c’est à souligner – n’est jamais beaucoup bavard sur ces hommes politiques entre 1940 et 1945. Il reçut la francisque avec, pour parrains, Paul Baudoin et Du Moulin de Labarthète. Il signa le statut des juifs du 3 octobre. Par décret du 31 aout 1940, il nomma Yves Bréart de Boisanger comme gouverneur de la Banque de France. C’est dire son pouvoir d’homme de « gauche » ! 

RAPHAEL ALIBERT, homme de gauche ?

Qualifié de « communiste » et d’homme d’« extrême-gauche » dans le cliché-intox ! De quoi en rire ! Président de la Cour de cassation, ce maurrassien rédigea les actes constitutionnels qui entérinèrent les bases du gouvernement de Vichy avant 1940 après s’être rendu en Espagne chez Pétain, alors ambassadeur. Il fonda avec Ernest Mercier (magnat de l’électricité) le « Redressement français », association couleur brune en 1925. Ami d’Eugène Deloncle, intime conseiller de Pétain, ce maurrassien, cagoulard, fut ministre de la Justice. Par le décret du 22 juillet 1940, il s’autorisa à la révision de toutes les naturalisations récentes et fit la chasse aux juifs. Il signa le statut des juifs du 3 octobre 1940. Pour exemple, il remit 4 millions àGabriel Jeantet qui était à Vichy le représentant d’Ernest Deloncle et ce pour les Amicales de France, association qui gérait la caisse noire des cagoulards.

PIERRE LAVAL et Maxime WEYGAND de gauche ?

Pierre Laval n’est plus socialiste à partir de 1925. Sur lui, voir le billet complet sur ce blog. https://urls.fr/2MzRBW . « Homme de la BNCI » (4ème banque française) pour les Américains qui avaient enquêté sur ses avoirs.

Sur Maxime WEYGAND, pas besoin d’y revenir : ministre de la Guerre le 17 juin 1940. « Je suis pour la force militaire, les alliances et la religion, contre la franc-maçonnerie » déclare t-il en 1935. Signataire en 1937 du Manifeste pour Franco. Post 1945, il sera aussi le défenseur de la mémoire du maréchal Pétain et soutiendra les partisans de l’Algérie française. De « gauche », vraiment ?

RENE BELIN, de gauche ?

Payé par le grand patronat, il revint à la CGT pour diviser le syndicat avec un féroce et constante haine contre les syndiqués CGTU. Récompensé par le Ministère du Travail (premier gvt de Pétain) pour son travail de sape. Rédigea en 1941 la Charte du Travail y inscrivant la disparition des… syndicats. Il fut la marionnette du banquierJacques Barnaud de chez Worms à Vichy. Il signa, lui aussi, le premier statut des juifs.

ANDRE MARQUET de gauche ?

Exclu de SFIO en… 1933. Collaborationniste avant 1940. Passa de l’admiration de l’Italie qui lui donna des pots de vin en douce au régime nazi dont il fut un agent des nazis réénuméré par eux. Premier ministre de l’Intérieur officiel de Pétain, il laissa la place au funeste Marcel Peyrouton. Il signa le décret contre les francs-maçons (13 août 1940), persécuta les gaullistes et les futurs inculpés du procès de Riom. En France, il traqua les ressortissants allemands recherchés par le Reich. Il fut toujours en relation avec Abetz, pleurnichant sur lui, à la perte de son poste. Antiparlementaire et antisémite dès avant juillet 40, il a toujours voulu une collaboration plus franche.

EMILE MIREAUX de gauche ?

Sénateur, cagoulard. Agrégé, il quitta l’université pour servir le Comité des Forges de François De Wendel. Collègue d’André François Poncelet, il fut membre du « Redressement français ». De Droite dite « classique », il fut ministre des Colonies entre 1930 et 1931 et ministre des Finances en 1932. Evidemment, anticommuniste.

FRANCOIS PIETRI, de gauche ?

Qualifié mensongèrement par l’extrême-droite de «républicain de gauche ». Voyons ça de plus près : il fut inspecteur des Finances, partisan du système mussolinien avant de prôner l’entente franco-allemande. Ambassadeur en Espagne puis en Italie avant-guerre ! Pro-Laval, il fut un relais pour la Pax Americana (mais…sans gaullistes et sans Rouges) quand il sentit le vent tourner. Ouvertement anticommuniste, il fut toujours hostile aux mouvements révolutionnaires et au syndicalisme de masse.

LOUIS COLSON, de gauche ?

Ministre de la guerre de Pétain.  Le nazi Von Ritlen disait de lui le 17 juin 1940 qu’il était  un « officier remarquable de l’état-major général français » et qu’il « entretenait des relations particulières très bonnes avec l’ambassade d’Allemagne à Paris ». Huntziger le remplaça en septembre 1940.

JEAN IBARNEGARAY de gauche ?

Cagoulard, adhérent aux Jeunesses Patriotes puis ensuite aux Croix-de-Feu où il atteint les plus hauts niveaux de la hiérarchie. Après 1936, un des cadres du Parti Socialiste Français mais… le cliché ment avec le qualificatif de « socialiste » puisque le PSF est aux mains du très droitiste Colonel De La Rocque (qui mena les manifestations du 6 février 1934). Dans ce parti, il en est le député le plus célèbre et le chef de son groupe parlementaire. Du 11 juillet au 6 septembre, dans le premier gouvernement de l’Etat français, il est secrétaire d’État à la Famille, à la Jeunesse et à la Santé. 

HENRI LEMERY, de gauche ?

En 1938, Henri Lémery fonde une association anticommuniste, la Société des Amis de la Russie Nationale. Il fut brièvement ministre-secrétaire d’État aux Colonies du gouvernement Laval. Après-guerre, il fera partie de l’Association qui défendra la mémoire du maréchal Pétain (ADMP).

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Ce qui n’est quasiment jamais signalé c’est que le gouvernement de Pétain, ce fascisme à la française, était dominé par le grand patronat et les banques avec la présence de leurs élites. Elites de la naissance, de l’argent, de la culture (une culture passée très majoritairement par le Maurras de l’Action Française et très souvent par les inspecteurs de finances sortis de Polytechnique).

Grand patronat et banques : cette double omission pourtant décisive dans la compréhension de Vichy se double aujourd’hui d’une propagande mensongère de l’extrême-droite (hélas aussi portés par des historiens reconnus, pas forcément, eux, d’extrême droite) qui ne cesse de dire que la Collaboration, c’est la gauche et que la Résistance, c’est la Droite.

Puisse ce billet apporter les preuves du contraire à mes lecteurs et lectrices, et au-delà, aux citoyen(ne)s qui se laissent berner par les intox toutes brunes, hélas trop peu contestées et bien trop peu analysées.

Pierre Laval d’hier et d’aujourd’hui.

Le cinéaste Laurent Heynemann et son équipe de tournage font actuellement un téléfilm sur Laval, le collaborateur. Le réalisateur a pris ses quartiers à Vichy. Son téléfilm sera diffusé sur France 2 en 2021. On y parlera du procès et de la vie du premier des Collaborateurs.

A l ‘heure où tant d’historiens taisent les liens de Pierre Laval avec la très haute finance nationale (Banque Worms, BNCI) et internationale (américaine, oui oui), espérons qu’une partie du téléfilm parlera de la fortune colossale amassée par celui qu’on appelait « Le Mandarin Noir ».

Car Pierre Laval a fait très tôt des affaires. En avril 1931, il achète le château de Châteldon (Puy-de-Dôme, 20kms de Vichy) et la source La Montagne-La Sergentale qui donnera l’eau en bouteille de Châteldon. Malin, il placera ces bouteilles d’eau gazeuse sur chacune des tables de la Compagnie des Wagons-lits. Une eau qui reste encore très bien côtée aujourd’hui dans les garden-parties et les restos cinq étoiles.

Laval gardera toujours une image de bouseux, de «paysan», d’inculte dans les hautes sphères du Pouvoir. Elu maire d’Aubervilliers en 1923 grace à la colonie de «bougnats» vivant en ceinture parisienne et avec l’appui de la SFIO, il est déjà un anticommuniste forcené.

Son ascension le pousse à parfaire sa tenue. Monsieur prend son temps pour faire sa toilette quotidienne, il passe très souvent chez la manucure, il se fournit chez les meilleurs tailleurs, change très souvent sa cravate blanche mais, hélas, rien n’y fait. Sa tête d’Auvergnat lui fait ressembler à un «Gitan» surnom qu’on lui donne avec celui de «Jamaïk». « Jamais, dira t-il, ils n’ont admis mon visage » Mais ce n’est que peu d’importance pour tous les synarques qui l’aduleront, pour tous ceux qui sont adoubés par la Banque Worms. Ces derniers (Pucheu, Lehideux, Barnaud, Benoist-Méchin, Marion, Bouthillier, Jacques Gérard, De Labarthète, Pierre Nicolle – salarié du Comité des Forges et du MEDEF d’alors) lui dérouleront le tapis rouge, le faisant revenir au pouvoir en avril 1942.

A Paris, avec sa fille Josée (toujours très chic, amie des nazis, en admiration éternelle devant son papounet), il fréquentera les hauts lieux de la gastronomie parisienne (Lucas Carton, Drouant – où dînent les membres de l’Académie Goncourt, la Tour d’Argent). Roublard, il commence à amasser une fortune colossale. Il envoie ses maîtresses en Argentine avec des lingots d’or. Avec ses francs français et suisses, elles y achètent des pesos, pesos qu’elles (il) transfèreront aux USA pour les convertir en dollars. Une fortune déjà conséquente planquée dans les grandes banques américaines (JP Morgan). Espérons que le téléfilm n’occultera pas ce côté financier absolument décisif dans la compréhension du personnage.

René DE CHAMBRUN

C’est que Laval (comme Pétain) a des rapports très étroits avec l’Amérique (ce qu’on n’enseigne guère dans les écoles et les Universités). Ses liens se consolideront avec le mariage de Josée sa fille unique. Celle-ci va épouser le 20 août 1935 le Comte René de Chambrun, franco-américain, descendant de La Fayette, avocat – comme Laval – qui a de très gros clients en France et en Amérique.

Arrêtons-nous sur cette famille richissime De Chambrun. On n’est pas là dans une famille de prolos du Bronx. Originaire de Cincinnatti, la mère de René a un frère, membre du Parti Républicain, Président de la Chambre des Représentants qui épousera la fille de… Théodor Roosevelt !

Josée LAVAL et son papa adoré.

René de Chambrun connaît Pétain depuis son enfance. Il aura toujours toutes portes ouvertes à Vichy pour le rencontrer. Il sera ainsi le lien permanent entre Pétain–Laval et le…Département d’Etat US. Ceci explique pourquoi Roosevelt aimait beaucoup Vichy et pourquoi, après 1941, les hauts fonctionnaires vichystes, sentant le vent tourner, allèrent en masse à Alger demander asile chez le bienveillant Murphy «personal representative» de Roosevelt. Vichysto-américains et non «vichysto-résistants» comme veut le faire croire l’historiographie dominante française.

De 1929 à 1934, René De Chambrun vit aux Etats-Unis. En 1931, il fait visiter les USA au Maréchal Pétain. La même année, il reçoit Laval et sa fille (c’est la première rencontre avec René) qui voient le Président Hoover et croisent aussi Raymond et Jacqueline Pâtenotre qui l’introduiront chez JP Morgan pour planquer sa fortune déjà conséquente.

Comme tout homme de Pouvoir, Pierre Laval connaît l’importance des organes de promotion, de manipulation et de Propagande. Pour hâter son ascension, il se tourne vers la Presse, se fait l’ami de Jean Prouvost (futur Paris-Match, Figaro and Co), achète Lyon-Républicain pour 3 millions qu’il revend 12. Il développe Le Moniteur (220 salariés, premier journal d’Auvergne affermé à l’Agence Havas de Paris), achète aussi l’imprimerie Montlouis (les premiers tickets d’alimentation sortiront de là), investit dans l’Hebdo « Vu et Lu ».

Jean PROUVOST
(Paris-Match, Le Figaro, Télé7 jours, RTL)

Côté Radios, il investit dans Radio-Luxembourg (dès les années 30) puis dans Radio-Lyon (par décret, il en fait une des 13 radios privées avec construction d’un pylône de 107 mètres à Dardilly).

Côté Police, Pierre Laval qui promeut son ami Bousquet a tissé des liens avec Pierre Julien qui a des réseaux puissants dans la Police et chez les Politiques.

Côté Banque, on l’a vu avec René de Chambrun et ses millions recyclés aux USA. Mais en France, il est un des plus importants dépositaires chez BNCI, quatrième établissement bancaire en 1943, banque que les Américains qui enquêtent sur le blanchiment d’argent de vichystes appellent « la Banque de Laval ». Elle est présidée par son ami en affaires Albert Buisson qui, en 1935, devient Président de Rhône-Poulenc et des Chemins de fer du Nord.

Une fois tout ce pognon amassé, Laval essayera de le planquer en Suisse. Pour ce, il envoie en 1943, son numéro deux, Jean Jardin (grand-père d’Alexandre Jardin) en premier Conseiller de l’Ambassade de France à Berne. Jean Jardin y retrouve Moulin de Labarthète en attaché et Amédée Siaume, autre ami de Laval, président de la Société Générale pour l’industrie electrique (qui transporta le siège de la Radio Sud-Ouest à… Genève).

Signalons encore trois choses au sujet de Laval :

CHÂTELDON (Allier)

1. La Fondation de la fille de Laval a vendu les parts du Château de Châteldon à la famille Taittinger, dont la femme est mariée à Jean Pierre Jouyet, homme de l’ombre de Sarko-Hollande-Macron.

2. Henri Rousso (dans son Livre Les Collaborateurs) fait avec Laval comme un autre historien a fait avec Darlan : ces deux Collaborateurs des hautes sphères ne seraient pas antisémites. Sur Darlan, on fait censure sur le fait qu’il fut le n°1 de Vichy et qu’il parapha ainsi de sa main le second  Statut des Juifs. Et sur Laval, on omet de signaler qu’il fut en pôle-position pour décréter et conduire la rafle du Vel d’Hiv.

Les qualificatifs d’Henri Rousso :
Laval ? Pas nazi, pas fasciste, pas antisémite
!

3. La constante de Pierre Laval fut un anti-communisme forcené. Avec Pucheu et Bousquet, il fit une chasse effrénée aux Rouges. Avant-guerre, il prôna le pacifisme mais ce fut pour ne pas militariser la France et ainsi ménager les nazis qui allaient envahir si facilement la France. Notons encore que Louis Barthou, ministre des affaires étrangères en 1934 s’opposait aux thèses de Laval. Ce ministre travailla à construire une Alliance tripartite avec les Anglais et les Soviétiques pour lutter contre le péril nazi. Résultat ? Il fut assassiné. Et c’est Laval – ô surprise – qui prit la suite… mais bien évidemment, pour ne pas mener les mêmes démarches.

Espérons donc que Laurent Heynemann informera les Français de toutes les saloperies de Laval, suppôt des synarques, incessant comploteur contre la République, homme aux affaires ignorées mais à la fortune colossale en France et aux USA (Qui en a hérité ? Mystère) et que le réalisateur dira un mot de Josée et René de Chambrun, tous deux nullement inquiétés après la guerre.

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Aujourd’hui on voit les analogies entre Laval, ses sbires avec nos dirigeants macronistes. Les Darmanin et Lallement ressemblent aux amis lavallois Pucheu et Bousquet. Un Macron vient des banquiers. Le staff macroniste dirige la Presse, les Radios. Tous avec cette haine qui perdure contre les Rouges mélenchonnistes, contre les Communistes même réduits à peu et contre une Ultra gauche qui s’infiltrerait partout.