La Photo anthropométrique d’un Ouistiti (Hommage à Marilyn Monroe).

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Lorsque j’ai vu cette première photo du Net atterrir sur mon écran (Photo 1), j’ai cru voir un Ouistiti. Ou une petite guenon. Probablement renversée par un de ces gros camions qui traversent les forêts africaines à la recherche de bois rouge, me suis-je dit. Souvent, là-bas, les singes, encore tout jeunes, traversaient les pistes sans regarder et se faisaient shooter.

Entre Orage et Éclaircie.

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C’est vrai que lorsque j’entreprends de petits travaux d’écriture ou un autre boulot – comme installer bêtement des étagères ou piquer des salades dans un alignement, j’ai plutôt tendance à en relever le dérisoire : «Ah, le contentement, ah la satisfaction du travail bien fait, pffttt… Ce bonheur de créer, c’est de la Foutaise pour les nigauds !» (surtout quand un coup de marteau ou une guêpe ne vous ratent pas).

Les lunettes noires de Jean-Pierre Léaud.

Les lunettes de Jean-Pierre Léaud

Ce lundi sur Arte, on passait le grand film de Jean Eustache («La Maman et la Putain»). Je l’avais déjà enregistré en VHS  lors d’un dernier et lointain passage à la télévision. Ce qu’il y a de fort dans la re-vision d’un film qu’on a aimé c’est le trouble vers lequel il nous renvoie, trouble différent aux différents âges auxquels on le voit. Trouble d’adolescent en 1972 à l’Olympic-Entrepôt, troubles d’adultes plus tard. Et hier soir encore.

C’est évidement le privilège des films singuliers que d’être pluriel, que de se démultiplier, que de nous remuer ainsi et autant de fois. Pluralité et bouleversements inattendus de nos regards qui confirment la phrase rimbaldienne : «Je est un autre».

Deux Contes en acompte.

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Poème d’خواجه شمس‌الدین محمد حافظ شیرازی (Hafez, poète iranien 1310-1379)

Il y a des contes qui vous tiennent en haleine, des contes qui vous réveillent, des contes à vous tenir debout, des histoires incroyables, des contes sans fonds, des contes aux ressources incalculables (votre pauvre esprit ne suffira pas à en épuiser intégralement les sens et les contresens :-)). Alors se laisser prendre comme cet homme rêvé par Elias Canetti ( dans «Les Voix de Marrakech») : «Je rêve d’un homme qui aurait désappris les langues de la terre jusqu’à ce qu’il ne puisse plus comprendre, dans aucun pays, ce qui s’y dit».

En attendant de faire la rencontre de cet homme, voilà deux contes en acompte.

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Paris, Fontaine des Automates.

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PARIS. La Fontaine des Automates (ou Fontaine Stravinski) fête ses trente ans. Passage obligé pour se rendre Place de l’Hotel de Ville tout proche où se déroulèrent les Concerts FNAC (19-21 juillet). Et toujours cette secrète et insistante correspondance entre l’acte de lire (de relire) et de déambuler. C’est qu’entre photographies des Automates du Bassin et réminiscences écrites, il y aurait comme l’avènement d’un étrange calme, quelque chose comme un miraculeux apaisement.