Enfants sous haute surveillance.

Enfants sous haute surveillance

Chochotte a visité un quartier difficile de Pittsburgh et aussitôt les médias serviles français nous ont rappellé qu’elle fait beaucoup pour les enfants et adolescents en souffrance. Elle mène des actions grand style, comme par exemple : répondre favorablement à l’invitation du Cercle Interallié, rajuster son bibi pour faire plaisir à de pauvres petits enfants, organiser un spectacle de Noël à l’Elysée ou encore s’avancer jusqu’à la dangereuse Porte d’Auteuil pour gagner l’appartement dans la Villa Montmorency…

Eric Besson : sinistre Ministre.

Sinistre Ministre.

Le Show de Chochotte (3).

BiBi poursuit sa marche en avant. Après la réunion du Waldorf Astoria (1) où l’on célébra Bernard Arnault, il a slalomé entre les tables des petits déjeuners organisés par Brice Hortefeux (2). Le voilà à l’Hôtel Carlyle de New-York City où Chochotte vient faire son Show. La Première Dame de France n’est pas en reste, elle aussi, dès lors qu’il s’agit de Réceptions. BiBi avoue qu’à choisir entre une remise de prix à Bernard Arnault ou un petit déjeuner entre amis avec Brice, rue de Grenelle, il n’y a pas photo : il choisit Chochotte.

Chochotte

Admirons le tact : Chochotte ne veut pas entendre parler de «réceptions», de mondanités, de «cérémonies bling bling». Dans son entourage, on appelle ça un «programme de travail». BiBi ne s’est pas trompé en affublant Carla de son nouveau surnom de Chochotte, car, là, la Première Dame exagère ! Il s’agit bien d’abord d’un Show, d’une grandiose réception ( pour sa Fondation)  même si elle a lieu loin, bien loin des caméras.

Ce mardi 22 septembre, à l’Hôtel Carlyle de New York City, s’est en effet tenue une magnifique réception au cours de laquelle Chochotte a reçu une demi-douzaine de «décideurs économiques». BiBi ne sait pas si c’est l’épouse de Chouchou qui a, là aussi, placé Rupert Murdoch, propriétaire de Fox News et Georges Soros, financier milliardaire, dans la case de «décideurs économiques», toujours est-il qu’ils étaient là, cœurs généreux, chèques et coffre-forts ouverts sur billet vert.
Chochotte devra remercier son Toutou ou son Gourou en Com, Grégoire Verdeaux (Verre d’eau ?) avec qui chacun sabla le Champagne… en toute discrétion. N’est-il pas malin ce Grégoire ? Là, il écarte les caméras tout en laissant filtrer les informations qu’il sélectionne ; ailleurs, il rameute les médias en criant haut et fort que Carla a créé une Charity afin de récolter des Fonds US pour sa Fondation Chochotte. Ailleurs encore, il a convaincu Chochotte de ne pas faire bande à part comme lors du G8 italien à l’Aquila et faire, au bas mot, copain-copine avec Michèle Obama.

A Pittsburgh, Chochotte a visité un quartier difficile sur la pointe de ses ballerines rosées. BiBi n’a pas su si elle avait emporté, avec elle, le «Karcher» acheté il y a trois ans par son mari.

Avec Brice, petites réceptions entre amis (2).

Hortefeux au Stand de tir

Les petits déj’, rue de Grenelle.
Brice Hortefeux ne manque pas d’énergie. Après ses déclarations anti-auvergnates, il n’a pas perdu de temps. Le voilà à l’initiative des «Petits Déjeuners», rue de Grenelle. Ces rencontres sur le pouce, entre pain au chocolat et café noir, réunissent une quinzaine de collègues et de parlementaires. Pas plus : quinze UMP, ça va, mais avec plus de monde, ça risquerait de dégénérer. Ce sont les seconds Couteaux (de table), François Sauvadet et Edouard Courtial (député de l’Oise) qui organiseront le premier rendez-vous matinal qui se tiendra le 13 octobre. Ces petits déjeuners auront lieu ensuite toutes les trois semaines. Vu les bourdes de ces dernières semaines, il y aura du pain sur la planche. En tous les cas, sur la politique menée à la baguette de Brice, BiBi n’en perdra pas une miette.

Pot d’honneur, place Beauvau.
Mais Brice n’en reste pas là. Auparavant, il aura occupé dignement sa soirée du 30 septembre, place Beauvau. Il a mitonné un superbe pot d’honneur en lançant seulement 120 invitations car, au-delà, ça risquerait de dégénérer. Cette rencontre nocturne n’est pas de celles que BiBi s’offre dans son bistrot préféré. On n’y plaisantera pas sur les Auvergnats d’Afrique du Nord. On y parlera peut-être de Stratégie : Brice en Premier Ministre à la place de François pour la Bataille 2012 par exemple. Brice est donc aux petits fours et au moulin. On n’a pas dit à BiBi si Valérie Hortefeux sera de service et si le Personnel viendra de Clermont-Ferrand ou de Marrakech.

Prochain et dernier article du triptyque de BiBi sur les Réceptions et Cérémoniaux pipolitiques : « Le Show de Chochotte » (3)

« Bernard Arnault primé au Waldorf Astoria » (1).

Bernart Ar(t)nault

BiBi entame là le premier des trois articles qui parlera – chacun à sa façon- des réceptions tenues et organisées par les grands de ce Monde chic, distingué ou sourdement souterrain. En lisant la Presse de droite, BiBi est frappé par l’importance de ces cérémonies où se croisent les «décideurs économiques», les personnels politiques agréés, les people, les Sous-fifres, les portiers et les liftiers. Sur tous ces temps-là, sur ces réunions top-BCBG, Pierre Bourdieu avait écrit certaines choses. Ces moments-là ne sont pas anodins : ils témoignent que l’Intérêt ne se loge pas seulement dans le créneau directement économique. La Guerre contemporaine que mènent ces Grands Capitalistes se joue en effet aussi sur des profits de distinction, de notoriété, sur des calculs de grandeurs, sur des luttes de places à prestige qu’on s’arrache etc. Bonne(s) lecture(s).

« BiBi va au bistrot, il salue le patron, il glisse un haut tabouret sous ses fesses pour s’accrocher au zing ou bien, lorsqu’il a le temps, il vise une table inoccupée. Parfois il s’isole, parfois il déborde sur les conversations en cours. Toute cette stéréophonie de bibistrot, c’est pour lui, BiBi au quotidien, pas pour son ami Bernard Arnault dont il a eu des nouvelles très récemment.

C’était au Waldorf Astoria pour la remise des prix de l’Appeal of Conscience Foundation. Cette Fondation, paraît-il, prêche la réconciliation et la coexistence (sûrement pacifique).
BiBi ne s’étonne donc pas de voir Bono de U2 serrer la main de Rupert Murdoch, propriétaire de la Chaine Fox News, diffuseur de thèses nationalistes ultra-droitières, d’être sensible à l’humour du copain Bernard Arnault en direction de Mukhtar Kent, président de Coca-Cola : « Je préfère mes bulles aux vôtres !» lâchera t-il. Wow quelle insolence, Bernard ! Quelle in-so-len-ce ! Dans un coin, Julie Depardieu un peu (é)méchée est en grande discussion avec Uma Thurman ; Antoine Arnault Junior cancane avec la Reine de Jordanie et Gordon Brown. Sur la terrasse, Kissinger (toujours vivant celui-là ?) donne des leçons de stratégie politique à Renaud Dutreil l’ex-député rémois (bien loin de tout ça aujourd’hui en tant que Président de la filiale américaine LVMH). Le journaliste du Figaro se cache derrière sa flûte de champagne et n’en perd pas une miette. Il admire, il écrit déjà : «Tout le monde est en Dior».

Ensuite, chacun écoutera, extasié, Bernard Arnault, l’Amoureux des Artistes, le Passionné d’Art, l’un des trois lauréats annuels. En fin lettré, il évoquera magnifiquement Raymond Aron et Saint-Exupéry (ça vole haut), il dissertera avec une merveilleuse aisance sur l’Humain, trop humain. On cherchera en vain son épouse pour qu’elle joue du piano : son absence sera la fausse note de la soirée. On ne dira pas combien cela coûta à chacun des 1000 présents. Après tout, une telle remise des Prix est sans prix.
Reste que pour BiBi, la bière, elle, est montée à 2,50 euros en salle ».

Dessins : www.cedricgeney.over-blog.com

(Prochain article : « Petites réceptions entre amis… de Brice »).