Paul Desmarais, l’ami fidèle de Sarkozy.

BiBi a déjà parlé des vénérables amis de Chouchou, en particulier d’Antoine Bernheim, ex-Président des Assurances Generali. Celui-ci avait poussé deux de ses poulains à entrer dans les Arènes économico-politiques. Chouchou lui doit son ascension gagnante et Vincent Bolloré son Empire.

Cette fois-ci, BiBi passe au crible un autre financier tout aussi décisif : Paul Desmarais.

Moins connu mais tout aussi puissant que Bouygues par exemple, le canadien Paul Desmarais est PDG de Power Corporation du Canada, il est aussi magnat de la presse canadienne, collaborateur du Groupe Carlyle auprès de Georges Bush, abonné aux réunions du Groupe Bilderberg et collaborateur aussi (selon Wikipédia) du demi-frère de Chouchou.

Ce richissime homme d’affaires (83 ans) se trouve être le beau-père d’… Eric le Moyne de Sérigny, gestionnaire de portefeuilles de gens très très fortunés et surtout homme de l’ombre d’Eric Woerth (mis en lumière dans l’avant-dernier numéro du Canard Enchaîné). En effet, sa fille Sophie Desmarais a épousé ce Sérigny-là, collaborateur sans états d’âme de notre Ministre si critiqué. Le Monde est incroyablement petit  et le Hasard, dans ce même Monde, fait si bien de si belles choses ! En effet, quand on commence à comprendre l’alliance entre Politiques et Gens de fortune, on est toujours effaré de voir jusqu’à quel point va cette concorde, cette concordance, la puissance et la solidité de ces réseaux dont le couillon de Citoyen n’a même pas idée.

Ce Paul Desmarais est un ami de Sarkozy de très longue date : il avait par exemple soutenu «moralement» le tout jeune Nicolas, débutant alors en Affaires politiques, qui, en retour, lui avait remis la Grand-Croix de la Légion d’Honneur, huit mois après son élection à la Présidence de notre République.

Pour nous éclairer sur cette bienveillance, Chouchou évoque ici ses souvenirs de 1995 lorsque le Canadien l’avait encouragé après «la traversée du Désert » (nous étions alors dans ce temps post-élection de Chirac gagnant contre Balladur perdant) :

« Un homme m’a alors invité au Québec dans sa famille. Nous marchions de longues heures en forêt. Et il me disait : «Il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi».

Une stratégie morale et sans appuis financiers, cela va de soi. BiBi ne donnera pas  dans les «vilenies» actuelles : il n’utilisera pas de «méthodes fascistes» (Nadine Morano), il ne sera pas «collaborationniste» (Eric Raoult), il ne fera pas partie de ces «justiciers auto-proclamés» (Fillon) et il ne versera pas dans «la récidive de la calomnie» (Wauquiez).

Oui, ne comptez pas sur BiBi pour parler d’eaux troubles desmarais.

Bling-Bling : l’Hôtel Bristol et les Sarkozy.

Chouchou abandonne le Fouquet’s.

Le nouveau PDG de l’Hôtel Bristol, rue Faubourg Saint-Honoré, s’appelle Didier Le Calvez. Cet Hôtel est très prisé de Chouchou qui s’y installe quasiment chaque semaine pour dîner en solo ou pour animer – en compagnie d’Eric Woerth – les soirées de collectes de dons de la part de ses généreux partenaires financiers. Notre Président a en effet déserté le Fouquet’s de son sulfureux ami Dominique Desseigne, un lieu dorénavant trop voyant et si peu populaire. Chouchou est un habitué de la salle de restaurant du Bristol où officie le chef Eric Fréchon. Le chef, trois étoiles au Guide Michelin, fut fait chevalier de la Légion d’Honneur par Chouchou himself.

Un Hôtel bling-bling.

Didier Le Calvez est propriétaire d’un vignoble à Saint-Emilion. Son épouse détient le Relais & Châteaux Toiras à l’île de Ré. Tous deux se sont liés à la famille Oetker, propriétaire de grands hôtels de luxe dans le Monde : le Brenner’s Park Hôtel (en Allemagne), le Cap Eden Roc (à Antibes), le Château du Domaine Saint Martin (à Vence) et l’Hôtel Le Bristol de Paris. La Sainte famille allemande est aussi détentrice du second groupe agro-alimentaire européen derrière Nestlé.

Leur Hôtel Bristol compte des chambres à partir de 770 euros la nuit et ses suites prestiges grimpent à 2300 euros la nuit.

Tiens, revoilà Carla.

Les liens entre le Bristol et Chouchou ne s’arrêtent pas là. En effet, au cours de l’été, le Palace va être transformé en plateau de cinéma. C’est évidemment pour que Carla Bruni Sarkozy, dite Chochotte, puisse tourner le « rôle de sa vie » sous la direction de Woody Allen. Le film s’appelera « Midnight in Paris » et Chochotte interprètera une Directrice de Musée.

Pour être crédible en Directrice de Musée.

Dans une lettre alarmiste (sur papier Bristol ?) datée du 29 juin, les trois patrons des principaux Musées de Paris (Louvre, Orsay, Centre Pompidou) ont dénoncé la pauvreté de leur budget alloué et se mobilisent pour protester contre la Politique culturelle du Ministre-en-Pyjama (Frédéric Mitterrand).

Carla qui, selon Karl Lagerfeld, « s’ennuyait à l’Elysée » (mais que fait son animateur de colo Grégoire Verdeaux ?) pourra toujours aller voir nos trois directeurs de Musée pour bien s’imprégner de son rôle. Les Musées sans subvention sont si amusants !

Coucou la Suisse !

Notre Président n’aime pas les Helvètes.

Nicolas Sarkozy prétend ne pas aimer la Suisse mais fait silence sur ses coffres-forts. «Liliane Bettencourt est la femme la plus riche de France et elle est restée en France. Est-ce qu’on aurait préféré qu’elle parte en Suisse ? Je ne veux pas qu’elle foute le camp en Suisse, moi !». BiBi rectifie quand même : l’argent de Madame Bettencourt est déjà en Suisse. Elle détient déjà deux comptes en Helvétie : l’un de 13 millions d’euros et l’autre, à Vevey ( de 65 millions d’euros) tous deux non déclarés au fisc français. N’est-ce pas plutôt ça le problème ? En tous les cas, ce n’est pas à elle que notre Chouchou nous refera le coup du : « Allez, casse-toi pauvre C… » !

Le couple Woerth en villégiature genevoise.

Comme sa femme Flo, Eric connaît bien la route qui mène à Genève et au Lac Léman. Tous deux viennent souvent rendre visite à un ami très… cher :  Pierre Condamin Gerbier, responsable de l’UMP à Genève et gérant de fortune ardent défenseur des « family offices », ces sortes de banques qui n’acceptent que les Puissants. Comme banquier amoureux de Genève, BiBi n’avait qu’un ami : Edouard Stern mais hélas, il a définitivement démissionné. BiBi se demande quand même si le couple Woerth et Edouard se connaissaient ?

« Le Monde » à l’heure du Patronat suisse.

BiBi avait parlé du racisme de l’Intelligence envers ces «Bleus» illettrés. C’est tout le contraire avec les dithyrambes du Monde à propos de Nicolas Hayek, patron des montres Swatch et des Mercèdès de même nom. Le Monde ne tarit pas d’éloges sur l’entrepreneur suisse, récemment décédé : «Pour Nicolas Hayek», résume la journaleuse Nicole Vulser, «un entrepreneur doit retrouver la fantaisie originelle qui est en lui. C’est un artiste. Il crée des choses, il surmonte des obstacles (…) C’est quelqu’un qui admire la beauté et la culture, qui motive, qui refuse la domination de la finance sur l’industrie, qui passe très vite de la théorie à la pratique, à la réalisation». Gageons qu’avec les nouveaux repreneurs du Monde, ces éloges se feront quotidiennement. BiBi attend impatiemment les prochains articles sur Pierre Bergé.

Veaux, vaches…

En Suisse, l’Office Vétérinaire Fédéral estime que 2500 à 3000 étables devront être agrandies d’ici août 2019. En effet, les vaches grandissent et grossissent plus vite que leurs étables. Il est donc temps que leur logis soit adapté à leurs mensurations voluptueuses, a décidé le Conseil Fédéral. BiBi est vachement content pour elles.

… et Cochons.

Relevé dans la Tribune de Genève : «Faire le salut hitlérien ou arborer une croix gammée en public restera impuni en Suisse. Le Conseil Fédéral évoque des difficultés d’application de sanctions…». BiBi suggère que les membres très fatigués de ce même Conseil Fédéral soient désormais pris en charge par la Croix… Rouge.

Sepp Blatter déblatère.

La FIFA a procédé à 208 contrôles anti-dopages lors des 52 premiers matches de la Coupe du Monde. Tous négatifs. Depuis… 1998, aucun joueur n’a été contrôlé positif à une substance interdite. Sepp Blatter a-t-il été lui aussi contrôlé ? Car ce Président doit vraisemblablement se doper au mensonge tout terrain.

Racaille.

Dans la Tribune de Genève du 5 octobre dernier, on pouvait lire un encart publicitaire de l’UDC genevoise qui dénonçait « la racaille d’Annemasse ». Plainte avait été déposée par le Maire d’Annemasse pour injure publique, provocation à la haine et à la discrimination. Le magistrat a classé l’affaire, prétextant la perte des dossiers. Pourtant BiBi semble avoir vu les dossiers en question : ils n’étaient pas très loin du juge, juste à côté, à son extrême-droite.

BiBi fait le compte de ses lecteurs.

BiBi tient à remercier chaque lecteur régulier ou occasionnel de son Blog. BiBi espère continuer de faire rire aux larmes, de faire pleurer de joie et surtout de donner à penser à tout visiteur qui s’aventurerait ici même.

BiBi est allé faire ses calculs via Google Analytics. BiBi les livre ici… non sans fierté.

Du premier juin au premier juillet, BiBi a comptabilisé 10916 visiteurs soit une moyenne de 352,13 visiteurs par jour ( contre 306,34 visiteurs par jour de Mai).

Devant ce chiffre, BiBi imagine tous ces lecteurs devant lui (où mettre le 0,13 visiteur ?) et il en a presque le vertige. Par rapport au mois de mai, BiBi a gagné des lecteurs (1113 visiteurs de plus). Les pages vues – 7 billets par page – ont été plus nombreuses : de 15933 en mai à 17454 en juin. Les visiteurs directs ont été 1225 et ils ont passé 1 minute 58 seconde en moyenne sur le Blog.

Ce sont les sites citoyens (Dazibao, Betapolitique, Cozop, Rue89) qui ont amené le plus de trafic. Normal : BiBi donne aux trois premiers ses articles avec joie.

BiBi remercie aussi les ami(e)s bloggeurs, toujours aussi fidèles qui viennent de tous les horizons (particulièrement ceux de sa Blogroll et ceux/celles de la Chaise-Dieu).

Un salut encore aux liens fournis par Dazibao (341), Celestissima (79), Nouvel Hermès (77), Le Village des NRV (29), Ruminances (27), Captain Haka, nouveau venu (21), Valérie de Librelulle (20) et Guy Birenbaum (14).

Les mots-clés qui ouvrent les meilleures serrures ont été… Domenech (!), Pamela Courson (ex-femme de Jim Morrison), Valérie Hortefeux et… Bigeard !

A noter : deux visites togolaises pour une lecture de 14 minutes et un visiteur de Madagascar (13 minutes 54) pour ce mois.

Toujours pas de visiteurs de la Bolivie, du Mali, du Soudan, de Mongolie, d’Ukraine depuis la naissance du Blog.

BiBi s’est inscrit sur le European Blog de Cathy Nivez et il a eu la surprise d’y voir figurer en Une un de ses articles traduits en cinq langues (sur les Brèves à propos de Sepp Blatter, Président de la FIFA). Sur le Classement Wikio (en catégorie Divers) de Juin, BiBi était classé 78 ième.

« La dernière photographie de Jim Morrison » continue d’attirer le client. Pas très loin derrière, Anelka et Finkielkraut a fait recette, Guillon et Porte continuent de faire marrer…

En tous les cas, le MERCI n’est pas feint. Grâce à vous tous, BiBi continue de vivre de drôles d’aventures.

JDD : Olivier Jay et son édito.

Le JDD est aussi embêté que notre Président sur l’Affaire Woerth-Bettencourt. Olivier Jay, nouveau directeur du Journal du Frère Lagardère, est monté au créneau pour colmater les brèches de la Forteresse sarkozyste.

Le titre de son édito  est « Tous pourris ? » Comme si la Question était là. Bien arrangeante cette question car, même à question inutile, tout lecteur salive déjà à lire la réponse. Celle-ci arrive dans les dernières lignes :  » Nicolas Sarkozy doit trancher… C’est aussi la marque des Hommes d’État. Pour rétablir l’idée de justice. Pour éviter la montée insupportable du « tous pourris ». Il est encore temps« .

Jolis envols et jolies envolées pour ce Jay-là avec ces deux maîtres-mots : attendre (« Il est encore temps« ) et promettre (« Nicolas doit trancher« ). Tout cela évite d’interroger le Présent dans le détail. Pourtant, avec cette affaire Woerth, les détails au quotidien fourmillent non ?

Le Journaleux prend bien soin de ne pas écrire une seule fois le nom de « Woerth ». Il nomme l’Affaire du seul nom de « Bettencourt ». Par contre, dès les premières lignes, il cite les deux défenseurs de Woerth, Simone Weil et Michel Rocard et les qualifie de « deux sages« . Ah bon ? Des Sages ? Sage, Monsieur Rocard qui déclarait dans le Monde du 20 novembre 2009 :«Il faut commencer par cela : nous voulons conserver le Capitalisme». Sage Madame Veil, supportrice de toujours de Chirac, de Tibéry et de Sarkozy ?

Mais le plus drôle est à  venir : il paraitrait selon notre Oiseau du JDD que l’Affaire Woerth serait un « roman vrai« . Un Roman vrai ! Oh, merveilleuse trouvaille que voici : le « roman vrai » concilie les contraires et fait perdurer la confusion. Car la « confusion » est le seul stratagème pour éviter que l’Affaire ne devienne claire (ce qu’elle est pourtant). Voyez-en les avantages :

1. Si vous êtes plutôt pro-Sarko, vous tirez du côté du « Roman » (comme élucubrations, fiction, invention…).

2. Si vous considérez que l’Affaire Woerth dit des vérités sur les méthodes exécrables et anti-démocratiques de Chouchou, vous choisissez le « vrai« .

Il faut attendre la page… dix pour lire des infos détaillées sur le plus grand scandale du quinquennat. Le journaleux Laurent Valdiguié reste aphone et ne prononce pas – lui non plus – une seule fois le nom d’Eric Woerth, continuant de pérorer sur « l’Affaire Bettencourt ».

Enfin, dans le petit encart adjacent, on apprend qu' »Eric Woerth » ne veut pas apparaitre en public, qu’il est « épuisé et miné« . Et ce n’est pas dans les Hôpitaux qui vont fermer ( et dont le JDD nous dessine la carte) que notre Ministre va pouvoir se refaire une santé.