Clara Gaymard et les chics types.

Souvenirs, souvenirs.

Les lecteurs de BiBi savent tous combien Clara (Gaymard) aime son Hervé. Ils avaient été tous deux de l’Aventure du Ministère de l’Economie et du Loyer parisien dérisoire, aventure qui s’était terminée par la démission de notre grand amateur de littérature (voir article de BiBi). BiBi sait que Clara n’aime pas qu’on reparle de cette époque. Promis, juré, BiBi n’y reviendra plus sauf à relever que c’est Le Monde (8 juillet) qui y insiste.

Un trio adoré !

C’est évidemment pour rappeler les hauts faits d’armes de ce fabuleux trio adoré du Grand Jacques : Gérard Longuet (trésorier du PR, mis en examen pour infraction au financement des partis politiques), Alain Juppé (qui avait du déménager de son 181 m2 des HLM de Paris 6ième) et Hervé, le Chouchou de Chichi.

Happy Birthday, dear Hervé !

Il y a peu ce fut l’anniversaire d’Hervé, fêté en Savoie d’où le bonhomme est originaire. Clara avait réservé à son Homme une belle surprise. Chacun sait – depuis l’article BiBi – combien Hervé est fasciné par les écrivains. Eh bien, Clara invita, sans le lui dire, quelques écrivains de renom pour son 50 ième anniversaire.

Après le dessert.

Tout se passa bien jusqu’au dessert… jusqu’à ce que Jean d’Ormesson prit un coup de sang. L’écrivain qu’on voit et invite beaucoup ( mais qu’on ne lit jamais) prit à partie un journaleux du Figaro-Magazine, Sébastien Lapaque. Ce dernier, rebelle du Faubourg (Saint-Honoré) avait écrit un ouvrage où il avait moqué un tantinet le sieur d’Ormesson, ironisant sur sa façon d’annoncer son «dernier livre» comme d’autres ( Aznavour, Johnny) annoncent leurs adieux (inter)minables et sans cesse renouvelés. Invectives réciproques…

Lapaque met le paquet.

Lapaque ne s’en laissa pas compter et revendiqua devant l’assemblée son «devoir d’insolence», rappelant toutes les courbettes de notre Génie littéraire pendant les derniers quinquennats (à Chirac, à Sarko) ! Mal lui en prit car Jean se leva et vint lui administrer une gifle de haute volée. Heureusement, Jean n’était pas venu avec son épée d’ Acacadémicien ! Ouf ! On avait évité le drame.

Les pleurnicheries d’Hervé.

Quelques heures auparavant, Hervé Gaymard s’était répandu en pleurnicheries. En pensant à Eric Woerth, il n’en finissait pas de gémir : «A l’époque, personne ne m’avait soutenu parmi mes collègues du gouvernement ! Il n’y avait eu que quelques parlementaires pour m’envoyer des mots de soutien alors qu’avec Eric Woerth…»

Eric et Hervé, même combat.

Finalement, Hervé et Eric se ressemblent beaucoup. BiBi se souvient d’Hervé  : « Je ne vais pas me laisser épingler comme un pigeon alors que je suis propre comme un sou neuf ». ( BiBi rajoute : … ou comme une pièce jaune de Bernadette…)

Eric Woerth est plutôt propre, lui, comme un euro de la BNP ou un franc suisse d’UBS.

Source : Le Faucigny.

Quand « Libération » fait son couscous !

BiBi lit de temps en temps Libération. Il est tombé sur l’article du journaleux de service (Michel Henry) qui s’est mis en quatre pour nous présenter – en dernière page SVP – le député UMP, Lionnel Luca  ( Titre de l’article : Bazooka).

Probablement fasciné par ce fort-en-gueule, le journaleux fit le portrait du bonhomme sans aucune distance critique. Petites phrases rajoutées à de petites phrases mises entre guillemets. Extraits :

« On le classe très à droite. «Je m’en fous». Il se moque « des petites cases » dans ce «beau pays des préjugés». « Il n’y a que des postures qui sont des impostures». Luca a kiffé Chaban-Delmas et même Michel Jobert… »

On devine là le jeunisme du journaliste : soit Michel Henry est un vieux de la vieille et alors son «il a kiffé» sonne faux, soit le journaliste est prépubère et c’est trop rigolo qu’il nous parle des hommes préhistoriques ou fossilisés (Chaban et Jobert).

Enfin… Et voilà la conclusion très complaisante qui a fait rire (jaune) BiBi :

« Côté verbe et excès, Luca pense que Brice Hortefeux a sorti « une connerie ». Le journaliste envoûté pédale alors dans la semoule : le voilà rajoutant, tout fiérot, de sa propre plume  : « … mais pas de quoi en faire un couscous ».

C’était l’humour-Libé du 8 juillet 2010.

Les Flèches nationales de BiBi.

Le Monde du 8 juillet nous rapporte la volonté du Chef de l’Etat de parier sur la « coupure estivale » pour enrayer l’Affaire Woerth. BiBi prendra bien quelques jours en août mais pas question de couper court, de couper sa parole ou de couper sa langue ensoleillée.

Eric Woerth (1).

Il serait «amaigri», «sous pression». Il aurait le «visage blême», les «traits tirés», serait «victime d’un torrent de haine». Le Chef de notre Etat l’aurait incité «à faire part de sa souffrance». Ce qui fut fait à TF1.

Le même jour, Chouchou est allé rendre visite aux malades de l’Hôpital de Brie-Comte-Robert en Seine et Marne. En âme charitable, l’ami Nicolas a surement du demander s’il y n’avait une petite place pour le souffrant Éric.

Eric Woerth, le Chamoniard (2).

La Tribune de Genève est allé enquêter sur le lieu de repos du couple Woerth, à Chamonix : un 60 m2 (sans vue sur le Mont-Blanc, au contraire Édouard Balladur, autre chamoniard). Le modeste appartement coûterait – selon estimation- quand même 300.000 euros.

Sophie Roselli, journaliste de la Tribune de Genève, maniant un certain humour-BiBi, finit ainsi son article sur notre Éric, très bon alpiniste : «L’Amoureux de la Grimpe doit souffrir de dévisser dans les sondages». Souffrir, toujours souffrir !

Finalement, l’Affaire Woerth ne sent pas le soufre mais la Souffrance !

Souffrance (bis).

Catherine Pégard, ex-journaleuse, conseillère de Chouchou, nous rapporte une confidence du Maitre : » Il faut bien réfléchir avant, on n’est pas au pouvoir pour être heureux » (JDD du 11 juillet). C’est vrai, Cathy : on est au Pouvoir pour souffrir, pour vivre dans la Douleur. Freud et Lacan l’ont assez écrit : Jouir, Souffrir, ça va souvent, très souvent ensemble.

Gérard Longuet.

Gérard Longuet réapparaît ces derniers temps sur la scène politique. Souvenons-nous de toutes les casseroles qu’il traîna derrière lui : ancien trésorier du Parti Républicain, il avait été mis en examen pour abus de bien sociaux, pour abus de confiance et pour infraction au financement des Partis politiques. BiBi a trouvé une des ses magnifiques envolées dans le Monde du 8 juillet : «Tout le monde doit être parfait. Le monde politique n’en est pas encore là».

Gérard connaît ses dossiers : il sait parfaitement de quoi il cause !

Alain Juppé.

BiBi a retrouvé aussi une perle ancienne du Maire de Bordeaux : «Je n’ai pas l’intention de me laisser mettre à la porte par les campagnes du Canard Enchaîné». Sur ce, il avait déménagé aussi sec, queue et tête basses, de son 181 mètres carrés de son appartement classé aux HLM d’un Paris tenu par l’ami Tibéri.

Hervé Gaymard.

Notre Expert en littérature avait lui aussi pronostiqué : «Je ne vais pas me laisser épingler comme un pigeon alors que je suis propre comme un sou neuf». Dix jours plus tard, Hervé le pigeon perdait ses plumes et quittait son poste de Ministre de l’Economie pour son nid savoyard.

Nadine Morano.

Madame préfère partir en guerre contre les «méthodes fascistes» de MédiaPart et perdre son temps à défendre l’ami Eric plutôt que de se rappeler ses promesses faites aux Handicapés (12 juin). La hausse programmée de l’Allocation d’Adulte Handicapé qui devait être de 4,5% sera seulement de 3%. L’UNAPEI s’indigne «du reniement des engagements  du Président de la République et de son gouvernement». Nadine ne défend qu’une seule famille d’handicapés : celle de l’UMP.

Copé confirme.

Copé vise 2017 et ne veut dorénavant qu’une chose : faire perdre Chouchou en 2012. Il se dit : « Mieux vaut un gouvernement de gauche dès aujourd’hui, ça me laissera le temps de me préparer et d’apparaître comme le Messie que la France ne manquera pas d’attendre ». C’est pour cette raison qu’il a repoussé une mesure-phare du projet de loi sur le « dialogue social » dans les petites entreprises, mesure défendue par Eric Woerth. L’entreprise Copé est vraiment une petite entreprise.

Nicolas Sarkozy, le Maître.

Allait-il parler à la TV ou non ? Un des proches de Chouchou, très agacé, a répondu que «Sarkozy est maître du Temps». En d’autres temps – pas si lointains – Claude Askolovitch du JDD félicitait son Ami Nicolas «maître du Monde ». Rien moins ! Cette fois-ci, c’est François Fillon qui nous lâche : «Nicolas Sarkozy est maître de son calendrier, maître de ses choix». Surtout maître de France 2 où il viendra, ce lundi 20h30, en maitre censé nous en maitre plein la vue.

Les « Voyages d’inspiration » de notre Président.

Tom Cruise.

L’acteur américain, adepte de l’Église de Ron Hubbard, ami intime de Nicolas, sera invité sur le Tour de France. Il sera peut-être possible de le voir sur les Champs lors de la dernière étape. Gageons qu’il poussera jusqu’à l’Elysée tout proche pour parler vélo et… et… vélo avec son locataire, comme lors de sa dernière visite du 30 août 2004.

Anne Fulda.

La Chroniqueuse du Figaro attend que son ex (le chouchou de l’Elysée) prenne la parole ce lundi : «Rarement parole présidentielle n’aura été aussi attendue». Nicolas tiendra parole ce jour entre 20h30 et 21h30 sur France 2 : une heure pour se réconcilier avec Arlette Chabot. BiBi lira avec intérêt la parole d’Anne, ex-présidentiable, dans le Figaro du lendemain de l’intervention. Et… sans attendre.

Florence Woerth.

Le Journal du Dimanche nous rapporte que la femme d’Eric Woerth «est partie en vacances se reposer». Sur le yacht de Bolloré ? Ou à Gstaad chez Johnny ?

Eric et Florence Woerth.

Sur le marché de Chantilly, Eric Woerth parle de son chemin de croix mais se félicite de la bienveillance des habitants de sa ville : «Les gens me voient vivre ici depuis 25 ans. On ne peut pas tricher avec eux ».

La presse helvétique rapporte que sa femme se serait inscrite sur l’annuaire électronique de la petite ville de Lonay ( près de Lausanne) en guise de boite aux lettres fictive. Madame Woerth aurait pu dire de son côté : «Les gens ne me voient pas vivre ici. On peut facilement tricher avec eux».

Les Amis Bettencourt.

Apprécions les paroles de la comptable Claire : «Comme monsieur et Madame Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils [les invités] parlaient très fort. Et de l’autre côté, on entendait souvent des choses que l’on n’aurait pas dû entendre». BiBi se demande bien pourquoi Liliane n’avait pas équipé sa maison de portes de coffre-forts. Un devis trop cher ? Un emprunt BNP refusé ?

En voyage d’Inspiration ?

Fin juin, Chouchou avait mille choses à faire. Le mercredi 23 juin, il fit attendre John Galliano et ses invités (Bernard Arnault et sa fille chérie, Delphine, Kate Moss, Sydney Toledano, Claude Martinez). Nicolas arriva enfin, très en retard, pour remettre la légion d’Honneur à Galliano et déclara au Directeur artistique de chez Dior : « John, vous avez institué chez Dior quelque chose que je vous envie : « Les Voyages d’inspiration »… Ah, j’aimerais bien moi aussi… » A cette cérémonie, chacun nota l’absence inexpliquée de Chochotte… certainement en Voyage d’inspiration !

La Cagoule oubliée de Nadine Morano.

En 1968, à tort et à travers, certains gauchistes voyaient du fascisme partout. Les mouvements d’extrême-droite ne recueillaient alors que 1 à 2%. Aujourd’hui, c’est la Droite de Nadine Morano qui s’est emparée du mot et qui parle de « méthodes fascistes » (à propos de… « Médiapart »).

BiBi voudrait juste rappeler à cette brave dame quelques antécédents de la Maison L’Oréal.

1. Eugène Schueller, le père de Liliane Bettencourt et Eugène Deloncle ont fondé le Mouvement Social Révolutionnaire avec l’approbation de la Gestapo. Eugène Schueller a engagé dans sa grande Maison Jacques Corrèze, membre de la Cagoule qui avait été soupçonné de plusieurs assassinats et de persécutions envers les juifs.

2. André Bettencourt, le mari de Liliane, avait tenu dans sa jeunesse une chronique régulière de 1940 à 1942 dans l’hebdo «La Terre française» publié par l’Occupant et il avait signé des brûlots antisémites.

3. Un petit rappel qui risque de fâcher ( pas uniquement les Fachos) : souvenons-nous encore qu’une amitié indéfectible avait lié André et François (Mitterrand). BiBi a cherché mais il ne saurait dire si André Bettencourt avait été présent à Latché (résidence secondaire de Mitterrand) le jour où fut pris ce cliché aujourd’hui introuvable de Manuel Bidermanas. Autour d’une table, on papotait joyeusement (sur les jours tranquilles à Vichy ?). Il y avait là François, Danielle, Jack (Lang) et l’aimable René (Bousquet) qui fut Secrétaire général de la Police de Vichy en 42 et 43.