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Sarkozy grimpe dans les sondages !
Le Président est un « bon président » pour 53% des Français (+12 points par rapport à mai !), selon un sondage CSA publié hier. 43% des Français pensent que le Président doit « continuer à gérer les principaux dossiers du pays » durant ses vacances et 51% qu’il doit « se reposer complètement » après… son malaise. Son malaise ? C’est alors que BiBi se rendit compte qu’il lisait le numéro du Figaro du 23 juillet… 2009.
Nicolas… Nicolas Demorand.
A la question : « Que pensez-vous des tensions qui minent actuellement l’antenne de France-Inter », Nicolas Demorand répond sans rire : « Le nouveau mode de désignation des dirigeants des grands médias publics est à l’origine des tensions qui règnent dans ces entreprises. Il y a fatalement un soupçon qui pèse sur ces dirigeants. Cela complique très fortement le management… ».
C’est évidemment plus simple et beaucoup moins compliqué à Europe 1 où le journaleux a été transféré. Là-bas, au royaume d’Alexandre Bompard, jeune énarque promo Cyrano, ex-pensionnaire du Cabinet Fillon, pas de soupçon possible. Une transparence totale : tout le Monde sait que la station appartient au Frère Lagardère et qu’Alex Bompard est très copain avec Alain Minc, qu’il est aussi très pote avec Stéphane Courbit et bien sûr très ami avec notre Président. En toute indépendance, bien sûr.
Garden-party : de l’eau et du Champagne.
A Paris, pas de réception grandiose pour le 14 juillet. En d’autres temps (année 1995), on fêtait ça sans complexe. Chirac arrivait vers 19 heures, appréciait la beauté des demoiselles malgré le courroux de Bernadette. Il «serrait des mains et buvait des coups» selon le traiteur Marc Vigneau-Desmaret. Tout ça ne manquera pas à Chouchou. Impopulaire, il n’y a plus personne pour lui tendre la main. De plus, élevé à l’eau plate, il déteste le vin. Tout le beau Monde le dit : Chouchou ne boit que des Verdeaux.
A New-York, pour sa participation à l’Assemblée générale des Nations Unies (21 au 24 septembre dernier), la délégation française comprenait 132 membres auxquels il fallut rajouter les 31 membres de l’équipage des trois avions. Coût total de l’accueil-hébergement : 1.145.279 euros. Ah ! le bon vieux temps ? Eh bien, non : alors que tous les consulats ont vu leur budget se réduire, celui de New York continuait son train de vie. C’est vrai qu’il est sponsorisé par… des marques de Champagne. Un consulat probablement arrosé par la Maison UMP Taittinger.
Non, on n’imagine pas !
La Famille Sarkozy sera bien occupée pendant le mois d’aout. Chouchou attendra au Cap Nègre que Chochotte en ait fini avec Woody Allen à l’Hotel Bristol. BiBi a réentendu notre Président lors de son intervention télé apostrophant Pujadas et les Français : «Vous m’imaginez, pendant un dîner, devant les convives à tables repartant avec l’argent ? ». Bien sûr que non, se dit BiBi qui conseille au Président, féru de cinéma, de revoir un film de Woody Allen datant de 1969. Son titre ? «Prends l’oseille et tire-toi ».
Plein soleil sur Nicolas et ses amis.
Dans son intervention télévisée, Chouchou, très rebelle, s’est offusqué des pressions : «Quand vous mettez en œuvre des réformes, vous bousculez des intérêts, des situations acquises, un certain nombre de gens… ». Des intérêts ? Chouchou, lui, a – contrairement à ces mystérieux comploteurs tapis dans l’ombre et le brouillard – des amis très désintéressés. Citons : Dassault, proprio du Figaro, Lagardère (proprio de 17% du Monde, du JDD, de Paris-Match, d’Europe1, des éditions Hachette), Bouygues (TF1), Vincent Bolloré (journaux gratuits, Havas, SFP, Direct8), Bernard Arnault (Les Echos) etc. BiBi conseillerait bien au Président, très féru du cinéma de Woody Allen, d’aller voir un de ses films datant cette fois-ci de 1992. Son titre ? « Ombres et Brouillard ».
Dans le dernier numéro de Télérama, Michel Lonsdale, en interview, répond à la question : « Comment vous imprégnez-vous d’un personnage ? »
« Je ne travaille pas. Je lis le texte et il me donne une impulsion. Répéter longtemps un rôle, ça m’ennuie terriblement. Je suis un acteur d’instinct, tout est là, tout de suite, je n’ai pas à construire, à réfléchir. Mon grand maître dans le genre, c’est Michel Simon.
C’est un bonhomme qui ne comprenait rien à ce qu’il jouait mais qui possédait une connaissance obscure. Il était génial, totalement décomplexé. Il paraît qu’au cours des répétitions de « Du Vent dans les branches de sassafras » de René de Obaldia, il n’a fait que répéter la même phrase pendant un mois. Les autres comédiens devenaient fous. Pour moi, c’est un modèle absolu de liberté ».
BiBi se souvient avoir vu – à «Cinéma, Cinémas» ?- Michel Simon en longue conversation avec Jean Renoir à la fin d’un repas bien arrosé. Dans le reportage, le comédien racontait au réalisateur pour quelle raison son interprétation du Boudu sauvé des eaux avait déchaîné la critique bourgeoise. Non pas tant à cause des rapports de la maitresse de maison avec le clochard barbu et râleur que Michel Simon incarnait mais en raison principalement de l’impardonnable façon dont il… mangeait ses sardines à table. Transgression insupportable des us et coutumes de la bourgeoisie d’alors : on ne devait absolument pas manger les sardines à l’huile, sorties de leur boite, avec… les doigts.
BiBi a fait une escapade (professionnelle) de 7 jours en Bretagne (du côté de Paimpol). Il a pu à loisir feuilleter Ouest-France et le Télégramme. Il a aussi fini ses soirées entre repas nocturne des Pompiers (à la plage du Palus) et concerts de hip-hop (à Plouha). C’est une Bretagne musicale qu’il a croisée pendant son déplacement.
BackOuest.
Au repas des Pompiers de Plouha, c’était 14 juillet et en arrière de la plage, le repas moules-frites fut suivi d’un concert du groupe de Lannion, Back Ouest. Sous une pluie fine et dans les lueurs blafardes des stands, BiBi écouta un groupe dynamique, mêlant rock et sophistication. Biniou, flûte et flutiau pour cinq trentenaires qui dégagèrent un maximum d’énergie. Le chanteur en chapeau et ses 4 compères mirent au programme des Chants à résonance sociale (Sur le Tibet et sur l’Affaire Seznec). Dommage pour eux d’avoir été interrompus par l’urgence d’un beau feu d’artifice sur la plage car Benoit le chanteur, l’humour d’Alan (et son sens du rythme), la guitare de Stéphane, la basse de Manu et les drums de Sébastien furent impeccables dans la nuit nationale. Il ne reste plus à Back Ouest et à son rock celtique qu’à pousser jusqu’à chez BiBi, du côté du Léman, Back East.
Micronologie et Mukti.
Le lendemain, au « Retour du Jeudi » à Plouha, BiBi eut droit à une soirée de hip-hop dans la salle couverte de l’Hermine (vent et pluie bretonne obligent). Là, le groupe rennais Micronologie fit une belle prestation avec de forts textes et un rythme soutenu. Une musique criblée de « mocronologues » sur lesquels tour à tour s’escrimèrent les trois chanteurs. La soirée se termina sur Mukti, un groupe de hip-hop venu tout droit de Dinan. BiBi, tout ragaillardi, a apprécié que la révolte, ici et là-bas, se fasse entendre. BiBi souhaite longue route aux trois groupes bretons.
A la pointe de l’Arcouest.
Le samedi 17 juillet, ce fut une autre Musique. En attente d’un bateau pour Bréhat, BiBi remarqua du mouvement sur la Pointe de l’Arcouest. C’était François-Marie Banier qui débarquait en hélicoptère pour rejoindre Madame Liliane Bettencourt dans sa propriété. Il vit une armée de paparazzi qui se démenait depuis le vendredi soir pour acheter les services des sédentaires qui louaient leurs bateaux (200 euros pour la journée). Un simple cliché du couple fortuné pouvait se monnayer jusqu’à 10000 euros. Mais il se chuchotait que tout ce ram(e)-dam(e) aurait fait fuir Lili et François-Marie.
En attendant, BiBi de retour sur les eaux calmes du Léman, vit atterrir sur sa plage privée un second mail signé de Florence R., manager à la BNP et grande amie de Grégoire Verdeaux. Faudrait quand-même que le (la?) Capitaine vienne se présenter et cesse de mener BiBi en bateau.
L’Humour de De Villepin.
Interviewé dans Ouest-France, Dominique de Villepin fit rire tous les Amis-BiBi lorsqu’il lâcha : » Un Premier Ministre fort est seul capable de coordonner l’action de ses ministres« . De Villepin, amnésique du CPE, était lui aussi à l’Ouest.
BiBi répond avec un peu de retard à la Chaîne propulsée par Peuples.net sur l’écriture bloguesque et l’engagement qu’elle demande. « D’où écrire ? Comment écrire ? Dans quel cadre? Dans quelle forme physique et mentale etc ». BiBi s’est prêté au jeu et à l’invitation.
Qu’est-ce qui vous inspire ?
Tous ceux qui respirent.
Qu’est-ce qui déclenche l’acte d’écrire ?
Il faut deux choses pour une mise en mots, deux choses ou idées à mettre en rapport : deux pierres de silex pour faire naître une étincelle, deux tempos pour une concordanse des temps, deux pensées fort éloignées pour faire un nœud ou encore du ciel bleu et deux nuages.
A quel moment de la journée le faites-vous ?
La journée, les forces s’accumulent dans le silence de la page blanche. C’est la nuit que ces forces vives reviennent – fantomatiques, intransigeantes, légères, terribles – sous les touches du clavier et le hachoir de la Pensée.
De quels endroits ?
Rosée du matin sur le balcon, cambouis du garage, table de bistrot dans le jardin japonais (un pied de vigne, de la ciboulette). Mais le plus souvent, dans la jungle de ma chambre.
Comment et où vous installez-vous ? Quel est votre environnement ?
Dans les murmures d’une bibliothèque municipale, mercredi matin, de 10 à 12. Dans ce lieu clos, je me salis les mains au pliage et dépliage des journaux. Ou chez soi : dos courbé, assis sur une chaise devant quatre pieds d’une table de travail. En surplomb : sept étagères de livres au-dessus de ma tête et le dernier numéro du JDD, journal du Frère Lagardère à portée de main.
Quels outils utilisez-vous pour écrire ?
Un agenda pour l’écriture à la main et la prise de notes du mercredi. De ce carnet, BiBi en a déjà fait l’éloge. Logiciel Word pour traiter les textes : cent touches de clavier et guère de retouches.
Faites-vous beaucoup de recherches ? Rédigez-vous beaucoup de brouillons ou d’articles que vous ne publierez pas ?
Pas souvenance d’un brouillon retravaillé ou laissé en jachère. Plutôt un trop-à-dire, un trop-à-écrire qu’un assèchement longue durée.
Au sujet de mes recherches : le socle de mes billets naît souvent de la rencontre de mon Quotidien (ou du quotidien politique) avec ce que j’appelle mes Livres de Vie (Shakespeare, Pierre Sansot, Georges Haldas, Artaud, René Char, Daniel Sibony et beaucoup d’autres – ce sont mes sentinelles indispensables…)
Écrivez-vous en prenant votre temps ou avec une certaine frénésie ?
C’est Flaubert qui résumait le mieux ces Tentatives d’écriture – via ce joli mot de « Marinade » : « La Marinade : le mot est de Gustave Flaubert. On se jette à un moment sur son lit. On ne fait rien. Les Pensées tournent en rond, on est un peu déprimé. Des marinades, j’en ai souvent mais elles ne durent pas longtemps, un quart d’heure à vingt minutes. Après, je reprends courage et je me remets à écrire ».
Frénésie et concentration : qui pourrait les dissocier ? C’est une seule et même chose. Je trie les Choses de la Vie, je sélectionne, je classe, je rassemble, je mets en ordre puis, à la tombée de la nuit, BiBi s’impose : il me pille, il me vole, il s’accapare mon travail, il emprunte sans vergogne. Il prend toute ma place et finit même – le vaurien – par signer « BiBi » de sa main de fer.
Si Librelulle, Tu Quoque Mi Amici ou Captain Haka veulent s’enchaîner, ce sera en toute liberté (la leur).