22 (octobre) v’la le Quizz-BiBi du week-end.

A. Il a 89 ans. Il a cheminé avec les grands personnages du XX ième siècle en écrivant leur biographie : Mauriac, De Gaulle, Mitterrand, Nasser, Hô Chi Minh. Il se dit «profondément gêné par la politique du gouvernement sur les Roms». Sur une possible bio de Sarkozy, il lâche : «Je ne fais la biographie que de gens pour qui j’ai une grande considération. Vraiment, passer deux ans de ma vie avec quelqu’un que je n’aime pas, pourquoi ? Une biographie, c’est une liaison ». Qui est cet Intellectuel ?

B. On a suivi les propos honteux et inadmissibles (que ses excuses ne suffisent pas à lever) du parfumeur Guerlain sur les «Nègres». «Pour une fois je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, m’enfin…». Ceux qui dissertent sur les humeurs de Mélenchon n’ont pas eu un seul mot pour réagir dans cette affaire. Seule Audrey Pulvar a fait honneur au Journalisme. A la fin de on intervention, elle a ainsi répondu à Guerlain :«Je vous dédie ces quelques lignes, signées [de ce poète] qui, à l’insulte, répondit aussi un jour : « Eh bien le nègre, il t’emmerde ! ».Quel est le nom de ce grand poète anticolonialiste mort en 2008 ?

C. Il fait partie du Premier Cercle d’Eric Woerth et Chouchou compte beaucoup sur lui pour les dons au Candidat 2012. Son fils de 25 ans a reçu France Soir en cadeau. Avec ce quotidien populiste (rajoutons le JDD de Frère Lagardère, le Figaro de chez Dassault et Les Echos d’Arnault), la stratégie et le dispositif sont fin prêts pour la Guerre 2012. Ce banquier (de Poutine) a ses entrées à l’Elysée via son ami Claude Guéant et peut compter sur Christiane Vulvert, directrice du Canard laquais (France Soir), membre du Parti de Jean Louis Borloo et décorée par Chouchou de la Légion d’Honneur. Qui est cet oligarque russe qu’on expulsera jamais hors de nos frontières ?

D. «J’aime beaucoup le ski alpin, je vous parle pas de Carla, elle c’est Turin ! J’aime aussi le ski de fond et tant que je suis Président, je me contente du ski de fond… Le Dauphiné, la course, ça existe toujours ? Vous aurez Armstrong ? Mais vous aurez aussi du golf féminin, hein ? Vous croyez qu’Evian en foot … ? La candidature d’Annecy, vous y croyez ? Je crois que le choix de Grospiron est vraiment un bon choix». C’est Chouchou, le démolisseur du Programme du CNR,  qui parle en avril 2010. Mais où distille t-il ces phrases inoubliables sans la moindre gêne ?

E. Aux 9ièmes Rencontres des Professionnels et des élus de la Jeunesse (Neuj’Pro) à Vichy, le millier de participants venus de toute la France avait mille questions à poser au Ministre sarkozyste de la Jeunesse et des solidarités actives. Questions sur les ratés des dispositifs mis en place pour les jeunes, sur le désengagement de l’Etat etc… Las ! le Ministre se défila, faute «aux grèves dans les transports». Bronca énorme dans la salle devant cette dérobade. Comme Sarko fuyant le populo à chaque déplacement, ce Ministre imita son Maître. Le nom de ce couard ?

F. Passe d’armes entre deux UMPistes. Elle s’avance vers François Fillon : «J’ai quelque chose à te dire. L’autre jour, tu m’as traitée de « binaire » et j’ai pas apprécié ». L’autre qui se nomme François Fillon répond : «Tu sais à qui tu parles ?». La brave dame ne s’arrête pas : «Je n’en ai rien à foutre que tu sois Premier Ministre…» Le François répond d’un cinglant : « Allez, casse-toi !». A ce savoureux dialogue UMP, il manque le nom de cette brave dame binaire ? A vous de le trouver.

G. Ancien salarié de TF1, il sait de quoi il parle : «J’ai pu observer partout la montée en puissance de l’autocensure. Aujourd’hui, elle est dans toutes les têtes et, pour ne pas avoir d’ennuis, on est tenté d’en dire ou d’en faire le moins possible». Il s’appelle toujours Robert il a été ancien directeur de l’information de la Chaîne TF1 : qui est-ce ?

H. En 68, il rencontre un étudiant maoïste :

-Tu as vu comme la forêt est belle ?

– Reflexe de petit-bourgeois ! lui répondit-il.

– Pourquoi ?

– Parce que la notion de beau est réactionnaire.

– Je ne comprends toujours pas.

– Sache que la forêt ne nous intéresse, nous maoïstes, que si elle chauffe la classe ouvrière.

Il avait accepté d’être un abonné du compte Twitter de BiBi avant de se le faire pirater. Il est d’une gauche molle mais quand il récite du La Fontaine ou du Flaubert, BiBi lui tire son bibi. Qui est-ce ?

Nul besoin de retourner l’ordinateur pour les réponses, elles seront toutes dans le prochain billet…

Les Flèches de BiBi (mi-octobre).

Bon sens et bon d’essence.

Quand les raffineries sont fermées, c’est Raffarin qui l’ouvre. Le voilà qui – suivant l’exemple de l’exilé Juppé – donne des Conférences au Québec pour l’ENA locale. Le Point nous précise que les places se sont arrachées comme des petits pains. Vous voulez savoir le nombre de ces places prises d’assaut ? 28.

La lutte des places.

Christian Estrosi, inquiet devant l’ambiance UMP pré-remaniement, est allé voir son Maître. «Ne t’inquiète pas, Christian, chacun de mes amis sera à sa place» a rassuré Chouchou. En ce qui concerne la place de Michèle Alliot-Marie, elle sera facile à trouver : «Elle ne bouge pas, elle n’a pas d’idées. Elle reste plantée debout». A ne pas confondre quand même avec un réverbère.

Femmes, je vous aime (enfin pas toutes).

Madame Aude de Thuin «observe avec satisfaction que le Women’s Forum est devenu un lieu de business et de contacts» (Le Figaro). C’est la même Aude de Thuin qui a vendu les parts majoritaires du Women’s Forum à Publicis (de la révolutionnaire Elisabeth Badinter). Aude conserve cependant une part des actions avec, à ses côtés, Anne Claire Taittinger, Patricia Barbizet, Anne Lauvergeon, Anne Méaux, Laurence Parisot. Oui, décidément, BiBi ne les aime pas toutes.

Doux Jésus !

Jean Louis Borloo achève l’écriture de deux livres, l’un sur l’échec du Sommet de Copenhague, l’autre sur la «déchristianisation», livre intitulé… «Ceci est mon corps». Etudiant, Jean-Louis Borloo fut déjà l’auteur d’un mémoire sur la «consubstantiation» du corps du Christ. Entre Service du Vin et Service divin, voilà notre Jean Louis déjà bien occupé.

Canards laquais.

Alors qu’il prépare la guerre médiatique pour 2012, Chouchou nous a délivré une phrase qui fera date : «Cette fois, je ne serais pas le candidat des médias». C’est le même Chouchou qui nomme les Directeurs de Radios, télés publiques. C’est le même Chouchou qui reçoit Serge Dassault pour le convaincre d’acheter «Le Parisien», c’est le même Chouchou qui lit le JDD et Paris-Match de son frère Lagardère, c’est le même dont tous les propos font Echos du proprio Bernard Arnault.

Secret Dépense.

Le budget de la candidature des JO d’hiver d’Annecy 2018 a été joint à une nouvelle brochure distribuée aux élus de Haute-Savoie. Elle n’entre pas dans les détails mais on peut y lire le montant total des dépenses (16,5 millions d’euros). On y trouve la part du Marketing (500.000 euros), le prix de la Com’ de Séguéla et de Stéphane Fouks (5,25 millions) et enfin la promo internationale (voyages d’élus avec accompagnatrices de charme, salaire de Grospiron etc) : 4 millions. On rappellera que Sarkozy trouvait qu’Edgar Grospiron (baptisé Grospognon) était un excellent ambassadeur. Le Boss des bosses se touche 10.000 euros par mois, plus 15.000 euros pour ses frais mensuels. De quoi garder un calme olympique.

Les Riches ne s’ennuient pas.

On pourrait croire que Liliane Bettencourt et Patrice de Maistre sont désormais empaillés. Que nenni ! Ils bougent encore. Ils étaient présents ce lundi 18 octobre au Musée du Quai Branly pour décerner le Prix de «l’Intelligence de la Main» dans le cadre de la Fondation Bettencourt-Schueller. Il y avait là 400 invités dont Renaud Donnedieu de Vabres, Lindsay Owen-Jones etc. Au rang des primés, étaient hors-concours les Canards laquais (ils ont passé la main sur l’Affaire). BiBi est déçu : rien pour ces politique partisans de la main tendue (pour recevoir les enveloppes). Ben, oui, quoi ? On aurait du couronner ces Champions du travail… manuel.

Quand la vanité et le ridicule se logent à l’Intérieur.

Pierre Joxe, ex-ministre sous Mitterrand, est tout fier de son passage à l’Intérieur. Jean-Jacques Urvoas, un proche de DSK, a demandé à ses contacts à la Police qui avait été le meilleur des ministres de l’Intérieur. Réponse : «PierreJoxe et Sarko entre 2002 et 2004 ». Glousser de plaisir en étant côte à côte avec Chouchou méritait bien ce cri venu de l’intérieur de… BiBi.

Carton rouge à la FIFA.

Sepp Blatter est triste. Deux de ses collaborateurs ont été convaincus de corruption. Le président se défend pourtant d’une hallucinante façon: «A ceux qui prétendent que la FIFA est corrompue, je leur demande de nous faire confiance. C’est mon devoir de lutter contre toute activité contraire à la morale. C’est pour cela que nous avons créé une commission d’enquête». C’est drôle mais lorsque BiBi entend le mot «Commission», il faut toujours qu’il pense… «Rétro-Commission».

Dominique Wolton ou les Cancans d’un Communicant.

Visage poupon, main au menton en penseur de Rodin, Dominique Wolton a les honneurs du Canard-Laquais en page 22 (JDD du 17 octobre). Ce grand Penseur de la Com’ nous y distille son habituelle rhétorique en prenant fait et cause pour TF1, pauvre victime attaquée de toutes parts, blessée par les propos de… seulement deux hommes politiques (Montebourg, Mélenchon) sur un total de… ?

Contre-vérité.

Les Patrons de TF1 et celui de France Télévisions (nommé par Chouchou) «ne sont pas là pour faire seulement de l’audience». On appréciera l’avis avisé du Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS, probablement fan de « Secret Story« , de la redif des « Feux de l’Amour » ou du retour de Lagaffe (pas Gaston) dans le fantastique « Juste Prix« .

Amalgame.

Critiquer TF1, écrit-il, c’est critiquer «le public qui le regarde» et «les acteurs qui y travaillent». On appréciera (bis) l’avis très avisé du Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS.

Charge contre Internet.

«Le journaliste Internet a pour lui et contre lui la vitesse avec le risque d’être manipulé par l’évènement et par lui-même». Idiotie de cette dichotomie ( journaliste/journaliste du Net) mais il s’agit là d’un avis très très avisé d’un Directeur (ter)…. etc, etc.

Censure.

Dominique Wolton construit son raisonnement à partir de trois «dimensions» de bon-sens (le bon-sens se révélant être le sens du néo-conservatisme, le sens du «il y a pire ailleurs, donc chez nous, c’est finalement pas si mal»), trois entités donc que sont «l’opinion publique, les médias, les acteurs».

La vision idéologique du Directeur en poste au CNRS ne se résume pas dans ces trois mots mais plutôt dans cet emploi de déterminants («l’», «les») qui les globalisent.

Cette vision écarte toutes les contradictions qui travaillent «l’opinion publique, les médias, les acteurs».

Pierre Bourdieu, honni du vénérable Directeur, appelait ça des «champs», les «contradictions du champ», avec «les luttes internes qui y sont à l’œuvre» (1). Cette bagarre dans le champ a pour seul but : s’emparer du Maillot Jaune de la Légitimité et le garder à n’importe quel prix.

C’est alors que, derrière BiBi, une bien mauvaise langue – atteinte de mélenchonite aigüe – vient répéter un vieux slogan inventé par un grand ami de TF1 : «Allez, casse-toi, pauv’ Com’».

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(1) Deux exemples :

1. En nov 2008, un certain nombre de journalistes du JDD ont remis une lettre à Arnaud Lagardère pour protester contre l’orientation pro-sarkozyste du journal. Pour connaître les résultats, les demander à Claude Askolovitch, Olivier Jay ou Nicolas Prissette (au choix).

2. Au Figaro, très récemment, des journalistes ont dénoncé la censure sur leurs articles parlant en mal des Pays africains très amis avec Serge Dassault, proprio du canard-laquais. Dans ces pays, Dassault y vendait sa quincaillerie militaire. Pas un mot évidemment dans les éditoriaux de nos grands penseurs et ardents défenseurs de la liberté de la Presse : Olivier Jay et Claude Askolovitch. BiBi attendra avec intérêt la protestation de Wolton dans le prochain JDD.

Le JDD, délicieux canard… laquais.

1. Gaston Lagaffe, l’ami-BiBi, est aussi descendu dans la rue. Il y a rencontré un UMPiste. Cette Une, vous ne la verrez pas dans les Canards-Laquais suivants : dans le JDD et Paris-Match du Frère Lagardère, dans les Echos de Bernard Arnault ou dans le Figaro de chez Dassault.

2. Titre jubilatoire du JDD : «Le Mouvement patine, les Ultras se mobilisent». Qui patine ? La réponse de BiBi montre que c’est plutôt Chouchou qui patine (et qui reste de glace). Quant au Mouvement populaire, n’en déplaise au JDD du Frère Lagardère, il garde son sang-froid.

3. Jusqu’à dimanche, BiBi ignorait l’existence de Laurent Hénart, député UMP. Le JDD, toujours à la pointe du combat de démolition des acquis populaires, lui a offert une demi-page pour fustiger les français toujours aussi fainéants. Rendez-vous compte : de travailler le lundi de Pentecôte a permis de gagner plus de 2 millions d’euros. Gagner ? On ne saura évidemment pas où sont passés les millions gagnés. Ongles manucurés, cravate rouge et chemise rayée, cet ancien secrétaire d’Etat n’hésite pas : «Il faudra demander un jour de RTT aux Français». Allez ! Au turbin ! Et que ça saute !

A la question «Qui va payer ?», la réponse est admirable : «Je pense qu’il faut demander un effort à tout le monde». Merveilleux détournement de sens : «tout le monde» veut bien entendu dire : «Tout-le-Monde-à-l’exception-de-mes-amis-du-beau-monde ».

23 pépites d’Or de Georges Haldas.

BiBi a déjà « présenté » Georges Haldas, auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels on trouve des recueils de poésie, des chroniques ou récits autobiographiques, des carnets. BiBi ne tournera pas autour du pot : Georges Haldas, scandaleusement méconnu sur nos terres « littéraires » françaises, est l’égal des plus grands. Lisant cela, il se moquerait probablement de BiBi. Morceaux choisis.

1. Pas assez de patience. Pourquoi cette hâte d’en finir, au moment même où la parole arrive ? Comme si était insupportable, pour toi, ce moment d’écrire, que par ailleurs tu ne cesses d’attendre, sinon d’appeler ou de solliciter. Comme un type qui trop longtemps désire une femme. Et quand celle-ci arrive, tout heureuse, par angoisse et précipitation, il bâcle. Et il n’y a plaisir ni pour l’un, ni pour l’autre. Ni pour qui écrit, ni pour qui lit.

2. Il faut avoir écrit 300 pages d’un livre pour commencer à voir qu’on n’a pas dit l’ombre de l’ombre de ce qu’on aurait voulu dire. Bien qu’on se soit mis – du moins l’avait-on cru – tout entier dans ce qu’on écrivait. A quel point ce qu’on appelle le don de soi parfois nous trompe.

3. Les littérateurs : pour eux, le commencement et la fin de tout est ce qu’ils écrivent. De quoi en rire.

4. Quand on relit ce qu’on a écrit, c’est toujours ce qu’on a omis de dire qui apparaît essentiel. Qu’en voulant atteindre, précisément, on a manqué.

5. Bonheur de rencontrer des êtres avec lesquels on se comprend avant d’avoir parlé.

6. Reconnaître nos erreurs et nos fautes mais ne pas se laisser submerger par elles.

7. Ce mélange, la nuit, d’épouvante et de confiance inébranlable. Tout se mêle dans les insomnies. Et c’est en elles que l’on surprend le mieux, avec ces prodigieuses composantes, la substance même de notre vie et ce qui détermine notre destin. Évoquer un jour quelques-unes de ces insomnies. Aussi parlantes que les rêves.

8. Le cri des hirondelles si intensément, si douloureusement lié à l’idée de bonheur.

9. Aller au bout de ce qu’on aime. Sans se préoccuper du reste.

10. Un Français ne peut pas se mettre à parler sans penser à l’effet qu’il va produire.

11. Les Français n’écoutent pas ce que vous dites. Attentifs seulement à votre manière de parler.

12. Ces embrassades et accolades entre «artistes». Une sorte de rite. Qui n’a rien à voir avec une fraternité véritable. N’en est même que la caricature. Gens de théâtre, de télévision, de radios. Leurs baisers de Judas. A de rares exceptions près.

13. Pas besoin de malheur pour être malheureux. Il suffit que le temps passe.

14. Certains êtres font, par leur seule présence, vivre ce qui les entoure. D’autres, au contraire, éteignent tout. Avec les uns, c’est la Fête continue. Avec les seconds, c’est le deuil continu.

15. N’est pas fait pour les fidélités celui qui n’est pas fait pour les ruptures.

16. Ce vide en toi, de plus en plus grand. Que nul effort, même celui d’écrire, ne parvient à combler.

17. Les souffrances inutiles et les souffrances créatrices.

18. L’Homme est une énigme que seule l’Eternité peut résoudre.

19. Des notations simples et précises. Plus efficaces que les «grandes pensées».

20. Loin de nous apaiser, écrire nous met la tête en feu. En ébullition. Une phrase en appelle une autre. Et celle-ci une autre encore. C’est comme les vagues de la mer. Mais aucune n’est ce qu’elle devrait être : assez précise ; assez solide à la fois sensitive ; assez organiquement reliée à l’ensemble. Bref à la fin de la journée de travail, on est plus dégoûté et las que si on n’avait rien fait. Ou si on veut : plus on a travaillé, plus on a le sentiment du devoir inaccompli. Triste chose. Mais quoi ? On a voulu écrire. On écrit.

21. Je rêvais que mes phrases soient des tisons enflammés mais elles se traînent comme des limaces.

22. Ce mot d’Hemingway : «Pendant le jour, il n’y a rien de plus facile que de jouer au type qui s’en fout, mais la nuit c’est une autre affaire».

23. [A ceux qui luttent] : Ouvrir les yeux pour regarder la réalité en face. Et les fermer pour reprendre courage.

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Réponses au QUIZZ-BiBi du week-end :

  • 1. Alain MINC. (Canard Enchaîné du 14 octobre).
  • 2. Eric De MONTGOLFIER dans l’avant dernier numéro de Bakchich.
  • 3. Xavier BEAUVOIS. Interview dans l’Express.
  • 4. Matthieu PIGASSE du Monde, des Inrocks, de Télérama etc. Interview dans l’Express.
  • 5. Xavier MATHIEU délégué CGT des « Conti » (Télérama du 16/22 octobre)
  • 6. Guillaume SARKOZY, frère du Président. (Source : Médiapart).
  • 7. Jean-Louis BORLOO  (Le Canard Enchaîné du 14 octobre).