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Après-midi ensoleillé à Auvers-sur-Oise.

VG Sous la pluie

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Vous avez continué de vivre cahin-caha et plutôt pépère tant d’années après la découverte des toiles de Van Gogh au Musée d’Amsterdam. Vous avez rangé toutes ces espèces de bouts de toile sciés, limés, râpés, martelés et rabotés dans un coin de votre mémoire. Mais les voilà qui resurgissent avec une force inentamée. Vous avez l’impression subite de croiser ses pinceaux et ses toiles. Vous vous souvenez alors des efforts d’énergie assez considérables du peintre, de sa mélancolie, de sa ténacité  de son épuisement. Ce bouleversement ne peut revenir qu’en certaines occasions. Celle – par exemple – d’un passage à Auvers-sur-Oise, après-midi ensoleillé.

Les livres défendent ta vie.

Tourner

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LE   LIVRE

Le Livre t’impose d’emblée le flou et le vague

Il n’est pas là pour t’aider à t’en sortir

Il ne te tend pas la main

De ta place tu n’as pas le choix

Ou tu suis ou tu fuis.

Parfois c’est le contraire

Le livre fait dans le précis et le concis

Il te tend la perche te passe le témoin

Tu as de la place tu as le choix

Ou tu suis ou tu fuis.

 

Tu aimes ainsi les Livres rares

Oui tu aimes tes chers Livres

Non parce qu’ils sont rares et chers

Mais parce qu’ils défendent ta vie.

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La Photo anthropométrique d’un Ouistiti (Hommage à Marilyn Monroe).

Portrait-dOuistiti (1)

Lorsque j’ai vu cette première photo du Net atterrir sur mon écran (Photo 1), j’ai cru voir un Ouistiti. Ou une petite guenon. Probablement renversée par un de ces gros camions qui traversent les forêts africaines à la recherche de bois rouge, me suis-je dit. Souvent, là-bas, les singes, encore tout jeunes, traversaient les pistes sans regarder et se faisaient shooter.

Entre Orage et Éclaircie.

coup-de-vent-a-frascatti---eugene-boudin

C’est vrai que lorsque j’entreprends de petits travaux d’écriture ou un autre boulot – comme installer bêtement des étagères ou piquer des salades dans un alignement, j’ai plutôt tendance à en relever le dérisoire : «Ah, le contentement, ah la satisfaction du travail bien fait, pffttt… Ce bonheur de créer, c’est de la Foutaise pour les nigauds !» (surtout quand un coup de marteau ou une guêpe ne vous ratent pas).

Les lunettes noires de Jean-Pierre Léaud.

Les lunettes de Jean-Pierre Léaud

Ce lundi sur Arte, on passait le grand film de Jean Eustache («La Maman et la Putain»). Je l’avais déjà enregistré en VHS  lors d’un dernier et lointain passage à la télévision. Ce qu’il y a de fort dans la re-vision d’un film qu’on a aimé c’est le trouble vers lequel il nous renvoie, trouble différent aux différents âges auxquels on le voit. Trouble d’adolescent en 1972 à l’Olympic-Entrepôt, troubles d’adultes plus tard. Et hier soir encore.

C’est évidement le privilège des films singuliers que d’être pluriel, que de se démultiplier, que de nous remuer ainsi et autant de fois. Pluralité et bouleversements inattendus de nos regards qui confirment la phrase rimbaldienne : «Je est un autre».