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Lors de ces derniers mois, Nicolas Sarkozy fait flèche de tout bois. Il investit tous les domaines culturels. Un vrai glouton ! Cette fois-ci, il nous dit son incroyable amour de la Peinture.
L’Homme des Temps Nouveaux.
Ayant désormais abandonné le cinéma des Clavier-Reno-Chazel & Co, il s’est accoquiné avec les grands cinéastes : Dreyer, Pasolini, Fellini et tutti quanti (Lire ici). Ayant délaissé les Œuvres Complètes de Didier Barbelivien, il s’est rué sur Proust, Camus (pas le cognac, hein ?), Nerval etc. (Lire ici). Et ce n’est pas fini : le voilà à présent tombé dans les pots de peinture. Notre Chouchou s’adonne plus que jamais à la contemplation de tableaux. Dernièrement, il s’est rendu à l’atelier parisien du peintre Pierre Soulages.
Et c’est un petit entrefilet de Paris-Match qui nous le dit.
Stratégie de la Discrétion.
Une fois de plus, BiBi rappellera ici cette Opération Discrétion, fomentée par Frank Louvrier et son équipe de Com’. Le Chef de l’Etat doit se faire rare et discret, n’intervenant que lors de choses qui en vaillent le coup. La stratégie de Conquête du Monde Intellectuel (appuyée par les éditocrates, intellectuels médiatiques, chiens de garde, plumitifs impressionnables etc) se fonde sur la Discrétion mais d’une discrétion fortement répercutée par les Journaux et Hebdos à la botte.
La Botte Lagardère.
On connaît la botte Lagardère, propriétaire de Paris-Match où BiBi a trouvé cet entrefilet qui n’a l’air de rien mais qui joue un rôle de Com et de persuasion essentiel.
Frank Louvrier, pâle copie de Jacques Pilhan.
Du coup, cette discrétion démultipliée n’en est plus une mais elle se pense diablement efficace – comme en sont persuadés Louvrier et son équipe. Ce vilain Louvrier ne fait d’ailleurs que copier lamentablement le Pionnier de la Com’ politique, Jacques Pilhan, homme de Com de Mitterrand et de Chirac. (Voir article BiBi).
Quatre lignes qui disent tout.
Reprenons ce petit encart qui n’a l’air de rien. Tout y est : l’ «atelier de Pierre Soulages» (pour les intellos, «atelier» sonne bien) ; les mots «en toute discrétion» (Ainsi Chouchou s’est assagi, il est plus posé) ; Chouchou rend visite à Soulages «avec Carla» (c’est un bon mari, il partage tout, il ne court pas les jupons comme DSK et ce sera un bon Papa-Président). De plus, il a échangé « UNE HEURE» avec le peintre ! Jusque-là, nous avions un Président qui avait la Danse de Saint-Guy et la parole brutale. Fini tout ça : on n’est plus au Salon de l’Agriculture ! Le Président est capable de parler et d’échanger UNE HEURE avec un des peintres les plus renommés de la Planète.
Au fond, rien de changé dans cette minable Stratégie déjà éventrée par BiBi. Louvrier et son équipe de Con’ continuent de nous prendre pour des ânes. Peut-on croire un seul instant à un Chouchou dialoguant avec Pierre Soulages alors que, encore hier, il ne connaissait – pour les vanter – que les tableaux d’un seul vendeur de croûtes : son père, Pal Sarkozy ? Finalement, Chouchou veut – via cette pauvre stratégie discrétionnaire – toujours se faire voir. Et plus que jamais.
Et si, effectivement, en unissant nos forces en 2012, on aidait le bonhomme à aller véritablement se faire voir ?
BiBi a toujours ce même désir particulier : que les Esclaves acceptent un peu moins leur servitude, que les Damnés de la Terre souscrivent un peu moins à leur propre domination sociale.
Comme le chante Léo Ferré, «Les Temps sont difficiles» mais comme rajoute si bien Bob Dylan «Les Temps changent et peuvent changer».
BiBi vient d’un autre horizon que celui des brumes et des terres blogosphériques. Hormis son clavier et son logiciel Word connus de lui, il est entré dans le Net (mars 2008) avec la timidité d’un puceau et la naïveté d’un premier Communiant.
Lisant d’habitude à la lueur de la bougie, il a eu la surprise de recevoir en cadeau d’anniversaire ce blog-ci.
BiBi ne se plaint pas : nulle contrainte dans la rédaction de ses quelques 1710 billets pondus en 16 années bloggesques. Toujours ce plaisir d’être lu ou parcouru. Merci aux lecteurs et lectrices (J’ai compté jusqu’à 300 de moyenne/jour lors des belles années de naissance des blogs).
BiBi a réorganisé l’espace de son blog et a revu ses catégories jusque-là un peu confuses
Depuis de nombreuses années, BiBi suit des jeunes en difficulté sociale et familiale. Comme écrit dans un de ses premiers articles, il continuera à être du côté de ces usagers-là. Sans complaisance mais avec une Solidarité sans faille. Un billet qui tient toujours : celui sur les Mauvaises pensées d’un travailleur Social qui perdurent… Un livre à recommander : « Mi fugue mi-raison ».
Passionné de football, le jeu de son enfance aujourd’hui pillé par les Marchands du Temple, il tente avec ses moyens d’écrire autrement l’histoire de ce jeu merveilleux. Puisque la Coupe du Monde 2026 approche, il y a toujours ce bibillet sur la Coupe du Monde au Brésil. BiBi a toujours une mauvaise Pensée sur les Sports… qu’il aime.
Navigant sur les eaux calmes du Léman, BiBi tentait de regarder sur les deux rives (suisse et française). Aussi il continua de lire les journaux locaux (Le Messager, Le Dauphiné, le Faucigny). BiBi fit le fiérot : le Messager avait parlé en long et en large de son site et de ses frictions avec ce pov’ Claude Askolovitch alors aux JDD (Journal Des Délinquants).
4. Frère Lagardère et le JDD :
Quand les Patrons de Presse s’allongeaient sur les plages ensoleillées, BiBi les suivait. Avec ses lunettes de soleil, il détaillait le Journal du Dimanche été comme hiver. Par sa revue de presse, il continuait d’écharper les Editocrates de tous poils, tous ces indignes carpettes du Pouvoir avec un œil particulier sur les Duhamel, les Ferrari, les Christine Kelly, les Gauthier Bret, les Bruno Jeudy et autres toutous directionnels
Quelques textes de BiBi, au hasard des jours et des rencontres.
Des réflexions parcellaires, des fragments au plus près des déplacements de BiBi. Pour 2008 : Grèce, Estonie, Lituanie, Lettonie, Maroc, Suisse, Liechtenstein et France (Lascaux, Paris). Pour 2009 : le Grand Voyage à New-York. (Huit articles), Paris encore, Vichy. Pour 2010, ce fut la Dordogne, la Haute-Loire, le Limousin, Paris encore et la Syrie. 8 épisodes en 2011 : Chypre. Et Cuba, et Paris, toujours Paris. Avec encore en ligne, une vidéo-BiBi pas trop moche sur Dailymotion : «La Vie duraille».
(ou Chouchou & Chochotte) : Comment les oublier ? Ces deux racailles s’insinuent encore partout, sur nos écrans, nos journaux, nos blogs, dans les tribunaux, dans les bouquins-bouses. Pas une journée sans qu’il ne n’ait été question de lui, d’elle, d’eux. BiBi suivait à la trace leur «Conte de fées».
BiBi a réalisé les trois Clips de son quinquennat » The Sarkozy Day » et « Le Karaoké du Président » et la fabuleuse rencontre BiBi-Carla au Salon du Livre !
8. Livres de lecture et Poésie :
BiBi a commencé par saluer l’œuvre gigantesque de feu Georges Haldas. Il lit aussi bien de la Série Noire que Maurice Blanchot. Il a célébré ces grands poètes que sont Christophe Tarkos et Patrick Laupin. Il fait part de ses lectures d’hier et d’aujourd’hui dans ce clip « Ma BiBiothèque » (sur une musique du Velvet Underground). Aujourd’hui, il a emprunté l’écriture romanesque avec 9 romans, 1 recueil de nouvelles et une pièce de théâtre, tous publiés en maisons d’edition suisse et françaises.
9. Photos, Peinture et Cinoche :
BiBi a écrit sur la photographe Diane Arbus, a aimé Sabine Weiss et a été enthousiasmé par Steve Mac Curry. Il parlera encore et toujours de Picasso, d’Abbas Kiarostami, se souvient avec nostalgie de l’émission « Cinéma, Cinémas« . Des billets sur les films :« Gran Torino« , « Shuttle Island » de Scorsese, « Les Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet et une déclaration à Françoise Lebrun, héroïne de «La Maman et la Putain» de Jean Eustache. Et des dessins d’humour politique…
10. Revue de Presse :
BiBi épluche la presse et en tire la substantifique moelle (le JDD, le Figaro prioritaires). Avec zeste d’humour permanent si possible. Du Point ( à vomir) au Dauphiné en passant par la Tribune de Genève, Libé, Le Monde, les Inrocks, le Canard Enchaîné, Paris-Match, Politis, La Décroissance et Challenges.
11. Rock et Musique sans bémol :
Souvenirs sur les Stones avec des photos inédites. Éclectique BiBi : il a aimé François Béranger et Musique des années 70. Des billets qui marchent fort : la dernière photo de Jim Morrison, le premier numéro de Rock et Folk, U2 et le grand Humaniste de Bono, l’inoubliable Léonard Cohen et les rocs indestructibles du Rock (Les Stones – avec photos-BiBi inédites)
Articles sur Havas-Sport, Stéphane Fouks. Haro sur les Marchands du Temple qui nous jouent trop souvent « Le Sport c’est la Santé ». Oubliant que le Sport, c’est surtout le Bizness.
Surtout France-Inter, France-Info (voir et entendre Jacques Rosselin parler de PensezBiBi sur France Info il y a bientôt quinze ans), la vilaine Première Chaîne et la défense du Service Public. BiBi cinéaste-bricoleur a sorti une petite chose : «Oedipe, Jim Morrison et Pamela Courson». A fait deux reportages historiques avec ses deux témoignages (André Loiseau, soldat de 40 et prisonnier de guerre) et celui – sur You Tube – sur un maquisard des années 42. (Hommage à François Marminat).
BiBi a la santé : il hausse les épaules devant les insultes qui ne visent que le blogueur et jamais l’argumentation de celui-ci. Il s’amuse des répliques infantiles des Grands Nigauds de Droite (et celles de ceux/celles qui se proclament de Gauche) et laisse de côté les couplets des petites Frappes du RN.
BiBi préfère la critique sans la blessure inutile et la confrontation sans complaisance et sans mièvrerie.
Il entend jouer et faire jouer la loi de la démocratie en amoureux éperdu de la Contradiction.
Juillet 2025 :
BiBi continue d’explorer la blogosphère, les réseaux sociaux (X, BlueSky, Instagram), parcourt les blogs pour les choisir en sites amis. Ceux qui se sentent quelques affinités avec BiBi peuvent lui écrire sans aucune retenue. Il répondra avec grand plaisir. Son travail de lecture de l’espace bloggesque est en cours permanent.
BiBi sautera sur tous les détails, les petits-riens qui ouvrent les grandes Portes de la Pensée.
Enfin, pour ceux et celles qui aiment les espaces de X (ex-Twitter), BiBi y a un compte et reçoit ses futurs abonné(e)s avec bienveillance. (Bientôt 9000 followers) N’hésitez pas non plus à vous rendre sur Blue Sky et sur le compte Pensez BiBi.
Mode d’emploi revu le 23 décembre 2025.
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Je viens d’un autre siècle.
Et dans cet autre siècle, j’aimais le Cinéma.
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Je suis d’un autre temps de cinéma mais ce n’est pas pour dire que c’était mieux avant, surtout pas. Ce qui m’intéresse toujours par contre – comme lecteur des travaux de Serge Daney et de Jean-Louis Comolli – c’est de voir comment le Cinéma marche et comment les jeunes générations d’aujourd’hui en parlent. Je suis donc tombé sur le compte Instagram de @regelegorila et j’y ai trouvé ses interventions amusantes (au premier coup d’oeil, à première écoute). Faut le féliciter car rares sont l’occasion de dresser l’oreille et d’être content de voir s’animer ses propres zygomatiques dans la jungle numérique. C’est dans un second temps que l’intérêt m’est venu : j’y ai repéré des choses nouvelles pour moi, en particulier la façon de disséquer à la va-vite les films, dans celle de mettre en forme un discours qui a l’air de plaire à beaucoup/ beaucoup d’abonné(e)s. Ce qui m’a encore frappé, moi qui suis de la génération-cinéma XXème siècle, c’est la rapidité d’élocution avec ce débit accéléré, construit via un découpage/montage qui fait croire à une continuité… alors que, pour un spectateur attentif, c’est une succession/accumulation de coupes, de plans multipliés à vitesse supersonique. Je me demande – question personnelle – comment dès lors arriver à penser le sens des films alors que penser prend du temps ?
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Autre moment : le contenu des apostrophes de @regelegorila à ses abonné(e)s sur les playlists de leurs 10 films préférés. Et là, je suis resté presque sans voix car la quasi-totalité des films énoncés excluent le cinéma qui a emporté mon adhésion. De la majorité des films cités venant d’outre-Atlantique (post 2000), je n’en connais même pas… la moitié. J’entends Godard dire de là-haut que là-dessus, l’Amérique continue de nous coloniser.
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Souvenir : mon ahurissement né à la projection d’un Batman (celui de Joël Schumacher je crois) où j’en avais pris plein les oreilles et avais été saoulé par le rythme ultra-rapide des plans jusqu’à en avoir des maux de tête à la sortie. Un des pires effets de ce film fut – pour la première fois chez moi – d’avoir subi la négation des deux places habituelles que j’occupais jusque-là : 1 une place immobile (rivé à mon siège : vision bloquée) et l’autre place, la place mobile (tout captif dans une suite d’images réelles et rêvées : vision libérée). En contrepoint de ce souvenir, j’ai regardé hier le film d’Aki Kaurismaki (En replay sur Arte : « Les feuilles mortes »). Ce qui m’a enchanté une nouvelle fois dans son cinéma, c’est 1. cet éloge de la lenteur (qui est le titre du livre du formidable écrivain Pierre Sansot, autre homme du siècle dernier), c’est aussi 2. la disparité magnifique des couleurs dans chaque plan et 3. la subtile et punchy construction des dialogues du couple amoureux. Merveilleuse oscillation entre temps morts et punchlines, entre silences et répliques duelles.
L’effet conjugué de ces trois moments, c’est le mélange d’un rire qui nous arrive, un rire-surprise, à l’insu de notre plein gré et d’une mélancolie accrocheuse. Ce film (sur deux êtres perdus qui se rencontrent) finit sur un magnifique plan où on les voit ensemble sur une route (remake d’un plan d’un film de Chaplin). Sur ce chemin filmé en perspective, il y a la femme qui marche devant (la femme toujours en avance) avec son chien (Kaurismaki espiègle lui a donné Chaplin pour nom) et l’amoureux, homme heureux qui, tout béquillé, suit à quelques pas difficiles derrière. Ce qui m’a frappé dans ce film, c’est à quel point le sentimentalisme y a été banni pour laisser émerger le Sentiment. Force subtile du film. Force de l’Amour.
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Je reviens aux playlists demandées par @regelegorila, playlists composées majoritairement de films US, playlists répétées jusqu’à l’ennui (pour moi) puisque je n’ai que rarement vus les films sur lesquels le choix du présentateur et de ses abonné(e)s s’est porté. Toutes ces sélections sont tellement loin des films qui m’ont remué, qui m’ont soulevé. Attention, cela ne veut pas dire que (bis) c’était mieux avant.
Aujourd’hui, on parle de Seum. Hier, j’avais cet autre mot de « saudade » qui désigne une forme de mélancolie à la Fernando Pessoa. Mais qui connaîtra « Au travers des oliviers », « Le Goût de la Cerise » ou encore « Close Up » d’Abbas Kiarostami ? Quel serait le (les) type de spectateurs/trices d’aujourd’hui qui regarderait les films d’Eustache, d’Accatone de Pasolini, le « Prisonnier d’Alcatraz » avec Burt Lancaster ou qui tomberait sur la présence irradiante de Juliet Berto ? Oui, qu’en diraient-ils ?
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«Ce qui est sûr, disait Serge Daney, c’est que les films ne font plus « débat » depuis longtemps, qu’ils laissent peu de traces, et que les cinéphiles eux-mêmes leur vouent plutôt une fidélité désenchantée qu’une passion écorchée vive. Bref dans l’expression « coup de cœur » c’est le mot « coup » [Buzz] qui compte, parce que pour le « cœur », c’est plutôt la leucémie ». Joli, marrant bien sûr : c’est partiellement vrai. Gardons l’adverbe qui accompagne le Vrai. Il laisse malgré tout un peu d’espoir : oui, le propos de Serge Daney est vrai mais… partiellement, hein !
Idem pour cette intervention de Jean-Luc Godard : « On assiste à une grande détérioration aussi du point de vue culturel : on ne filme plus pour découvrir, mais pour affirmer quelque chose ». Je corrige : « Oui, on filme mais rarement pour découvrir. Trop rarement ».
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Après réflexion : pour qui ces playlists de films ont de l’importance ? Essentiellement pour ceux et celles qui les énoncent et qui ont envie de les annoncer sur un compte connu (un peu de gloire retombant en sens contraire sur l’énonciateur/trice). Et bien entendu, sur moi inclus, via cet article qui – je l’espère – interessera des millions voir des centaines de millions de lecteurs. 🙂
Oui, je suis d’un autre siècle. Ma péroraison du jour ne veut dire au fond que cette seule et unique chose résumée ici par Godard en 6 mots (Les Inrocks. Mai 2010). «Quand on est vieux, l’Enfance revient ».
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Car les choses qui me sont revenues hier soir de façon décisive, ce sont mes années d’enfance-cinéma (les westerns, les films de ciné-club vus très tôt) et celles de mon adolescence (de La Chaîne de Stanley Kramer, de « Mes Petites Amoureuses » à La Maman et la Putain de Jean Eustache). Avec pour le double moteur de la veille : 1. le film « Les feuilles mortes » d’Aki Kaurismaki et 2. les « Réels » d’Insta visionnés, vus sur le compte de @regelegorila.
Merci à eux deux.
Merci pour la joie et… pour la « saudade ».
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14 ans d’enquête pour arriver en ce 6 janvier 2025 à distribuer un impeccable documentaire (« Personne n’y comprend rien »). Ce documentaire de Yannick Kergoat a été réalisé à partir des enquêtes de Mediapart signées Fabrice Arfi et Karl Laske.
14 ans de travail pour nous éclairer sur le financement libyen de la campagne électorale 2007 de Nicolas Sarkozy. Ce financement lui permit de monter sur la plus haute marche présidentielle pour notre plus grand malheur.
Sans forfanterie, en sortant de la séance de cinéma, je me suis senti plein de fierté d’avoir régulièrement cherché, lu, écrit des articles sur les protagonistes de cette affaire depuis la naissance 2008 de mon blog. Faisons le tour de ses malfaiteurs. Et commençons-le par le premier d’entre eux.
NICOLAS SARKOZY.
Ils furent pléthore les articles de mon blog sur Nicolas Sarkozy bien sûr. Ici avec un article d’octobre… 2011 rappelant l’accueil délirant de Kadhafi sur les pelouses de l’Elysée.
Mais ce sont surtout sur ses accolytes dont je veux reparler ici. Des amis sarkozystes sur lesquels le film n’a pas trop le temps de s’appesantir. Alors, voici un petit récapitulatif où vous pourrez trouver tous les compléments d’informations sur ces Malfaiteurs malfaisants qui ont tous occupé des places de choix dans les saloperies sarkozystes.
EDOUARD BALLADUR.
C’est par la filière Pasqua-Achille Peretti-Karachi-Balladur que Sarkozy fit ses premières armes. C’est le Sarkozy, second alors de Balladur, qui envahit les premières images du film. Le documentaire fait démarrer l’enquête sur cette Affaire Karachi dont les pièces maitresses aurontr été Balladur, Sarkozy et François Léotard (non cité). Remarquons que, déjà dans son rôle de défenseur de Sarkozy, le JDD (Journal Du Dégoût) de Bruno Jeudy, d’Olivier Jay et de Claude Askolovitch relégua l’attentat et la mort de 11 français en entrefilet de la page 8. Je précisais alors (2009 !).
Extrait :
« Dimanche dernier, l’Affaire du banquier Stern était évoquée via le sado-masochisme et les partouzes de la Bonne Société. Dans leur article, le JDD avait gommé tout lien entre notre Président et le sulfureux banquier. Aujourd’hui, l’Affaire de Karachi revient à la surface. Devant le tollé, le JDD l’évoque mais la minimise en donnant aux lecteurs une explication «militaire» qui fait tellement plaisir à Balladur et Sarkozy »
CLAUDE GUEANT.
Attardons-nous sur l’omniprésent Claude Guéant dont j’avais retracé après moult recherches le parcours.
Premier billet : 22 v’la Claude Guéant. avec l’aide d’une revue peu connue alors : « Le Sarkophage ». J’y rappelais comment Claude Guéant considérait le rôle de la Justice et de la Police, à l’instar de nos Retailleau-Darmanin d’aujourd’hui.
Second billet : ici encore avec Les Dossiers du Canard. A ma lecture, j’appris l’existence d’Ahmed (Alexandre) Djourih dont il est question dans le film de Yannick Kergoat. Un Djourih qui ne s’occupait pas uniquement des affaires libyennes mais aussi de l’Angolagate (avec toujours Guéant, Pierre Falcone et Attali)
C’est en… avril 2011 que j’avais recherché tout ce qu’on pouvait alors savoir sur Claude Guéant. J’ai ainsi pu retracer le parcours de cet homme, le plus puissant de France qui trônait en Une dans Le Point en deux parties.
« Mais qui est Claude Guéant » : 1ère partie
Un Claude Guéant aux doux surnoms de « Le Cardinal », « La Tour de Contrôle » ou encore « L’Homme du Pouvoir absolu ». Un homme de l’ombre promu grace aux manigances du Parrain Charles Pasqua et qui fit l’admiration de Marine Le Pen («Claude Guéant mériterait d’être membre d’honneur du FN»). Propos d’une Marine Le Pen que personne dans les médias ne rappelle aujourd’hui bien entendu.
La seconde partie du son parcours touchait aux proches de Guéant, aux membres de sa famille (« La Famille et les Familiers de Monsieur Claude »). Il y était question du fiston François, lobbyiste, grand ami de Bernard Laporte et Basile Boli mais aussi… d’Alexandre Djourih. Sur ce dernier, intermédiaire corrupteur, il n’est pas précisé que son fiston, Germain, avait épousé la fille d’un proche de Poutine, Serguei Chemezov. De même – c’est curieux – il n’est pas dit un seul mot dans le film que ce même Alexandre Djourih connaissait bien Dominique De Villepin et qu’il avait essayé de jouer le réconciliateur entre ce même Dominique de Villepin et… Sarkozy !
Sur Guéant, j’avais noté : « Pour se tenir au courant, il possède cinq téléphones. Toujours sur le qui-vive. On dit qu’il aime beaucoup décrypter les Médias. Les méchantes langues, bouhhh, diront qu’il les « surveille ». Particulièrement, ces supposés électrons libres que sont Mediapart, Rue89 ou Bakchich par exemple ».
BRICE HORTEFEUX.
Ah sacré Brice Hortefeux ! C’est via son épouse que j’avais déposé sur mon blog mon premier article qui fit ma « petite gloire » ,un article sur la phénoménale Valérie Bling bling Hortefeux ! Ce billet fut remarqué par Jacques Rosselin proprio de l’hebdo « Vendredi » où je devins pour quelques mois à tenir la rubrique « Les Flèches de BiBi ».
Autre billet d’importance sur Brice, celui où je notais toutes ses amitiés pour les milliardaires. Ici pour tout savoir.
THIERRY GAUBERT.
Dans le film « Personne n’y comprend rien », on aperçoit toute cette « bande de malfaiteurs ». De François Léotard à François Fillon le condamné (sans sa femme Pénélope qui devait être au travail), de Michel Barnier (Hé oui !), de Bruno Lemaire à Eric Woerth et Thierry Gaubert que j’avais épinglé ici article en octobre… 2011
L’article de Courrier International s’attarde sur le palais colombien hallucinant de ce crapulard de Gaubert qui y recevait la fille Betancourt (Ingrid) et qui y organisait des parties fines à ce qu’on disait. Un Gaubert, marié à Hélène de Yougoslavie (photo ci-dessus) par qui transitait l’argent lybien (440.000 euros).
DOMINIQUE DESSEIGNE.
N’oublions pas non plus de présenter Dominique Desseigne, propriétaire du Fouquet’s, du Martinez (Cannes), milliardaire sur lequel Rachida Dati (présente dans la fin du film pour défendre son Maître Sarkozy) jeta son dévolu. Le patron des Casinos Barrière se fit aider par Eric Woerth pour obtenir l’ouverture aux jeux d’argent dans ses temples. Lire mes 3 articles… 2010 sur ce grand copain de Nicolas !
« Dominique Desseigne, milliardaire de droite »
« Dominique Desseigne, ses actifs, son lobbying ».
« Dominique Desseigne, l’ami sarkozyste »
ERIC WOERTH.
Eric Woerth ne fut pas uniquement impliqué dans cette affaire libyenne mais il fut plus que présent dans cette sulfureuse affaire canadienne avec sa femme Florence et son pote De Sérigny pour plumer Mme Bettencourt.
Un Woerth défendu par Sarkozy ici.
Un Woerth qui récolta de l’argent pour le compte de son ami Nicolas et de l’UMP mais qui déclarait avoir oublié le montant et la destination de ces colossales sommes d’argent. Eric Woerth passa ses années 2006-2007 à voyager dans le monde entier afin de récolter des fonds pour la campagne de Sarkozy. Un indispensable second couteau qui commandait le Premier Cercle de l’UMP.
Voyez son tweet ci-dessus !
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Toute cette flopée d’amis intimes de Sarkozy sont cités dans ce grand film d’information que chaque Citoyen et Citoyenne de France se doit d’aller voir. Après la projection, je suis resté toujours aussi épouvanté et aussi enragé devant ce qu’était devenue la France avec ces racailles, avec cet innomable Président élu, fier comme un paon pendant ses campagnes américaines à vomir, toujours accroché à échapper à toute poursuite… Même en ayant humblement travaillé à faire connaître régulièrement tous leurs méfaits via mes simple billets de blogueur-citoyen, je reste encore aujourd’hui stupéfait par l’énormité du scandale !
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Enfin, voilà mes derniers mots, plus importants que tous : un très grand merci à Yannick Kergoat et à son équipe de Médiapart. Ils honorent le métier de journalistes… surtout en comparant la tenue mediatique de ceux et celles dont on entrevoit dans le film. Je parle de toute cette cohorte honteuse de Courtisans (Olivier Truchot, Ruth Elkrief, Hervé Gattegno etc). Je n’oublie pas le silence quasi-total des médias-mainstream sur cette affaire et je rappelle – comme le fait trop vite le documentaire – le rôle et la présence de Mimi Marchand, grande amie de… Brigitte et Emmanuel Macron ! Un silence médiatique seulement interrompu par des reportages mensongers (la rétractation de Zyad Takieddine à Beyrouth). Enfin, à la fin du film, j’ai noté la parole de Bardella intervenant pour défendre un Sarkozy qu’il qualifie d' »innocent ».
Suivons le procès en cours, allons, allez voir le film de Yannick Kergoat et continuons, continuez d’en parler et d’en parler encore et encore.