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Les Gazouillis de BiBi.

BiBi inaugure une nouvelle page (ir)régulière.

Il y commente(ra) ses tweets, déjà déposés en 140 caractères sur son compte TWITTER.  D’une pierre, il fera ainsi deux coups : version concise sur la page Gazouillis et version longue sur son blog.

Il espère ne pas ennuyer doublement le lecteur et la lectrice internaute. Il continuera à n’avoir que ces seuls buts : faire rire aux éclats, faire sourire ou encore faire rire au milieu des larmes. As you want.

Les Educateurs : futures machines à Café ?

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«Il me semble que les politiques au Pouvoir voudraient transformer les travailleurs sociaux en distributeurs automatiques de services, c’est-à-dire en machine à café fiables et performantes. Le mécanisme serait le suivant : on énumère des problèmes (emploi, chômage, handicaps, violence…). Pour chaque problème, on crée une catégorie ayant-droit. En vis-à-vis, on installe une cohorte de travailleurs sociaux distributeurs de solutions pour le problème particulier qu’ils sont chargés de traiter. Les travailleurs sociaux sont en train de se centrer sur la question du Problème et non sur la question du Sujet». Justes paroles de Paul Fustier, professeur émérite de psychologie à l’Université Lumière de Lyon 2.

Ce qui reste sur, c’est que cette question du Sujet – difficile à avaler mais incontournable – n’est pas soluble dans le café.

BiBi sort son tapis de prières.

1. BiBi a vécu jusqu’à l’âge de douze ans au Maroc, à Ouezzane, en plein milieu des montagnes du Rif. Somnolent à 5 heures du matin, il écoutait le muezzin sur la mosquée toute proche. En bas de sa rue, il voyait ses potes d’école filer à l’Eglise new-look, aux voûtes modernes, style Années 60. Dans le souk, il y avait le petit quartier juif où BiBi se rendait souvent. Là, il trouvait la plus vieille synagogue du Maroc. En classe, parmi une soixantaine d’élèves il côtoyait juifs marocains, catholiques français et espagnols, orthodoxes grecs, musulmans. Sans jamais avoir lu la BiBle, (pas d’éducation religieuse pour lui), il vécut en plein et à côté de ce petit monde des trois Monothéismes.

2. Pour BiBi, la grande question n’est pas de dire si l’on croit ou non en Dieu (et ainsi partir de l’intime, de l’individu) mais d’être assuré que toute la Puissance étatique laissera s’exprimer et préserver toute croyance. A cet égard, la France et ses combats historiques pour la Laïcité sont formidables.

3. Sarkozy a donc ouvert la Question (électoralement payante ?) de l’Islam. Dans la foulée, reviennent au premier plan des colères, des haines… mais elles sont aussi vives curieusement des deux côtés. Voilà que BiBi entend de son côté que la Religion, toutes les religions sont de la merde, que les autorités religieuses ne font que mettre la main dans la culotte des petites filles, que les Religions n’ont amené que des guerres etc. Curieux déchainement.

4. BiBi, en Ministre de l’Enseignement, imposerait des Cours d’Histoire des Religions dans les écoles et collèges publics. Cette connaissance ferait à coup sur baisser ces tensions qui naissent souvent de la méconnaissance : méconnaissance par exemple de l’imbrication très étroite des trois Monothéismes nés, éprouvés sur les terres du Moyen-Orient.

5. Bien entendu, on peut répondre que tout ça, ce sont des bondieuseries et qu’on s’en contrefout mais on  se priverait de comprendre – par exemple – ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient. On se priverait en outre de la beauté des histoires, des Mythes car ce sont des sacrées histoires que celles d’Abel et Caïn, d’Adam et d’Eve, de Jonas, de Job, d’Abraham. On lirait aussi avec plus d’acuité encore Shakespeare, Kafka et tant d’autres.

6. Aux prêtres irlandais pédophiles, on pourrait opposer cette Annécienne rencontrée par BiBi, fervente catholique, qui fit imprimer en 40-44 quelques 300 cartes d’identité pour des résistants juifs et non-juifs poursuivis par la Gestapo et la Milice. On pourrait rappeler que les Camisards, luttant contre les Dragons, flicaille de Louis XIV, étaient des Fous de Dieu et encore qu’en 39-44,  pas un seul parti politique clandestin de Gauche ne sauva un seul enfant juif dans leurs mots d’Ordre et leurs tracts, que beaucoup furent sauvés par des congrégations religieuses et par des Justes catholiques au nom de leur Amour du Prochain.

7. D’autres enseignements peuvent être tirés de la BiBle. Déjà, Georges Brassens, matérialiste en diable, conseillait de lire les Textes sacrés. Textes qui vont au-delà de ce qu’on pense des religions car ils concernent une façon d’être et de penser. Et cela va même jusqu’au choix du métier d’éducateur (celui de BiBi), métier où il faut accompagner enfants et adolescents en souffrance. Qu’on médite sur les interprétations possibles de cette Parole  V : «Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Eternel ton Dieu t’accordera». Territoire infini qu’ouvre cet axe de pensée qui serait par exemple de ne pas confondre cet «honore» avec «obéis» ou encore avec «il faut aimer ses parents»…

8. Et pour finir, cette histoire juive, succulente, la plus petite qui soit. Elle tient en trois mots (« Dieu soit loué !») et elle nous emmène dans tous les sens. Celui, manifeste, du Juif pingre, moqué par ses coreligionnaires (il veut louer Dieu pour ne pas trop dépenser d’un coup) et celui, latent où – belle idée – on ne pourrait être que locataire de Dieu mais jamais en être le propriétaire !

« Lien Social », la revue incontournable des éducateurs.

C’est toujours une joie de voir arriver sur le bureau des éducateurs le numéro du « Lien Social ». Lecteur depuis très longtemps de l’hebdomadaire basé à Toulouse (où, jadis, il participa à la première Rencontre Nationale des Éducateurs), BiBi a toujours trouvé une diversité bienvenue dans les approches théoriques du Journal et a très souvent apprécié les multiples points de vue sur le Travail Social.

Des noms accompagnent la lecture de BiBi :  Jean Cartry, le partant Lucien Bargane (dont les écrits lui furent très proches), Etienne Liebig, le nouveau venu qui tient une rubrique régulière dans Siné hebdo, le stakhanoviste Jacques Trémintin, Joël Plantet etc.

Bel équilibre que celui du Lien Social : il centre chaque numéro sur un grand thème. Pour exemples : « L’enfant placé chez lui/ La mixité à l’épreuve des Quartiers/ La pédagogie sociale aujourd’hui/Accompagner les femmes enceintes à l’hôpital » etc. Les premières pages (Social Actualités) fourmillent de précisions et chaque article tiendrait lieu d’un article-BiBi. Dans le numéro du 7 janvier, on revient sur l’article L.622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) qui prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 30000 euros d’amende pour quiconque vient en aide à une personne en situation irrégulière. Christian Deltombe, président d’Emmaüs-France, ajoute : «En raison de l’existence de ce texte, nous sommes l’objet d’un harcèlement de terrain quasi-permanent».

Le numéro du 21 janvier, un entrefilet précise le nombre de personnes sous écrous au premier janvier 2010 (66089). Dans ce chiffre : 15395 prévenus, 45583 condamnés, 4489 placés sous surveillance électronique et 622 condamnés en placement à l’extérieur sans hébergement pénitentiaire (chiffres de Pierre V. Tournier, chercheur).

Ailleurs, on trouve la rubrique livres (deux compte-rendus très appréciés des dernières parutions), les incontournables offres d’emploi et le courrier des lecteurs ( les deux pages préférées de BiBi, pages qui montrent que, partout en France, il y a des éducs qui ont la pêche). Et si nombre d’éducateurs tiennent le coup et sont loin d’être moribonds aujourd’hui – malgré les réformes dramatiques annoncées-, on le doit certainement au soutien et à la présence hebdomadaire du « Lien Social » dans nos pratiques.

BiBi exprime ses impressions et imprime ses expressions.

BiBi sur papier.

Le numéro 104 de la Revue Vie Sociale et Traitements (VST) a eu la gentillesse de publier un des coups de gueule de BiBi dans son numéro de décembre 2009. Pour les lecteurs réguliers de BiBi, cet article leur était déjà familier puisqu’il soulevait l’affligeante posture du Maire de Lisieux qui voulait retenir les mineurs de moins de 13 ans dans leur famille après 23 heures en leur imposant un couvre-feu.

L’article avait pour titre «Lisieux ou la Haine de l’enfant» (voir en appendice). Educateur ou non, travailleur social ou non, psy ou simple citoyen, chacun peut commander le numéro de cette revue du champ social et de la santé mentale des Céméa sur le site http://www.edition-eres.com

Coïncidence, le Monde Diplomatique de ce mois de décembre publie un article signé Patrick Coupechoux sur «Le Traitement sécuritaire de la Folie » où l’auteur détaille comment la France stigmatise les malades mentaux. BiBi en a retiré deux phrases pointues, deux paroles bienvenues et incisives. L’une est de François Tosquelles : «Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît». Et, devant cette rage des évaluations demandées à tout prix aux soignants, Jean Oury, fondateur de La Borde à Cour-Cheverny, distille ces simples mots : «Un sourire – pas celui des hôtesses de l’air – c’est très important en psychiatrie. Mais un sourire, cela peut-il s’évaluer ?»

Un excellent article qui taille en pièces les idées foldingues de ce régime qui n’offre qu’une volonté de créer un fichier national de patients hospitalisés d’office, qui fait fi de la relation humaine et de la rencontre singulière entre soignant et soigné, qui est à l’opposé de toute prise en compte du sujet et pour qui la folie est à «neutraliser» et à gérer au coût le plus bas possible. Pour Chouchou et consorts, les dépenses en psychiatrie sont dans cet esprit : elles sont inutiles et elles sont faites pour des gens inutiles.

BiBi signale aussi le numéro 11 de Bakchich de ce mercredi. En avant-dernière page, l’équipe de Bakchich a relevé une flèche de BiBi lancée sur Twitter à propos de Madame Valérie Hortefeux et de son crêpage de chignon (de chiffon) avec une cliente de chez Dior. Par ailleurs, BiBi s’étonne que le journal fasse si peu cas de la Journée Mondiale du Sida et des directions stratégiques nouvelles mises en place par Chouchou, Chochotte et Grégoire Verdeaux, leur Conseiller Com. Dans un prochain numéro ? Allez… tout vient à point pour celui qui sait attendre. BiBi sera donc un patient… très patient.

En attendant, les lecteurs de BiBi peuvent se faire les dents sur :