Tag: DSK

Une fiction lilloise.

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La scène se passe « Chez Lorette », un bistrot populo de la banlieue lilloise. Marcel et Mimile, coudes sur le zing, parlent de choses et d’autres :
–  T’as vu la télé, hier ? attaque Marcel.
–  Ben oui, j’étais sur le journal de la Ferrari.
–  T’as écouté sur l’affaire DSK au Carlton ?
  Ouais, mais j’ai pas vraiment pigé de ce qu’ils racontaient. Ce DSK, il faisait dans la «partie fine», les «rencontres», le «rendez-vous galant» et les «soirées particulières». De quoi ils causent, Marcel ?
–  Tu veux que j’te dise ?
  Ben, ouais, Marcel.
–  Eh bien ce tocard de DSK, il partouzait avec des putes de chez Dédé.
–  Ah ben, ouais ! j’comprends mieux comme çé.

DSK en visite chez Michelle et Barack Obama.

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Dans cette affaire du Carlton, le début d’enquête a permis de pêcher de gros poissons… Probablement des Rouget de Lille.

Bon, alors notre DSK ? Hé bien, il fait ce qu’il veut avec sa queue de poisson : BiBi n’est pas là pour faire de la Morale et écailler gratuitement les personnalités ou les Divas sur divans.  Qu’il (se) paye des prostituées, je suppose qu’avec l’argent qu’il a (ou avec ce que lui prête sa chère Anne), il est comme un poisson dans l’eau (à New York, sur la Seine ou sur l’Escaut). Qu’il n’ait pas réussi à faire de l’Elysée un lupanar, ça ne fait rien : Courtisans et Courtisanes du moment y font déjà du très bon travail.

Restent quelques pensées de BiBi qui, lui, n’a pas perdu le Nord :

1. DSK se permettait de faire visiter le siège du FMI aux protégées de Dodo la Saumure… Voilà qui ne manquait pas de sel.

2. La Société Eiffinage a gagné l’appel d’offres pour la construction du Grand Stade de Lille. Qu’en pense Martine Aubry du haut de sa tribune officielle ?

3. Le Commissaire Jean-Christophe Lagarde, patron apprécié de la Sûreté Départementale, participait aux réunions de travail de la Fondation Terra Nova à l’Assemblée Nationale. Euh… à l’Assemblée Nationale ? Là où on trouve Députés qui vendent leurs voix à bon marché ?

4. Jean-Jacques Urvoas, Monsieur Sécurité du PS, a de l’humour. Il dit que le sieur Lagarde, mis en examen pour proxénétisme aggravé, est «quelqu’un de franc du collier».

5. Dans le Libé du jour, le Journaleux Luc Levaï défend le Journaleux Ivan Levaillant (à moins que ce ne soit l’inverse : Ivan Levaï et Luc le Vaillant). Épinglé par Sébastien Fontenelle (Lire ici son article dans Politis), Luc La Vaillance se fait fort de régler ses comptes à «la Gauche vertueuse», au «Féminisme punisseur» et à «la Jeune Garde qui braille ses «qu’ils s’en aillent tous». Il y a vraiment des coups de pied au Luc qui se perdent !

6. La photo originale date du Sommet de Pittsburgh en 2009. (Voir ici).

La Fiction-DSK de Daniel Sibony : hélas, une de plus !

Sur son blog, Daniel Sibony  intervient à propos de l’Affaire DSK. Surprise : lui aussi vient participer à la Grande Foire aux Fictions (d’Innocence, de Culpabilité – peu importe) de la Doxa. Article : Affaire DSK : justice et Jouissance.

En préambule.

BiBi se doit de rappeler combien l’ensemble des écrits du Psychanalyste-mathématicien (des magnifiques écrits «Du vécu de l’invivable» aux concepts féconds de «L’Entre-deux») l’ont marqué dans sa vie intime et professionnelle. Le billet qui suit ne s’attachera donc qu’à la seule intervention qu’il fait sur l’Affaire DSK et à sa lecture attentive.

Bouc-émissaire.

BiBi ira directement à la dernière ligne : «Je n’aime pas la Scène du Bouc émissaire, tout simplement». Et là, accord sur toute sa ligne. Haro sur les dépiauteurs, les journaleux, les intellos éditocrates, médiocrates (hélas jamais comptabilisés par Sibony dans sa vision de la «Doxa»). Haro, oui, (cités cette fois à juste titre par Sibony) sur les Psy et sur ceux qui s’improvisent illico en juges du côté des «Pauvres». BiBi donne mille fois raison à la parole biblique reprise par Daniel Sibony : «Dans sa querelle, ne glorifie pas le pauvre».

Part de jouissance.

Dans cette affaire, «chacun veut d’abord prélever sa part de jouissance en disant ce qu’il a sur le cœur». Dans ce «chacun», BiBi se sent – comme chacun – interpellé. Alors, il précise sa position personnelle en rappelant qu’il a toujours considéré DSK– emprisonné ou non – comme un adversaire politique, un représentant politique au service du Libéralisme à combattre. En témoignent  – AVANT l’Affaire – les trois billets-BiBi écrits : «Les Affaires de DSK 1 et 2» et «Sarkozy-DSK : c’est tout Com’». En témoignent les lignes de ses deux billets APRÈS l’Affaire (1 en date du 15 mai et 2). A chacun des ces billets, nulle part une part de jouissance en s’étendant sur ce que BiBi a sur le cœur. Par contre, Sibony, inversant quelque peu le sens de la Doxa, s’est montré un peu aveugle et sourd devant le déferlement de la gentry médiatico-politique qui SOUTENAIT DSK. Pas un mot là-dessus.

Des milliers de jugements, certes.

BiBi s’en désole mais ce qu’écrit Sibony est  juste : «Au fond, il y avait une violence plurielle qui attendait cette affaire pour affluer de toutes parts, et s’exprimer largement». De TOUTES PARTS ? Sibony retient la violence de «milliers de jugements». OK mais de qui ? De quoi ? D’où part-elle ? BiBi attendait une analyse contradictoire, différenciée, plus complète, plus fine. Mais il n’aura rien de plus.

Point de désaccord.

BiBi relève 1. «Une loi sur le harcèlement n’y change pas grand-chose». 2. «Il n’y a rien qui puisse régler ABSOLUMENT, en vérité, l’approche des sexes». Mais on peut se battre pour une loi (possible et souhaitable sur le harcèlement) en étant conscient qu’elle ne règle pas ABSOLUMENT l’approche des sexes. Faut-il pour cela renoncer à se battre pour qu’une loi, toujours perfectible, puisse changer un petit-quelque-chose ?

Point d’accord.

«On juge une personne, pas un rapport social ou un symbole». BiBi rajoute que ce «ON», c’est la Justice, c’est ce qui vient faire Tiers indispensable entre la (supposée) victime et le (supposé) coupable. Ce «ON», c’est la Justice (ici américaine – avec tous les aléas possibles dans le rendu de son Jugement). Dans ce «ON», BiBi ne compte ni Sibony, ni BiBi himself, ni la Doxa. Ce «ON», c’est l’appareil judiciaire (même s’il est imparfait). Pas plus, pas moins.

Le cœur de BiBi.

BiBi s’interdit de dire ce qu’il a sur le cœur et d’y prélever une part de jouissance. BiBi a d’autres espaces pour aller jouir et ne dira rien là-dessus. Il ne dira ni son opinion, ni ses ressentis, ni ses pré-jugés, ni ses idées à la con (cela n’a strictement aucune importance). Par contre, il continuera de parler de DSK (de lui et d’autres) comme un adversaire politique à combattre. Il le combattra en adversaire et NON EN BOUC EMISSAIRE. Tous ses bibillets vont et continueront d’aller dans ce sens.

Une étonnante conclusion.

Sibony – hélas, lui aussi – vient nous délivrer «sa part de jouissance» alors qu’il pourfend à juste titre les Psy quelques lignes plus haut qui  disent «ce qu’ils ont sur le cœur». Et c’est la phrase suivante qui ne dit rien qui vaille à BiBi : «Cela dit, a-t-on envisagé cette hypothèse sur l’événement ?»

Et hop, hop,  puisque « cela est dit« , voilà Sibony qui nous inflige son hypothèse, sa Fiction (d’Innocence ? De Culpabilité ?). Il n’y résiste pas lui aussi. Le voilà qui prend position dans ce capharnaüm alors que tout son début d’article aurait supposé une courageuse position finale d’attente du Procès à venir et de retrait (les SEULES QUI VAILLENT POUR BIBI). Le voilà – via son hypothèse «brûlante» – qui alimente «la violence plurielle» qu’il dénonce.

Hélas, Monsieur Sibony, vous aussi, vous aussi.

DSK : c’était il y a un mois, c’était il y a un siècle.

Le lundi 2 mai, nous étions dans la période ascensionnelle de DSK. Tout le Monde attendait sa candidature. Le Maître ne se prononçait pas encore, laissant ses sous-fifres et ses Conseillers à la Con gloser dans le Mentir-Vrai d’une Candidature mi-virtuelle, mi-inévitable.

1. Avril/Mai 2011 : Partisans, alliés, amis journaleux

Les Flèches de BiBi (1/15Juin).

Tout beau, le Figaro.

En lisant le Figaro, vous apprendrez que Maurice Lévy, 69 ans, PDG de Publicis et ami sarkozyste,