Archive de la catégorie ‘Les Ecrits de BiBi’

Des fictions qui disparaissent.

Dimanche 11 mai 2008

Tornade

Il est de milliers de qui m’arrivent, mais elles m’arrivent émiettées, par bribes, comme détachées, par morceaux, par lambeaux. A peine si elles se rappellent à mon souvenir. Tant de mort-nés, tant d’histoires fantastiques et de projets prodigieux perdus. Ces passent à la vitesse de la lumière, elles passent que déjà elles se perdent, que déjà s’impose un autre embryon de fiction qui à son tour s’évanouira. Ne restent plus qu’en mémoire des traînées fulgurantes, des élans impossibles à fixer. Ces accumulations me sortent pourtant de la torpeur du . (more…)

Une petite histoire dans la Grande (Histoire).

Lundi 5 mai 2008

Feuille gelée

a bien connu Lucien, son voisin du rez-de-chaussée. Il y eut des journées très froides lors de ce dernier hiver. Jeudi 8 mai, on commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il est peu de familles où ne perdure pas le souvenir terrible et douloureux des restrictions, des arrestations, des secousses et des tremblements de terre occasionnés par le passage de la Peste brune.

a recueilli ces échos avant que les brumes de l’Oubli ne les ensevelissent. (more…)

Embruns… (pour Béatrice)

Mercredi 30 avril 2008

Océan déchainé

  Moi si ému
  Sous les vents
  Moi si mouvant
  Sur les sables
  Comme je m’étire sur tes lignes
  Et m’échoue sur tes blancs

De pied ferme, de coeur anxieux.

Jeudi 24 avril 2008

Trois peintures de Jose HernandezTrois peintures de Jose HernandezTrois peintures de Jose Hernandez
Lorsque je regarde les peintures, les dessins, les aquarelles de , je prends peur. Pas de celle qui fait fuir mais plutôt de cette peur qui vous immobilise et vous pétrifie.  Puis lentement, le regard commence à s’habituer. Enfin, je crois que mes yeux s’habituent. En réalité, non.

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Le Labyrinthe du Quotidien.

Vendredi 11 avril 2008

L’Oasis de BiBi.

Explorer l’anodin.

Voilà ce en quoi croit. C’est un projet obstinément subversif pour . Il n’ira pas non plus suivre complètement sur son «  insurmontable besoin de nuire à tout ce qui règne – hommes ou opinions » car ne globalise pas. Il aime ce qu’en règle générale, la Société méprise. Par exemple, aime poser les questions qui n’ont pas trouvé réponse, il prête la plus grande attention à toutes ces innombrables questions qui restent lettre morte. est instantanément attiré par les petits riens, les petites choses qui n’ont l’air de rien, les moments perdus, les êtres que l’on dit insignifiants, par exemple un ouvrier de la grande industrie qui bafouille, la concierge qui tire les cartes, la disgrâce physique si magnifiquement rendue par Diane Arbus, les types qui radotent dans leur coin, les petits vieux qui poussent des cris inaudibles au fond des cafés, les chiens qui boitent et les chats qui griffent. De tout ce qui échappe à la Puissance, à la Lumière factice des projos, au Succès, au Profit maximum, est preneur. Tout ce qui ne sert à rien, qui est au rebut : voilà sur quoi porte la curiosité de . (more…)