Archive de la catégorie ‘Frère Lagardère et son JDD’

En promenade avec le Journal du Dimanche…

Dimanche 29 août 2010

Les dimanches ensoleillés ne sont pas propices à la lecture. Il aura fallu un effort surhumain à BiBi pour parcourir le Journal du Dimanche du Frère sur la plage. Mais il goûta aussi l’eau du Lac (Léman) : décrassage mental garanti.

La Dispute chez .

voit donc d’un très mauvais œil «l’unité du Parti Socialiste» qui serait un «déni de la politique réelle». Il rajoute, un peu énervé : «comme si l’ambition pouvait se vivre sans compétition, et la compétition sans le fiel… »

Deux remarques :

1. C’est vrai, sans ce « fiel » désiré, les ventes du JDD baisseront à n’en pas douter. Allez, chers Socialos, commencez la bagarre pour faire monter le lectorat du Frère .

2. «En réalité, c’est de disputes que manquent les socialistes». Bagarreur le Claude ? BiBi ne voudrait pas lui faire de peine mais que le Journaliste se souvienne : en plein débat (dispute) avec BiBi en février 2010, il prit ses jambes à son cou pour courir se réfugier sous les jupons de sa Rédaction. Pourtant, il avait sollicité sa place de follower au compte de BiBi.

Rappelons l’objet du litige : BiBi attendit en vain une réponse à une quinzaine de tweets qui posèrent la même question : « « Monsieur Askolovitch, aviez-vous signé, en son temps, la lettre au Frère des journalistes du JDD qui protestaient contre l’orientation trop sarkozyste du journal ? » BiBi attend toujours. Il attendra encore longtemps.

Au hasard : des titres, des petites phrases.

1. Page 31 : BiBi sursaute à la parole de Philippe Forest : «Le roman doit être du côté du bien ». C’est probablement un choix de rédaction car sur son interview, l’écrivain dit des choses pertinentes et vraies. Le Roman du côté du Bien ? Dans les souvenirs de BiBi, un des premiers livres fondateurs de sa passion de lecteur fut «La Littérature et le Mal» de Georges Bataille.

2. Page 3 : Paul Virilio : «On vit aujourd’hui, de gauche ou de droite, dans un individualisme de masse. Le collectivisme a disparu, Dieu merci d’ailleurs… ». Bizarre ce mot de «collectivisme » car le sens que Virilio lui attribue dériverait assez vite ailleurs. Dans l’analyse par exemple, on n’appréhenderait ainsi la Réalité qu’à travers le prisme de cas individuels, de paroles chocs, de petites phrases singulières, de témoignages individuels, de faits divers isolés. Cette démultiplication de paroles singulières autorise n’importe quelle justification. Et aujourd’hui, on sait où cette analyse nous mène.

Et voilà qu’en fin d’interview, il déclare : «La politique ce ne sont pas d’abord les masses». Pas les luttes collectiv(ist)es, donc ?  Cher Paul, BiBi espère vous voir singulièrement, le 4 et 7 septembre, défiler avec – comme vous le dites – «les corps qui souffrent, qui aiment, qui se battent».

JDD : Olivier Jay et son édito.

Dimanche 4 juillet 2010

Le JDD est aussi embêté que notre Président sur l’Affaire Woerth-. Olivier Jay, nouveau directeur du Journal du Frère , est monté au créneau pour colmater les brèches de la Forteresse sarkozyste.

Le titre de son édito  est « Tous pourris ? » Comme si la Question était là. Bien arrangeante cette question car, même à question inutile, tout lecteur salive déjà à lire la réponse. Celle-ci arrive dans les dernières lignes :  » Nicolas doit trancher… C’est aussi la marque des Hommes d’État. Pour rétablir l’idée de justice. Pour éviter la montée insupportable du « tous pourris ». Il est encore temps« .

Jolis envols et jolies envolées pour ce Jay-là avec ces deux maîtres-mots : attendre (« Il est encore temps« ) et promettre (« Nicolas doit trancher« ). Tout cela évite d’interroger le Présent dans le détail. Pourtant, avec cette affaire Woerth, les détails au quotidien fourmillent non ?

Le Journaleux prend bien soin de ne pas écrire une seule fois le nom de « Woerth ». Il nomme l’Affaire du seul nom de «  ». Par contre, dès les premières lignes, il cite les deux défenseurs de Woerth, Simone Weil et Michel Rocard et les qualifie de « deux sages« . Ah bon ? Des Sages ? Sage, Monsieur Rocard qui déclarait dans le Monde du 20 novembre 2009 :«Il faut commencer par cela : nous voulons conserver le Capitalisme». Sage Madame Veil, supportrice de toujours de Chirac, de Tibéry et de ?

Mais le plus drôle est à  venir : il paraitrait selon notre Oiseau du JDD que l’Affaire Woerth serait un « roman vrai« . Un Roman vrai ! Oh, merveilleuse trouvaille que voici : le « roman vrai » concilie les contraires et fait perdurer la confusion. Car la « confusion » est le seul stratagème pour éviter que l’Affaire ne devienne claire (ce qu’elle est pourtant). Voyez-en les avantages :

1. Si vous êtes plutôt pro-Sarko, vous tirez du côté du « Roman » (comme élucubrations, fiction, invention…).

2. Si vous considérez que l’Affaire Woerth dit des vérités sur les méthodes exécrables et anti-démocratiques de Chouchou, vous choisissez le « vrai« .

Il faut attendre la page… dix pour lire des infos détaillées sur le plus grand scandale du quinquennat. Le journaleux Laurent Valdiguié reste aphone et ne prononce pas – lui non plus – une seule fois le nom d’, continuant de pérorer sur « l’Affaire  ».

Enfin, dans le petit encart adjacent, on apprend qu’ » » ne veut pas apparaitre en public, qu’il est « épuisé et miné« . Et ce n’est pas dans les Hôpitaux qui vont fermer ( et dont le JDD nous dessine la carte) que notre Ministre va pouvoir se refaire une santé.

Quand Nicolas (Sarkozy) défend son pote Eric (Woerth)

Dimanche 27 juin 2010

Il est juché sur une petite estrade. Il est amaigri, presque en mauvaise santé. Lorsqu’il parle, il baisse les yeux et il baisse la tête : il regarde certes les caméras mais à la dérobée. On sent que ses tics peuvent resurgir à tout moment. Se contenant à peine, il lâche : «Est-ce que je maintiens ma confiance à  ? Si vous me reposez la même question demain matin, je ferai la même réponse». C’est donc «oui».

Chouchou a quand même du mal à avaler cette affaire Woerth. Peut-être n’est-il pas vraiment au courant des frasques de son ami, trésorier de son propre parti ? ( BiBi le reconnait : hypothèse absurde). Il a fallu pourtant à notre Président convoquer de toute urgence la Pool Connection (Guaino, Levitte, Louvrier and Co. Guéant, lui, intervenant à New York) et, dans le même temps, ménager François Fillon et ses amis râleurs.

Chouchou est à Huntsville, en Ontario et fait donc sa Conférence de presse. Carla n’est pas venue avec lui, elle qui adore les voyages (elle prépare probablement de nouvelles rengaines). Il se sent seul, humainement seul, mais chacun sait que, pour lui, «humainement» ne veut rien dire. Eric son ami, Eric qui en sait long, trop long sur les ramifications financières du Grand Parti, est bien entendu indéboulonnable. Pas question de le démissionner, de sacrifier cet homme-clé qui ouvre toutes les serrures du quinquennat.

Seule stratégie possible : il faut jeter de la confusion, il faudra cravacher en montant sur ses grands chevaux – et au galop s’il vous plait. Il faudra remettre en selle tous ces journaleux – grands ânes de chez Dassault et de chez . Les hommes du JDD, par exemple. Le Journal du Frère s’est déjà remobilisé ce dimanche pour définir la Stratégie de défense d’Eric : le bonhomme attaque le verbe haut,il  joue les offensés, il garde son calme dans la tempête. Un homme bien, un homme intègre qui, contre vents et marées,se bat,  fait front. Magnifiquement.

Énumérons les subtils détours de ces manœuvres : faire silence sur Florence, éviter de rappeler qu’Eric est l’homme (le mari) qui l’a nommée (pistonnée) chez Clymène, réduire l’affaire au très vilain Patrice de Maistre. Pour exemple, dans l’article de Laurent Valdiguié, le nom de Florence Woerth n’est cité que par la bande (une seule fois). Pas d’interview, pas de billet retraçant sa carrière, pas d’investigation : c’est que la solidarité de caste Patrice-Flo doit être soigneusement gommée. Sur Patrice, on peut lire : « A écouter les enregistrements, il semble au centre de la fraude fiscale ». Vous voudriez que l’on parle de Florence ? Florence-Qui ? Que ? Flo qui ? Florence quoi ?

Le cher Louvrier et son Équipe veulent jouer aux plus malins : déplaçons donc l’Affaire Woerth- en la couvrant avec cette enquête sur les lingots de Robert Peugeot. La Stratégie de Défense de Monsieur Éric est en marche : Dans l’article page 3 sur Peugeot, le journaleux Laurent Valdiguié fait passer Éric pour… «un hystérique du contrôle fiscal» (Bravo Lolo !).

Et qu’on n’attende pas que, dans un article en page 2, Laurent Fabius vienne s’époumoner et hurler au scandale. Laurent Fabius, vous connaissez? Ex-premier ministre, il couvrit, le premier, l’Affaire des Frégates de Taïwan du Secret-Défense. Juste ciel, BiBi ne s’ennuie pas le dimanche. Très guilleret, il chanterait presque l’air plagié d’Enrico : «Ah qu’ils sont jolis les scandales de mon pays, la, la la, la… »

Patrick Besson fait le trottoir… des télés et du JDD.

Lundi 14 juin 2010

BiBi ne connaît pas «l’ œuvre » de Patrick Besson qui est… peut-être un grand écrivain. Dans la communauté des écrivains qu’il fréquente, BiBi n’a jamais croisé directement ou par ricochets le nom de Patrick Besson. Mais ça viendra… peut-être.

C’est le Journal du Dimanche qui a mis le bonhomme Patrick à l’honneur de sa page LIRE. Comme le temps est aux coups de griffes, aux rodomontades d’Intellectuels médiatiques, au Fun et au Cynisme, on a droit à un duel à fleuret moucheté entre Besson (pas Eric) et Pivot Bernard sur toute la page 33. Le gentillet  point de discorde porte sur le livre que Besson vient d’écrire sur la Télévision, ses plateaux et ses vedettes. BiBi ne l’a pas lu (pas de temps à perdre avant de mourir) mais a pris le temps de détailler l’interview que Patrick Besson a donné au JDD : cinq personnalités y sont passées en revue.

Sur Frank Ribéry : « ses déboires sont sans intérêt ». Mais à l’écrire, y a-t-il un intérêt ? Et pourquoi s’attarder sur Zahia, la « prostituée » par laquelle le scandale est arrivé ? Patrick Besson himself, n’a-t-il pas fait – lui aussi – tous les trottoirs ? De l’Humanité au Point, des chroniques du Figaro à celles de VSD ? Et aurait-il honte d’avoir eu à servir en soubrette au Figaro puisque – d’après la critique de Bernard Pivot – Patrick Besson ne cite pas le nom du Figaro, son journal employeur, se contentant de dire qu’il a travaillé dans «un grand quotidien du matin» ?

Cinq lignes avant la fin de sa diatribe contre Ribéry (Appréciez le mépris : «C’est un footballeur, un gars physique, mieux vaut ne pas trop en demander»), il se fait moraliste : «Il faut arrêter d’attacher de l’importance au sexe». Fort bien mais BiBi comprend mal que, dix lignes plus bas, il en vienne à encenser Audrey Tautou dans le Da Vinci Code avec ce constat (à vérifier quand même) : «Je ne peux pas voir le film sans être en érection du début à la fin».

Il continuera en goujat à répéter qu’Adjani «a pris du poids» et qu’il « ne comprend pas pourquoi », il admirera Bernard Tapie «petit gars de la banlieue qui a voulu s’en sortir», il se moquera des ânes de Cannes (Juliette Binoche et Xavier Beauvois), il se délectera en enfonçant Stéphane Delajoux, le médecin de Johnny. Des anathèmes, des insultes à peine camouflées, des clins d’œil aux femmes qu’il admire et une défense de Polanski en contrepoint d’une attaque contre la Justice américaine qui « a décidé de se venger de Roman Polanski et de le faire arrêter ».

Et touche exotique exhibée au final : celle de ses Origines. « Mon père est russe, ma mère est croate. La Gauche doit gagner ne serait-ce que parce qu’il me faut mes papiers». Droite-UMP ou « Gauche DSK » en 2012, BiBi est persuadé que Patrick Besson les aura ses petits papiers… ou au Figaro ou au Point.

«Je suis tellement désespéré que je serais même prêt à voter pour Arnaud Montebourg». Pour Besson, l’au-delà du désespoir (la mort) – c’est-à-dire la Gauche de la «Gauche» – n’existe pas. Pas étonnant finalement que le Journal du Frère lui ait ouvert tout grand ses portes.

JDD : Journal de Propaganda.

Dimanche 13 juin 2010

BiBi revient à ses premières amours : la lecture du canard de l’ami . En en détaillant les  pages dominicales, il reste toujours un peu plus abasourdi face à l’ampleur de la Propaganda du Journal de Frère .

Qu’on en juge :

Pages 2 et 3 : c’est François Fillon que Nicolas Prissette encense en Père-Courage. Pire : le Journaleux nous assène – comme une évidence – que, sur les Retraites, le Pouvoir serait dans un débat très démocratique et très contradictoire. Il tente de nous persuader que le message de Fillon s’adresse «à l’opinion mais aussi…à l’Elysée»… comme si Fillon et Chouchou ne menaient pas de concert cette «Réforme» d’importance, clé de voûte de la seconde partie du Quinquennat. Bien entendu, cet « aveuglement » du Boy de devant la répartition stratégique des tâches est là pour nous faire avaler la pilule de la Retraite à 62-63 ans et les mesures drastiques qui vont suivre.

Nicolas Prissette nous invente donc à peu de frais une pseudo-contestation, une lutte interne qu’il y aurait entre – défense de rire – l’aile «libérale» de Fillon-Copé et l’aile «sociale» de Raymond Soubie.

Avantages de cette manœuvre idéologique, camouflage de la Solidarité de caste des Puissants :

  1. Nous faire oublier l’existence de ceux qui contestent ou contesteront le 24 juin dans la rue et aider Chouchou à ce que le scénario « à la 1995 » ne se reproduise pas. Eternelle peur des Possédants face aux mouvements sociaux et au Peuple qui gronde.
  2. Faire apparaître Nicolas comme le Juge Suprême, pacificateur et rassembleur.
  3. Montrer au nouveau boss (Olivier Jay) que le Quatuor de choc 2012 (Prissette, Askolovitch, Valdiguié et Marie Quenet) est fin prêt pour épauler le «frère» d’Arnaud pour la Campagne 2012.

Même page en éditorial : c’est un fasciné qui repasse la brosse à reluire au Camarade Fillon qui, «concret», «parle au moins d’un sujet authentique (les retraites)». Dans ce même article, l’ami Claude ne cesse, lui, de parler concrètement d’un sujet authentique qui semble beaucoup le (pré)occuper. BiBi veut parler de ce «Lies H. le grand bandit nantais « polygame » (Pourquoi rappeler à chaque fois son identité ?). Par contre, Monsieur Claude n’a pas un seul mot, un seul,un seul, sur Brice Hortefeux, premier Ministre de l’Intérieur condamné par la Justice pour racisme. Sujet probablement pas authentique du tout et pas concret du tout pour notre cher Claude.

Page 4 : une rencontre-portrait avec le flic pro-, Christian Lambert qui se prépare pour 2012.

Pleine page 6 : interview de Michèle Alliot-Marie.

Page 7 : Christine Boutin remplit les quatre colonnes.

Page 10 à l’international : plaidoyer pro-domo du gentil Chouchou face à la méchante Merkel.

Page 12 : c’est le tour des mesures Hortefeux (sans rappel de sa «condamnation»).

Page 27 (Sports) : les états d’âme de Roselyne Bachelot.

Le journal tire à ses derniers feuillets. On croit être sorti de la Propaganda mais non : en avant-dernière page, rubrique Télévision, on a droit à un éloge de l’émission de FR3 programmée mercredi («Vue du Ciel…»). Le réalisateur ? Le grand bricoleur écologiste Yann-Arthus Bertrand, celui-là même qui, il y a quelques mois dans le même JDD, se vantait de tutoyer son grand ami. Le grand pote de Yann ? Mais bon sang mais c’est bien sûr : Nicolas de l’Élysée.

Olivier Jay (du JDD) et le Taxidermiste.

Dimanche 7 mars 2010

 

JOURNALEUX : BiBi a une prédilection pour les Journaleux du Journal Du Dimanche. Il les suit à la trace et il aime beaucoup disséquer leur plan de carrière. C’est que, cul assis entre deux chaises, ces Journaleux vont et viennent entre chaises vides et chaises tournantes. Ainsi, pendant deux années, Olivier Jay resta dans l’ombre de Christian de Villeneuve aujourd’hui remercié par de bien belles louanges assassines (Dans les Sphères des Puissants, le panégyrique est bien souvent synonyme de couronne mortuaire). Aujourd’hui, voilà notre Jay au sommet de l’Olivier.

JOLIE PLUME COLORÉE : BiBi, relisant un des derniers articles de ce nouveau Dirlo, avait relevé : « Les vraies cibles de notre Président [], ce sont les patrons, les banquiers et certains dirigeants ». Ou encore, (il y a tout juste un an) : «Les États fournissant aux banques les liquidités nécessaires pour financer les entreprises, une certaine reprise de l’économie devrait intervenir assez rapidement». Jolie plume de Jay, non ?

FABLE FABULEUSE : BiBi, impressionné par ses fables colorées, en avait même plagié une : «Maitre Jay, perché sur son olivier, tenait dans son bec, un mirage/ Mais Maître BiBi, par l’odeur alléché/ lui tint à peu près ce langage /Et bonjour, Monsieur Jay du JDD/Que vous êtes joli /Que vous me semblez beau !»

ENVOL POUR 2012 : Seul aux commandes, fier oiseau sur sa branche, Jay est donc devenu Directeur de la Rédaction du JDD par la bonne grâce de Didier Quillot, président très sarkozyste du Directoire Active. Un proche, aux pieds de l’Olivier, résume : «Très travailleur, Jay est l’homme aux mille et un réseaux. A la fois habile et subtil, il réalise un rêve qu’il visait depuis près de deux ans ».

OISEAU ZELE : Après être sorti du nid IEP, Jay a pépié dix ans durant dans Les Échos, journal dont le proprio est aujourd’hui Bernard Arnault. Il dirigera ensuite les Rédactions numériques de Bayard (2000-2005) puis survolera les toits de l’Usine Nouvelle (2006). Au JDD, il saluera bien bas Michel Pébereau (qui tient régulièrement chronique de Science-fiction dans le JDD), déploiera ses ailes dans l’animation ininterrompue des Ateliers MEDEF. Là, gazouillant, il tutoie le Ciel du Libéralisme et les Rapaces du CAC 40, montant souvent Lagarde autour de Christine. Pas de doute, c’est bien là que «l’Homme aux mille et un réseaux » a pris son envol et continuera d’y tremper sa plume.

GAZOUILLIS INTERDIT : Cher Olivier, ne faites pas l’erreur de demander un gazouillis au compte de BiBi comme le fit votre Monsieur Claude (Askolovitch). Le Jay doit se méfier car chaque dimanche, BiBi dépouille votre journal, BiBi dissèque vos articles, BiBi tanne vos Journaleux et BiBi démoule vos mensonges. C’est que… BiBi – renseignez-vous - est sûrement un valeureux taxidermiste.

Les amnésies du Journal du Dimanche.

Dimanche 7 février 2010

Askolovitch et Alzheimer.

Notre Journaleux squatte les pages deux et trois du JDD. Dans l’article central, il dote Eric Besson d’un «patriotisme romantique». Il juge que la Gauche contre Besson s’est libérée «jusqu’à l’odieux» car elle a comparé le «gourmand» Besson aux collabos Laval et Déat. L’édito du Toutou- s’intitule… « Islam ». «Chaque jour qui passe, l’étau verbal se resserre autour des musulmans de France, sans cesse regardés comme infiniment étrangers, alors même qu’ils ne sont que de chez nous». Monsieur oublie que son journal dominical a participé à cet étau verbal. Il aurait du écrire : «Chaque Dimanche qui passe… ». La preuve de cette gigantesque Manip’ ? Sur la même page, une photo de femmes voilées, un titre : « A Tours, manifestation ou provocation».

Bad Story.

BiBi est souvent surpris par la tiédeur de certains estimés intellectuels français. Benjamin Stora, historien, est en effet bien indulgent avec Nicolas . Il en est encore à croire qu’il peut «acquérir une légitimité pour aborder les questions historiques». Cher Monsieur, il y en a qui ne pourront pas «acquérir» cette «légitimité», ce sont les élèves des Terminales S qui verront la suppression de l’Histoire à la rentrée prochaine. Pas un mot de notre Historien là-dessus : Bad Story et Bad Stora.

Jean-Baptiste Descroix-Vernier.

Ce Capitaine de la Nouvelle Economie a droit à une page trois. Si vous l’ignorez, ce cher JB est le créateur de Rentabiliweb, cette généreuse Société qui avait promis de distribuer des billets de banque gratuitement aux Parisiens. BiBi ramène en contrepoint deux extraits de journaux qui nous en parlent autrement que le JDD :

1. Le Canard Enchaîné (18 novembre) : «La Société Rentabiliweb dont les sites pour adultes réservent plein de surprises, compte pour associés Bernard Arnault, Stéphane Courbit, Jean-Marie Messier, Alain Madelin, le groupe AXA, HSBC, Natixis».

2. Alain Madelin, le Président du Fonds de Solidarité Numérique (FSN) aurait, selon La Tribune de Genève, des « liens d’affaires avec des sites pornographiques – via la Société Rentabiliweb qui regroupe en son sein des Sites adultes ». Les mauvaises langues – pas celle de BiBi – diront que JBDV a peut-être fait la distribution au JDD pour être ainsi en page trois. Le Monde est méchant, non ?

Etonnant et détonnant.

En page 8, BiBi apprend qu’il existe des «candidates à l’attentat-suicide» qui «pourraient utiliser des implants mammaires remplis de penthrite». Heureux BiBi qui adore les femmes explosives. Et pas que les blondes.

Brazil.

Paulo Nogueira Batista, responsable brésilien du FMI, a déclaré que l’Europe « montrait des signes du déclin » et qu’elle était « la principale force rétrograde dans les institutions financières internationales ». BiBi interpelle derechef Nicolas  : «Dis-moi, Chouchou, tu l’as lu, là ? »

Ah les Polémiques !

A l’instar des débats contradictoires de France-Info entre le révolutionnaire Joffrin et la réactive Sylvie Brossolette, le JDD nous invente le sien avec l’éternel débat sur l’éternel féminin : Femme-Mère, Allaitement, Féminisme… avec deux figures : Edwige Antier, députée UMP et pédiatre et . Comme c’est curieux : le JDD n’ose pas donner les Titres de Madame Badinter. Heureusement, BiBi veille : Madame B. a contribué par ses grandes largesses au de Deauville en y engageant son entreprise (Publicis). Madame Badinter est la 61ième fortune française avec ses 460 millions d’euros. Voila, c’était la minute de pub(licis).

Tout Schuss.

Vertueux (page 23) qui a préféré les roubles sûrs des Jeux de Sotchi au désastre annoncé de la Mascarade Annecy-2018. Elégant Killy : il veut nous faire croire que le Champion Edgar Grospiron, plus habitué des boites de nuit que des arcanes de l’Olympisme, est un parfait porteur du Projet 2018. Suite du Conte haut-savoyard au prochain numéro du JDD ?

Sentences clandestines.

Peu de bruit et de protestation au sujet de Christiane Chocat qui a été condamnée à trois ans ferme. Son fils de 20 ans, a, lui, pris cinq ans. Ils avaient aidé des immigrés clandestins à passer en Angleterre. Putain, dans quel Monde vivons-nous ?

Au Tableau de Chasse : Olivier Jay du JDD.

Dimanche 31 janvier 2010

En lisant les premiers mots d’Olivier Jay (du JDD) («Les vraies cibles présidentielles, ce sont les patrons, les banquiers et certains dirigeants »), BiBi a cru relire une fable de La Fontaine : «Maitre Jay, perché sur son olivier, tenait dans son bec, un mirage/ Mais Maître BiBi, par l’odeur alléché/ lui tint à peu près ce langage /Et bonjour, Monsieur Jay du JDD/Que vous êtes joli /Que vous me semblez beau !» Voici la suite… (Lire la suite…)